Boucau

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Vieux-Boucau.

Boucau
Porche ouest du bois Guilhou.
Porche ouest du bois Guilhou.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Bayonne-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Francis Gonzalez
2014-2020
Code postal 64340
Code commune 64140
Démographie
Gentilé Boucalais
Population
municipale
7 950 hab. (2015 en augmentation de 2,42 % par rapport à 2010)
Densité 1 366 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 28″ nord, 1° 29′ 07″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 51 m
Superficie 5,82 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.boucau.fr/

Boucau est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Boucalais[1] (ou bocalés en gascon, et bokales en basque[2].).

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la Gascogne. Elle est limitrophe du département des Landes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bayonne située dans son unité urbaine, elle s'étend sur 5,8 km² et compte 7950 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2015. Avec une densité de 1 337 habitants par km2, Boucau a connu une hausse de 11,06 % de sa population par rapport à 1999. Entourée par les communes de Tarnos, Anglet et Bayonne, Boucau est située à 4 km au nord-ouest de Bayonne, la plus grande ville aux alentours. Située à 11 mètres d'altitude, le fleuve Adour est le principal cours d'eau qui longe la ville de Boucau.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Adour longe Boucau avant de se jeter dans le golfe de Gascogne à Tarnos (Landes) pour la rive droite et Anglet (Pyrénées-Atlantiques) pour la rive gauche. Un de ses affluents, le ruisseau du moulin Esbouc, arrose également les terres de la commune[3].

Quartiers[modifier | modifier le code]

La mairie de Boucau découpe[Quand ?] la ville en neuf quartiers :

  • Montespan au nord ;
  • Matignon au nord ;
  • Beyré au nord ;
  • Barthassot au nord ;
  • Lahillade au centre ;
  • Romatet au centre ;
  • Picquessary au centre ;
  • Loustau au sud ;
  • Saint-Gobain au sud.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Boucau[4]
Tarnos
(Landes)
Boucau
Anglet Bayonne

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le toponyme Boucau apparaît[5] sous les formes Puncta (XIIe siècle), Putta et Puncta (début XIIIe siècle, Pardessus, collection des lois maritimes[5]), Le Boucquau de Bayonne (1586, André Thevet, Le Grand Insulaire), La Punte (1255, archives de Bayonne[6]), Le Boucau (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5]) et Bokale[7] au XIXe siècle.

Graphie en langues locales[modifier | modifier le code]

Le nom occitan gascon de la localité est Lo Bocau [lu βuˈkaw][8], qui signifie dans cette langue l'embouchure. De ce nom gascon, dérivent les exonymes :

  • Basque : Bokale [2] - (embouchure se traduisant Ahoa en basque) ;
  • Français : (Le) Boucau.

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est en 1578 que l'Adour, dont l'embouchure se trouve alors plus au nord, à Vieux-Boucau, est détournée pour se jeter dans un quartier de la ville de Tarnos (Landes) : le Boucau.
En effet, en 1562, la ville de Bayonne, alors en déclin, obtient de Charles IX de France qu'on lui donne un accès direct à l'océan. C'est Louis de Foix qui fait réaliser la trouée vers l'océan dans laquelle le fleuve s'engouffre le 25 octobre 1578.
Le trafic du port fait alors vivre des pilotes guidant les navires et quelques dockers.

Boucau a fait partie de la baronnie du Seignanx. Le Seignanx est centré sur les croupes surplombant les anciens marais d'Orx, asséchés en 1864. Il était initialement constitué des localités de Boucau, Tarnos, Ondres, Saint-Martin-de-Seignanx, et Saint-André-de-Seignanx.

En 1855, le tracé de la liaison ferroviaire Bordeaux-Bayonne entraîne la création d'une gare dans ce même quartier. Napoléon III, le [9], décide de la création de la commune de Boucau, en détachant deux quartiers de Tarnos : le quartier bas (Boucau) et le quartier haut (Romatet).

L’amélioration des accès maritimes, la desserte ferroviaire, la proximité de l’Espagne avec ses gisements de minerai de fer de Biscaye vont conduire à l’implantation de l’usine des Forges de l'Adour en 1881. L’usine est spécialisée dans la production de rails et accessoires des voies ferrées. Cette industrialisation subite va entraîner une expansion économique et démographique sans précédents sur la commune. L'« épopée » des forges s'achève en 1965.

Boucau et le Pays basque

Comme précisé plus haut Boucau faisait partie de Tarnos (Landes, Gascogne ! ...) Faut-il parler de Pays basque alors ?

Les activistes basques ajoutent à la quasi-totalité des cartes récentes où figure une frontière précise pour la province du Labourd Boucau[10]. De même, cette ville est généralement mentionnée dans les listes de communes du Labourd[11].

Les choses ne sont néanmoins pas totalement simples : du point de vue de la stricte histoire administrative, Boucau n'a en effet jamais été dépendante du Labourd ni de Bayonne. Simple écart de Tarnos sous l'Ancien Régime, elle suivait le même sort que les paroisses du Seignanx : la coutume en vigueur y était celle de Dax, la sénéchaussée celle de Tartas.

Malgré l'influence des frontières départementales contemporaines, il n'en reste pas moins que la représentation commune en ce début de XXIe siècle ne rattache en général pas Boucau au Pays basque.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 juin 1995 Jean Abbadie PCF Conseiller général du canton de Bayonne-Nord (1973-1992)
juin 1995 mars 2001 François Jacqué RPR  
mars 2001 Avril 2014 Marie José Espiaube PCF Vice-présidente de l'Agglomération Côte Basque-Adour (2011 à 2014)
2014 en cours Francis Gonzalez DVG Vice-président de l'Agglomération Côte Basque-Adour (mars 2014 au 31 décembre 2016)

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Boucau fait partie de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.

Boucau fait partie de six structures intercommunales[12] :

  • l’agence publique de gestion locale ;
  • la communauté d'agglomération Pays Basque;
  • le syndicat AEP de Boucau-Tarnos ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour la gestion du centre Txakurrak ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Montilla (Espagne) (Espagne) depuis 1979[13].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1856. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2015, la commune comptait 7 950 habitants[Note 1], en augmentation de 2,42 % par rapport à 2010 (Pyrénées-Atlantiques : +2,53 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5121 4871 5551 6431 7001 8632 7203 4403 989
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 9444 7855 2805 1825 4695 7385 5685 1875 400
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
5 8015 8316 0916 1696 8147 0077 3257 7627 950
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose de six écoles : trois écoles maternelles publiques (Elisa Lassalle, Jean-Baptiste Lanusse et Irène Joliot-Curie), deux écoles élémentaires publiques (Jean Abbadie et Paul Langevin) et une école primaire privée (Sainte-Jeanne-d'Arc)[18].

Économie[modifier | modifier le code]

Son industrie se résume aujourd'hui à l'Aciérie de l'Atlantique[19] (groupe espagnol Celsa depuis mai 2007), créée en 1995, spécialisée dans la production de billettes d'acier.

Les Ciments de l'Adour, filiale des Ciments français (groupe Italcementi), ont maintenu une usine de fabrication de ciments à l'emplacement des anciennes Forges de l'Adour jusqu'en 1993. Jusqu'à cette date, des barges transportant du calcaire en provenance des carrières de Guiche et d'Arancou descendaient l'Adour (à heures variables, compte tenu de l'influence des marées sur les tirants d'air sous les ponts) pour alimenter l'usine. Depuis cette date, l'usine a été transformée en centre de broyage. Elle est désormais un centre d'ensachage de ciments fabriqués en Espagne par le même groupe.

Comme le reste de la Côte basque et aquitaine, la commune vit du tourisme littoral.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues

La langue qui prédominait jusqu'à la fin du XIXe siècle était l'occitan dans sa variété gasconne. La Carte des Sept Provinces basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte nous montre ainsi que Boucau ne se situe pas dans l'aire linguistique basque.

Festivités

Organisées par le Comité des fêtes, les fêtes patronales se déroulent à la Pentecôte.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Centre Culturel Paul Vaillant-Couturier (Apollo)

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-du Bon Secours[20].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

  • Le bois Guilhou (19 hectares) est jalonné de divers sentiers de randonnées. Il s'agit du parc d'un château détruit par un incendie en 1932[21] et rasé en 1986[22].

Équipements[modifier | modifier le code]

Clubs et équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Le Boucau Tarnos stade est un club de rugby à XV. Jusqu'à la saison 1988-89, il se dénommait Boucau-Stade. Il a longtemps joué les premiers rôles dans le championnat de France (21 saisons consécutive en 1re division de la saison 1970-71 à la saison 1990-1991) avant de subir les contrecoups du déclin économique des années 1980/1990.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose de trois écoles primaires et d'un collège (collège Henri-Barbusse[23]).

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Les lignes B, 4, 7 et 9 du réseau de bus Chronoplus, exploité par Keolis Côte Basque-Adour[24] desservent Boucau en la reliant aux autres communes de l'agglomération : Anglet, Bayonne, Biarritz, Bidart, Saint-Pierre-d'Irube et Tarnos[25].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Naissance à Boucau.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a et b (eu) Euskaltzaindia, « Euskal Herriko udalerrien zerrenda alfabetikoa (Liste alphabétique des noms de communes basques) », (consulté le 1er janvier 2018).
  3. Notice du Sandre sur Boucau
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w et x Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 16 octobre 2011)
  5. a, b et c Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  6. Archives de Bayonne, AA 1, page 89
  7. Pierre Lhande, Dictionnaire basque-français, 1926
  8. « Toponymes occitans », sur Lo Congrès (consulté le 1er janvier 2017).
  9. Loi du 1er juin 1857 (Bulletin annoté des lois et décrets) disponible sur Gallica
  10. Une exception isolée (et déjà ancienne) est la carte du Pays basque qui illustre Eugène Goyheneche, Notre Terre Basque : notions de géographie, histoire et culture, Pau, Société Nouvelle d'Éditions Régionales et de Diffusion, (1re éd. 1961), 159 p. (OCLC 850881783, lire en ligne)
  11. On la trouvera par exemple dans les listes toponymiques de communes basques résultant des travaux de l'Académie de la langue basque ou Euskaltzaindia : Toponimia
  12. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 1er juin 2014)
  13. Annuaire des villes jumelées
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  18. [1]
  19. Wikimapia - Notice sur l'Aciérie de l'Atlantique
  20. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Notre-Dame-Auxiliatrice
  21. « Le Bois Guilhou », sur jeanpierrecazaux.blogspot.fr (consulté le 31 décembre 2017)
  22. « Le Bois Guilhou, sa fête et l’histoire du Boucau - Toute l'actualité culturelle du Pays basque », BasKulture,‎ (lire en ligne)
  23. Site de l'académie de Bordeaux - Fiche d'établissement concernant le collège Henri-Barbusse
  24. « Acteurs et missions - Chronoplus - Chronoplus Réseau de transports Côte Basque Adour », sur www.chronoplus.eu (consulté le 1er juillet 2017)
  25. Plan du réseau Chronoplus à partir du 31 janvier 2010, consulté le 14 février 2010.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • IVe centenaire du détournement de l'Adour 1578-1978 - Actes du Congrès de Bayonne 28/29 X 1978 - Société des sciences lettres & arts de Bayonne

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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