Alos-Sibas-Abense

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Alos-Sibas-Abense
Alos-Sibas-Abense
L'église de l'Assomption d'Alos
Blason de Alos-Sibas-Abense
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Jean-Pierre Iriart
2020-2026
Code postal 64470
Code commune 64017
Démographie
Gentilé Aloztar
Population
municipale
334 hab. (2020 en augmentation de 8,44 % par rapport à 2014)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 07′ 12″ nord, 0° 52′ 29″ ouest
Altitude Min. 204 m
Max. 414 m
Superficie 5,78 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Montagne Basque
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web alos-sibas-abense.com

Alos-Sibas-Abense est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Alos-Sibas-Abense se trouve dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine[1].

Elle se situe à 62 km par la route[Note 1] de Pau[2], préfecture du département, à 29 km d'Oloron-Sainte-Marie[3], sous-préfecture, et à 15 km de Mauléon-Licharre[4], bureau centralisateur du canton de Montagne Basque dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Mauléon-Licharre[1].

Les communes les plus proches[Note 2] sont[5] : Tardets-Sorholus (1,1 km), Trois-Villes (1,6 km), Camou-Cihigue (2,5 km), Ossas-Suhare (2,6 km), Lichans-Sunhar (2,9 km), Laguinge-Restoue (3,0 km), Alçay-Alçabéhéty-Sunharette (3,8 km), Sauguis-Saint-Étienne (3,8 km).

Sur le plan historique et culturel, Alos-Sibas-Abense fait partie de la province de la Soule, un des sept territoires composant le Pays basque[Note 3],[6]. La Basse-Navarre en est la province la plus variée en ce qui concerne son patrimoine, mais aussi la plus complexe du fait de son morcellement géographique[7]. Depuis 1999, l'Académie de la langue basque ou Euskalzaindia divise le territoire du Labourd en six zones[8],[9]. La Soule, traversée par la vallée du Saison, est restée repliée sur ses traditions (mascarades, pastorales, chasse à la palombe, etc)[10]. Elle se divise en Arbaille, Basse-Soule et Haute-Soule, dont fait partie la commune.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier d'Alos-Sibas-Abense.

La commune est drainée par le Saison, l'Apoura, le ruisseau Elgalarena, Ardünka erreka, un bras du Saison, Ilhardoiko erreka, Jaga erreka, le ruisseau de Laritolle, et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 9,54 km de longueur totale[12],[Carte 1].

Le Saison, d'une longueur totale de 72,2 km, prend sa source dans la commune de Larrau et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans le gave d'Oloron à Autevielle-Saint-Martin-Bideren, après avoir traversé 31 communes[13].

L'Apoura, d'une longueur totale de 18 km, prend sa source dans la commune de Lacarry-Arhan-Charritte-de-Haut et s'écoule du sud-ouest vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans le Saison sur le territoire communal à quelques centaines de mètres au nord du bourg, après avoir traversé 3 communes[14].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[15]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[16].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[15]

  • Moyenne annuelle de température : 13,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 5] : 13,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 458 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 9,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[18] complétée par des études régionales[19] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Licq-Atherey », sur la commune de Licq-Athérey, mise en service en 1970[20] et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[21],[Note 6], où la température moyenne annuelle est de 12,9 °C et la hauteur de précipitations de 1 507,1 mm pour la période 1981-2010[22]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Pau-Uzein », sur la commune d'Uzein, mise en service en 1921 et à 48 km[23], la température moyenne annuelle évolue de 13,2 °C pour la période 1971-2000[24], à 13,4 °C pour 1981-2010[25], puis à 13,8 °C pour 1991-2020[26].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 7]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats » : « le Saison (cours d'eau) »[28],[Carte 2], un cours d'eau de très bonne qualité à salmonidés.

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Une ZNIEFF de type 2[Note 8] est recensée sur la commune[29],[Carte 3] : le « réseau hydrographique du Gave d'Oloron et de ses affluents » (6 885,32 ha), couvrant 114 communes dont 2 dans les Landes et 112 dans les Pyrénées-Atlantiques[30].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Alos-Sibas-Abense est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 9],[31],[32],[33]. La commune est en outre hors attraction des villes[34],[35].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (67,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (58,2 %), forêts (32 %), prairies (5,7 %), zones urbanisées (4,1 %)[36].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 4].

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

16 quartiers composent la commune d'Alos-Sibas-Abense[37] :

Alos
  • Gañeko ürrüpera
  • Peko ürrüpera
  • Kharrika
  • Txorikhantagia (Txorikantagia sur les cartes IGN)
  • Zamalgaña (Samalgagna sur les cartes IGN)
Sibas
  • Antsola (Ansola sur les cartes IGN)
  • Kharrika
  • Khürütxeta (Kürütxeta sur les cartes IGN)
  • Ohitxe (Ohitxea sur les cartes IGN)
Abense
  • Jaga
  • Papeterialtea (La Papeterie sur les cartes IGN)
  • Zümatzea
  • Kharrika
  • Ezkieta
  • Irigaraigañea
  • Zezentze

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune d'Alos-Sibas-Abense est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité moyenne). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage[38]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[39].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment le Saison et l'Aphura. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1992 et 2009[40],[38].

Alos-Sibas-Abense est exposée au risque de feu de forêt. En 2020, le premier plan de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été adopté pour la période 2020-2030[41]. La réglementation des usages du feu à l’air libre et les obligations légales de débroussaillement dans le département des Pyrénées-Atlantiques font l'objet d'une consultation de public ouverte du 16 septembre au 7 octobre 2022[42],[43].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Alos-Sibas-Abense.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[44]. 70,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 5]. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 10],[45].

Risque technologique[modifier | modifier le code]

La commune est en outre située en aval de barrages de classe A[Note 11]. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[47].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Alos est mentionné en 1327[48], 1338[48] puis en 1375[49] dans les contrats de Luntz[50] pour cette dernière date, en 1405[49],[48] dans les rôles gascons (Alos in terra de Soule), puis en 1690[48].

Le toponyme Sibas apparaît sous les formes Sivas (1178[49],[48], collection Duchesne volume CXIV[51], 1327[48] et 1690[48]) et Sent-Martin de Sibas (1520[49],[48], coutume de Soule[52] et 1690[48]).
La forme basque est Ziboz(e) ou Ziborotz(e)[48].

Le toponyme Abense apparaît sous les graphies Evense[48], Abense prope Tardetz (1385[49], collection Duchesne volume CXIV[51]), Avense pres Tardets (1520[48]), prop Tardetz Avense (1690[48]) et Abeuze (1801[53], Bulletin des lois).

Jean-Baptiste Orpustan[48] avance que le toponyme provient d'un changement en phonétique romane de l’étymon basque Oniz > onise > oénse > auénse > abense. La base du nom est l’oronyme ona, présent également dans Bayonne et Oneix. La forme basque moderne (Onizegañia[48], Onizegañe[48] ou Omiz(e)[48]) reprend l’expression de haut (gain(e)a > gañia).
Brigitte Jobbé-Duval[54] indique qu'Oniz est le nom d’une maison basque noble.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Domec est un fief d’Alos-Sibas, dans le hameau de Sibas. Il est mentionné en 1385[49] (collection Duchesne volume CXIV[51]). Le fief dépendait de la vicomté de Soule et son titulaire comptait parmi les dix potestats de cette province.

Mendisquer est un fief d’Alos-Sibas, vassal de la vicomté de Soule, qui apparaît sous la graphie Menrisqueta en 1385[49] (collection Duchesne volume CXIV[51]).

La Salle désignait une ferme et un fief d’Alos-Sibas dépendant de la vicomté de Soule. Le toponyme est mentionné en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[49] et apparaît sous la graphie La Sale de Sibas (1455, collection Duchesne volume CXIV[51]).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Aloze-Ziboze-Onizegaine[55].

La mairie à Alos.
Vieilles stèles basques à Alos.
L'église Saint-Martin-de-Tours de Sibas
Vieille stèle basque à Sibas.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sibas s'est unie à Alos le [56] pour former Alos-Sibas.

Le [57], à la suite de l'annexion d'une partie du territoire d'Abense-de-Haut, la commune prend le nom d'Alos-Sibas-Abense.

La commune d'Abense-de-Haut disparaît ce même jour, son territoire étant partagé entre Alos-Sibas et Tardets-Sorholus.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Avant 1843[modifier | modifier le code]

Alos

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1796 1798 Alexis Carriquert    
1798 1799 Pierre Queheille    
1799 1798 Jean Bastereche    
1824 1836 Jean d'Arthex    
1836 1845 Arnaud Sallabert    

Sibas

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1795 1798 Jean Carrique    
1798 1808 Philippe Etchart    
1808 1813 Jean Harritchague    
1813 1825 Jean Carrique    
1825 1832 Jean-Pierre d'Arthez-Lassalle    
1832 1845 Dominique Erbin dit Etchecopar    

Abense-de-Haut

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1795 André Etchart    
1795 1806 Jean Althabegoity dit Oliberou    
1806 1810 Arnaud Irigonegaray    
1810 1816 Jean-Baptiste Detchandy    
1816 1824 Casimir Etchebarne    
1824 1848 Jean-Baptiste Detchandy    

Avant 1859[modifier | modifier le code]

Alos-Sibas

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1845 1847 Arnaud Sallabert    
1847 1859 Jules Basterreche    

Abense-de-Haut

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1848 1848 André Etchart    
1848 1852 Jean Etchecopar dit Etchahoun    
1852 1859 Laurent Maytie    

Après 1859[modifier | modifier le code]

Alos-Sibas-Abense

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1859 1871 Jules Basterreche    
1871 1875 Arnaud André d'Arthez Lassale    
1875 1881 Jules Basterreche    
1881 1888 Pierre Arainty    
1888 1896 Pierre Arrospidegaray    
1896 1900 Jean-Pierre Mendicouague    
1900 1904 Arnaud Ibar    
1904 1912 Arnaud Cocosteguy    
1912 1916 Bernard Larragneguy    
1916 1918 Bernard Mondot    
1918 1919 Bernard Larragneguy    
1919 1929 Jean Iriart    
1929 1939 Pierre Marmissolle    
1939 1940 Joseph Etchart    
1940 1951 Pierre Marmissolle    
1951 1953 Bernard Aguer    
1953 1971 Général Pierre Montjean    
1971 1983 Pierre Luchillo    
1983 2001 Pierre-Clémént Iratçabal    
2001 2008 Anne-Marie Etcheberry REG  
2008 En cours Jean-Pierre Iriart    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à la communauté d'agglomération du Pays Basque. Elle est membre du syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques, de l'Agence publique de gestion locale, du SIVOM du canton de Tardets,, du SIVU de l'école de Tardets et du SIVU chargé du tourisme en Haute-Soule et Barétous[58].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le nom des habitants est Aloztar[54],[55].

Avant 1843[modifier | modifier le code]

1793 1800 1806 1821 1831 1836
Alos[59] 188 212 218 213 223 223
Sibas[60] 122 110 105 137 133 130
Abense-de-Haut[53] 290 327 322 291 394 406

Le , Sibas et Alos sont réunies pour former Alos-Sibas.

Avant 1859[modifier | modifier le code]

1841 1846 1851
Alos-Sibas 360 354 316
Abense-de-Haut 375 365 364

Le , une partie d'Abense-de-Haut est réunié à Alos-Sibas pour former Alos-Sibas-Abense. L'autre partie d'Abense-de-Haut est réunie avec Sorholus à Tardets.

Après 1859[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1856. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[61]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[62].

En 2020, la commune comptait 334 habitants[Note 12], en augmentation de 8,44 % par rapport à 2014 (Pyrénées-Atlantiques : +3 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
646565505527523538530536511
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
484463453437421415414401352
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
368343361316309319275269303
2017 2020 - - - - - - -
319334-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[59] puis Insee à partir de 2006[63].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école, l'école primaire privée Basabürüa-Ikastola[64]. Cette école propose un enseignement basque par immersion.

La commune dispose d'un pôle petite enfance (halte garderie, crèche) et d'une ikastola.

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est essentiellement tournée vers l'agriculture (élevage et pâturages). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Maison Etchandia, ancienne propriété de la famille d'Etchandy puis de la famille de Berterèche de Menditte.

La Salle d'Abense propriété de la famille Montjean.

Église Saint-Julien-d'Antioche d'Abense d'Haut, au clocher trinitaire.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’or au pont d’argent de trois arches d’argent, maçonné de sable posé sur une champagne fascée ondée d’azur et d’argent et surmonté d’un soleil virgulé de huit rais de gueules; le tout sur une champagne tiercée en pal au 1er d’or à la tour de sable ouverte et ajourée du champ, au 2e de gueules à la plume d’argent dans un encrier de sable, au 3e d’azur à trois virgules d’argent rangées en chef.
Commentaires : Devise : «atzotik biharrera» (d'hier à demain).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  3. Le Pays Basque comprend sept provinces dont trois au nord qui forment le pays basque français : le Labourd, la Soule et la Basse-Navarre.
  4. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[17].
  5. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  6. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  7. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[27].
  8. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  9. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  10. Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
    • au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
    • au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
    • au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
  11. Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[46].
  12. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  • Cartes
  1. « Hydro » sur Géoportail (consulté le 9 août 2021)..
  2. « Sites Natura2000 de types sites d'intérêt communautaire (SIC) (Directive Habitats) de la commune d'Alos-Sibas-Abense », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  3. « ZNIEFF de type II sur la commune d'Alos-Sibas-Abense », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  4. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  5. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

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