La Godivelle

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La Godivelle
Fontaine et église de La Godivelle
Fontaine et église de La Godivelle
Blason de La Godivelle
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Arrondissement d'Issoire
Canton Canton d'Ardes
Intercommunalité Ardes Communauté
Maire
Mandat
Jocelyne Mansana-Roche
2014-2020
Code postal 63850
Code commune 63169
Démographie
Population
municipale
24 hab. (2011)
Densité 1,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 22″ N 2° 55′ 24″ E / 45.3894, 2.923345° 23′ 22″ Nord 2° 55′ 24″ Est / 45.3894, 2.9233  
Altitude Min. 1 076 m – Max. 1 377 m
Superficie 15,44 km2
Localisation

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La Godivelle

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La Godivelle

La Godivelle est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne. C'est à la fois la commune la plus haute du département et la moins peuplée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de La Godivelle avec le lac d'En-bas à gauche.

Le petit village de La Godivelle est situé dans le massif du Cézalier au sud des monts Dore, à 70 km au sud-ouest de Clermont-Ferrand. Il fait partie du Parc naturel régional des volcans d'Auvergne.

Le lac d'En Haut.

La commune de La Godivelle possède deux lacs, le Lac d'En-Haut et le Lac d'En-Bas.

  • Le lac d'En-Haut est un lac de cratère d'origine volcanique situé à 1 239 mètres d'altitude. Il a une forme circulaire[1]. C'est un des lacs les plus oligotrophes d'Europe [2].
  • Le lac d'En-Bas est un lac d'origine glaciaire situé un peu plus bas que le précédent, à une altitude de 1 200 mètres[3]. Il forme, avec le lac de Saint-Alyre, une tourbière.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 Marius Vallette
mars 2014 Mme Jocelyne Mansana[4]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 24 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
278 248 253 260 242 269 264 287 305
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
283 234 241 237 219 207 246 201 186
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
197 189 184 188 166 154 161 131 131
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
110 106 70 62 38 27 22 22 22
2011 - - - - - - - -
24 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine bâti et culturel[modifier | modifier le code]

Deux des modillons de l'église de la Godivelle.

La fontaine située sur la place de l'église est la plus large du département du Puy-de-Dôme. Sa création est attribuée a l'un des anciens maires de la commune. Celui-ci, au vu des difficultés d'abreuvage des bêtes durant l'hiver (qui devaient monter jusqu'au Lac-d'en-Haut), et des problèmes d'approvisionnement en eau pour la consommation publique et pour la lutte contre d'éventuels incendies, décida de faire bâtir cette fontaine, où près d'une trentaine de bêtes peuvent s'abreuver en même temps.

L'église Saint-Blaise de La Godivelle, partiellement du XIIe siècle et en particulier ses modillons situés à l'arrière représentant les sept péchés capitaux[7]. Elle possède également une intéressante statue de Vierge à l'enfant appelée Notre-Dame-des-lacs-de-La-Godivelle du XVIIe siècle (remanié au XIXe siècle) [8].

Réserve Naturelle[modifier | modifier le code]

Aire d'observation des oiseaux près du Lac-d'en-Bas

La Réserve naturelle des sagnes de La Godivelle est gérée par le Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne. D'une superficie de 24 ha, elle est composée de deux parties : la plus grande autour du Lac-d'en-Bas, et la plus petite sur la tourbière de le Coualle Basse, à un kilomètre au nord du Lac. Les recensements naturalistes dénombrent actuellement plus de 1500 espèces faunistiques et floristiques, dont plus de 80 sont protégées au niveau régional à international, et/ou sont inscrites sur les Livres Rouges des espèces menacées au niveau régional à européen. La flore de la tourbière accueille par exemple des espèces rares telle la droséra à feuilles rondes, une plante carnivore, et la Ligulaire de Sibérie. Plusieurs espèces de papillons remarquables sont également présentes sur le site, tout comme des coléoptères, orthoptères, etc. De nombreux oiseaux migrateurs viennent y faire escale.

Curiosités[modifier | modifier le code]

La commune est citée par Jean-Louis Murat dans son album Dolorès : « Alors de La Godivelle à Compains, on me jure que c'est sortilège » (Perce-neige).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Diamètre 30 m, superficie 15 ha, profondeur 44 m ; La dépêche scientifique du parc : Lacs des volcans d'Auvergne, publication du parc naturel régional des Volcans d'Auvergne, Aydat, janvier 2004, (ISBN 3782794804008), p.28)
  2. La dépêche scientifique du parc : Lacs des volcans d'Auvergne déjà cité, page 28.
  3. Profondeur : 3 m, superficie 15 ha (La dépêche scientifique du parc : Lacs des volcans d'Auvergne déjà cité, page 28)
  4. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 23 juin 2014).
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. Art roman, Massif-central, collection Découverte du patrimoine, page 93, 2000, publié par Chamina, Clermont-Ferrand, (ISBN 2-84466-023-1).
  8. Ministère français de la culture, Base Palissy, [1] à la ligne La-Godivelle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]