Montgreleix

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Montgreleix
L'église Saint-Laurent de Montgreleix.
L'église Saint-Laurent de Montgreleix.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Cantal
Arrondissement Arrondissement de Saint-Flour
Canton Canton de Condat
Intercommunalité Communauté de communes du Cézallier
Maire
Mandat
Jean Mage
2014-2020
Code postal 15190
Code commune 15132
Démographie
Population
municipale
40 hab. (2011)
Densité 2,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 44″ N 2° 52′ 15″ E / 45.3455555556, 2.87083333333 ()45° 20′ 44″ Nord 2° 52′ 15″ Est / 45.3455555556, 2.87083333333 ()  
Altitude Min. 1 036 m – Max. 1 426 m
Superficie 17,63 km2
Localisation

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Montgreleix est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Montgreleix, chef-lieu communal, se situe sur le territoire du Cézallier. Cette petite commune de 67 habitants est la plus haute du département du Cantal. Elle culmine à 1 250 mètres d’altitude. Cette situation lui permet d’offrir aux visiteurs un large panorama sur les monts du Sancy et du Cantal.Vue superbe sur le mont Chamaroux.

Origine[modifier | modifier le code]

L’origine du nom « Montgreleix » vient de « mont » et « Lis Gralis » qui signifie les taillis. Montgreleix est donc situé sur un mont entouré de taillis.

Citation[modifier | modifier le code]

On dit souvent : « Montgreleix est accueillant, on vient et on y revient. »

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire de Montgreleix peut se diviser en trois parties, avant 1884, le Feu et le XXe siècle. En effet, un feu a ravagé la plus grande partie du village à la fin du XIXe siècle entraînant la destruction des archives municipales et la majorité des biens des familles

Avant 1884[modifier | modifier le code]

Il a existé une famille « de Montgreleix », elle est mentionnée dans le testament de Jean, comte de Clermont-Ferrand, daté de 1340. Gaspard de Saint-Lérem était le seigneur de Montgreleix en 1540 La commune manquant de bois, elle en faisait venir du "Mont d'Or". Les habitants passaient 6 à 7 mois de l'année dans les étables. Les pauvres gens étaient réduits à se chauffer avec des mottes de gazon ou des déjections desséchées de leurs vaches. Il existe une tourbière prés du bourg. L’exploitation de cette mine permettait aux paysans d’extraire la tourbe de juin à août. Ils réalisaient des briques qu'ils laissaient sécher, et l’utilisait l’hiver pour se chauffer.

Le FEU[modifier | modifier le code]

Le 10 octobre 1884, jour de la foire d'Allanche, alors que tous, sauf les enfants et les personnes âgées, étaient à la foire ; deux enfants qui s’amusaient, mirent malencontreusement le feu au toit de chaume d'une maison. Aidé par la force du vent, l'incendie se propagea très vite sur l'ensemble du village. Comme celui-ci était quasiment désert, aucune mesure n’a pu être prise à temps. Tout aurait brûlé à part 2 ou 3 maisons, on dit même qu'une des cloches de l'église aurait fondu. Les habitants de Montgreleix se sont donc trouvés, à la veille de l'hiver sans toit, ils ont alors compté sur la solidarité des villages voisins. Les chantiers de reconstruction ne purent vraiment commencer qu'au printemps suivant. Les travaux entraînèrent plusieurs modifications dans la configuration du village notamment le cimetière, qui était à l'origine sur la place de l'église, fut déplacé vers l'extérieur du village.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Comme dans toutes les régions de France, les habitants de Montgreleix furent pour la plupart engagés à la guerre de 14- 18 Dans les années 25 - 30, l'école, qui jusqu'alors était divisée en deux (garçons et filles) devint mixte. À cette époque, l'école du village comprend plus de 100 élèves, qui allaient de la maternelle jusqu'au certificat d'étude (14 ans). Après ce certificat, la suite des études, il fallait aller à Aurillac (50 km), ce qui rendait difficile de continuer les études. À cette époque, les commerces étaient nombreux :

  • Mme Peuch tenait un tabac-épicerie
  • Vaissier et Chassat avaient un café boulangerie
  • M et Mme Mage géraient un café hôtel restaurant poste
  • Et une laiterie tenue par Manaranche

Il y avait dans la montagne 17 burons dans lesquels on fabriquait le cantal : du mois de mai à octobre, les vachers d'Aurillac montaient pour trouver de "bons herbages". Ainsi, ils amenaient leurs vaches (que des salers) par le train jusqu'à Landeyrat et remontaient jusqu'aux burons à pieds (20 km). Les burons étaient habités pendant ces mois par le vacher, qui s'occupait de la traite des vaches et de la fabrication du fromage, il était aidé par le boutelier, et le berger qui s'occupait de garder le troupeau. La fête de la Saint-Roch avait (comme aujourd'hui) beaucoup de succès, elle se déroulait le week-end après le 15 août, et rassemblait pendant 3 jours les villages voisins Pendant la 2e guerre mondiale, il y z 13 prisonniers de guerre, ils furent tous libérés (voir photos) La population en 1962 était de 128 habitants, sachant que beaucoup étaient des « marchands de toile », qui étaient des gens qui travaillaient pour des paysans l'été, mais, le travail agricole manquant pendant l'hiver, ils faisaient du porte à porte pour vendre des draps. Enfin, en 1983, l'école n'ayant plus que 4 élèves ferma.

La plus ancienne attestation de Montgreleix remonte au XIIe siècle. Un mémorial conservé dans le fonds du chapitre cathédral de Clermont rapporte, entre autres legs, la donation faite (probablement à la fin du XIe siècle ou au tout début du suivant) à l'évêque et aux chanoines de Clermont, par un certain Jean, du château, de l'église et du cimetière de Montgreleix, qu'il avait fondés.

La légende du Chamaroux[modifier | modifier le code]

Auprès de Montgreleix, on trouve un monticule escarpé, connu sous le nom de pic de Chamaroux. Le bas de cette colline est toujours vert, tandis que le sommet, sur lequel on ne peut parvenir qu'avec les plus grandes difficultés, reste aride et ne présente qu'un sol couvert de terre rouge entremêlée de petites pierres. On n'a jamais vu croître sur cette partie ni herbe ni broussaille ; la croyance publique attribue ce phénomène à des causes surnaturelles.

"On raconte qu'Irald, le plus beau garçon du pays, revenant, un samedi soir (jour des aventures diaboliques) d'un village voisin, a eu l'audace de passer par le Chamaroux, aussi appelé suc-des-fées, bien connu par ces légendes féeriques. Soudain, il crut apercevoir des êtres dansant au sommet de la colline, il ne put résister au désir d'assouvir sa curiosité ; il gravit la montagne, et aperçut peu à peu une ronde formée par des fées. À son approche, la ronde s'arrêta et deux fées l'invitèrent à les rejoindre. Mais commença une ronde infernale, le jeune homme était entraîné avec une rapidité effrayante, sa respiration était haletante, ses forces s'épuisèrent dans un tourbillon ; enfin, il succomba et tomba presque anéanti sur le sol maudit. La ronde continuait toujours. À minuit, les fées se transformèrent en squelettes hideux.

Au petit matin, Irald reprit connaissance avec l'aide de saint Géraud son patron, se traîna jusque chez lui il n'était plus un beau garçon, il devint morose et sauvage. Toute sa vie, des cauchemars le hantèrent." C'est pour cette raison que la "tâche" du Chamaroux est appelée l'Ilort de las Fadas (Le jardin des fées).

L'hort de las Fadas[modifier | modifier le code]

Du coté de Montgreleix (9 km NE de Marcenat par D 104 et 636), le point culminant de la montagne est le pic de Chamaroux. Le pied en est toujours couvert de verdure ; mais, sur la terre rouge de son sommet, nul n'a jamais vu l'herbe croître ni la neige rester. C'est un lieu redoutable. Les jeunes gens surtout doivent bien se garder d'y passer la nuit car les fées les obligent à se mêler à leurs danses. La fête dure jusqu'au petit matin ; alors les imprudents tombent, épuisés, sur la terre pour mourir.

On appelle ce lieu l'hort de las Fadas, le jardin des fées.

Guide de l'Auvergne mystérieuse, p. 336.

La ronde des fées[modifier | modifier le code]

Un soir, un samedi, un garçon nommé Irald passait au pied du lac des fées à onze heures; au clair de la lune, il voit sur le sommet des êtres aériens ; il arrive jusqu'à la danse sans que sa présence eut été aperçue. Cependant la ronde s'arrête : deux fées rompent la chaîne et lui font signe de venir prendre la place faite pour lui. Le garçon s'y précipite, mais lorsque ses mains ont rejoint celles de ses belles voisines, quelque chose de sec et de glacé le saisit comme dans un étau, un frisson pénètre dans son corps. Alors commence une ronde infernale ; Irald est entraîné avec une rapidité effrayante, ses forces s'épuisent dans ce tourbillon ; enfin il succombe et tombe presque anéanti sur le sol maudit. La ronde continuait toujours. L'heure de minuit est arrivée, la lune se voile d'avantage. En cet instant ces belles filles disparaissent, se métamorphosent et l'on ne voit plus que des squelettes hideux dont la tête creuse jette des flammes par ses ouvertures. Le corps fétide d'un enfant mort sans baptême est apporté, la troupe odieuse va se livrer à un festin épouvantable. L'idée lui vient de se recommander au grand Saint Géraud. Il se signe ; aussitôt un désordre se manifeste parmi la bande infernale. Celle des fées qui lui avait paru la plus séduisante s'approche, exhale sur sa tête un souffle enflammé, le feu calcine ses cheveux et une main brûlante imprime sur sa joue un stigmate aux reflets sanglant. Irald avait perdu connaissance, il ne pu voir la fin de cette vision satanique : quand il se réveilla, la colline avait repris son aspect accoutumé ; mais il conserva ses plaies.

Légendes & Diableries du Cantal, Gilbert Laconche, p. 101.

Le Puy Chamaroux[modifier | modifier le code]

Faites-vous conduire à un pic peu éloigné appelé Puy-Chamaroux. Son cône vous apparaîtra couvert d'une terre rougeâtre, mêlée de cailloux. Mais au bas la glèbe reste verte. Ce monticule, sur lequel a passé le souffle de la magie Celtique est habité par des êtres surnaturels. Au dire des paysans, certaines fades (fées en patois) y appellent les jeunes gens pendant la nuit, et les font danser avec elles follement, jusqu'à ce qu'ils meurent. Éternelle personnification de la volupté ! Fable qui est l'emblème des appétits sensuels conduisant l'homme, tour à tour, à l'enivrement et aux abîmes. Température glaciale - Terrain Basaltique

La fête de la Saint-Roch[modifier | modifier le code]

La fête de la Saint-Roch est la fête patronal du village. Elle a toujours lieu le week-end après le 15 août.

16 et 17 août 2014

Le Samedi[modifier | modifier le code]

- Concours de pétanque

- Jeux pour enfants

- retraite aux flambeaux

- feu d'artifice

- soirée disco

Le Dimanche[modifier | modifier le code]

- Messe suivie de la procession à la croix de Saint Roch

- Cérémonie au monument aux morts suivie d'un apéritif offert par le comité des fêtes

- Animation de l'après-midi (différentes selon les années)

- tirage de la tombola

- Traditionnelle soupe au fromage.

Montgreleix église.JPG

- Bal musette

Le feu d'artifice[modifier | modifier le code]

Des bénévoles du comité des fêtes proposent plus q'un banal feu d'artifice, un spectacle son et lumière. Le thème est l'histoire du village, racontée par la voix des anciens. S'ajoutent à ce récit-vidéo sur grand écran, des effets pyrotechniques et des effets de sons et de lumières.

2 histoires ont été réalisées

- Le feu de Montgreleix

- La légende du Chamaroux

En 2014, une nouvelle scénographie est proposée au village. Venez la découvrir!

Vidéo annonce de la fête 2014 : https://www.youtube.com/watch?v=AjDOqk8FbUQ

Vidéo annonce du spectacle 2014 : https://www.youtube.com/watch?v=TLbGW20YWzU

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 40 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
408 418 511 455 460 480 533 526 518
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
511 511 482 539 553 531 603 503 513
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
527 535 559 317 293 293 248 201 167
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
128 116 113 91 57 67 56 40 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Auberge du Chamaroux (cuisine traditionnelle auvergnate)
  • Église Saint-Laurent
  • Croix de Saint-Roch

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Mage (Maire de Montgreleix)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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