Etcharry

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Etcharry
Etcharry
La mairie et l’école
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Bernard Casabonne
2014-2020
Code postal 64120
Code commune 64221
Démographie
Gentilé Etxarriar
Population
municipale
125 hab. (2016 en diminution de 0,79 % par rapport à 2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 28″ nord, 0° 55′ 37″ ouest
Altitude Min. 86 m
Max. 227 m
Superficie 7,43 km2
Localisation

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Etcharry est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Etxarriar[1].

L'église Saint-Pierre avec vue du cimetière
Façade et tour de l'église
Fronton couvert
Le monument aux morts
Etcharry, le château

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Etcharry fait partie de la province basque de Soule.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Etcharry[2]
Saint-Gladie-Arrive-Munein Espiute
Domezain-Berraute Etcharry
Aroue-Ithorots-Olhaïby

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée[3] par un affluent du Saison, le ruisseau Lafaure (alimenté lui-même sur la commune par l'Eyherabideco erreka) et par un tributaire du Lauhirasse, le Thiancoeniaerreka.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Etcharry est desservie par les routes départementales D11 et D316.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Quatre quartiers composent la commune d'Etcharry[4] :

  • Amitxagünea
  • Bartak
  • Elizatea
  • Tüketea (Le Tuquet sur les cartes IGN)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Etcharry apparaît sous les formes Charri (1385[5], collection Duchesne volume CXIV[6]), Echari (1467[5], contrats d'Ohix[7]), Dicharü (1472[5], notaires de Labastide-Villefranche[8]), Amichalgun de Charri et Echarry (1690[9]).

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Amichalgue, fief dont le titulaire était d'après Paul Raymond l'un des dix potestats de Soule, est mentionné en 1385[5] (collection Duchesne volume CXIV[6]) et apparaît sous la forme Amichalgun en 1520[5] (coutume de Soule[10]).

L'hydronyme Lafaure apparaît sous les formes la Phaura en 1538[5] (réformation de Béarn[11]) et la Phaure et 1863[5].

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Etxarri[1] (ou Etxarri Zuberoa[1]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Etcharry fait partie de la messagerie de Basse-Soule[12] et de la daiguerie d’Aroue (Arüe). Dans son ouvrage Les noms des maisons médiévales en Labourd, Basse-Navarre et Soule[13] Jean-Baptiste Orpustan précise que la principale source d'informations sur l'habitat médiéval souletin est le censier dit « gothique », rédigé à la fin du XIVe siècle, vers 1375. Un censier (appelé parfois livre terrier) était un recueil des droits coutumiers établi à l'instigation d'un seigneur, voire d'un souverain, pour dénombrer les feux (foyers), les vassaux et les manants vivant sur ses terres et estimer aussi les revenus fiscaux et les services pouvant en être obtenus. Ce censier « gothique » du fait de son écriture, aurait disparu après qu'une copie moderne en avait été faite au XVIIe siècle. Sur la paroisse d'Etxarri une quinzaine de familles ou maisons y sont recensées. Deux maisons nobles, Amilxagun (ou Amixalgun) et Oihanarte, sept maisons dites « franches » ou libres, ne reconnaissant aucune autre autorité que celle du roi (Artetxe, Beheti, Garatetxe, Ihiaga ou Ihiga, Lehimaz, Tartas et Tartas-Behere) et six maisons dites « fivatières », c'est-à-dire maisons dépendant d'une autre maison, noble ou franche (Aroztegi relevant d'Oihanarte, Etxekapare relevant d'Amilxagun, Etxekun relevant d'Oihanarte, Harriaga relevant d'Oihanarte, Kurutxaga relevant d'Oihanarte et Salaberri relevant d'Oihanarte).

Certaines de ces maisons (Amilchague, Arteix, Garateix, Lehimas) ont traversé les siècles et subsistent encore au XXIe siècle. Le petit château qui se dressait au nord du village au lieu-dit Tartas a été rasé par son propriétaire à la fin du XXe siècle. Au nord du territoire de la commune, une colline appelée Le Tuquet (en basque Gazteluzar) abritait au XVIe siècle un poste de garde de la famille de Tartas, fortifié pour surveiller les mouvements belliqueux des protestants de Sauveterre-de-Béarn. Etcharry marquait en effet la limite avec le Béarn protestant.

Le château d'Etcharry, dit Oihenartia ou Elgart[14], de style Louis XIII, construit à l'emplacement de l'ancienne maison Oihenartia par Mlle Juantho originaire d'Aroue, puis mariée à un Alsacien du nom de Keller est inauguré en 1902. Il est vendu en 1963 à l'association pour la formation en milieu rural, visant entre autres à la formation de conseillers agricoles[15], puis abrite à partir de 2016 l'école secondaire libre Saint-Michel-Garicoïts[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2014 Jean-Pierre Charo Divers  
2014 En cours Bernard Casabonne Divers  
Les données manquantes sont à compléter.

Jean-Pierre Charo a parrainé la candidature de Jacques Cheminade à l'élection présidentielle de 1995.[réf. nécessaire]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à sept structures intercommunales[17] :

  • la communauté d'agglomération du Pays Basque ;
  • le syndicat AEP du pays de Mixe ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de regroupement pédagogique d'Arbérats-Sillègue, Arbouet-Sussaute, Aroue et Etcharry ;
  • le syndicat intercommunal pour le fonctionnement des écoles d'Amikuze ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte forestier des vallées basques et béarnaises.

Etcharry accueille le siège du syndicat de regroupement pédagogique d'Arbérats-Sillègue, Arbouet-Sussaute, Aroue et Etcharry ainsi que celui du syndicat intercommunal pour le fonctionnement des écoles d'Amikuze.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[19].

En 2016, la commune comptait 125 habitants[Note 1], en diminution de 0,79 % par rapport à 2011 (Pyrénées-Atlantiques : +2,65 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
418414424423498530521499447
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
414367346332349350353320326
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
312320301289273275268262215
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
205148146153143122127128129
2013 2016 - - - - - - -
121125-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire publique[22] et d'un collège-lycée catholique privé pour garçons, abrité au château d'Etcharry.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Un gaztelu zahar, situé à 225 mètres d'altitude, est visible au lieu-dit le Tuquet.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre[23] date de 1875.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Notice du Sandre sur Etcharry
  4. [1]
  5. a b c d e f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. a et b Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  7. Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  8. Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques », , 246 p. (ISBN 2867813964 et 9782867813962)
  10. Coutume de Soule de 1520, imprimée à Pau en 1760
  11. Réformation de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, coll. « manuscrits du XVIe au XVIIIe siècle ».
  12. La Soule était divisée en trois messageries, celle de Haute-Soule (Basabüria), de Basse-Soule (Pettara) et celle des Arbailles (Arbailak).
  13. publié en 2000 aux éditions Izpegi
  14. Guide de la Soule
  15. AFMR Etcharry Formation Développement
  16. La Porte latine
  17. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 7 juin 2014)
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  22. [2]
  23. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Pierre

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]