Saint-Genès-Champanelle

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Saint-Genès-Champanelle
Village de Nadaillat
Village de Nadaillat
Blason de Saint-Genès-Champanelle
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Clermont-Ferrand
Canton Beaumont
Intercommunalité Clermont Communauté
Maire
Mandat
Roger Gardes
2014-2020
Code postal 63122
Code commune 63345
Démographie
Gentilé Champanellois, Champanelloises
Population
municipale
3 277 hab. (2012)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 43′ 13″ N 3° 01′ 06″ E / 45.72028, 3.018333345° 43′ 13″ Nord 3° 01′ 06″ Est / 45.72028, 3.0183333  
Altitude Min. 660 m – Max. 1 252 m
Superficie 51,58 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-genes-champanelle.fr

Saint-Genès-Champanelle est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne. Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand et est adhérente du Parc naturel régional des volcans d'Auvergne.

Ses habitants sont appelés les Champanellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Village de Beaune-le-Chaud
Village de Beaune-le-Chaud.

La commune est située à l'ouest de Clermont Communauté dont elle fait partie. Elle est composée de douze hameaux et le hameau central qui a donné le nom à la commune est historiquement le plus petit d'entre les douze. Il est constitué de quelques habitations qui entourent les nombreux et importants équipements communaux (mairie, groupe scolaire, crèche, médiathèque, salle des fêtes, gymnase et équipements sportif, caserne de pompier, poste, etc.). La vocation résidentielle de la commune s'est affirmée au cours des dernières décennies et les centres anciens des hameaux se sont entourés d'une couronne de constructions nouvelles.

Liste des hameaux (entre parenthèses le gentilé) :

  • Beaune-le-Chaud (Beaunois) ;
  • Berzet (Berzétois) ;
  • Champeaux (Champeaunois) ;
  • Chatrat (castellois) ;
  • Fontfreyde (Fontfreydois) ;
  • Laschamps (Laschampois) ;
  • Manson (Mansonnais) ;
  • Nadaillat (Nadaillatois) ;
  • Pardon (Pardonnais) ;
  • Saint-Genès-Champanelle (Champanellois) ;
  • Thèdes (Thédésiens) ;
  • Theix (Theixois).

Elle est au cœur de la chaîne des Puys et plusieurs de ceux-ci sont sur son territoire : Puy de la Vache, Puy de Lassolas, Puy de Mercœur, etc. De nombreux sentiers de petite randonnée la parcourent. Elle est traversée par le sentier de grande randonnée 4.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Elle est limitrophe avec 9 communes[1],[2] :

Communes limitrophes de Saint-Genès-Champanelle
Ceyssat Orcines Royat
Nébouzat Saint-Genès-Champanelle Ceyrat,
Romagnat
Aydat Chanonat,
Saint-Saturnin

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La mairie se trouve à 880 mètres d'altitude. Le point culminant de la commune est à 1 256 mètres d'altitude, au sommet de la montagne de Laschamps (volcan). Le point bas de la commune est à environ 660 mètres d'altitude, dans la vallée qui part sous le hameau de Nadaillat.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs ruisseaux naissent sur la commune. Certains forment l'Auzon, d'autres l'Artière, et les derniers, mais dans une moindre mesure, la Tiretaine. L'ensemble finit dans l'Allier.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les deux principales routes traversant la commune sont les routes départementales 2089 (anciennement RN 89, reliant Clermont-Ferrand à Tulle et Bordeaux et traversant le lieu-dit de Theix) et 942 (anciennement RD 941A à Laschamps, à l'ouest de la commune).

Les autres routes assurent un maillage local des différents lieux-dits de la commune :

  • la RD 5 dessert les lieux-dits de Thèdes et de Chatrat, continuant vers le sud-ouest jusqu'au carrefour avec les routes menant au Mont-Dore (RD 983) ;
  • la RD 52, en provenance de Ceyssat à l'ouest, desservant Laschamps, le bourg, Theix, puis après un tronc commun avec la RD 2089, cette route mène en direction de Chanonat (par le lieu-dit Varennes) ;
  • la RD 90, en provenance de Fontanas (lieu-dit d'Orcines) au nord, desservant Manson, Thèdes, le bourg, Fontfreyde puis après un tronc commun avec la RD 2089, cette route mène en direction de la Cassière (lieu-dit d'Aydat) ;
  • la RD 96, reliant Theix (au carrefour avec la RD 2089) jusqu'à Saint-Saturnin ;
  • la RD 133, reliant le centre-bourg à Ceyrat en desservant Berzet ;
  • la RD 145, reliant Nadaillat à Rouillas-Haut et Rouillas-Bas (lieux-dits d'Aydat) ;
  • la RD 767, reliant le lieu-dit Laschamps au quartier de Boisséjour à Ceyrat en passant par Manson et en longeant le circuit de Charade par le nord ; cette route possède deux antennes :
    • la RD 767A reliant la RD 942 au lieu-dit Laschamps,
    • la RD 767B déviant Manson par l'est pour accéder plus rapidement de Charade à Thèdes ;
  • la RD 778 reliant Beaune-le-Chaud à Fontfreyde.

Il n'y a jamais eu de ligne de chemin de fer sur la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune s'est orthographiée Saint Genest de Champanelle sur la carte de Cassini (XVIIIe siècle), Saint Genest Champanelle sous l'an II, Saint-Geneix-Champanelle au Bulletin des lois et s'orthographie Saint-Genès-Champanelle actuellement[3].

Genès est un martyr chrétien, un disciple de Syrénat, compagnon d'Austremoine de Clermont, et évangélisateur de la région au IIIe siècle ou au début du IVe siècle. L'Office du Saint le dit originaire de Mycènes mais d'autres sources le font naître dans la région. Reconnu comme chrétien, il aurait été, si l'on en croit la tradition thiernoise (voir Église Saint-Genès de Thiers), décapité par un soldat romain sur un rocher (dit aujourd'hui rocher Saint-Genès) situé juste en dessous de l'actuel cimetière Saint-Jean de Thiers.

Champanelle veux dire des champs en ancien français ou mis en charpie en occitan (référence à la fin tragique de Genès).

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Saint-Genès-Champanelle fait partie de l'arrondissement de Clermont-Ferrand.

En 1793, la commune était rattachée au canton de Beaumont, puis au canton de Clermont-Ferrand-Sud-Ouest en 1801. Un décret de 1982 replace la commune dans le canton de Beaumont[3] qui n'est pas modifié par le redécoupage des cantons du département après les élections départementales de mars 2015[4].

Entre 1790 et 1794, elle absorbe les communes de La Champ et de Leix. Les trois communes formaient ainsi une municipalité de Saint Genest Champanelle, Leix et La Champ[3].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Seul candidat à s'être représenté aux élections municipales de 2014, Roger Gardes a été réélu au premier tour. Le taux de participation est de 61,03 % (1 665 votants sur 2 728 inscrits)[5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1908 1912 Antoine Chaucot    
1912 1919 Antoine Gauthier    
1919 1944 Jean Toury    
1945 1947 Claude Martin Chirent    
1947 1954 Jean Joseph Cissoire    
1954 1971 Raymond Toury    
1971 1977 Claude Gauthier    
1977 1989 Paul Gauthier PS  
1988 en cours
(au 9 avril 2014)
Roger Gardes[7] PS Président du parc naturel régional des volcans d'Auvergne
3e vice-président de Clermont Communauté
chargé de l'urbanisme, des espaces naturels, des cours d'eau, du tourisme et des partenariats institutionnels[8]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Saint-Genès-Champanelle est jumelée avec la ville allemande de Kallmünz, petite cité de Bavière près de Ratisbonne, depuis le 23 juin 1984 et avec Monterosso al Mare commune de la province de La Spezia dans la région Ligurie en Italie.

Le comité de jumelage organise tout au long de l'année des manifestations en collaboration avec ses villes jumelles (rencontres citoyennes, marché de Noël, repas à thème, concerts, tables rondes…).

Population et société[modifier | modifier le code]

La richesse de la vie associative et la création récente d'équipements collectifs de qualité permettent de satisfaire une grande partie des besoins de la population en matière culturelle et sportive.

Par ailleurs, la beauté et la variété des paysages attirent de plus en plus d'amoureux de la nature.

Ainsi se développe une économie nouvelle basée sur l'accueil touristique et les loisirs sportifs : randonnées pédestres et équestres, VTT, parapente, etc.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 277 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 950 1 702 2 169 2 217 2 126 2 040 2 019 2 119 2 119
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 001 2 029 1 878 1 902 1 888 1 909 1 909 1 902 1 760
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 771 1 678 1 629 1 420 1 549 1 373 1 302 1 154 1 173
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 213 1 406 1 592 2 008 2 465 2 688 3 003 3 044 3 277
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Genès-Champanelle dépend de l'académie de Clermont-Ferrand. Elle gère le groupe scolaire publique « Les Volcans » composé d'une école maternelle et d'une école élémentaire[10].

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises de la commune[modifier | modifier le code]

Deux employeurs importants sont installés sur la commune, dans le hameau de Theix.

  • le centre de recherche agricole de l'INRA
  • la Société Laitière des Volcans d’Auvergne (conditionnement de lait UHT et de lait de montagne)

Les autres entreprises notables sont :

  • MAIA (chaise monte escalier, plateforme élévatrice, ascenseur privatif et élévateur pour personne à mobilité réduite)
  • MYRTEA (commerce de gros de parfumerie et de produits de beauté, spécialisé dans les huiles essentielles)
  • GAUTHIER FELIX (électricité)
  • MICHEL TERRASSEMENTS TRANSPORTS (terrassements)
  • ESPACE VOLCAN (hôtellerie)
  • DOUTRE (maçonnerie)
  • PROXIMMO (agence immobilière)
  • AUVERGNE DECO PLUS (peinture et vitrerie)

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sur le territoire du village de Laschamps, entre la D 942 et la D 767A, se trouve une stèle en hommage à Étienne Michelin, sur le lieu de son crash[12].

Le village de Fontfreyde possède une chapelle construite en 1870, dédiée à Saint Georges, abritant une stèle portant l'inscription « Mgr Jean CHAUCOT / partit de Fontfreyde le 10 septembre / missionnaire en Amérique / il s'est embarqué à Brest / en compagnie de 50 jeunes / missionnaires il y a 120 ans / ( don 20 novembre 1987 ) ».

Le village de Laschamp, situé en limite d'une coulée de lave, possède au moins deux sites où l'inversion du champ magnétique terrestre se manifeste, l'un à proximité du village et l'autre à Roche Merle. L'excursion de Laschamp, datée de 41 000 ans, est une référence internationale dans l'échelle des inversions du magnétisme terrestre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte de Saint-Genès-Champanelle sur le Géoportail (couches des limites administratives, de la carte IGN et des photographies aériennes).
  2. « Saint-Genès-Champanelle », sur Lion 1906 (colonne « Cap » utilisée pour placer les communes limitrophes).
  3. a, b, c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Décret no 2014-210 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Puy-de-Dôme
  5. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 5 mai 2015).
  6. http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=21144
  7. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 9 juin 2014).
  8. « GARDES ROGER », sur le site de Clermont Communauté (consulté le 5 mai 2015).
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  10. « Puy-de-Dôme (63), Saint-Genès-Champanelle, écoles », Annuaire, sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 5 mai 2015).
  11. Le Figaro, 15 juin 1905
  12. http://www.aerosteles.net/fiche.php?code=champanelle-michelin