Anzat-le-Luguet

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Anzat-le-Luguet
Le Signal du Luguet vu depuis le col de Chanusclade (versant sud)
Le Signal du Luguet vu depuis le col de Chanusclade (versant sud)
Blason de Anzat-le-Luguet
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Canton Ardes
Intercommunalité Ardes Communauté
Maire
Mandat
Emmanuel Correia
2014-2020
Code postal 63420
Code commune 63006
Démographie
Population
municipale
185 hab. (2011)
Densité 2,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 59″ N 3° 02′ 33″ E / 45.3330555556, 3.042545° 19′ 59″ Nord 3° 02′ 33″ Est / 45.3330555556, 3.0425  
Altitude 1 140 m (min. : 790 m) (max. : 1 551 m)
Superficie 66,56 km2
Localisation

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Anzat-le-Luguet

Anzat-le-Luguet est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne.

Elle fait partie du Parc naturel régional des volcans d'Auvergne, et de la Zone d'appellation d'origine contrôlée du Saint-Nectaire. Sa population a été divisée par sept en 120 ans.

Géographie[modifier | modifier le code]

Anzat-le-Luguet se situe au cœur du massif volcanique du Cézallier, dont le point culminant se trouve sur la commune, proche du centre du village : le Signal du Luguet (1 551 m).

Son altitude varie entre 779 m au niveau du point de confluence du Barthonnet et du ruisseau d'Apcher et 1 551 m au signal du Luguet.

L'habitat est caractérisé par de petites maisons aux toits de chaume et de lauze qui s'étendent sur tout le territoire de la commune.

Sommets[modifier | modifier le code]

Le Signal du Luguet, le Pépendille, et le Perche de Gauche à droite (sud-nord)
Le Chamaroux (à gauche)
Sommet et observations Altitude Observations
Signal du Luguet 1 551 m Point culminant du massif volcanique du Cézallier
le Pépendille 1 543 m
le Perche 1 511 m
Chamaroux 1 476 m
Puy de la Rode 1 311 m
Rocher d'Aulhat 1 270 m
Le Chu du Bosberty 1 266 m
Cime de Lagarde 1 219 m

Cols[modifier | modifier le code]

Col de Chanusclade
Col Altitude Route Commune Département
de la Font rouge 1 510 m piste « Tour du Cézalier » Anzat-le-Luguet Puy-de-Dôme
de Vestizoux 1 317 m RD 32e Saint-Alyre-ès-Montagne Puy-de-Dôme
de la Vazèze 1 295 m RD 23 Anzat-le-Luguet Puy-de-Dôme
du Chamaroux 1 291 m RD 724 Anzat-le-Luguet Puy-de-Dôme
de Chanusclade 1 279 m RD 209 Vèze Cantal
de la Plaine de Guerre 1 201 m RD 23 Anzat-le-Luguet Puy-de-Dôme

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Cascade d'Apcher
Cascade de la Vazèze
  • Sianne : affluent de l'Alagnon, qui prend sa source à proximité du Buron de Tioulouse-Haut (ruines) à 1 460 m
  • Le Barthonnet : réunion de 2 ruisseaux, ceux du Bosberty et de Vins-haut, puis devient la Voireuse au lieu-dit le Breuil (commune de Leyvaux, Cantal) à 638 m
    • ruisseau du Bosberty, source : col de Chanusclade vers 1 260 m, ancienne mine d'Antimoine
    • ruisseau de Vins-Haut, source : Roche de Piroux vers 1 300 m, cascade
    • curiosité : Moulin de Venot (commune de Molèdes)
    • affluent : ruisseau d'Apcher
  • Ruisseau d'Apcher :
    • source : Le Rayet à 1 300 m
    • affluent : le ruisseau de la Ravel (source : Buron de Chirol à 1 400 m), le Barthonnet
    • curiosité : cascade et ancien moulin à Apcher
  • La Bave : se jette dans l'Alagnon à Brugeilles (Haute-Loire)
    • source : Buron de Jugnaux à 1 400 m
    • affluent : ruisseau de Combavière
  • Ruisseau de Combavière : réunion de 2 ruisseaux, d'Artoux et du Buffier, puis devient Ruisseau du Moulin Neuf sous le village de Prassinet
    • source : Burons de Chastang à 1 370 m
  • La Couze d'Ardes, affluent de l'Allier, prend sa source au Col de Chamaroux (Buron de Tioulouse-Bas 1 291 m) près du Mont Chamaroux (1476 mètres).
  • Le Bonjon, affluent de la Rhue et sous-affluent de la Dordogne, prend sa source vers 1 460 m d'altitude au sud du buron de Tioulouze Haut.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 16 octobre 1586, la Reine Margot passe au Luguet. Venant du château de Carlat où elle a séjourné une année pour se rendre au château d’Ibois, elle arrive le 16 octobre en fin de matinée au Luguet où elle dîne chez Louis de La Rochefoucauld (+1590), comte de Randan, baron de Luguet, gouverneur d'Auvergne, un des chefs de la Ligue[1].

À la fin des années 1960 la commune d'Anzat le Luguet a vu naître la station de ski de Parrot sous l'égide du Maire de l'époque Antoine Soulalioux et de jeunes de BRIOUDE placés sous la direction de Jean Jacques FAUCHER. Deux téléskis furent alors construits par la Société MONTAZ MAUTINO sur les versants nords de la montagne sectionale du Perche.

Au début des années 1980, le village a accueilli l'ACAVIJA (Association pour la construction et l'animation d'un village international de jeunes en Auvergne, sur le site du hameau de Miserat, qui a reconstruit plusieurs maisons, en coopération avec une association écossaise, le groupe allemand IJGD et l'association française Concordia.

Le 31 mai 1986, la Salle Polyvalente est inaugurée, en présence notamment de Roger Quilliot (député-maire de Clermont-Ferrand) et du maire Roger Boyer.

  • Travaux par l’architecte : Georges Dumas. Le projet a coûté 1 170 000 F, soit 178 370 €. Le chantier a duré 10 mois, de juillet 1985 à mai 1986.
  • La salle se compose de deux niveaux : au rez-de-chaussée, salle de réunion, un bar et des sanitaires ; au 1er étage, salle des fêtes avec estrade.

Le 1er juillet 1995, une averse de grêlons de la taille de balles de ping-pong, durant 30 minutes s’abat sur le secteur Apcher - Vins-haut - Bosberty. L’épaisseur de la couche de grêle était de 30 cm. Dégâts : pare-brise et carrosserie de voitures, toitures endommagées, chenots... En ce début de campagne de fenaisons, la grêle a couché l'herbe de nombreuses parcelles, d'où des pertes de récoltes.

Les 26 et 27 décembre 1999, lors de la tempête, 35 000 m3 de bois ont été renversés sur l'ensemble de la commune (la plus sinistrée du Puy-de-Dôme concernant les forêts publiques). De nombreux axes routiers sont coupés plusieurs jours à cause de la neige et des arbres couchés. L’électricité a été coupée puis rétablie à des endroits après le 1er janvier 2000.

Le 8 novembre 2008, le logement communal, du nouveau secrétariat de mairie, de l'agence postale communale et de la médiathèque intercommunale, est inauguré, en présence de :

  • Hamel-Francis Mekachera, sous-préfet d'Issoire
  • Jean-Yves Gouttebel, président du Conseil général du Puy-de-Dôme
  • Jean-Paul Bacquet, député de la circonscription d'Issoire
  • Bernard Veissière, conseiller général et maire d'Ardes-sur-Couze
  • Rémi Vigier, maire d'Anzat-le-Luguet

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune faisait partie du canton d'Ardes. À l'issue du redécoupage cantonal qui sera appliqué en 2015, la commune sera rattachée au canton de Brassac-les-Mines[2].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 mars 1971 Antoine Soulalioux socialiste agriculteur
1971 1977 Jean-Jacques Vidal Républicain Indépendant agriculteur
1977 1989 Roger Boyer RPR puis socialiste  
1989 1995 Valentin Reboisson UDF  
1995 juin 1997 Claude Brochet    
juin 1997 mars 1998 Claude Chastel    
mars 1998 mars 2001 Jeanine Vinatié    
mars 2001 mars 2014 Rémi Vigier    
mars 2014 en cours Emmanuel Correia[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 185 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 749 1 507 1 767 1 815 1 817 1 991 1 915 1 868 1 737
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 697 1 618 1 526 1 504 1 444 1 391 1 362 1 334 1 318
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 273 1 165 1 034 894 816 790 797 698 686
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
613 540 448 377 295 238 205 209 187
2011 - - - - - - - -
185 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Villages[modifier | modifier le code]

Nom Altitude maxi Altitude mini Accès Curiosités
Parrot 1 285 m 1 270 m D721
La Barre 1 250 m 1 235 m depuis D721
Le Luguet 1 225 m 1 185 m D721
Bosberty 1 220 m 1 200 m D715 Village le plus au sud du Puy-de-Dôme
La Vazèze 1 215 m 1 205 m depuis la D23 et D715
Le Buffier 1 215 m 1 205 m depuis la D721
Apcher 1 190 m 1 170 m D23
Vins-Haut 1 185 m 1 165 m D23 - D715
La Boriette 1 170 m 1 165 m depuis la D23
Lastauve 1 160 m 1 150 m depuis la D23
Artoux 1 155 m 1 145 m depuis la D721 Cirque d'Artoux
Le Moulin 1 155 m 1 150 m depuis la D23 et D721
Sagne 1 150 m 1 145 m depuis la D23
Vins-Mège 1 145 m 1 140 m depuis la D23
Anzat-le-Luguet 1 135 m 1 115 m D23 - D721
Vieillebesse 1 135 m 1 130 m depuis la D23
Vins-Bas 1 130 m 1 115 m depuis la D23
Saroil 1 120 m 1 110 m depuis la D721
Combavière 1 110 m 1 105 m depuis la D23
La Combe 1 110 m 1 108 m D23 - D721
La Rochette 1 110 m 1 075 m depuis la D23 et D721
La Freidière 1 105 m 1 100 m D23
Le Mazet 1 100 m 1 085 m depuis la D23
Besse 1 060 m 1 045 m depuis la D23
La Brugère 1 045 m 1 040 m depuis la D23
Prassinet 1 040 m 1 030 m D23
Miserat 1 025 m 1 020 m depuis la D23
Auzolle 995 m 985 m depuis la D23
Reyrol 980 m 970 m depuis la D23
Le Moulin Neuf 960 m 955 m depuis la D23

Économie[modifier | modifier le code]

Essentiellement agricole (élevage, pastoralisme). Bois. Ski nordique. Commune d'une superficie dépassant les 6500 ha dont 40% en pâtures ou forêts sectionales.

  • 1 classe unique
  • 1 boulangerie-pâtisserie
  • 1 restaurant-supérette
  • 1 point Poste
  • 1 centre de vacances pour enfants à Parrot

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument du Bosberty l'une des têtes de réseau de la Résistance en Auvergne
Tour de Besse
  • Cirque d'Artoux
  • Monument du Bosberty : érigé après la Seconde Guerre mondiale en 1946, pour commémorer la mémoire de 3 000 combattants partis à pieds rejoindre le maquis du Mont Mouchet, via le maquis relais de Vins-Haut et du Bosberty (commune d'Anzat-le-Luguet).
  • Tour de Besse : Tour de guet médiévale
  • Fontaines de villages :

Liste des burons[modifier | modifier le code]

  • Buron de Tioulouse-Haut : 1 463 m, ruines
  • Buron de Lacombe : 1 439 m, ruines
  • Buron de Paillassère-Haut : 1 428 m, ruines
  • Buron de la Fauconde : 1 407 m
  • Buron de Paillassère-Bas : 1 397 m, exploité par la coopérative agricole COPTASA (Coopérative de Transhumance et d’Amélioration des Structures Agricoles)
  • Burons de Chastang : de 1 397 m à 1 357 m
  • Burons de Jugneaux : 1 395 m
  • Buron de Sianne-la-Plaine : 1 392 m
  • Buron de Chirols : 1 379 m
  • Burons d'Artoux : 1 368 m
  • Buron de Sianne-Haut : 1 365 m, ruines
  • Ferme de Chamaroux : 1 325 m
  • Buron de Tioulouse-Bas : 1 315 m
  • Buron de Montirgue : 1 306 m, ruines
  • Les Tracs d'Anzat : 1 304 m
  • La Grange du Rayet : 1 296 m
  • Buron de la Vazèze : 1 296 m
  • Buron de Bosberty : 1 288 m
  • Les Tracs d'Apcher : 1 261 m
  • Trac de Vins-Haut : 1 261 m

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Gibert : Créateur de l'enseigne portant son nom, spécialisée en librairie, disques et papeterie, possède des origines familiales au hameau du Bosberty.

Animations[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale de la Saint Roch : dernier week-end d'août.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nos ancêtres auvergnats, L'immigration auvergnate en Bretagne, Serge Duigou, Éditions Ressac, Quimper, 2004 (le mouvement migratoire qui partit du Cézallier vers la Bretagne aux XVIIIe et XIXe siècles - et notamment d'Anzat-le-Luguet avec les Boyé, Chabrut, Fonteille, Jouve, etc.).
  • Monts du Cézallier, 40 circuits de petite randonnée, 2000,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]