Ahetze

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Ahetze
Ahetze
Arc en ciel au-dessus du village.
Blason de Ahetze
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Philippe Elissalde
2020-2026
Code postal 64210
Code commune 64009
Démographie
Gentilé Aheztar
Population
municipale
2 071 hab. (2019 en augmentation de 6,7 % par rapport à 2013)
Densité 196 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 24′ 24″ nord, 1° 34′ 12″ ouest
Altitude Min. 7 m
Max. 100 m
Superficie 10,56 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Bayonne (partie française)
(banlieue)
Aire d'attraction Bayonne (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ustaritz-Vallées de Nive et Nivelle
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Ahetze
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Ahetze
Liens
Site web ahetze.fr/

Ahetze [a.ɛts] est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la province basque du Labourd. Les plages atlantiques de Bidart et Guéthary sont à moins de quatre kilomètres.

Accès[modifier | modifier le code]

Ahetze est à l'intersection des routes départementales 655, entre Arbonne et Bidart et 855, entre Saint-Pée-sur-Nivelle et Saint-Jean-de-Luz. La commune a accès aux sorties 4 (Biarritz La Négresse) et 3 (Saint-Jean-de-Luz nord) de l'autoroute A63.

La commune est desservie par la ligne 51 du réseau de bus Hegobus.

L'aéroport de Biarritz-Pays basque est à quinze minutes du centre du bourg.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bassin versant de l'Adour, la commune est traversée[1] par un affluent du fleuve côtier Uhabia, le Zirikolatzeko erreka et par les tributaires de celui-ci, les erreka Amisolako, Uroneko et Besaingo et l'affluent de ce dernier, le Pemartiko erreka. Paul Raymond indique également, dans son dictionnaire topographique Béarn-Pays basque datant de 1863[2], un affluent de l’Alborga, le Haïstéchéhé, qui arrose Ahetze après avoir pris sa source sur Saint-Pée-sur-Nivelle.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[5]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[6].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[5]

  • Moyenne annuelle de température : 13,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 12,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 382 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[8] complétée par des études régionales[9] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Socoa », sur la commune de Ciboure, mise en service en 1921[10] et qui se trouve à 8 km à vol d'oiseau[11],[Note 3], où la température moyenne annuelle évolue de 14,8 °C pour la période 1971-2000[12], à 14,7 °C pour 1981-2010[13], puis à 15 °C pour 1991-2020[14].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Une ZNIEFF de type 2[Note 4] est recensée sur la commune[15],[Carte 1] : les « bois et landes d'Ustaritz et de Saint-Pée » (2 153,79 ha), couvrant 7 communes du département[16].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Ahetze est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[17],[18],[19]. Elle appartient à l'unité urbaine de Bayonne (partie française), une agglomération internationale dont la partie française regroupe 30 communes[20] et 251 520 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[21],[22].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bayonne (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 56 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[23],[24].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (71,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (32,8 %), prairies (25,4 %), forêts (16,2 %), zones urbanisées (14,6 %), terres arables (10,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %)[25].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune d'Ahetze est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[26]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[27].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment l'Alhorgako erreka. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 2002, 2007, 2009, 2010 et 2021[28],[26].

Ahetze est exposée au risque de feu de forêt. En 2020, le premier plan de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été adopté pour la période 2020-2030[29]. La réglementation des usages du feu à l’air libre et les obligations légales de débroussaillement dans le département des Pyrénées-Atlantiques font l'objet d'une consultation de public ouverte du 16 septembre au 7 octobre 2022[30],[31].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Ahetze.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[32]. 94,8 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 3]. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 7],[33].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Ahetze apparaît sous les formes Ahece (1083[34]), Ahese et Aheze (1170[34] pour les deux formes), de hetsa (1249[34]), Villa quœ dicitur Ahece et Aheze (XIIIe siècle[2], cartulaire de Bayonne[35]), Ahetce (1302[2], chapitre de Bayonne[36]) et Ahetze[37] au XIXe siècle.

Jean-Baptiste Orpustan[34] indique qu'Ahetze provient d'aiz, « pierre » et par extension « hauteur rocheuse ».

Le toponyme Larruntaldea apparaît sous la forme Larungorix (XIIIe siècle[2], cartulaire de Bayonne, feuillet 12[35]).

L’Amisolako erreka est mentionné par Paul Raymond en 1863[2] sous la forme Amisola. Le même dictionnaire cite le hameau d’Ouhas-Aldéa.

Selon Eugène Goyheneche[38], « deux maisons (…) ont gardé leur nom médiéval : Akarreta et Haranbillaga ».

Son nom basque actuel est Ahetze[39].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge les pèlerins de Compostelle qui avaient choisi le passage par la côte atlantique, passaient par Ahetze, Ibarron et parvenaient à l'hôpital (Ospitale Zaharra) de Sare. D'autres préféraient bifurquer à partir d'Ahetze pour atteindre la chapelle Saint-Jacques de Serres, et gagner Vera en passant par Olhette et le col d'Ibardin[40].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Élie Charles Philippe Marie d'Elbée[41]   Propriétaire-exploitant
Les données manquantes sont à compléter.
[42] Pierre Cocagne   Retraité
[43],[44]
(démission)
Jean d'Elbée   Océanographe biologiste
En cours Philippe Elissalde DVD Instituteur et directeur d'école
Conseiller permanent de la Communauté du Pays Basque (2017 → )

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ahetze adhère à la communauté d'agglomération du Pays Basque et adhère à l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian. Elle est membre du syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques et de l'Agence publique de gestion locale[45].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le gentilé est Aheztar[46],[39]. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[48].

En 2019, la commune comptait 2 071 habitants[Note 8], en augmentation de 6,7 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,8 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
415418433511524608579577644
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
620605595567553543540529533
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
550523537485456507459428460
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
4794845678691 0691 3181 4521 4681 809
2015 2019 - - - - - - -
2 0242 071-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis Insee à partir de 2006[50].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire publique[51]. Cette école propose un enseignement bilingue français-basque à parité horaire.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Créé en 1971, le comité des fêtes d'Ahetze (Ahetzeko Mozkor Banda) organise les événements suivants : le battage de blé, la soirée dansante, le gala de force basque, le loto et les fêtes patronales qui ont lieu entre le et le .

Sports[modifier | modifier le code]

Ahetze possède deux frontons, l'un, ancien, encastré dans le mur de la mairie, et un second, achevé en 2008, intégré au nouveau lotissement du bourg.

Le trinquet Pantxoa Sein est adossé à l'école primaire.

Un parcours santé balisé parcourt la zone sud-est du village.

Le fronton adossé à la mairie.
Plaque à l'entrée du trinquet.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune d'Ahetze dispose de plusieurs services de santé : médecin généraliste, chirurgien dentiste, infirmière, masseur kinésithérapeute et orthophoniste.

Économie[modifier | modifier le code]

Le classement 2006 de l'Insee, indiquant le revenu fiscal médian par ménage, pour chaque commune de plus de 50 ménages (30 687 communes parmi les 36 681 communes recensées)[52], classe Ahetze au rang 7 693, pour un revenu de 17 944 .

La brocante qui a lieu tous les troisièmes dimanches du mois, draine régulièrement des amateurs d'antiquités depuis la région parisienne, jusqu'aux communes espagnoles toutes proches, et participe à l'animation économique de ce village à l'activité essentiellement agricole.

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Sous l'impulsion de l'équipe municipale menée par Pierre Cocagne (mandat 2001-2008), Ahetze a résolument décidé d'adapter son profil de village rural à la demande immobilière croissante dans cette zone proche du littoral atlantique. Plusieurs projets de lotissements immobiliers sont en cours de réalisation, dont celui du bourg, dans la zone soumise à l'autorisation de l'architecte des bâtiments de France[53].

Langues[modifier | modifier le code]

La Carte des Sept Provinces Basques établie par le prince Louis-Lucien Bonaparte en 1863 indique que le dialecte basque parlé à Ahetze est le labourdin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Maison basque sous l'orage

La ferme Ostalapia, aujourd'hui transformée en restaurant, est un ancien relais sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, et bien avant, un refuge pour les Guethariars et Bidartars lorsqu'ils étaient attaqués par des pirates venus de l'océan, ou par des brigands ; sur le parking on peut encore apercevoir quelques blocs de pierre servant jadis de murailles.

Ahetze possède de vieilles maisons basques datant des XVIIe et XVIIIe siècles, certaines ayant été rehaussées au cours du temps. Les constructions actuelles respectent le style labourdin.

Linteau datant de 1655
Maison rehaussée
Maison basque moderne (fin du XXe siècle)

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin d'Ahetze[modifier | modifier le code]
Église d'Ahetze
Gros plan sur les cloches de l'église

L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1973[55].

L’église Saint-Martin[56], point de passage sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, fut construite au XVIe siècle. Son clocher-mur présente deux baies inégales. Une vierge du XVIIe siècle orne le mur nord. L'église est dédiée à saint Martin de Tours.

L’église possède une statue en bois de saint Jacques[57] en tenue de pèlerin datant du XVIIIe siècle, sur l’abat-voix de la chaire, ainsi qu’une statue en bois datant du XVIIIe siècle et représentant une Vierge de l'Assomption[58], un retable[59] du XVIIIe siècle, signé « Frère Martin, Récollet, 1733 »[38], et une croix de procession[60] datant du XVe siècle.

Cette croix en bois, recouvert de plaques d’argent, dont les bras sont garnis de clochettes, suscita lors des procès de sorcellerie en l'an 1609, l'indignation du conseiller de Lancre[61] qui y voyait là un objet diabolique. Les sculptures de la croix représentent de face le Christ, la Vierge, saint Jean, le pélican et deux têtes de femmes. Au dos de la croix, on trouve la représentation d’un évêque, sans doute saint Martin[38].

Eugène Goyheneche[38] signale que l’église d’Ahetze possédait, fait exceptionnel, un registre de catholicité en basque.

L'église Saint-Martin
Le clocher vu du bourg
La vierge du XVIIe siècle sur le mur nord

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Des hauteurs d'Ahetze, tous les sommets basques proches de l'Atlantique sont visibles, la Rhune, le Mondarrain, l'Artzamendi, l'Ursuia en France, et les Trois Couronnes en Espagne.

Vue sur le Mondarrain (750 m) et l'Artzamendi (906 m)
La Rhune vue d'Ahetze
Le Besaingo erreka
Moulin à eau sur le Besaingo erreka

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Arambillaga, né à Ahetze, est un prêtre, traducteur en basque de l'Imitation du Jésus-Christ[38],[62], publiée à Bayonne en 1684. Il était le curé de la paroisse de Ciboure.

Statue de Mattin Treku, sculptée par Piarres Erdozaintzi[Note 9]

Mattin Treku[63], né le à Ahetze et mort le dans la même commune, est un bertsolari renommé du Pays basque français.

Morton H. Levine[64],[65], né en Californie et décédé en 1982, est un anthropologue nord-américain qui, durant les années 1960, fit les premières recherches qui permirent de mettre en exergue les particularités hématologiques propres aux Basques, auprès de la totalité de la population des villages de Macaye et d'Ahetze[66]. Les études mirent en évidence, par rapport aux populations environnantes, la fréquence élevée du groupe sanguin O et des rhésus négatifs, ainsi que les particularités de distribution des antigènes Gm et HL-A.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti au 1 d'or au lion rampant de gueules tenant entre ses pattes une croix processionnelle à six clochettes le tout de sable ; au 2e d'azur au bâton de pèlerin posé en pal avec sa gourde, surmonté de deux coquilles, le tout d'or[67].
Commentaires : Devise: « mattin bertsu omore eta ahetze herria ».

Adopté en 1996.

« Le lion labourdin tient une croix processionnelle du XVIe siècle. Le bâton de pèlerin et les coquilles, sont des symboles jacquaires, évoquant une maison Ospitalia qui recevait les pèlerins (...). »

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[7].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
    • au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
    • au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
    • au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  9. Piarres Erdozaintzi est un sculpteur né en 1957, résidant à Saint-Just-Ibarre - Source : Bulletin du Musée basque, Harria et herria, Pierre et pays, .
  • Cartes
  1. « ZNIEFF de type II sur la commune d'Ahetze », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  3. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Ahetze
  2. a b c d e f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (BNF 31182570, lire en ligne)..
  3. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z et aa Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le ).
  4. Carte IGN sous Géoportail
  5. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le ).
  6. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le ).
  7. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  8. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  9. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le ).
  10. « Station météofrance Socoa - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Ahetze et Ciboure », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Socoa - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Socoa - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le ).
  14. « Station météorologique de Socoa - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le ).
  15. « Liste des ZNIEFF de la commune d'Ahetze », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  16. « ZNIEFF les « bois et landes d'Ustaritz et de Saint-Pée » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  17. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  19. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  20. « Unité urbaine 2020 de Bayonne (partie française) », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  21. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  22. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
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  24. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  25. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
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  40. Philippe Veyrin, Les Basques, Arthaud 1975 (ISBN 2 7003 0038 6), page 53.
  41. La fiche biographique d'Élie d'Elbée sur le site du Who's Who
  42. « Je suis en forme », Sud Ouest, article du 16 novembre 2011.
    « Maire pendant trente-deux ans de 1977 à 2008, Pierre Cocagne assure qu’il ne se représentera pas lors des prochaines municipales de 2013 ou 2014. »
  43. Lors du conseil municipal du 21 septembre 2011, le maire Jean d’Elbée, constatant le blocage de l’appareil décisionnel, appelle à une démission de l’ensemble du conseil. À l’issue de deux tours d’élections municipales (20 et 27 novembre 2011), Philippe Elissalde est élu maire.
  44. Compte rendu du conseil municipal du 21 septembre 2011
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  46. Gentilé sur habitants.fr
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  50. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  51. {{http://www.education.gouv.fr/pid24302/annuaire-resultat-recherche.html?ecole=1&lycee_name=&localisation=1&ville_name=Ahetze%20%2864%29}}.
  52. « Résumé statistique par commune, département, zone d'emploi », sur Site de l'INSEE (consulté le ).
  53. Zone centrée sur l'église Saint-Martin, classée aux monuments historiques
  54. Une autre stèle discoïdale d'Ahetze est exposée au Musée basque et de l'histoire de Bayonne.
  55. « Eglise Saint-Martin », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )
  56. « L'église Saint-Martin », notice no PA00084305, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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  58. « La Vierge de l'Assomption », notice no PM64000731, base Palissy, ministère français de la Culture.
  59. « Le retable de l'église Saint-Martin », notice no PM64000023, base Palissy, ministère français de la Culture.
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  62. (es) Fiche d’Arambillaga sur euskomedia.org
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  65. Claude Dendaletche, L'Archipel basque, Éditions Privat - Cahors 2005 (ISBN 2 7089 5619 1), page 133
  66. Les résultats de ces études furent publiés en 1967 (The Basques «Naturel History», New York, J. Dausset, L. Legrand, M. H. Levine M. H., J. C. Quilice, M. Colombani, J. Ruffié), 1972 ( Genetic Structure and Distribution of HL-A Antigens in a Basque village, in «Histocompatibility Testing», Copenhague, J. Ruffie, M. H. Levine, M. Blanc, P. Richard), 1972 (A New lmmunoglobulin haplotype Gm (-1, -17, 21) in a Kurdish isolate and in a French Basque village, M. H. Levine, J. Ruffie, H. Darrasse) et en 1973 (Basque Isolation: I A Hemaypological Survey of tho Basque Villages)
  67. 64009 - AHETZE