Collandres

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Collandres
Église de Collandres en 2007
Église de Collandres en 2007
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Cantal
Arrondissement Arrondissement de Mauriac
Canton Canton de Riom-ès-Montagnes
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Gentiane
Maire
Mandat
Charles Rodde
2014-2020
Code postal 15400
Code commune 15052
Démographie
Population
municipale
166 hab. (2011)
Densité 3,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 14″ N 2° 39′ 29″ E / 45.2372, 2.658145° 14′ 14″ Nord 2° 39′ 29″ Est / 45.2372, 2.6581  
Altitude Min. 896 m – Max. 1 540 m
Superficie 43,32 km2
Localisation

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Collandres

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Collandres

Collandres est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Offrant un panorama sur la vallée de la Véronne et le plateau du Cézallier, porte d'entrée du plateau de Trizac, le bourg de Collandres se situe à une altitude de 1 080 m. Au sud, le suc de Rond (en occitan, Puech Redoun), haut de 1 582 m, domine le plateau peuplé de nombreuses gentianes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Colandre en 1333 (hommage à l'évêque de Clermont) ; Calandre en 1443 (archives municipales de Saint-Flour) ; Colandres en 1513 (terrier d'Apchon) ; Collandrez en 1608 (minutes Danty notaire) ; Collandres en 1663 (état civil de Salers) ; Coulandres en 1673 (état civil de Menet) et Collandre en 1687 (état civil de Murat)[1],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu mars 2014 Charles Rodde[3]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 166 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
770 695 1 012 944 986 1 022 906 1 033 842
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
904 835 836 809 827 847 829 735 859
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
863 734 690 598 581 603 585 480 519
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
482 414 359 322 283 223 189 179 166
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La grotte des Fées, site de La Bade, est en réalité un abri naturel sous la roche. Habitat préhistorique, elle a servi de campement à des chasseurs-cueilleurs de la fin du Magdalénien[6]. Elle aurait été également, selon la tradition, un lieu de refuge de saint Martin, évangélisateur du Cantal.
  • A Espinasse, un village déserté au Moyen Âge offre quelques vestiges d'habitations (cases) et il subsiste la base d'une tour de guet.
  • Autres vestiges de village déserté au Clos de Plume (L'Oùpillère).
  • Un habitat circulaire à Invialars, première route à droite en sortant de Collandres en direction de Trizac-Valette.
  • L'église Saint-Martin : massive et trapue, elle a été érigée sur l’emplacement d’un ancien poste de vigie qui surveillait la vallée de la Véronne.
  • La cascade du pont d'Aptier.
  • L'ancienne carrière de diatomite au Suc de Chadefaux.
  • Présence de dizaines de tumulus (tombes du Ier siècle ap. J.-C.) sur l'ensemble du plateau de Collandres.
  • Huttes en torchis en lisière du bois de Cournil (expérience télévisuelle : "Retour vers le Néolithique", été 2002)

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Édifice d'époque romane, composé d'une nef unique avec un petit transept et terminée par un chœur en hémicycle. À l'avant, un clocher-porche a été ajouté probablement au XVIIIe siècle. Il s'agit d'une tour à base rectangulaire, à trois niveaux délimités par des moulures. Sur le chevet, deux colonnes engagées encadrent les deux fenêtres centrales. Leurs chapiteaux sont ornés de feuillages stylisés. Des modillons, ornés de têtes ou simplement moulurés, décorent la bordure du toit.

Le chœur (cad. AB 66) est inscrit aux Monuments historiques par arrêté du 28 décembre 1984[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Emile Amé, Dictionnaire Topographique du Cantal, 1897.
  2. Site Aprogemere
  3. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 16 juillet 2014).
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. Frédéric Surmely, Préhistoire du Cantal, Clermont-Ferrand, 2005, pp. 20-21. (ISBN 2-9526017-0-4)
  7. « Église Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture


Liens externes[modifier | modifier le code]

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