Irissarry

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Irissarry
Irissarry
Vue du centre d'Irissarry.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Xavier Lacoste
2020-2026
Code postal 64780
Code commune 64273
Démographie
Gentilé Irisartar
Population
municipale
897 hab. (2018 en augmentation de 3,58 % par rapport à 2013)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 15′ 29″ nord, 1° 13′ 57″ ouest
Altitude Min. 149 m
Max. 839 m
Superficie 26,39 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Irissarry
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques
Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Irissarry
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Irissarry
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Irissarry

Irissarry est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Irisartar[1].

Un pottok dans les prairies autour de la commune.
Le fronton (datant de 1875) devant l'église Saint-Jean-Baptiste.
Irissarry, la mairie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Irissarry est un village situé dans une vallée au cœur du Pays basque (Basse-Navarre), à une altitude de 225 m.

Le village est dominé par le mont Baïgura (897 m) et se situe entre Hasparren, Saint-Jean-Pied-de-Port et Saint-Étienne-de-Baïgorry.

Accès[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales D 8 et D 22.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Dans le bassin versant de l'Adour, la commune est traversée[2] par un affluent de la Nive, le Lakako erreka et par des tributaires de celui-ci, le ruisseau de Gatharry (et par son affluent, le Larhaneko ura), le ruisseau d'Oihanhandia et l'Elhurreko erreka.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Kurutxeta ;
  • Sarri Mendi ;
  • Urrutiko aldea ;
  • Bidegaina ;
  • Gazteluberria ;
  • Gaztelu Zaharreko aldea ;
  • Iturraldea ;
  • Zaldunbidea.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Irissarry[3]
Mendionde,
Macaye
Hélette
Ossès Irissarry Iholdy
Jaxu Suhescun

Au nord-ouest, les communes de Macaye et Mendionde sont limitrophes par un quinquepoint.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Irissarry est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6]. La commune est en outre hors attraction des villes[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (70,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (36,9 %), prairies (34,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (18,8 %), forêts (7,4 %), zones urbanisées (1,6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,2 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Irissarry est documenté[10] sous les formes Hospital et oratorium de Irixuri (1186, cartulaire de Bayonne, feuillet 32[11]), Irissarri (1352, collection Duchesne volume CXIV, feuillet 186[12]), Ospital de Sent Johan de Irisarri (1518, chapitre de Bayonne[13]) et Yrisarri (1621, Biscay[14]).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Irissarry signifie 'domaine dans les fourrés'[15] ou 'domaine défriché'[16] (iri = 'domaine' et sarri = 'broussailles', d'après Jean-Baptiste Orpustan).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Irisarri[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

La naissance d'Irissarry ainsi que la construction de la commanderie Ospitalea et de son oratoire datent du XIIe siècle, vers l'an 1150. l’Ospitalea était une commanderie-hôpital de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[17].

En 1350, Irissarry comptait 23 maisons. Toutes, sauf deux, appartenaient et dépendaient de la commanderie où le seigneur faisait office d'administrateur et de souverain.

En 1607, le commandeur d'Irissarry, Martin de Larrea entreprit la reconstruction d’Ospitalea (hôpital) et en fit à l'époque le plus beau bâtiment de Navarre. L'oratoire fut ensuite construit et devint l'église Saint-Jean-Baptiste actuelle dont une partie a la particularité d'être pavée de dalles funéraires. L'église a été profondément transformée en 1860.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Irissarry Blason
D’azur à la bande accompagnée en chef d’un croissant renversé et en pointe de trois étoiles ordonnées en orle, tous d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1995 Armand Aguerre    
1995 2001 Bertrand Elissalde    
2001 2008 Jean-Pierre Indaburu    
2008 En cours Xavier Lacoste    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Irissarry appartient à six structures intercommunales[18] :

Irissarry accueille le siège du SIVU Baigura.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La déclaration des biens de 1749[19] dénombre 64 feux à Irrissarry.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].

En 2018, la commune comptait 897 habitants[Note 2], en augmentation de 3,58 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0501 0421 0561 1151 1791 2281 1921 3591 322
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2101 2231 1801 1421 2391 2501 2781 1711 120
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1231 0771 1231 0351 004964957947903
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
827749761756751728814826857
2017 2018 - - - - - - -
886897-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux écoles : l'école primaire privée Saint-Joseph et l'école primaire publique[24]. Cette dernière propose un enseignement bilingue français-basque à parité horaire[25].

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

D'après Philippe Veyrin[26], Irissarry a été longtemps célèbre pour ses foires annuelles de moutons.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Un gaztelu zahar se dresse au lieu-dit Gazteluzaharrea sur un contrefort du Baïgura ;
  • la commanderie Ospitalea[27] date du XIIe siècle. Elle a été transformée en centre d'éducation au patrimoine ;
  • la ferme Bidegaïna[28] date du XVIIe siècle, comme
  • la ferme Zaldunbidea[29] ou
  • la maison de maître Gazteluberria[30] ;
  • la ferme Iturraldea[31] date du XVIIIe siècle ;
  • d'autres fermes[32] datant des XVIIe et XVIIIe siècles sont inscrites aux monuments historiques.
Commanderie Ospitalea inscrite aux monuments historiques.
Atalburu au nom des époux.
Linteau sculpté.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Irissarry Stèle1.JPG
Irissarry Stèle2.JPG
Irissarry Stèle3.JPG
Ortzaizaldea.jpg
Bitorieta.jpg
Croix de carrefour devant la maison Ospitalea.
L'église Saint-Jean-Baptiste.
Chœur de l'église avec retable.
Intérieur de l'église Saint-Jean-Baptiste avec sa galerie
Vitrail saint Jean-Baptiste décapité.
Vitrail : baptême du Christ par saint Jean-Baptiste.
Vitrail : la présentation de saint Jean-Baptiste.
Orgue de l'église

Équipements[modifier | modifier le code]

L'ancienne école bilingue.
Éducation

Un projet de création d'un d'éducation du patrimoine est piloté par l'Institut culturel basque. En 2002, la commanderie Ospitalea, rachetée par le département des Pyrénées-Atlantiques, a ouvert ce centre qui accueille de nombreux groupes scolaires ou autres.

La commune dispose de deux écoles primaires.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 19 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Irissarry
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 2 avril 2021).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 19 avril 2021)
  10. Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne)..
  11. Cartulaire de Bayonne ou Livre d'Or - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  12. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  13. Chapitre de Bayonne - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  14. Derecho de naturaleza que la merindad de San-Juan-del-pie-del-puerto, una de las seys de Navarra, tiene en Castilla - 1622 petit in-4°
  15. « Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice portant sur l'inventaire général du patrimoine culturel d'Irissarry », notice no IA64000798, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque : noms des pays, vallées, communes et hameaux, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Centre d'études linguistiques et littéraires basques », , 246 p. (ISBN 978-2-86781-396-2, lire en ligne).
  17. Valérie Rousset, « Le palais de la commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem à Irissarry (Pyrénées-Atlantiques) », Bulletin monumental, vol. 160, no 2,‎ , p. 173-185 (lire en ligne).
  18. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité », sur comdpt.pyrenees-atlantiques.pref.gouv.fr (consulté le 8 juin 2014).
  19. Recensement cité par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean, , 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 282. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  24. [1]
  25. [2]
  26. Philippe Veyrin, Les Basques : de Labourd, de Soule et de Basse-Navarre, leur histoire et leurs traditions, Grenoble, Arthaud 1975, , 366 p. (ISBN 978-2-7003-0038-3 et 2-7003-0038-6), page 44
  27. « Notice portant sur la commanderie Ospitalea », notice no IA64000758, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. « Notice portant sur la ferme Bidegainea », notice no IA64000798, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. « Notice sur la ferme Zaldunbidea », notice no IA64000743, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. « Notice sur la maison Gazteluberria », notice no IA64000745, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. « Notice sur la ferme Iturraldea », notice no IA64000746, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  32. « Notice sur les maisons anciennes d'Irissarry », notice no IA64000823, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. « Notice sur l'église Saint-Jean-Baptiste », notice no IA64000747, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. « Notice sur le mobilier de l'église Saint-Jean-Baptiste », notice no PM64000191, base Palissy, ministère français de la Culture.
  35. « Notice sur la croix de carrefour », notice no PA00084404, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]