Nohanent

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Nohanent
Place de la Farge.
Place de la Farge.
Blason de Nohanent
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Clermont-Ferrand
Canton Cébazat
Intercommunalité Clermont Communauté
Maire
Mandat
Laurent Ganet
2014-2020
Code postal 63830
Code commune 63254
Démographie
Population
municipale
2 025 hab. (2012)
Densité 482 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 48′ 31″ N 3° 03′ 20″ E / 45.8086111111, 3.0555555555645° 48′ 31″ Nord 3° 03′ 20″ Est / 45.8086111111, 3.05555555556  
Altitude Min. 385 m – Max. 634 m
Superficie 4,20 km2
Localisation

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Nohanent

Nohanent est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne. Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Bien qu'on écrive Nohanent, le nom de la commune se prononce « Nonent » Prononciation du titre dans sa version originale Écouter

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Nohanent est située au nord-ouest de l'agglomération de Clermont-Ferrand, à 4,2 km à vol d'oiseau[1], dans le canton de Cébazat depuis mars 2015[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Elle est limitrophe avec 4 communes[3],[4] :

Communes limitrophes de Nohanent
Chanat-la-Mouteyre Sayat Blanzat
Nohanent
Durtol

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route départementale 764 reliant Sayat au nord et les quartiers nord-ouest de Clermont-Ferrand ; la RD 943 y passe plus à l'ouest (axe menant à Volvic et Pontgibaud). Les départementales 2 (vers Blanzat et Cébazat) et 775 (vers Chanat-la-Mouteyre) intersectent à Nohanent[3].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Arrêt de bus Place de la Farge
Arrêt de bus Place de la Farge.

Elle est également desservie par la ligne 32 du réseau T2C, reliant la place Gaillard (correspondance avec le tramway) à Sayat (une correspondance est aussi possible avec la ligne C). Cette ligne est exploitée par un transporteur indépendant. Le transport à la demande est opérationnel aux heures creuses[5].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La ligne d'Eygurande - Merlines à Clermont-Ferrand passe sur quelques mètres au sud-ouest de la commune[3]. La gare la plus proche est à Durtol (gare de Durtol - Nohanent).

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon Ambroise Tardieu, vers 1070, Ermengarde de Rochedagoux, dame de Sauvagnat et de Nohanent décida de donner ses terres à l'évêque de Clermont. Une guerre entre les hommes de l'évêque et les neveux d'Ermengarde s'ensuivit. L'ultime bataille eut lieu dans la plaine de Mozac et fut remportée par la famille de Rochegadoux qui garda donc ces fiefs. En 1313, Astorg de Nohanent rendit foi et hommage à l'évêque de Clermont. La famille Gayte[Note 1] a possédé une partie de cette seigneurie durant de nombreuses générations. Des bornes au nom des Gayte auraient été découvertes en bordure du village mais il ne semble pas qu'il en ait été fait mention dans des écrits. D'après Chabrol, la possession par eux d'une partie de Nohanent remonterait à 1351 mais il n'en existe aucune trace dans les archives. Le premier de cette famille dont le fief en comprenait à coup sûr une partie était Yves Gayte en 1523. En 1694, Ignace du Gour partageait la seigneurie avec Antoine Gayte et en 1696, Nohanent était indivis entre trois seigneurs : Gayte, Lebrun et Chabre. Les Lebrun[Note 2] devinrent au cours du XVIIIe siècle les seigneurs à part entière de Nohanent qui passa en 1737, aux Ribeyre par le biais du mariage entre Gabriel de Ribeyre et Marie Lebrun, fille d'Antoine Lebrun, receveur des tailles à Issoire. Leur fils vendit le fief en 1783 à Jean-Paul Chardon, chevalier et seigneur du Ranquet qui en fut le dernier seigneur en 1789[6].

Au milieu du XIXe siècle, la Bourgeoisie clermontoise ainsi que les curistes de la station thermale de Royat se mirent à produire une forte quantité de linge sale, et les eaux claires de la Source Saint-Martial de Nohanent furent canalisées en nombreux lavoirs. La commune fut alors surnommée « Cité des Lavandières », les lavandières étant le nom donné aux blanchisseuses, en raison de leur utilisation d'essence de lavande pour parfumer le linge. Le village prospéra jusqu'au milieu du XXe siècle, date à laquelle l'arrivée des lave-linge rendit le travail des blanchisseuses obsolète. Enfin, tout au long de la seconde moitié du XXe siècle, Nohanent se rapprochera de Clermont-Ferrand, s'assimilant peu à peu à la banlieue des classes moyennes de la ville. Ce rapprochement fut finalement concrétisé lorsque Nohanent rejoint Clermont Communauté en 1993.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le maire sortant, Roland Labrandine (liste UG), s'est représenté aux élections municipales de 2014, mais est battu par Laurent Ganet (DVD), qui a obtenu 58,62 % des suffrages exprimés au 1er tour (734 voix sur 1 252 exprimés). 78,08 % des électeurs ont voté (1 286 votants sur 1 647 inscrits)[7].

La liste UMP menée par Brice Hortefeux a recueilli la majorité des suffrages exprimés dans la commune (21,31 %), suivie par la liste FN de Bernard Monot (19,33 %). 51,38 % des électeurs ont voté aux élections européennes de 2014[8].

La commune a changé de canton en mars 2015 à l'occasion des élections départementales : dans le nouveau canton de Cébazat auquel Nohanent fait partie, le binôme Colette Béthune - Flavien Neuvy (Union de la droite), élu[9], a recueilli 56,44 % des voix[10]. Le taux de participation est de 54,54 %[10], plus élevé que dans le canton (51,04 %)[9].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

En 2011, Nohanent comptait 1 968 habitants (population municipale)[11]. Le conseil municipal est alors composé de 19 membres, dont 5 adjoints et 13 conseillers municipaux[12].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Jean Monguillon    
mars 2001 mars 2014 Roland Labrandine PS  
mars 2014 en cours Laurent Ganet[13] DVD  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Nohanent est jumelée avec le village allemand de Oberreute, petit bourg de Bavière près de la frontière autrichienne.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 025 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 101 1 187 1 208 1 195 1 225 1 331 1 219 1 279 1 336
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 403 1 458 1 493 1 444 1 474 1 360 911 1 002 1 011
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
987 931 936 833 867 864 836 847 912
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
944 1 096 1 452 1 595 1 791 1 796 1 854 1 862 1 878
2012 - - - - - - - -
2 025 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Nohanent accueillait chaque année le festival de musique, Osmose festival, considéré par certains comme « le festival du Puy-de-Dôme ».

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église
Église.

Nohanent compte deux édifices inscrits aux monuments historiques :

  • une croix, située en bordure du chemin des Côtes, datant du XVIe siècle, classée MH le 11 février 1972[16] ;
  • le plateau dit des côtes de Clermont, à cheval sur les communes de Blanzat, Clermont-Ferrand et Durtol, datant du deuxième âge du fer, inscrit le 15 décembre 1986[17].

Parmi les autres monuments non protégés :

  • Église Saint-Martial

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune adhère au parc naturel régional des volcans d'Auvergne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Christian Bouchardy, auteur de livres et de films animaliers.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Armoiries d'argent à 3 hures de sanglier de sable.
  2. Armes : une colombe essorante, fendue en barre et trois étoiles en chef.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie entre Nohanent et Clermont-Ferrand », sur Lion 1906.
  2. Décret no 2014-210 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Puy-de-Dôme
  3. a, b et c Carte de Nohanent sur Géoportail
  4. « Nohanent », sur Lion 1906 (colonne « Cap » utilisée pour l'orientation).
  5. Guide horaires 2014-2015 T2C, p. 216-220.
  6. Grand Dictionnaire Historique du Département du Puy-de-Dôme d'Ambroise Tardieu
  7. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 11 avril 2015).
  8. « Résultats des élections européennes 2014 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 11 avril 2015).
  9. a et b « Résultats des élections départementales 2015 - canton de Cébazat », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 11 avril 2015).
  10. a et b « Résultats des élections départementales 2015 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 11 avril 2015).
  11. « Populations légales 2011 pour la commune de Nohanent », sur le site de l'Insee (consulté le 11 avril 2015).
  12. « Le Conseil Municipal », sur le site de la mairie (consulté le 11 avril 2015).
  13. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 23 juin 2014).
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  16. « Croix située en bordure du chemin des Côtes », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Plateau dit des Côtes de Clermont (également sur communes de Blanzat, Clermont-Ferrand et Durtol) », base Mérimée, ministère français de la Culture.