Ainhice-Mongelos

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Ainhice-Mongelos
Ainhice-Mongelos
L'église de l'Assomption.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Montagne Basque
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Jean-Pierre Irigoin
2014-2020
Code postal 64220
Code commune 64013
Démographie
Gentilé Ainhiztar
Population
municipale
170 hab. (2015 en augmentation de 5,59 % par rapport à 2010)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 12′ 22″ nord, 1° 09′ 15″ ouest
Altitude Min. 195 m
Max. 546 m
Superficie 10,30 km2
Localisation

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Ainhice-Mongelos est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Ainhiztar[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Panneau à l'entrée du village.
Porte bouteille, style de Basse-Navarre.
La mairie.

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du pays de Cize dans la province basque de Basse-Navarre.

Accès[modifier | modifier le code]

Ainhice-Mongelos est desservie par les routes départementales 933 (ancienne route nationale 133) et 422 ainsi que par le GR 65 (via Podiensis, l'un des chemins contemporains du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui part du Puy-en-Velay et se prolonge jusqu'au col de Roncevaux et, de là, à Saint-Jacques-de-Compostelle.
La ligne 871 du réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques, reliant Saint-Étienne-de-Baïgorry à Saint-Palais, dessert la commune.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Dans le bassin versant de l'Adour, la commune est traversée[3] par un affluent de la Nive, le Lakako erreka (qui prend sa source sur Ainhice-Mongelos) et par un tributaire du Laurhibar, le ruisseau Arzubiko erreka ainsi que par des affluents de ce dernier, le Bassaguibeléko erreka et le ruisseau d'Idiondoa. L'Artikaitéko erreka, qui se jette plus loin dans la Bidouze, arrose également la commune.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Ainhice-Mongelos[5]
Suhescun Lantabat
Jaxu Ainhice-Mongelos Larceveau-Arros-Cibits
Bustince-Iriberry Lacarre Gamarthe

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Ainhice apparaît sous les formes Anƒiz (1135[9] et 1136[10]), Aniça (1264[10] et 1309[9]), Anhice (1304[10] et 1307[9]), Aniça (1350[10]), Anhice (1366[10] et 1413[9]), Ainza (1513[4], titres de Pampelune[11]), Añiza, Aniça et Aynice (1621[4] pour les trois formes, Martin Biscay[12]) et Ainhisse (1665[4], règlement des États de Navarre[13]).
Le toponyme basque est Aïnhice, Ainhiza ou Ainhiz(e)[9]. Pour Jean-Baptiste Orpustan, l'origine du toponyme reste inconnue.

Le toponyme Mongelos apparaît sous les formes Mongelos (1249[10], 1264[9], 1309[9] et 1413[9]), Mont gelos (1292[10], 1307[9] et 1350[9]), Montis gelosi (1304[10]), Monjelos (1321[4], titres de la Camara de Comptos[14]), Mont gelos (1350[10]), Mongelos en Cize (1477[4], contrats d'Ohix[15]) et Saint-Jean de Mongelos (1703[4], visites du diocèse de Bayonne[16]).
Mongelos est, d’après Brigitte Jobbé-Duval[1],[10], un nom gascon signifiant mont Jaloux.

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Achurdé désigne un col de montagne entre Lantabat et Ainhice-Mongelos (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[4]).

Le toponyme Elizaldea apparaît sous la graphie Eliçalde (1412[10], liste des feux du royaume de Navarre).
Elizetchékoborda est évoqué sous la forme Élissetche par Paul Raymond[4], comme étant un fief vassal du royaume de Navarre, tout comme Erdoïs. Le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque mentionne qu'il y avait une prébende de ce dernier nom, « fondée dans l’église d’Ainhice »[4].
Le fief Fleur-de-Lys, vassal du royaume de Navarre, est cité en 1621 sous la graphie Flor-de-Lis (Martin Biscay[12]).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Ainhize-Monjolose[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Mongelos, bastide médiévale, fut créé en 1240[10] et dépendait du roi de Navarre[1].

À l'automne 1512, Jean d'Albret tente une première contre-offensive après que le royaume de Navarre ait été presque entièrement conquis par Ferdinand d'Aragon. Épaulé par des renforts français envoyés par Louis XII et les Navarrais, l'armée de Jean d'Albret traverse la Soule (Mauléon, puis le port de Larrau pour pénétrer dans la vallée de Salazar), tandis que le dauphin de France, le futur François Ier, attaque depuis le Béarn et entre par Saint-Jean-Pied-de-Port. Une première bataille rangée a lieu devant Ainhice-Mongelos que les Castillans incendient avant de s'enfuir[17].

Les paroisses d' Ainhice et de Mongelos sont réunies pour former une seule commune en 1790.

Le [18] une rectification des limites d' Ainhice-Mongelos et de Lacarre entraine un échange de territoire entre ces deux communes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2004 Guillaume Eyharts    
2004 en cours Jean-Pierre Irigoin DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à sept structures intercommunales[19] :

La commune accueille le siège du syndicat scolaire du RPI Ainhice-Gamarthe-Lacarre.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21].

En 2015, la commune comptait 170 habitants[Note 1], en augmentation de 5,59 % par rapport à 2010 (Pyrénées-Atlantiques : +2,53 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
427379363415398510549500474
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
430417406412388395390354330
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
327333355310286276275268249
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
230226199179173175164161170
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune ne dispose plus d'école élémentaire publique depuis septembre 2016.

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Euskal Herriko Laborantza Ganbara ou chambre d'agriculture du Pays basque est une association loi de 1901, créée le et dont le siège se trouve à Ainhice-Mongelos.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Porte de ferme.
Point d'eau.
Langues

D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Ainhice-Mongelos est le bas-navarrais oriental.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Les fermes Barnetxea[6], Elizaldea[24], Etxeparea[7] et Irazabalea[8] datent du XVIIe siècle.

Fenêtre à linteau (1741).
Maison du XIXe siècle (1857).

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église de l'Assomption[25] date du milieu du Moyen Âge.

Équipements[modifier | modifier le code]

enseignement

La commune dispose d'une école maternelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Jacques Schilt (1761-1842), général de brigade de la Révolution et de l'Empire, mort à Ainhice-Mongelos.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux - Pyrénées-Atlantiques, Archives et Culture, (ISBN 978-2-35077-151-9)
  2. a et b - Académie de la langue basque
  3. Notice du Sandre sur Ainhice-Mongelos
  4. a b c d e f g h i et j Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae et af Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 16 octobre 2011)
  6. a et b « La ferme Barnetxea », notice no IA64000910, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. a et b « La ferme Etxeparea », notice no IA64000907, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. a et b « La ferme Irazabalea », notice no IA64000906, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. a b c d e f g h i et j Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques », , 246 p. (ISBN 2867813964 et 9782867813962), p. 132
  10. a b c d e f g h i j k et l « Présentation d'Ainhice-Mongelos », notice no IA64000873, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Titres publiés par don José Yanguas y Miranda
  12. a et b Derecho de naturaleza que la merindad de San-Juan-del-pie-del-puerto, una de las seys de Navarra, tiene en Castilla - 1622 petit in-4°
  13. Collection manuscrite de 11 volumes de délibérations (1606 à 1789) - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  14. Titres publiés par don José Yanguas y Miranda - Diccionario de Antiguedades del reino de Navarra ; 1840 ; Pampelune
  15. Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  16. Manuscrit du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  17. 1512 – 1522 : Dix années pour conquérir la Navarre sur le site de Nabarralde.
  18. Ordonnance du 16 août 1841 (Bulletin des lois de la République française).
  19. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014)
  20. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  24. « La ferme Elizaldea », notice no IA64000909, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « L'église de l'Assomption », notice no IA64000908, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]