Cheylade

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Cheylade
Carte de localisation de Cheylade
Pays France France
Région Auvergne
Département Cantal
Arrondissement Arrondissement de Saint-Flour
Canton Canton de Murat
Code Insee 15049
Code postal 15400
Maire
Mandat en cours
Christophe Raynal
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Gentiane
Latitude
Longitude
45° 12′ 37″ Nord
         2° 43′ 00″ Est
/ 45.2102777778, 2.71666666667
Altitude 914 m (mini) – 1 490 m (maxi)
Superficie 32,81 km²
Population sans
doubles comptes
336 hab.
(1999)
Densité 10 hab./km²

Cheylade est une commune française, située dans le département du Cantal et la région d'Auvergne.

Sommaire

[modifier] Géographie

Cheylade se situe sur les plateaux du versant nord des monts du Cantal c'est un village balcon qui surplombe la vallée de la petite Rhue, bordée à l'est par la planèze du Limon et à l'ouest par celle du Trizac.

[modifier] Histoire

Au Moyen Âge Cheylade qui s'appelait Chaszlada était une possession des seigneurs de Nonette, (près d'Issoire). Une église y fut construite et donnée à l'abbaye de Sauxillanges par Étienne I de Cheylade en l'an 1029. Cette église était dédiée à Saint Léger, mais laissa place à une nouvelle construction à partir du XIIe siècle.

Au XIIe siècle les descendants des seigneurs de Cheylade prirent le titre de Comtour de Valrus.

La peste noire décima une partie de la population; La guerre de Cent Ans et les Guerres de Religion firent aussi payer un lourd tribut aux population locales.

La seigneurie et les terres resteront sous la juridiction des évêques de Clermont jusqu'en 1592. Elles furent saisies comme bien nationaux sous la Révolution française, le château de Cheylade fut complètement rasé en 1884.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mars 2001 mars 2008 François Juillard
mars 2008 Christophe Raynal[1]
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[2])
1962 1968 1975 1982 1990 1999
497 610 505 424 360 336
Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

[modifier] Église Saint-Léger

Extérieur de l'église Saint-Léger
plafond de l'église Saint-Léger
Détail du plafond de l'église Saint-Léger

Église romane construite au XIIe siècle, remaniée au XVe siècle et XVIIe siècle. Elle est construite en rhyolite (pierre volcanique du pays) et recouverte de lauzes de phonolite ( une lave volcanique qui émet un son presque cristalin quand on la frappe). Le chœur et l'abside sont les parties les plus anciennes, le chœur s'ouvre par un arc triomphal qui s'appuie sur des colonnes sumontées de chapiteaux à feuilles d'acanthe. La statue de saint Léger date du XVe siècle On peut aussi admirer devant l'autel une croix de granit datant du Moyen Âge et au fond un bénitier et des fonts baptismaux du XVe siècle

[modifier] Le plafond

C'est le plafond qui est surtout remarqable, il date de la fin du XVIe siècle et est composé de 1386 caissons de bois polychromes, représentant des fleurs, des animaux, des personnages, des formes cabalistiques de facture naïve. On y trouve :

[modifier] Château du Puech

Le Château du Puech est attesté dès le Xe siècle, agrandi au XIIe siècle, il est détruit au XVIe siècle. Son nom vient du Puech ("podium"), un dyke basaltique, sur lequel il a été établi. Il a donné son nom à une ancienne famille noble, puis par mariage à une branche de celle de Dienne, connue d'abord sous le nom de Del Puech ou Delpuech de Cheylade, puis à partir du XVIIIe siècle Du Puy de Dienne. Sur ses remparts restants, la famille de Henry Loubeyre a reconstruit une maison qui domine la vallée de Cheylade et qui fait face au château d'Apchon. Elle appartient toujours à un de ses descendants, le docteur Brunet.

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • L'Abbé Charles d'Estaing (vers 1595-1661), seigneur de Cheylade, chevalier profès de Saint-Jean-de-Jérusalem. Violent, débauché et cupide, il tente de rétablir des impôts tombés en désuétude depuis plus d'un siècle et provoque une révolte des habitants excédés. Jugé par contumace et condamné par la Cour des Grands jours d'Auvergne à la peine capitale, à la confiscation de ses biens, et à déchéance de sa noblesse. Sa peine est commuée en un engagement dans un régiment servant en Allemagne où il se distingue par son courage et meurt réhabilité en 1661[3]. Bien qu'il n'ait reconnu aucun enfants, les Giscard d'Estaing disent descendre de lui.
  • Pierre Besson, instituteur puis écrivain né à Cheylade, est l'auteur du livre "Un Pâtre du Cantal", dans lequel il raconte ses souvenirs d'enfance dans la vallée de la Petite Rhue.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

[modifier] Bibliographie

  • Louis Baritou, Cheylade, Une communauté rurale en Haute-Auvergne à travers les âges., 1979, Aurillac.

[modifier] Notes

  1. Conseil général du Cantal fichier au format PDF daté du 4 avril 2008
  2. Cheylade sur le site de l'Insee
  3. Deribier du Châtelet, Dictionnaire statistique du Cantal

[modifier] Liens externes

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