Larribar-Sorhapuru

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Larribar-Sorhapuru
Larribar-Sorhapuru
Paysage dans les environs du village de Larribar.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Daniel Heuguerot
2020-2026
Code postal 64120
Code commune 64319
Démographie
Gentilé Larribartar
Population
municipale
186 hab. (2018 en diminution de 4,12 % par rapport à 2013)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 17′ 36″ nord, 1° 00′ 47″ ouest
Altitude Min. 54 m
Max. 245 m
Superficie 10,65 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Palais
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Pays de Bidache, Amikuze et Ostibarre
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Larribar-Sorhapuru

Larribar-Sorhapuru est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Larribartar[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du pays de Mixe, dans la province basque de Basse-Navarre.

Accès[modifier | modifier le code]

Larribar-Sorhapuru est desservie par les routes départementales D 242 et D 933.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Ses terres sont arrosées[2] par la Bidouze, affluent de l'Adour et par son tributaire le Pagolako uraitza.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Larribar-Sorhapuru est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Palais, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 25 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (82,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (49 %), zones agricoles hétérogènes (34,6 %), forêts (16,4 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes

Le toponyme Larribar apparaît sous les formes Sancta Maria de Larreivare (1160[10]), Larrayvat (1304[10]), Larrayvar (1309 et 1350[10]), Larraybar (1413[10]), Nostre-Done de Larribar (1472[11], notaires de Labastide-Villefranche[12]) et Larriba (1513[11], titres de Pampelune[13]).

Le toponyme Sorhapuru apparaît sous les formes Sanctus-Martinus de Sorhapuru (XIIe siècle[11], collection Duchesne volume CXIV[14]), Soharpuru in Mixia et Soarpuru (XIIe siècle[11] pour ces deux formes, cartulaire de Sorde[15]), Soarpuru et Sorhapuru (1150[10]), Sorhaburu (1304[10]), Sorhapure (1472[11], notaires de Labastide-Villefranche[12]), Sorhaburu (1665[11], règlement des États de Navarre[16]) et Sorhapura (1801[17], Bulletin des lois).

Jean-Baptiste Orpustan[10] indique que Larribar signifie 'val de lande' et Sorhapuru 'limite des terres (cultivées)'.

Graphie basque

Son nom basque actuel est Larribarre-Sorhapürü[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune a été créée le [18] par la réunion des communes de Larribar et de Sorhapuru.

Au préalable Sorhapuru était sous l´aubédience de la famille d´Uhart qui eux méme étaient baron de Sorhapuru. La famille d´Uhart était localement puissante et alliée à Florence de Belsunce () qui avait épousée en premières noces Bertrand d´Harambure (voir aussi Aramburu) puissante famille locale installée à Lantabat non loin de là. Bertrand d´Harambure fit l´acquisition de la seigneurie de Picassary par le biais de son frère Gratian d´Harambure seigneur d´Elizeche le . (1) (2) Le vendeur était Roger de Cheraute. (3) Un peu plus tard il achètera encore le la dîme d´Olhaby de la famille Gramont. Florence de Belsunce et Bertrand d´Harambure seront les parents de Jean d´ Harambure dit le Borgne. (4)

(1) Au plaisir de se battre. p 45 et 46 (2) Mauléon Procuration à Bertrand de Sohescun conseiller du roi de Navarre (3) Contrat du notaire Arnaud de Genssane notaire royal (4) Voir article au sujet de Jean d´Harambure dit le Borgne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Jean-Pierre Etcheberry    
2008 En cours Daniel Heuguerot    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à six structures intercommunales[19] :

Larribar-Sorhapuru accueille le siège du syndicat de regroupement pédagogique intercommunal Ispachoury.

Population et société[modifier | modifier le code]

En 1350, 12 feux sont signalés à Larribar[20].

Le recensement[21] à caractère fiscal de 1412-1413, réalisé[22] sur ordre de Charles III de Navarre, comparé à celui de 1551 des hommes et des armes qui sont dans le présent royaume de Navarre d'en deçà les ports[23], révèle une démographie en forte croissance. Le premier indique à Larribar la présence de 9 feux, le second de 19 feux.
Le recensement de la population de Basse-Navarre de 1695[24] dénombre 42 feux à Larribar.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[26].

En 2018, la commune comptait 186 habitants[Note 3], en diminution de 4,12 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
246183206242178226444450451
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
385388351334359331311266261
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
281276303279250244283266248
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
248214235230242186192193189
2017 2018 - - - - - - -
188186-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école élémentaire publique. Cette école propose un enseignement bilingue français-basque à parité horaire[29].

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église recèle une statue en bois[30], représentant saint Martin, et datant du XVIe siècle.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

éducation

La commune dispose d'une école élémentaire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 19 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b - Académie de la langue basque
  2. Notice du Sandre sur Larribar-Sorhapuru
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 2 avril 2021).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Saint-Palais », sur insee.fr (consulté le 2 avril 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 19 avril 2021)
  10. a b c d e f et g Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 (ISBN 2 86781 396 4).
  11. a b c d e et f Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  12. a et b Notaires de Labastide-Villefranche - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  13. Titres publiés par don José Yanguas y Miranda
  14. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papier d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  15. Cartulaire de l'abbaye Saint-Jean de Sorde, publié par extraits dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  16. Collection manuscrite de 11 volumes de délibérations (1606 à 1789) - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  17. Fiche de Sorhapuru sur le site du projet Cassini de l'EHESS
  18. Ordonnance du 12 mai 1841 (Bulletin des lois de la République française).
  19. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 12 juin 2014).
  20. Jean-Baptiste Orpustan, Ouvrage collectif, Amikuze : Le Pays de Mixe, Éditions Izpegi - 1992 (ISBN 978-2-909262-05-5 et 2-909262-05-7), page 77
  21. Recensements cités par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean, , 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 26. Le même ouvrage de Manex Goyhenetche indique (page 284) qu'il faut compter une moyenne démographique de 5.5 par feu.
  22. Transcrit et publié par Ricardo Cierbide, Censos de población de la Baja Navarra, Max Niemeyer Verlag, Tübingen, 1993
  23. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, E 575, transcrit par Louis Baratchart dans Les amis de la vieille Navarre, janvier 1995, pages 44-54
  24. Bibliothèque nationale, 6956, registre Moreau 979, cité par Manex Goyhenetche, Histoire générale du Pays basque III : Évolution économique et sociale du XVIe au XVIIIe siècle, t. 3, Donostia / Bayonne, Elkarlanean, , 411 p. (ISBN 8483317443 et 9788483317440, OCLC 466971263), p. 299.
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  29. http://www.mintzaira.fr/fr/services-en-basque/ecoles.html?tx_ecoles_pi1%5bcommune%5d=96&tx_ecoles_pi1%5bcdc%5d=0&tx_ecoles_pi1%5bprovince%5d=0&tx_ecoles_pi1%5bcategory%5d=16&tx_ecoles_pi1%5btype%5d=0&tx_ecoles_pi1%5beducation_mode%5d=0&tx_ecoles_pi1%5bsubmit%5d=Rechercher&id=183&L=0.
  30. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la statue de saint Martin

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]