Ordiarp

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Ordiarp
La mairie d'Ordiarp.
La mairie d'Ordiarp.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Montagne Basque
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Arnaud Berrogain
2014-2020
Code postal 64130
Code commune 64424
Démographie
Gentilé Urdiñarbetar
Population
municipale
532 hab. (2014)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 11″ nord, 0° 56′ 34″ ouest
Altitude Min. 131 m – Max. 1 239 m
Superficie 29,71 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-ordiarp.fr/

Ordiarp est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Urdiñarbetar[1].

L'école.
Le fronton.
Le pont routier sur l'Arangorena.
Le pont piéton sur l'Arangorena menant à l'église Saint-Michel.
Stèles discoïdales contre le mur du cimetière.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Ordiarp fait partie de la Soule.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées par le Saison, et par son affluent, le ruisseau Arangorena (12,5 km) et l'affluent de celui-ci, le ruisseau Abarakia (lui alimenté par le ruisseau Lachartia sur le territoire de la commune).
Le ruisseau Quihilliri, affluent du Pagolako uraitza (16,2 km), traverse également la commune.
Un affluent de la Bidouze, l'Ihityko erreka, arrose également le territoire.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

21 quartiers composent la commune d'Ordiarp[2] :

  • Ahetzehiria (Ahetzia sur les cartes IGN) ;
  • Antzerabelharra ;
  • Arjela ;
  • Berrogaine ;
  • Garraibi (Garaybie sur les cartes IGN) ;
  • Hegillabürüa ;
  • Ibarresküina ;
  • Juntañaltea ;
  • Khalbegi ;
  • Kharrika ;
  • Khürütxealtea ;
  • Lanbara (Lambarre sur les cartes IGN) ;
  • Landahegilla ;
  • Larhüntzün;
  • Larregi (Larreguy sur les cartes IGN)
  • Larzabal ;
  • Mirandakhaparra ;
  • Naphal (Napale sur les cartes IGN) ;
  • Peko herria ;
  • Baionatxipia (Petit Bayonne en français)
  • Salharankaltea (Salharank sur les cartes IGN).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Ordiarp apparaît sous les formes Urdiarb (1375[3], contrats de Luntz[4]), Hospitau de Urdiarp (1421[3], chapitre de Bayonne[5]), Sent-Miqueu d'Urdiarp (vers 1460[3], contrats d'Ohix[6]) et Sent-Miguel de Urdiarbe (1479[3], chapitre de Bayonne[5]).

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Ahetzia est un ancien fief[3] d'Ordiarp relevant de la vicomté de Soule, mentionné sous les formes Ahedce et Hetse (1375[3] pour les deux formes, contrats de Luntz[4]), Ahetsa (1385, collection Duchesne volume CXIV[7]), Hahetza de Peyriède (1479[3], chapitre de Bayonne[5]) et Ahetze (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3]).

Jean-Baptiste Orpustan[8] indique qu'Ahetze provient d'aiz, « pierre » et par extension « hauteur rocheuse ».

Le toponyme Garraibi apparaît sous les formes Garraibie (1422[3], chapitre de Bayonne[5]), Guarraybie et Garraybie (respectivement vers 1460[3] et en 1747[3], contrats d'Ohix[6]), Garrabia (1479[3], chapitre de Bayonne[5]) et Garraïbe (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[3]).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Urdiñarbe[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ordiarp est une ancienne commanderie qui dépendait de l'abbaye de Roncevaux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Jean Anso    
2001 2008 Arnaud Berrogain    
2008 2014 Arnaud Berrogain    
2014 en cours Arnaud Berrogain    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ordiarp appartient à sept structures intercommunales[9] :

  • la communauté de communes de Soule-Xiberoa ;
  • le syndicat AEP de l’Ostabarret ;
  • le syndicat AEP du pays de Soule ;
  • le syndicat d’assainissement du pays de Soule ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de transport de Musculdy - Ordiarp ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 532 habitants, en diminution de -0,93 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
925 985 979 1 010 1 225 1 074 1 058 1 057 984
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 008 893 905 870 843 854 821 831 793
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
790 801 781 668 675 702 702 685 639
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
642 643 671 584 555 544 554 537 532
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école, l'école élémentaire publique Bourg[14]. Cette école propose un enseignement bilingue français-basque à parité horaire[15].

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est essentiellement tournée vers l'agriculture (élevage de béliers Manech tête noire et rousse et pâturages). La commune abrite le Centre départemental de l'élevage ovin et fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
Une ancienne source thermale était exploitée à Garraibi.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

On peut lire dans un dénombrement de la commanderie d'Ordiarp datant de 1479[16] que lorsqu'il meurt quelque paroissien en l'église Saint-Michel d'Ordiarp, il a accoutumé de donner, si c'est un homme un mouton, si c'est une femme une brebis, et les pôvres une poule.

Festivités[modifier | modifier le code]

Les trois quartiers principaux ont leur propre comité de fêtes. Ainsi, chacun de ces trois quartiers organise ses propres fêtes à des dates distinctes :

  • Fêtes et refêtes d'Ordiarp (bourg) : 3e et 4e week-ends de septembre ;
  • Fêtes de Garaybie : 3e week-end du mois d’octobre ;
  • Fêtes de Lambarre : week-end du 11 novembre ;
  • Müsikaren egüna : tous les deuxièmes week-ends de mai de chaque année. Il réunit artistes locaux, français et étrangers. Aujourd'hui, budget serré oblige, le festival ne fonctionne qu'avec une centaine de bénévoles. Ces derniers assurent aussi bien la préparation des concerts et l'intendance technique que le service des 800 repas d'agneaux cuits au feu de bois. Grâce à leur dévouement, les concerts du dimanche ont pu rester gratuits ;
  • Ordiarp possède également sa propre fête de la musique avec le festival Müsikaren egüna (« jour de la musique » en souletin).

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le camp protohistorique fortifié dit de Gastelusare, inscrit aux monuments historiques en 1980[17]
  • Nombreuses maisons médiévales dans le bourg du village.
  • Linteau exceptionnel sur la porte d'entrée d'une maison aux volets verts située derrière l'église.
  • Château d'Ahetzia.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Bernard de Goyenetche dit Matalas, curé de Moncayolle, prit en 1661 la tête d'une révolte de paysans souletins contre l'accroissement des impôts royaux. Il fut arrêté à Ordiarp et décapité[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. [1]
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  4. a et b Contrats retenus par Luntz, notaire de Béarn - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. a, b, c, d et e Chapitre de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. a et b Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papiers d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  8. Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4)
  9. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 18 juin 2014)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. {{http://www.education.gouv.fr/pid24302/annuaire-resultat-recherche.html?ecole=1&lycee_name=&localisation=1&ville_name=Ordiarp%20%2864%29}}
  15. {{http://www.mintzaira.fr/fr/services-en-basque/ecoles.html?tx_ecoles_pi1[commune]=110&tx_ecoles_pi1[cdc]=0&tx_ecoles_pi1[province]=0&tx_ecoles_pi1[category]=16&tx_ecoles_pi1[type]=0&tx_ecoles_pi1[education_mode]=0&tx_ecoles_pi1[submit]=Rechercher&id=183&L=0}}
  16. Philippe Veyrin, Les Basques, page 269 - Arthaud, 20 décembre 1975 (ISBN 2700300386)
  17. Ministère de la culture - Base Mérimée - Notice sur le camp protohistorique
  18. Ministère de la culture - Base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Michel
  19. Philippe Veyrin, Les Basques, page 163 - Arthaud, 20 décembre 1975 (ISBN 2700300386)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Site officiel de la Mairie d'Ordiarp

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