La Bourboule
| La Bourboule | ||
La Bourboule vue du Puy Gros |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Auvergne | |
| Département | Puy-de-Dôme | |
| Arrondissement | Clermont-Ferrand | |
| Canton | Rochefort-Montagne | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Massif du Sancy | |
| Maire Mandat |
Eric Brut 2012–2014 |
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| Code postal | 63150 | |
| Code commune | 63047 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Bourboulien, Bourboulienne | |
| Population municipale |
1 925 hab. (2010) | |
| Densité | 151 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 812 m — Max. 1 408 m | |
| Superficie | 12,74 km2 | |
| Localisation | ||
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La Bourboule est une commune française, située dans le massif des Monts Dore, dans le département du Puy-de-Dôme et la région d'Auvergne.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
La Bourboule est une ville de moyenne montagne située dans un élargissement de la vallée de la Haute Dordogne. Plus précisément, elle est au confluent de cette rivière et du ruisseau du Vendeix (un de ses affluents de 7,2 km)[1]. Elle se situe dans une vallée glaciaire à une altitude moyenne de 852 mètres.
Climat [modifier]
Son climat est typique de la moyenne montagne avec un effet de foehn marqué ce qui apporte une pluviométrie importante (1 200 à 1 400 mm/an) relativement bien répartie sur l'année.
Voies de communication et transports [modifier]
- La Bourboule est accessible par les routes départementales 996 (Saint-Sauves – Le Mont-Dore) et 130.
- Elle dispose d’une gare ferroviaire (liaison ferroviaire Laqueuille-Gare – Le Mont-Dore).
Histoire [modifier]
Étymologie [modifier]
L'origine du nom de cette ville est encore actuellement imprécise.
Certains pensent y voir la preuve de l'existence d'un ancienne zone boueuse (borbola, bourbe). Cette hypothèse se base sur le nom des lieux environnants comme Pessy (poisson), Murat (mur, barrage), Quaire (quai). En effet, les eaux thermales y rejoignaient la Dordogne pour y former une zone marécageuse.
Une autre hypothèse qui paraît plausible est que le nom de La Bourboule viendrait du nom celtique du dieu des sources Borvo. Ceci démontrerait la grande ancienneté des sources thermales, qui ont fait la renommée de cette ville. Vers 1830, une cuve en bois (probablement un vestige d'une piscine gallo-romaine) a été découverte lors de fouilles. D'autre part, en 1463, un dénommé Jean Lacombe tenait un établissement de bains à La Bourboule et un certain Pierre Chanet prit sa suite. Ceci apparaît dans un bail passé avec Guillaume de La Tour, Seigneur de Murat-le-Quaire[2].
Naissance et évolution de la station [modifier]
La Bourboule a obtenu le statut de commune autonome en 1875 avec le village du même nom et les hameaux de Quaire, Fenestre, Vendeix et du Pregnoux. Avant cette date, elle dépendait de la commune de Murat-le-Quaire. Cette date de 1875 a été le point de départ de son extension et de sa prospérité, qui a fait d'elle une « Grande ville d'eaux », qu'elle est devenue en quelques années. Elle s'est alors dotée d'équipements de soins importants dans les années 1870 (thermes Choussy, Grands thermes...), d'une église néoromane construite dans les années 1880, de deux casinos construits entre 1890 et 1892...etc. Cette période de développement est marquée par la "guerre des puits" entre les familles Choussy et Mabru se déchirant sur la propriété des différentes sources thermales.
Dans la 1ère moitié du XXe siècle, elle est l'une des stations thermales les plus importantes du Massif central en compétition déclarée avec l'autre station du massif du Puy de Sancy, le Mont-Dore, dont les eaux ont d'autres propriétés que celles de la Bourboule. C'est l'âge d'or de la station thermale. La Bourboule accueille une élite bourgeoise venant de France et d'Europe, des stars de l'époque y séjournent comme Buster Keaton ou Sacha Guitry[3]. De grands hôtels sont construits et le site de Charlannes (mont qui surplombe la Bourboule) est aménagé avec la construction d'un hôtel, d'un terrain de golf (qui fermera en 1939) et d'un funiculaire pour relier la station à ce mont. Au cours des Trente Glorieuses, la Bourboule abandonne son costume de station mondaine pour devenir la plus importante station thermale de France pour enfants sous l'impulsion de la Sécurité sociale.
Administration : Maires [modifier]
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
| 1930 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2008 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 2700 | 2336 | 2496 | 2392 | 2384 | 2113 | 2043 | 1998 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Jean-Louis Murat (chanteur et auteur).
- Julien Benneteau (joueur de tennis).
- Mireille Darc (actrice).
- Paul Rozier en fut le curé.
- René Panhard disparaît à La Bourboule où il était en cure thermale le 16 juillet 1908.
- le Spokil a été créé en 1887 par Adolphe Charles Antoine Marie Nicolas, un médecin français de La Bourboule.
- Joseph Marie (1821 – 1884), architecte paysagiste français qui a dessiné le parc Fenestre de La Bourboule. Il est le fondateur de la dynastie bourbonnaise de paysagistes les Treyve, dont le style paysager est proche de celui du Comte de Choulot qui créa Le Vésinet.
- Fanny Agostini, présentatrice météo.
Jumelages [modifier]
Économie locale : le thermalisme [modifier]
La ville est connue essentiellement comme station thermale. Le thermalisme bourboulien est spécialisé dans le traitement des affections des voies respiratoires de l'enfant et de l'adulte, de l'asthme, des problèmes de peau (eczéma, psoriasis notamment) ainsi que les troubles du développement de l'enfant.
L'âge d'or du thermalisme, à La Bourboule, reste l'entre-deux-guerres, durant laquelle une clientèle de luxe (émirs, sultans, etc.) venait s'y détendre. L'architecture de l'artère principale de la ville s'en ressent.
Une certaine mélancolie en est ainsi ressortie, avec ce mythe de « l'âge d'or du thermalisme », vantant les fastes de cette période (tapis rouges pour accueillir la clientèle) et accusant la Sécurité Sociale d'avoir attiré les classes populaires dans la cité thermale, qui, de ce fait, remplaçaient la riche clientèle à partir des années 1950. Mais, depuis quelques années, la station a encore perdu de son éclat en ayant vu progressivement disparaître les cohortes d'enfants descendant des maisons de soins pour se rendre du printemps à l'automne aux thermes. La politique du gouvernement a été plus contraignante avec les cures depuis la crise mettant ainsi en danger la survie des petites stations thermales comme la Bourboule qui voit toute son activité menacée (commerce, tourisme...).
Culture et patrimoine [modifier]
Monuments et lieux touristiques [4] [modifier]
- Les Grands Thermes de La Bourboule, le cœur de la ville[5]
Les « Grands Thermes », reconnaissables à ses étonnantes coupoles orientales furent commandés en 1876 par la Compagnie des Eaux Minérales de La Bourboule à l'architecte Agis-Léon Ledru (ouverture en 1877). Il était important que l'architecture soit vue et qu'elle se distingue : symbole de prospérité et transport de l'imaginaire. Sitôt arrivé à la station, le dépaysement devait être total. Par l'évocation d'une « Byzance » perchée sur les hauteurs du paysage auvergnat, le séjour promettait d'être somptueux avec sa part de rêve et d'exotisme. Plus d'un siècle plus tard, la magie opère toujours. Les Grands Thermes de La Bourboule sont les thermes municipaux de la ville.
- Les Thermes de Choussy, les plus anciens Thermes de la Bourboule[6]
Le premier établissement date de 1821 et correspond actuellement aux Thermes Choussy ; reconstruit cinquante ans plus tard, il a été remanié en 1964 sur une idée de Le Corbusier. A l'emplacement des Thermes historiques de la Bourboule, la première construction datait de 1463 ; une reproduction du bail, en latin, cédant l'exploitation « des hospices » de la Bourboule est représentée sur la buvette en pierre de lave située dans le hall principal des Thermes de Choussy (réalisa:-)tion en 2005 par le tailleur de pierre Courtadon, le Cratère). Ce bâtiment présente une architecture particulière pour un établissement thermal se composant de deux parties principales : une première, très ancienne faite de reconstruction successive au fil du temps (1463, 1810, 1828, 1862) et une partie plus récente datant de 1964 (architecture due à un élève de Le Corbusier). Une partie des Thermes Choussy dès 1860 a été utilisée en tant que laboratoire d'embouteillage de l'eau thermale à destination des pharmacies françaises et européennes. Cette activité importante à l'époque perdure jusqu'en 1940.
- L'église St-Joseph de la Bourboule
L'église actuelle de La Bourboule a été construite entre 1885 et 1888 par l'architecte Gardin, ancien maire de La Bourboule. Elle est fortement inspirée de la basilique d'Orcival. Elle est de style néoroman auvergnat. Elle a été construite en lave blanche agglomérée de divers matériaux volcaniques. 20 magnifiques chapiteaux ont été sculptés en 1941 par Henri Charlier, artiste bourguignon[7].
- Statue devant l'église la mère et l'enfant
"Dis-moi maman adorée,
Comment vas-tu t'y prendre,
Pour que l'on me rende,
Ce que l'on m'a coupé ?"
- Le Parc Fenestre
Ce magnifique parc pour enfants de 12 hectares a été créé dès les débuts du thermalisme à la Bourboule, au XIXe siècle. Il est niché entre le mont Charlannes et le quartier haut de Fenestre au Sud de la Bourboule. Il se compose de vastes pelouses, de bassins, de bosquets, d'espaces arborés, d'allées bitumées, de chemins et d'un café-bar. Les attractions phares du parc sont :
- le toboggan (l'un des plus hauts d'Europe) qui comprend trois pistes reliées par un escalier à vis métallique (la jaune étant la plus haute en surpassant les 8 mètres, l'orange est la médiane avec plus de 5 mètres et la mauve, la plus petite qui atteint plus de 3 mètres) recouvertes, ces dernières années et sur une bonne partie, par des tunnels pour la mise en sécurité (attraction gratuite)
- le petit train du far west dont le trajet de 20 minutes borde le parc de bas en haut (attraction payante)
- le télécabine qui relie la Bourboule au mont Charlannes par des câbles. Inauguré en 1975 en présence du président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, il surplombe le parc Fenestre et la ville de la Bourboule sur plus de 300 mètres pour son point le plus haut. Ce télécabine a cessé de fonctionner à la fin du mois de septembre 2012 sur décision de la municipalité.
Le Parc Fenestre comprend d'autres jeux pour enfants gratuits (petits toboggans, balançoires...etc.) et d'autres attractions payantes (la Chenille fantastique, les chevaux sur rail, un théâtre de Guignol, les auto-tamponneuses, un château gonflable...etc.).
- Le casino Chardon
C'est le casino actuel de la Bourboule. Construit à partir de 1892 pour Monsieur Chardon par les architectes parisiens Emile Camut (fin XIXe) et Georges Vimort (extensions des années 1920). Ses façades sont ornées de mosaïques et le décor intérieur de la salle de jeu est stuqué en plus de comprendre des chapiteaux, colonnes et pilastres. Le hall est couvert par deux fausses coupoles sur pendentif. Il remplaçait le tout premier casino, ouvert dans les années 1870, construit en bois et aux allures de saloon.
- Le casino des Thermes
C'est aujourd'hui la mairie de la Bourboule avec une partie occupée par l'office du tourisme. Il fut construit en 1891 par l'architecte Harvey-Picard sur commande de la Compagnie des Eaux Minérales. Il fut racheté en 1910 par la municipalité pour y installer la mairie dès 1913. C'est un monument remarquable pour sa façade et son balcon soutenu par quatre Cariatides, pour la mosaïque du hall d'entrée et pour son imposant escalier d'honneur richement sculpté et orné.
- Le kiosque à musique
De style Belle Epoque, il a été installé dès l'origine dans le Parc Fenestre (fin XIXe ou début XXe). Puis il fut remonté sur la grande place de la Bourboule en 1920.
- Pont sur le Vendeix
Réalisé en 1920 par l'architecte Louis Jarrier, les bornes du parapet sont ornées de mosaïques.
- La pâtisserie Rozier
Construite en 1920 par l'architecte Louis Jarrier, elle arbore une façade Art déco composée de mosaïques réalisées par Alphonse Gentil et François Bourdet ainsi qu'une loggia s'ouvrant sur la rue. Bâtisse inscrite aux Monuments Historiques depuis 2001.
- Les anciennes maisons d'enfants en cure thermale
La Bourboule est une station thermale réputée déjà depuis presque deux siècles avec comme spécialité la pédiatrie pour soigner notamment l'asthme et l'eczéma. Les maisons d'enfants se sont donc multipliées au cours de la Seconde moitié du XXe siècle, la Bourboule ayant acquis cette image d'une station de soins pour enfants. Mais elles ont pratiquement toutes disparues ces dix dernières années pour deux raisons essentielles. La politique de remise aux normes de sécurité obligeaient ces maisons à se rénover à grands moyens et pour la plupart elles n'en avaient pas la capacité. La crise de 2008 a eu comme conséquence l'adoption d'une politique de santé qui a favorisé les traitements par corticoïdes plutôt que les cures thermales, trop coûteuses pour la Sécurité sociale. Se trouve ici une liste (non exhaustive) des maisons d'enfants de la Bourboule dont la grande majorité a disparu :
- La Chrysolithe (rue Voltaire)
- François et Suzon (avenue de Charlannes)
- Blanche Neige et les 7 nains (rue de Metz)
- Les Mésanges (avenue du Maréchal Leclerc)
- Les Pinsons (rue Kembs)
- Les Roitelets (avenue d'Alsace-Lorraine)
- L’Île aux enfants (rue Henri Pourrat)
- La Marjolaine (rue Kembs)
- La Pastourelle (rue Henri Pourrat)
- Les Cascades (avenue d'Alsace-Lorraine)
- Les Iris (avenue du Général Gouraud)
- Les Hirondelles (rue de Quaire)
- Les Poussins (avenue d'Angleterre)
- Nono Nanette (rue Berthelot)
- Domaine du Fohet (lieu-dit du Fohet)
- Tza-Nou (rue Vercingétorix)
- Volcana (rue Voltaire)
- Le Secret (avenue des Roches)
Notes et références [modifier]
- SANDRE, « ruisseau le vendeix (P0000640) ». Consulté le 2 août 2009
- D'après le Guide Cany, 1930 ; réédité en 2006
- GRAVELINE, Joël, "Il était une fois la Bourboule" (2000, éditions Freeway), p. 51.
- Inventaire du Patrimoine thermal - Route des Villes d'eaux du Massif central (avril 2009)
- Les Grands Thermes de La Bourboule, le cœur de la ville
- Les Thermes de Choussy, les plus anciens Thermes de la Bourboule
- Site officiel de l'Office du tourisme du massif du Sancy
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Thermalisme | Liste des stations thermales françaises
- Liste des communes du Puy-de-Dôme
- Un timbre postal représentant la ville de La Bourboule a été émis le 30 mai 1960.