Besse-et-Saint-Anastaise

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Besse-et-Saint-Anastaise
Église Saint-André
Église Saint-André
Blason de Besse-et-Saint-Anastaise
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Canton Besse-et-Saint-Anastaise
Intercommunalité Communauté de communes du Massif du Sancy
Maire
Mandat
Lionel Gay
2012-2014
Code postal 63610
Code commune 63038
Démographie
Population
municipale
1 487 hab. (2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 30′ 50″ N 2° 56′ 01″ E / 45.5138888889, 2.93361111111 ()45° 30′ 50″ Nord 2° 56′ 01″ Est / 45.5138888889, 2.93361111111 ()  
Altitude Min. 805 m – Max. 1 725 m
Superficie 72,38 km2
Localisation

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Besse-et-Saint-Anastaise

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Besse-et-Saint-Anastaise

Besse-et-Saint-Anastaise est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne. Elle fait partie du Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne. Ses habitants sont appelés les Bessards. En auvergnat, Besse se nomme ve Bessa (prononciation relevée sur place en 2000).

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Mai 1270, Bernard VII de la Tour accorde le statut de ville libre à la ville de Besse. La ville devient une place commerciale qui se renforcera au cours des siècles.
  • Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.
  • Juillet 1935, la première réunion du groupe Bourbaki (séminaire de mathématiciens) se déroule à Besse[1].
  • Le 2 avril 1961, Besse devient Besse-en-Chandesse
  • le 1er juillet 1973, Besse-en-Chandesse fusionne avec Saint-Anastaise pour former Besse-et-Saint-Anastaise.

Mais, sur les anciennes cartes, comme sur certains sites et dépliants touristiques, on trouve encore l'appellation Besse-en-Chandesse, ainsi que sur les panneaux d'entrée et de sortie de ville.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1956 1985 Alfred Pipet   Médecin
1985 août 2012[2] André Gay PS Retraité
Président de la Communauté de communes du Sancy
septembre 2012 en cours Lionel Gay[3] Divers gauche  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 487 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 838 1 913 1 923 1 848 2 075 2 027 2 096 2 025 2 158
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 090 1 916 1 936 1 931 1 945 1 888 1 839 1 777 1 733
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 743 1 654 1 598 1 386 1 329 1 271 1 193 1 090 1 092
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 111 1 358 1 767 1 763 1 799 1 672 1 632 1 487 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le centre historique de Besse présente une grande unité architecturale. Cette unité provient des nombreux édifices anciens mais également de l'utilisation quasi exclusive de la « pierre de Besse ». Cette pierre souvent comparée à la pierre de Volvic est également une trachy-andésite. Son aspect est plus rustique que cette dernière et elle présente des nuances de couleur plus marquées.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-André - Chapiteau
Vierge Noire
  • Église Saint-André : de style roman et gothique. La construction initiale date du XIIe siècle. Le chœur date de 1555 et fut restauré au XIXe siècle. Un incendie détruit en 2007 une partie des stalles sculptées du chœur. Un travail de restauration et de reconstitution basé notamment sur des cartes postales des stalles, conduit en 2013 au remplacement des parties détruites. L'église abrite la statue de Notre-Dame de Vassivière. Cette vierge noire avec son enfant sur les genoux est portée en procession le 2 juillet à la chapelle du sanctuaire de Vassivière, à 7 km de Besse, où elle passe l'été avant d'être redescendue lors de la fête de la « Dévalade » le 1er dimanche de septembre après la Saint-Mathieu.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le centre de la ville a été construit aux XVe et XVIe siècles. Il comporte :

  • la rue des Boucheries ;
  • la maison dite de la Reine Margot (Marguerite de France aurait séjourné dans cette maison mais les écrits anciens n'en font jamais mention, faute de preuve il s'agit donc d'une légende qui se réfère au périple auvergnat de cette reine) ;
  • le château du Bailli ;
  • la maison des Consuls ;
  • le manoir Sainte-Marie des Remparts :
  • la porte de la ville et la tour du Beffroi.

Sports d'hiver[modifier | modifier le code]

Créée en 1961, la station de ski de Super Besse est située sur le versant sud du Puy de Sancy. Elle est reliée à celle du Mont-Dore sur le versant nord. Située entre les altitudes de 1 350 et 1 830 m, elle possède vingt-deux remontées mécaniques.

Divers[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Fête de l'Estive, début août.
  • Fête patronale de la Dévalade, qui a lieu le week-end qui suit la Saint-Mathieu (21 septembre). Procession de Notre-Dame de Vassivière.

Bourbaki[modifier | modifier le code]

C'est à Besse-et-Saint-Anastaise qu'est né Bourbaki. Nicolas Bourbaki est un mathématicien imaginaire, sous le nom duquel un groupe de mathématiciens francophones, sous l'impulsion d'André Weil, a commencé à écrire et publier des textes mathématiques dans les années 1930. Le groupe s'est réuni pour la première fois à Besse en juillet 1935.

Station biologique de Besse[modifier | modifier le code]

La station biologique de Besse dépend de l'UFR Sciences et technologie de l'université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand. Son origine remonte à une délibération du conseil de l'université de Clermont du 13 juillet 1899 qui décide la création d'un laboratoire pour l'étude de la flore et de la faune des lacs d'Auvergne. En 1901, l'université fait l'acquisition d'un ancien moulin, qui est toujours au cœur de la station actuelle, plusieurs fois agrandie et transformée au cours du XXe siècle. La station accueille des stages de formation et de recherche, ainsi que des séminaires et colloques ; elle est équipée pour l'hébergement[6].

Litttérature[modifier | modifier le code]

La localité fournit à Joseph Malègue (dont le père était originaire et où l'écrivain passait ses vacances d'été) le cadre de son roman inachevé Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut (Spes, Paris, 1958), où Besse-et-Saint-Anastaise devient Peyrenère-le-Vieil.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Luc, Saint-Nectaire - Besse-en-Chandesse - Murols - Guide du touriste, Imp. de Bussac, Clermont-Ferrand 1952.
  • Ernest Barthélémy, Au cœur des volcans d'Auvergne, Pays des merveilles, Imp. Mont-Louis, 1966.
  • G. de Bussac, « L'église collégiale Saint-André de Besse-en-Chandesse », in L'Auvergne littéraire, Clermont-Ferrand.
  • Patrice Pélissier, Besse, Besse, Librairie des cimes et des pages, 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mashaal M., « Henri Cartan, de Bourbaki à l'Europe unie », Pour la Science, octobre 2008, p. 100-102.
  2. « Le maire de Besse, André Gay (PS) démissionne », France 3 Auvergne, 30 août 2012.
  3. « Lionel Gay, nouveau maire de Besse », La Montagne, 10 septembre 2012.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. Présentation de la station.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]