Chéraute

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Chéraute
La mairie de Chéraute.
La mairie de Chéraute.
Blason de Chéraute
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Montagne Basque
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Christelle Mange
2014-2020
Code postal 64130
Code commune 64188
Démographie
Gentilé Sohütar
Population
municipale
1 096 hab. (2014)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 13′ 57″ nord, 0° 52′ 02″ ouest
Altitude Min. 127 m
Max. 558 m
Superficie 35,26 km2
Localisation

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Liens
Site web www.cheraute.fr

Chéraute est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Sohütar[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Chéraute fait partie de la Soule.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le ruisseau le Lausset, qui se jette dans le gave d'Oloron, et par ses affluents, les ruisseaux aiguette et Ascania, et l'affluent de ce dernier, le ruisseau le Gaillan.
L'Ambelseko erreka, affluent du ruisseau l'Ibarle, qui débouche dans le Lausset, arrose également les terres de la commune.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

11 quartiers composent la commune de Chéraute[2] :

  • Aranbeltz (Les Arambeaux sur les cartes IGN) ;
  • Arballa ;
  • Barragarri (Barraga(r)ry sur les cartes IGN) ;
  • Debata ;
  • Ekhibegia ;
  • Gañeko ibarra ;
  • Hoki (Hoquy sur les cartes IGN) ;
  • Kharrika ;
  • Narbuna ;
  • Peko ibarra ;
  • Sühastoki.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Un lavoir.
L'église Saint-Barthélemy.
Monument aux morts (sur le mur de l'église de Chéraute).
Stèle à l'entrée de l'enceinte de l'église de Chéraute.

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Chéraute apparaît sous les formes Cheraltus (1224[3], titres de Barcelone[4]), Xeraute (1383[3], contrats de Luntz[5]), Xerauta (1496[3], contrats d'Ohix[6]), Sent-Barthelemi de Chéraute (1612[3], insinuations du diocèse d'Oloron[7]).

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Aphezberro est attesté sous les formes Aspesberro, lo bordar d'Apezberro et Apesbero (respectivement 1476[3] et 1479[3] pour les deux dernières formes, contrats d'Ohix[6]).

Les Arambeaux , ancien hameau de la commune (du basque Haranbeltz), est mentionné sous la forme L'Arambeus en 1475 (contrats d'Ohix[6]).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Sohüta[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Chéraute est une ancienne baronnie vassale de la vicomté de Soule[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Chéraute (Pyrénées-Atlantiques).svg

Les armes de Chéraute se blasonnent ainsi :

Écartelé aux 1 et 4 d'or au pin de sinople terrassé du même et un loup de gueules passant derrière le tronc de l'arbre ;
aux 2 et 3 de gueules au lion d'or ;
sur le tout de sable au lion regardant d'argent[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Michel Béguerie    
2001 2008 Pierre Dominique Aguer    
2008 2010 Laurent Etcheto    
2010 en cours Christelle Mange DIV  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Chéraute appartient à huit structures intercommunales[9] :

  • la communauté de communes de Soule-Xiberoa ;
  • le SIGOM ;
  • le syndicat à vocation scolaire Gaztelaïa ;
  • le syndicat AEP du Pays de Soule ;
  • le syndicat d'assainissement du Pays de Soule ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque ;
  • le syndicat mixte forestier des chênaies des vallées basques et béarnaises.

Chéraute accueille le siège du syndicat à vocation scolaire Gaztelaïa.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 096 habitants, en diminution de -2,58 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Atlantiques : 2,53 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 257 1 280 1 330 1 494 1 527 1 550 1 520 1 507 1 530
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 226 1 212 1 250 1 168 1 166 1 179 1 103 1 125 1 116
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 100 1 120 1 059 1 012 991 979 998 1 008 987
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 054 1 047 1 191 1 173 1 193 1 104 1 163 1 106 1 096
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux écoles : l'école primaire privée Eperra Ikastola et l'école primaire publique Gaztelaia[14]. L'école primaire privée propose un enseignement basque par immersion et l'école primaire publique un enseignement bilingue français-basque à parité horaire[15].

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est tournée vers l'agriculture (élevage et pâturages) et l'artisanat (manufacture d'espadrilles). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Des fortifications protohistoriques, inscrites aux monuments historiques en 1983, sont présentes au lieu-dit Castelgayha.
La famille des Bela-Chéraute possédait le château du XVIIe siècle qui se dresse sur le territoire de la commune.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Barthélemy, dont les origines remontent à la fin du Moyen Âge, a été agrandie à la fin du XIXe siècle et son clocher et son porche ont été reconstruits au début du XXe siècle.

La chapelle trinitaire de Notre-Dame de Hoquy a été construite par l'abbé Dominique Espaïn en 1936 [16].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur le trajet de la 16e étape du Tour de France 2007, qui a eu lieu le 25 juillet 2007. Le parcours de 218 kilomètres reliait Orthez à Gourette - col d'Aubisque.

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux écoles primaires, d'une ikastola et d'un lycée (lycée du pays de Soule).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jon Mirande, (Paris, 1925-1972) est un écrivain basque, né au sein d'une famille souletine qui émigra à la capitale française à la recherche de travail. Son père, Jean Mirande, était originaire de Garindein et sa mère, Marie d'Ayphasorho, de Chéraute.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. [1]
  3. a, b, c, d, e, f et g Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  4. Titres publiés dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  5. Contrats retenus par Luntz, notaire de Béarn, manuscrit du XIVe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. a, b et c Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule, manuscrit du XVe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  7. Insinuations du diocèse d'Oloron, manuscrits du XVIIe siècle, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
  8. Guy Ascarat
  9. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 4 juin 2014)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. {{http://www.education.gouv.fr/pid24302/annuaire-resultat-recherche.html?ecole=1&lycee_name=&localisation=1&ville_name=Ch%C3%A9raute%20%2864%29}}
  15. {{http://www.mintzaira.fr/fr/services-en-basque/ecoles.html?tx_ecoles_pi1[commune]=71&tx_ecoles_pi1[cdc]=0&tx_ecoles_pi1[province]=0&tx_ecoles_pi1[category]=16&tx_ecoles_pi1[type]=0&tx_ecoles_pi1[education_mode]=0&tx_ecoles_pi1[submit]=Rechercher&id=183&L=0}}
  16. Panneau d'information à l'entrée de l'église

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]