Ossas-Suhare

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Ossas-Suhare
Ossas-Suhare
La mairie d'Ossas-Suhare.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Maite Echeverria
2020-2026
Code postal 64470
Code commune 64432
Démographie
Gentilé Ozaztar
Population
municipale
85 hab. (2018 en diminution de 10,53 % par rapport à 2013)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 08′ 29″ nord, 0° 53′ 23″ ouest
Altitude Min. 182 m
Max. 854 m
Superficie 7,17 km2
Élections
Départementales Canton de Montagne Basque
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Ossas-Suhare
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques
Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Ossas-Suhare
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ossas-Suhare
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ossas-Suhare

Ossas-Suhare est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Ozaztar[1].

L'église Saint-Cyprien d'Ossas avec escalier extérieur.
Le fronton d'Ossas.
Le monument aux morts d'Ossas.
L'église de Suhare.
Le fronton de Suhare.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Ossas-Suhare fait partie de la Soule.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées[3] par le Saison, qui se jette plus loin dans le gave d'Oloron, et par son affluent, le ruisseau d'Ibargonéa, et son tributaire, l'Ossinague erreka.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Trois quartiers composent la commune d'Ossas-Suhare[4] :

Ossas
  • Plaza ;
  • Aria.
Suhare
  • Zühara (Suhare en français).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Ossas est mentionné en 1178[5] (collection Duchesne volume CXIV[6]), et apparaît sous les formes Osas (XIIIe siècle[5], collection Duchesne volume CXIV[6]) et Ossus (1801[7], Bulletin des lois).

Le toponyme Suhare est mentionné en 1460[5] (contrats d'Ohix[8]).

Graphie basque[modifier | modifier le code]

Son nom basque actuel est Ozaze-Zühara[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La grotte de Gatzarria est un des sites de référence régionaux pour le Paléolithique moyen et supérieur dans l'ouest des Pyrénées[9]. Elle se trouve en pays Basque dans l'ouest des Pyrénées, sur leur versant nord, en pays de Soule, au pied du massif des Arbailles. Elle s’ouvre sur le versant nord-est du mont Hargagne à une altitude d’environ 270 mètres[10], au sud du petit village de Suhare[11]. Depuis longtemps connue, elle n’a révélé sa richesse archéologique qu'en 1950 : des vestiges paléolithiques sont identifiés par P. Boucher, professeur et archéologue amateur, alors qu'il accompagne des spéléologues dans une tentative de désobstruction du boyau situé au fond de la cavité. G. Laplace et François Bordes supervisent des sondages de 1951 à 1953. Laplace dirige les premières fouilles en 1956 ; interrompues en 1957, il reprend ces travaux de 1960 à 1976[12].

Sa stratigraphie couvre plusieurs phases du Paléolithique moyen et aussi le passage entre le Paléolithique moyen et plusieurs phases du Paléolithique supérieur ancien. Elle a été fouillée par G. Laplace et A. Saenz de Buruaga[9],[13]. G. Laplace décède en 2004 et lègue ses collections au Musée national de Préhistoire. Le matériel est par la suite étudié de nouveau (faune, industrie en matières dures animales, industries lithiques) et les datations revues[14]. De nouvelles interprétations sont proposées pour la chronostratigraphie et les industries[15],[16]. S'y trouvent notamment une succession d'industries du Quina et du Vasconien[17].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La commune a été créée le [18] par la réunion des communes d' Ossas et de Suhare.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2014 Jean-Pierre Inçagaray    
2014 En cours Maite Echeverria EHBAI[19]  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de neuf structures intercommunales[20] :

  • la communauté de communes de Soule-Xiberoa ;
  • le SIGOM ;
  • le SIVOM du canton de Tardets ;
  • le SIVU chargé du tourisme en Haute-Soule et Barétous ;
  • le syndicat AEP du pays de Soule ;
  • le syndicat d’assainissement du pays de Soule ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal Arbailla ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le Terrier de Soule[21] de 1675 dénombre sept feux à Suhare.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[23].

En 2018, la commune comptait 85 habitants[Note 1], en diminution de 10,53 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
225222241166301309447384352
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
344324309280281262250258270
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
244239228211212235219180189
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1661561237110083838394
2017 2018 - - - - - - -
8485-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité est essentiellement tournée vers l'agriculture (élevage et pâturages). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La grotte Sasiziloaga[26] remonte[27] au Paléolithique supérieur. Elle est située sur les quartiers Harregia et Ezpela. Elle présente des peintures rupestres préhistoriques et a été classée aux monuments historiques en 1953.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Cyprien[28] date de la fin du XIXe siècle. Lors de la restauration de 1987 l'inscription suivante fut mise à jour : « Le peuple françois reconoit l' être suprême et l'imortalité de l'âme » (article I du décret du 18 floréal an II, ou , signé par Robespierre).

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean de Jaurgain, historien et généalogiste.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Euskaltzaindia - Académie de la langue basque
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Fiche du Sandre sur la commune d'Ossas-Suhare
  4. « http://www.soule-xiberoa.fr/fileadmin/Bibliodocs/Education_Jeunesse/Langue_basque/kartielen_izenak.pdf »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  5. a b et c Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque - Paul Raymond
  6. a et b Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  7. Fiche d'Ossas sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  8. Contrats retenus par Ohix, notaire de Soule - Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  9. a et b [Deschamps & Flas 2019] Marianne Deschamps et Damien Flas, « Paléolithique moyen récent et Paléolithique supérieur initial en contexte pyrénéen : les industries lithiques de la grotte Gatzarria (Ossas-Suhare, Pyrénées-Atlantiques) et leurs implications régionales », dans La conquête de la montagne : des premières occupations humaines à l’anthropisation du milieu (annales du 142e Congrès du CTHS, 25 avril 2017, Pau), Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques, , sur books.openedition.org (lire en ligne), paragr. 5.
  10. Deschamps & Flas 2019, paragr. 8.
  11. « Grotte de Gatzarria au sud de Suhare, carte interactive » sur Géoportail.
  12. Deschamps & Flas 2019, paragr. 9.
  13. Laplace 1957, 1966a, 1966b et 1971, Saenz de Buruaga 1987 et 1991, Laplace et Saenz de Buruaga 2002-2003. Cité dans Deschamps & Flas 2019, paragr. 5.
  14. Tartar 2009, Deschamps 2009 et 2014, Barshay-Szmidt et al. 2012, Ready 2013, Ready et Morin 2013, Eizenberg comm. personnelle. Cité dans Deschamps & Flas 2019, paragr. 6.
  15. Deschamps & Flas 2019, paragr. 6.
  16. [Deschamps et al. 2017] Marianne Deschamps, Damien Flas, Émilie Claud, Camille Mangier, Romain Mensan, Théo Minet, Eugène Morin, Sébastien Plutniak et Aurélien Simonet, « La grotte Gatzarria à Ossas-Suhare (Pyrénées-Atlantiques) » (rapport de recherche), TRACES (Travaux et recherches archéologiques sur les cultures, les espaces et les sociétés),‎ .
  17. [Deschamps 2019] (en) Marianne Deschamps, « Identification of Quina and Vasconian technocomplexes in Gatzarria Cave (north-western Pyrenees), based on the stratigraphic, taphonomic and technological revision of the Georges Laplace collections », Comptes Rendus Palevol, vol. 18, no 5,‎ , p. 569-586 (lire en ligne [sur sciencedirect.com], consulté le 29 novembre 2020).
  18. « Ordonnance du 14 juin 1845 (Bulletin des lois de la République française) », sur gallica.bnf.fr.
  19. « 15 maires et plusieurs élu·e·s votent EHBAI ! », sur Euskal Herria Bai, (consulté le 30 juin 2020)
  20. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 18 juin 2014)
  21. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, 1 J 86, cité par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean, , 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 292. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  26. DRAC Aquitaine
  27. Ministère de la culture, base Mérimée - Fiche sur la grotte Sasisiloaga
  28. « L'église Saint-Cyprien », notice no IA64000708, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :