Riom-ès-Montagnes

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Riom-ès-Montagnes
Vue générale de Riom-ès-Montagnes.
Vue générale de Riom-ès-Montagnes.
Blason de Riom-ès-Montagnes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Cantal
Arrondissement Mauriac
Canton Riom-ès-Montagnes
(Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Gentiane
Maire
Mandat
François Boisset
2014-2020
Code postal 15400
Code commune 15162
Démographie
Gentilé Riomois, Riomoises
Population
municipale
2 681 hab. (2011)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 16′ 59″ N 2° 39′ 38″ E / 45.2831, 2.660645° 16′ 59″ Nord 2° 39′ 38″ Est / 45.2831, 2.6606  
Altitude Min. 575 m – Max. 1 102 m
Superficie 46,48 km2
Localisation

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Riom-ès-Montagnes

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Riom-ès-Montagnes
Liens
Site web http://www.ville-riom-es-montagnes.fr/
L'église St-Georges.
L'Hôtel de ville.

Riom-ès-Montagnes est une commune française située dans le département du Cantal, en région d'Auvergne.

Ses habitants sont appelés les Riomois et Riomoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Riom-ès-Montagnes, principale ville du « Pays Gentiane », se situe au nord-ouest du département du Cantal, et au cœur du parc naturel régional des Volcans d'Auvergne.

Située entre les Monts Dore et les Monts du Cantal à une altitude de 840 mètres, Riom-ès-Montagnes compte 2 681 habitants.

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • L'Estampe, dont le nom est Le Temple sur la carte de Cassini de 1783[2].
  • La Volumard
  • Freytet, lieu habité depuis le Moyen Âge, comme en témoignent les cases présentes sur le plateau dominant le hameau.
  • La Ribeyrette, ferme située à proximité de la Croix et de la Cascade du même nom.
  • Les Bondes et son étang, un écosystème à préserver
  • Rignac, véritable petit village bordé par le Cheylat, rivière affluent de la Sumène.
  • Les Mazets, devenu quartier de Riom-ès-Montagnes
  • Roussillou et son étang, lieu de pêche.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière Véronne[3], traverse Riom-ès-Montagnes. Elle se jette dans la Petite Rhue[4] qui marque la limite entre Riom-ès-Montagnes et les communes voisines de Marchastel et Saint-Amandin.

Le barrage de Journiac se trouve en partie sur la commune, sur la Petite Rhue à la limite avec Saint-Amandin.

D'autres cours d'eau sillonnent la commune comme le ruisseau de la Grolle[5], le ruisseau du Cheylat[6], le Soulou[7]...

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est un climat de montagne où l'on observe en hiver une fréquente présence du gel et de la neige et en été des journées pouvant être chaudes et ensoleillées suivies des nuits plus fraîches. Le printemps et l'automne se caractérisent par l'abondance de journées pluvieuses et la présence fréquente du brouillard[8].

Les données climatiques observées à Riom-ès-Montagnes sont sensiblement les mêmes que celles relevées à Aurillac[9].

Relevé météorologique à Aurillac
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,1 −0,6 0,9 2,8 6,8 9,4 11,7 11,6 8,7 5,9 1,8 0 4,9
Température maximale moyenne (°C) 6,4 7,8 10,4 12,7 16,9 20,2 23,5 23,5 20,1 15,3 10 7,6 14,6
Ensoleillement (h) 118 130 191 174 218 219 266 259 192 136 94 89 2 084
Précipitations (mm) 96 100 88 111 127 94 71 79 106 126 107 128 1 232,2
Source : Météo France


  • Nombre de jours avec précipitations (>1 mm) : 135
  • Nombre de jours avec faible ensoleillement : 126
  • Nombre de jours avec fort ensoleillement : 103

Transports[modifier | modifier le code]

Autrefois très utilisé, le transport ferroviaire reste toujours actif grâce au Gentiane express, train touristique qui circule en Haute-Auvergne, s'arrête en gare de Riom-ès-Montagnes et reprend partiellement l'ancienne ligne Bort-les-Orgues - Neussargues. Cette ligne fut inaugurée le 5 juillet 1908[10].

Louis Bonnet, créateur de “l’Auvergnat de Paris” a été un précurseur dans ce qui est appelé de nos jours les “voyages organisés”. En 1904, il crée les trains qui portent son nom. Jusqu'en 1939, ils conduisent, à prix réduit, chaque printemps et chaque été, des compatriotes au pays. Une ambiance toute particulière règne dans ces wagons, comme il se doit entre Auvergnats : cabrette et casse-croûte, bourrée sur le quai, à chaque arrêt. Ces voyages passeront à Riom-ès-Montagnes en 1923.

Deux axes se croisent sur dans la ville, l'axe Mauriac/Condat et l'axe Bort-les-Orgues/Murat/Saint-Flour. La route nationale 678 qui allait de Laguenne à La Sauvetat en passant par Mauriac, Riom-ès-Montagnes et Condat est déclassée en « route départementale 678 » sur le département du Cantal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sa création remonte à l'époque gallo-romaine ancienne comme en témoigne le nom même de la ville, du gaulois "rigomagos" signifiant le marché du roi.

  • 7 juin 1908 : électrification de la commune par M. Gratacap, ingénieur à Maurs
  • 26 mai 1912 : 1er guide touristique de la ville
  • Février 1920 : création d'un syndicat d'initiative
  • 1924 : relance des foires grâce au chemin de fer. La plus célèbre est celle de la Saint-Michel.
  • 1925 : fabrication industrielle de l'Auvergne Gentiane par Émile Refouvelet, ancêtre de l'Avèze.
  • 1938 : l'extension de la ville occasionne des problèmes d'approvisionnement d'eau et oblige à donner des noms aux rues.
  • 30 mai 1970 : création de la clinique du Haut Cantal. Actuellement maison de repos et de soins postopératoires.
  • 1998 : Création du centre Geneviève Champsaur (accueil des malades atteints de la sclérose en plaques)
  • 2006 : création d'un établissement accueil et soin pour Alzheimer

Un centre de rééducation fonctionnelle pour la réadaptation de malades respiratoires est en construction (2009).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1792 Jean Fayer[11] ... ...
1792 1805 Antoine Chicardier[11] ... Instituteur
1805 1817 Jean Demurat[11] ... Avocat
1817 1834 Jean-François Fonteilles[11] ... Avocat
1834 1847 Louis Antoine Robin[11] ... Greffier
1847 1851 Jean Etienne Bergheau[11] ... Notaire
1852 1857 Marc Antoine Ponsonnailles[11] ... Huissier
1857 1869 Jean Louis le Sénéchal[11] ... Directeur de l'école de St-Angheau
1869 1878 Julien Bergheau[11] ... Notaire
1878 1882 Guillaume Brun[11] ... Huissier
1882 1883 Antonin Basset[11] ... ...
1883 1887 Raoul Fonteilles[11] ... Juge de paix
1887 1892 Docteur Georges Mary[11] ... ...
1892 1896 Pierre Rouchy[11] ... Pharmacien
1896 1897 Docteur Georges Mary[11] ... ...
1897 1898 Guillaume Tissandier[11] ... Agriculteur
1898 1936 Fernand Brun[11] ... Avocat
1936 1944 Jean Ménardie[11] ... Directeur de l'usine Silice
Décembre 1944 mai 1945 Mélanie Brun[11] ... Epouse de Fernand Brun
mai 1945 juillet 1946 Joseph Basset[11] ... Directeur, instituteur de l'école de St-Etienne-de-Chomeil
juillet 1946 ... Mélanie Brun[11] ... ...
Octobre 1947 mars 1959 Docteur Georges Delteil[11] ... ...
mars 1959 1964 Pierre Gilbet[11] ... Commerçant
1964 mars 1971 Jean Tible[11] ... Commerçant
mars 1971 mars 1989 Docteur Georges Godenèche[11] ... ...
mars 1989 mars 2001 Raymond Cerruti[11] ... Commerçant
mars 2001 avril 2014 Guy Delteil[12] UMP Conseiller général depuis 2008
avril 2014 en cours François Boisset PCF[13]  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 681 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
500 714 876 774 2 063 2 227 2 370 2 589 2 717
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 683 2 594 2 644 2 700 2 768 2 612 2 790 3 044 3 046
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 139 3 125 2 901 2 183 2 553 2 611 2 953 2 905 3 107
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 399 3 527 3 624 3 417 3 225 2 842 2 727 2 681 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Riom est essentiellement un pôle tertiaire qui employait 1335 personnes en 2012[16]. La santé constitue le premier secteur d'emploi (environ 450 personnes). La ville compte plus de 100 commerçants et artisans ainsi qu'une centaine d'emplois relevant d'administrations centrales (Poste, Trésor Public,...)[16].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Riom compte une cinquantaine d'agriculteurs[16]. L'élevage de bovins de la race locale Salers joue un rôle important.

Agroalimentaire[modifier | modifier le code]

La fabrication du cantal et du bleu d'Auvergne constitue la principale activité du secteur agroalimentaire. La Société fromagère de Riom est la principal entreprise dans ce domaine qui emploie 180 personnes. Plus de la moitié de la production de Bleu d'Auvergne provient de Riom. La première laiterie est ouverte en 1900 par Charles Seroude et de 1949 à 1958, la vache qui rit y sera fabriquée. L'usine regroupe environ 1000 agriculteurs au sein de l'UCFC. Une marque de Liqueur de gentiane, l'Avèze est produite localement et emploie quelques personnes.

Industrie[modifier | modifier le code]

La Ceca, filiale d'Arkema, dispose à Riom d'un des trois sites de transformation de la diatomite en France[17]. Celle-ci est extraite d'une carrière située sur le territoire de la commune de Virargues. La société des diatomites a été créée en 1923. En 1949, nouvel essor de cette usine avec son rachat par la CECA. L'entreprise emploie une cinquantaine de personnes à Riom.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Festivités[modifier | modifier le code]

  • Rallye Gentiane, mai
  • Fête de l'Axe Vert, mai
  • Fête patronale, 3e week-end de juin
  • Festival Entre ciel et terre, juillet
  • Fête de la gentiane, juillet
  • Salon du livre, août
  • Fête de la Rosière, week-end du 15 août
  • Fête du Bleu d'Auvergne, avant-dernier week-end d'août
  • Journées mycologiques de Haute-Auvergne, octobre
  • Marché de Noël, décembre

La Communauté de communes du Pays Gentiane, l'Office culturel du Pays Gentiane, l'Office de tourisme du Pays Gentiane, la bibliothèque municipale et le milieu associatif en général organisent également plusieurs rendez-vous culturels de septembre à juin (concerts, théâtre, danse, expositions, compétitions sportives...).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]