Rubus

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Les ronces sont des plantes ligneuses de la famille des Rosacées appartenant au genre Rubus, assez communes dans l'hémisphère nord.
Les espèces et sous-espèces du genre Rubus sont très nombreuses et de détermination difficile. Leur nombre varie selon les auteurs, certains en comptent plus de mille. Il existe en outre de nombreux hybrides.

Le nom « ronce » vient du latin rumex, rumicis qui signifie « dard ».

Les ronces produisent des mûres, appréciées en confiserie et en pâtisserie, ce qui justifie la mise en culture de certaines espèces et la production de cultivars qui s'en est suivie. Une plantation de ronces est appelée ronceraie.

Description[modifier | modifier le code]

Les ronces sont généralement des arbrisseaux à port sarmenteux, épineux, vivaces formant des fourrés appelés "roncier".
Les ronces sont volontiers classées parmi les mauvaises herbes ou adventices.

Leurs fleurs ont 5 pétales, 5 sépales et de nombreuses étamines.

La fructification se produit généralement sur les rameaux de deux ans. Les fruits, charnus, composés, formés de l'agglomération de petites drupes, sont comestibles et sont appelés « mûres » à cause de leur ressemblance avec le fruit du mûrier. Les fruits les plus parfumés sont obtenus en sol sec et caillouteux et sont généralement issus des variétés épineuses.

Mais ce qui caractérise avant tout la ronce, c’est la présence d’un manteau d’aiguillons plus ou moins dense sur ses rameaux. Les aiguillons jouent deux rôles principaux: la protection et la conquête de l’espace.

Le pied de la ronce produit des turions.

Multiplication[modifier | modifier le code]

La multiplication de la ronce peut se faire par semis, stolons, marcottage, drageons et bouturage.

Les mûres sont appréciées de nombreux oiseaux comme la grive, le merle noir, ou encore la fauvette à tête noire mais surtout du renard roux qui en est si friand qu’il en fait une grande consommation, et contribue ainsi à propager l'espèce. Les capacités germinatives des graines de mûres sont relativement faibles : autour de 20 % de réussite en temps ordinaire ; mais, si les graines passent dans l’intestin du renard, elles se trouvent ainsi dopées et alors 35 % d’entre elles donneront naissance à des plantules de ronce.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Leur importance économique est assez limitée, à l'exception du framboisier (Rubus idaeus) et moindrement du mûrier sauvage ou ronce commune, qui appartiennent aussi à ce genre et sont appréciés pour leurs fruits (frais ou en confiture ou jus).

On appelle « ronce artificielle » les fils de fer barbelés utilisés pour faire des clôtures difficilement franchissables.

Production[modifier | modifier le code]

La production de fruits peut être importante : jusqu’à 20 tonnes à l’hectare dans les conditions idéales de culture.

Ennemis[modifier | modifier le code]

Les chenilles de papillons de nuit (hétérocères) suivants (classés par famille) se nourrissent de ronce :

Espèces les plus courantes[modifier | modifier le code]

On peut citer 8 espèces indigènes courantes en Europe occidentale :

Classification systématique[modifier | modifier le code]

L'étude taxonomique des taxons rattachés au genre Rubus est une spécialité nommée "batologie" (du grec βάτος / bátos, la ronce).

Le genre Rubus compte 13 sous-genres. Le sous-genre Rubus est lui-même subdivisé en 12 sections. On peut également citer 2 notho-sous-genres, c'est-à-dire des sous-genres hybrides.

Sous-genre Anoplobatus[modifier | modifier le code]

Sous-genre Chamaebatus[modifier | modifier le code]

Sous-genre Chamaemorus[modifier | modifier le code]

Sous-genre Comaropsis[modifier | modifier le code]

Sous-genre Cyclactis[modifier | modifier le code]

Notho-sous-genre Cylobatus[modifier | modifier le code]

Sous-genre Dalibardastrum[modifier | modifier le code]

Sous-genre Diemenicus[modifier | modifier le code]


Sous-genre Idaeobatus[modifier | modifier le code]

Notho-sous-genre Idaeorubus[modifier | modifier le code]

Sous-genre Lampobatus[modifier | modifier le code]

Sous-genre Malachobatus[modifier | modifier le code]

Sous-genre Micranthobatus[modifier | modifier le code]

Sous-genre Orobatus[modifier | modifier le code]

Sous-genre Rubus[modifier | modifier le code]

Section Allegheniensis[modifier | modifier le code]

Section Arguti[modifier | modifier le code]

Section Caesii[modifier | modifier le code]

Section Canadenses[modifier | modifier le code]

Section Corylifolii[modifier | modifier le code]

Section Cuneifolii[modifier | modifier le code]

Section Flagellares[modifier | modifier le code]

Section Hispidi[modifier | modifier le code]

Section Rubus[modifier | modifier le code]

Soit la section Rubus fruticosus agg. (Ronce commune) :

Section Setosi[modifier | modifier le code]

Section Ursini[modifier | modifier le code]

Section Verotriviales[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pour l’amour d’une ronce..., Bernard Bertrand, Collection Le compagnon végétal, Volume 5. Ed. de Terran, 1997.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Les Jardins de Valloires dans la Somme sont le conservatoire national des Rubus Site officiel