Came (Pyrénées-Atlantiques)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Came.
Came
L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Bernard Montero
2014-2020
Code postal 64520
Code commune 64161
Démographie
Population
municipale
904 hab. (2014)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 27″ nord, 1° 06′ 33″ ouest
Altitude Min. 1 m – Max. 177 m
Superficie 33,90 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Came

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Came

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Came

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Came

Came est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[1] par la Bidouze, affluent de l'Adour, et par les tributaires de celle-ci, le Lihoury et les ruisseaux de Lagrabe et de Layserotte.

Des affluents du gave de Pau, le ruisseau le Baniou (et ses tributaires, les ruisseaux Lagabotte, l'Arrouyous, de Labarthe et le Bousquet) et l'Estey d'Arthous, traversent également le territoire de la commune.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Sur le plan cadastral de 1913, la commune de Came est divisée en sept sections :

  • A - Lanusse
  • B - Le Boscq
  • C - Le Bourg
  • D1/D3 - Pouyo
  • D2 - Bourdettes
  • E1 - Le Mech
  • E2 - Mixe

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Came apparaît[2] sous les formes Acamer ou Acamar (1072-1105), Camer (1193, cartulaire de Bayonne[3]), Sanctus-Martinus de Camer (XIIe siècle, cartulaire de Sorde[4]), Cammes (1463, aveux de Languedoc[5]), Cama (notaires de Pau[6]) et Camme (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins).

Graphie en langues locales[modifier | modifier le code]

Son nom gascon actuel est Càmer[7] et son nom basque est Akamarre[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul Raymond[2] note que Came fut fondée au milieu du XIIe siècle.

Came formait avec Sames et Saint-Pé-de-Léren une baronnie dépendant du château de Dax[2]. Came dépendait du puissant duc de Gramont son voisin. Ce seigneur y avait un pavillon de chasse aujourd'hui disparu mais dont il subsiste des traces. C'est dans ce château que venait se réfugier l'été, la reine d'Espagne Marie-Anne de Neubourg exilée à Bayonne. Les seigneurs locaux venaient lui présenter leurs hommages à Came.

En 1790 Came fut le chef-lieu d'un canton comprenant les communes d'Arancou, Came, Bergouey, Sames et Viellenave.

Came et le Pays basque

Jean-Baptiste Orpustan note deux mentions de Came en 1304 puis 1349 parmi des listes de paroisses payant franchise au pouvoir royal navarrais[9]. Pour la fin du Moyen Âge, Eugène Goyheneche note que « du fait du pouvoir des Gramont », la situation d'un certain nombre de paroisses voisines de Bidache -dont Came- est « ambigüe »[10].

La situation est plus claire sous l'Ancien Régime : Came est alors une paroisse gasconne, tant pour la coutume qui y régit le droit civil[11] que pour la fiscalité[12], mais faisant partie du duché de Gramont où elle succède à Guiche comme siège de la cour de la petite sénéchaussée de Came : sa situation est presque exactement la même que celles des paroisses gasconnes voisines de Léren et Saint-Pé-de-Léren, qu'on ne rattache pas aujourd'hui au Pays basque. En 1943 encore, la carte du Pays basque (signée M. Haulou) qui illustre l'histoire des Basques de Philippe Veyrin en exclut sans ambiguïté Came[13].

Le quartier de la Ferrerie (ou la Herrerie, ou la Ferrière), sur la rive gauche de la Bidouze constitue toutefois un cas très particulier : bien qu'il fasse partie de la paroisse française de Came il est situé en Navarre[14]. Au XVIIIe siècle, en un bâtiment dit « la Grand'Maison », siège une juridiction (l'auditoire de la cour sénéchale selon Jacques Robert)[15]. Pour Anne Zink, cette juridiction est plutôt le siège d'une sénéchaussée distincte de celle de Came, compétente pour le quartier de la Ferrerie et les communes navarraises voisines sous l'influence des Gramont[12].

Sans doute sous l'influence du découpage cantonal contemporain, Came est néanmoins aujourd'hui généralement incluse dans les listes de communes de Basse-Navarre[16].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé au 1 de sinople à un épi de maïs d'or feuillé du même ; au 2 d'or à une chaise de sable ; au 3 d'or à une rivière cousue d'argent en fasce soutenant une barque voguante de sable et au chef nuagé d'azur ; au 4 de sinople à une gerbe de blé cousu de sable[17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1988 1995 Roger Gestas    
1995 2014 Robert Malou    
2014 en cours Bernard Montero    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à cinq structures intercommunales[18] :

  • la communauté d'agglomération du Pays basque ;
  • le syndicat AEP de la région de Bidache ;
  • le syndicat d’assainissement Adour - Ursuia ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de protection des berges de l'Adour maritime et de ses affluents (SIPBAMA).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[20],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 904 habitants, en augmentation de 8,52 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 666 1 636 1 660 1 274 1 793 1 820 1 775 1 740 1 709
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 667 1 571 1 581 1 541 1 485 1 555 1 524 1 588 1 382
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 428 1 424 1 467 1 312 1 311 1 215 1 172 1 086 1 026
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
870 766 728 738 705 681 789 856 904
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux écoles : l'école élémentaire privée Notre-Dame et l'école primaire publique[23].

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole mais plusieurs entreprises de fabrication de meubles sont implantées sur la commune. Huit artisans, fabricants de meubles et de chaises en bois, composent l'association des Chaisiers de Came.

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le village était dominé par un château, ancien pavillon de chasse des ducs de Gramont, mais celui-ci n'existe plus aujourd'hui. Son emplacement serait situé sur le site du centre sportif (rd 48). On en conserve des représentations et des plans qui ont été faits en 1815 lors de l'inventaire des biens de la famille de Gramont.

Le quartier de la Ferrerie, abrite une magnifique maison fortifiée du même nom, siège du sénéchalat de Gramont. De nombreux procès criminels y furent instruits. On y voyait une chapelle.

La maison Cambou fut construite par une famille d'armateurs bayonnais, les Hardoy.

La maison Gauchet[24] date du XVIIIe siècle.

La maison Morel ou Dulom était le siège d'une justice seigneuriale. On y voit encore de très beaux ornements Renaissance.

La maison Villemayan, en bord de Bidouze, était le point de départ de bateaux chargés de cuirs et de peaux en direction du port de Bayonne.

Une maison dite de notaire[25] date du XVIIe siècle.

La demeure dite Grand-Maison[26] date du XVIe siècle.

Des fermes[27] anciennes datent des XVIe et XVIIIe siècles.

Le moulin Bordenave[28] date du XVIIIe siècle.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin[29] conserve les sépultures des familles Dulom et Morel, magistrats du duc de Gramont ainsi que de la très ancienne famille de Villamayan, descendante des seigneurs caviers d'Orist et dont le dernier représentant fut employé de la ferme générale. L'église recèle un ensemble de cinq verrières[30] et diverses pièces de mobilier inventoriées[31] par le ministère de la Culture.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux écoles primaires, une publique[32] et une privée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Came
  2. a, b et c Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  3. Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  4. Cartulaire de l'abbaye Saint-Jean de Sorde, publié par extraits dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  5. Aveux de Languedoc, Archives de l'Empire, PP, 45
  6. Notaires de Pau - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. « Toponymes occitans », sur Lo Congrès (consulté le 1er janvier 2017).
  8. - Académie de la langue basque
  9. Jean-Baptiste Orpustan, « La Basse-Navarre en 1350 - IV - Le Pays de Mixe », Bulletin du Musée Basque, no 84,‎ , p. 86-88
  10. Eugène Goyheneche, Le Pays Basque, Société nouvelle d'éditions régionales et de diffusion, Pau, 1979, p. 139.
  11. Voir la carte hors-texte numéro 7 dans Anne Zink, L'héritier de la maison - Géographie coutumière du Sud-Ouest de la France sous l´Ancien Régime, Éditions de l'EHESS, (ISBN 2-7132-0996-X)
  12. a et b Anne Zink, Pays ou circonscriptions. Les collectivités territoriales de la France du Sud-Ouest sous l'Ancien Régime, Publications de la Sorbonne, (ISBN 2859443894), p. 34-35
  13. Philippe Veyrin, Les Basques de Labourd, de Soule et de Basse-Navarre, leur histoire et leurs traditions, , consulté sous sa réédition Artaud, 1978
  14. Clément Urrutibéhéty, « La Bidouze et les seigneurs de Gramont », dans le Bulletin de la société de Borda, 1964, p. 345
  15. Jean Robert, Des travaux et des jours en piémont pyrénéen : Bidache, Barenbach, Éditions Jean-Pierre Gyss, 1984, (ISBN 2-902912-42-5 (édité erroné), notice BnF no FRBNF34872937), p. 28. Pour la référence à la Grand'Maison, voir Jean Robert, « Vallées inférieures de la Bidouze et de l'Adour au début du XVIIIe siècle d'après la minute de Roussel », dans IVe centenaire du détournement de l'Adour 1578-1978 - Actes du colloque de Bayonne 28-29 octobre 1978, numéro spécial du Bulletin de la société des sciences, lettres et arts de Bayonne, p. 223-240 et Jean Robert, « Une forge de l'ancien duché de Gramont », dans Bulletin du musée basque, no 47 (1970), p. 18
  16. On la trouvera par exemple dans les listes toponymiques de communes basques résultant des travaux de l'Académie Euskaltzaindia : [1].
  17. Guy Ascarat
  18. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 1er juin 2014)
  19. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  23. [2]
  24. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la maison Gauchet
  25. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la maison de notaire
  26. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la Grand-Maison
  27. [3][4][5] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur les fermes anciennes de Came
  28. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le moulin Bordenave
  29. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Martin
  30. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur les verrières de l'église Saint-Martin
  31. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le mobilier de l'église Saint-Martin
  32. Site de l'école primaire publique

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Les chaisiers de Came

Bibliographie[modifier | modifier le code]