Ilharre

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Ilharre
Ilharre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Jean-Louis Etchart
2014-2020
Code postal 64120
Code commune 64272
Démographie
Gentilé Ilhartar
Population
municipale
149 hab. (2015 en augmentation de 7,19 % par rapport à 2010)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 33″ nord, 1° 02′ 26″ ouest
Altitude Min. 22 m
Max. 142 m
Superficie 10,55 km2
Localisation

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Ilharre est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Ilhartar[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du pays de Mixe et du Lauhire, dans la province basque de Basse-Navarre.

Accès[modifier | modifier le code]

Ilharre est desservie par les routes départementales D 29, D 125 et D 246.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Ses terres sont arrosées[2] par la Bidouze, affluent de l'Adour, et par ses tributaires, le ruisseau le Lauhirasse et le Chubitoco erreka.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Plaça ;
  • Egipto.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Ilharre[3]
Bergouey-Viellenave Labastide-Villefranche Abitain
Labets-Biscay Ilharre Arbouet-Sussaute
Gabat

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Ilharre apparaît sous les formes Sanctus Laurentius de Brucoe, Bruchoe, Brucue (1160[4]), Ylarra (1268[4]), Ilharre[4], Illarre (1350[4]), Ilharre (1413[4]), Ilarre (1513[5], titres de Pampelune[6]), Ylharra (1519[5], titres de Soule[7]), Ylharre et Ylarre (1621[5], Martin Biscay[8]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Selon Jean-Baptiste Orpustan[4], Ilharre signifie la bruyère.

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Ilharre[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

À Ilharre, en 1370, s'est tenu le plus ancien procès en sorcellerie de l'ancien royaume de Navarre[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Étienne Etchart    
2008 2014 Étienne Etchart    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à six structures intercommunales[10] :

  • la communauté d'agglomération du Pays Basque ;
  • le syndicat AEP du pays de Mixe ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de ramassage scolaire d'Amendeuix-Oneix et Gabat ;
  • le syndicat intercommunal pour le fonctionnement des écoles d'Amikuze ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1350, 11 feux sont signalés à Ilharre[11].

Le recensement[12] à caractère fiscal de 1412-1413, réalisé[13] sur ordre de Charles III de Navarre, comparé à celui de 1551 des hommes et des armes qui sont dans le présent royaume de Navarre d'en deçà les ports[14], révèle une démographie en forte croissance. Le premier indique à Ilharre la présence de six feux, le second de 37 (35 + 2 feux secondaires).
Le recensement de la population de Basse-Navarre de 1695[15] dénombre 34 feux à Ilharre.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2015, la commune comptait 149 habitants[Note 1], en augmentation de 7,19 % par rapport à 2010 (Pyrénées-Atlantiques : +2,53 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
361300388394444446400430404
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
364356359340345306280271291
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
301298310238234203226224185
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
160169157158146135131136148
2015 - - - - - - - -
149--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Laurent du XVIIe.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Éducation

Amendeuix, Gabat, Ilharre et Labets-Biscay se sont associées pour créer un regroupement pédagogique intercommunal[20] (RPI).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Ilharre
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. a, b, c, d, e et f Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux (ISBN 2 86781 396 4)
  5. a, b et c Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. Titres publiés par don José Yanguas y Miranda
  7. Titres de Soule, E 470
  8. Derecho de naturaleza que la merindad de San-Juan-del-pie-del-puerto, una de las seys de Navarra, tiene en Castilla - 1622 petit in-4°
  9. Procès en sorcellerie d'Ilharre (en 1370)
  10. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 8 juin 2014)
  11. Jean-Baptiste Orpustan, Ouvrage collectif, Amikuze - Le Pays de Mixe, Éditions Izpegi - 1992 (ISBN 2 909262 05 7), page 77
  12. Recensements cités par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean, , 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 26. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
  13. Transcrit et publié par Ricardo Cierbide, Censos de población de la Baja Navarra, Max Niemeyer Verlag, Tübingen, 1993
  14. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, E 575, transcrit par Louis Baratchart dans Les amis de la vieille Navarre, janvier 1995, pages 44-54
  15. Bibliothèque nationale, 6956, registre Moreau 979, cité par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean, , 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 299.
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  20. Site du RPI

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]