Zouaves

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Zouaves durant la Guerre de Crimée.

Les zouaves sont des unités françaises d’infanterie légère appartenant à l'Armée d'Afrique. Souvent associés à l'image des batailles du Second Empire[1] et connus pour leur uniforme singulier[1], ces unités ont existé de 1830 à 1962[2].

Le corps des zouaves est créé lors de la conquête de l'Algérie par l'incorporation de soldats kabyles de la Régence d'Alger. À partir de 1842, leur recrutement est exclusivement européen, mais redevient mixte de novembre 1942 à mai 1945[3], après la reformation de l'Armée française en Afrique du Nord.

Les régiments de zouaves sont avec les régiments de tirailleurs algériens parmi les plus décorés de l'armée française, juste après le régiment d'infanterie coloniale du Maroc (RICM) et le régiment de marche de la Légion étrangère[4].

D'autres pays ont créé, pour des durées plus brèves, des unités de zouaves sur le modèle des troupes de l'armée française : l'Empire ottoman, les États pontificaux, les États-Unis pendant la guerre de Sécession (1861-1865) et le Brésil pendant la guerre du Paraguay (1865-1870).

Origine du terme « zouave »[modifier | modifier le code]

Le terme zouave vient du berbère zwawa ou zouaoua (au singulier : zouaoui ), nom d'une tribu kabyle[5],[Note 1]. Ceux-ci fournissaient des janissaires aux Ottomans sous la régence d'Alger et, après la prise d'Alger par l'armée française en 1830, celle-ci les intégra dans une unité appelée « corps des zouaves », régularisée par ordonnance royale en 1831[1].

Histoire des zouaves français[modifier | modifier le code]

Conquête de l'Algérie[modifier | modifier le code]

Un zouave, aquarelle de 1888

En juin 1830, l'armée française débarque à Sidi-Ferruch et obtient la reddition d'Alger le 5 juillet. Le 15 août 1830, le commandant en chef de l'expédition, le comte de Bourmont, sur les conseils du colonel Alfred d'Aubignosc, procède au recrutement des 500 premiers zouaves à partir du contingent qui a servi l'Empire ottoman.

Le 1er octobre 1830, son successeur, le général Clauzel prend à son service les débris des Zouaouas qui avaient été au service du Dey d'Alger[réf. nécessaire] et leur adjoint des Maures, des Arabes et des Koulouglis lui permettant ainsi de créer le corps des zouaves. Il est alors formé de deux bataillons forts d'environ sept cents hommes. Deux escadrons de zouaves à cheval sont également formés, mais intégrés dès 1831 aux chasseurs d'Afrique. Le recrutement est mixte et les soldes identiques pour les indigènes et les français. Il y eut une tentative de leur incorporer les « Volontaires parisiens », ce fut un échec et ces volontaires formèrent le 67e régiment d'infanterie.

D’octobre 1830 à janvier 1831, ils combattent le bey de Tittery et occupent Blida et Médéa. Leur premier succès remarqué a lieu le 3 juillet 1831 au col de Mouzaïa, lorsqu'ils couvrent la retraite de la garnison de Médéa.

Après l’euphorie des débuts (égalité de traitement entre Indigènes et Français), pour certains, deux erreurs majeures empêcheraient le développement normal du corps des zouaves. En effet, les capacités de recrutement en Indigènes de la région d’Alger auraient été largement surestimées, et plus grave encore, aucun des cadres français n’aurait pensé à l’adaptation à l’activité militaire d'indigènes ayant d’autres habitudes de vie et une autre religion. Ceci provoque l’ordonnance du 7 mars 1833 qui dissout les deux bataillons pour en créer un seul, toujours mixte, mais avec des conditions de recrutement désormais plus strictes pour les Indigènes (durée du service…). Ainsi on peut accroître le recrutement parmi les Français qui se sont installés à Alger. Les résultats ne se font pas attendre et, dès 1835, un deuxième bataillon mixte est levé, puis un troisième en 1837.

Le premier régiment est placé sous le commandement de Lamoricière. Ils s’illustrent encore à la bataille de l'Ouarensis (1842), à l’celle d'Isly (1844), et prennent Zaatcha en 1849.

L’ordonnance du 8 septembre 1841, qui réorganise la composition de l’Armée française, indique la formation d’un régiment de zouaves formé de trois bataillons constitués dorénavant presque exclusivement de Métropolitains et de Français d'Afrique du Nord avec une forte minorité de Juifs algériens (souvent près d'un quart)[6]. Les autochtones forment alors les tirailleurs algériens, les Turcos (7 décembre 1841).

Le 13 février 1852, Louis-Napoléon signe un décret portant à trois le nombre de régiments de zouaves, chacun des trois bataillons existants formant le noyau des nouveaux régiments ainsi créés. Et pour les distinguer entre eux, une couleur est appliquée au tombeau de la veste :

Campagnes du Second Empire[modifier | modifier le code]

Par décret du 1er février 1852, Napoléon III porte leurs effectifs de trois bataillons à trois régiments, puis à quatre en 1854 (le quatrième étant affecté à la Garde impériale). Les zouaves se distinguent à plusieurs occasions lors des campagnes du Second Empire.

Guerre de Crimée[modifier | modifier le code]

Le zouave du pont de l'Alma à Paris, le nom du pont vient de la bataille de l'Alma où les zouaves s'illustrèrent. La statue sert désormais d'indicateur des crues parisiennes.

La guerre de Crimée est la première campagne des zouaves en dehors de l'Algérie. En Crimée, à la bataille de l'Alma, le 3e régiment de zouaves prend par surprise les Russes en gravissant des escarpements rocheux, en s'emparant de leur artillerie puis en la retournant contre eux. Cette action participe grandement à faire tourner la bataille en faveur des alliés.

C'est en hommage à cette victoire qu'est réalisé le zouave du pont de l'Alma, sur la Seine, à Paris. Pour sa part, le maréchal de Saint-Arnaud, qui dirige les forces françaises, leur rend hommage en demandant à une de leurs compagnies d'escorter sa dépouille. Ceci incite l’empereur Napoléon III à créer un régiment de zouaves pour sa Garde impériale, en récompense.

Ils font encore des prouesses lors des batailles de Balaklava et d'Inkerman. Et trois des sept régiments qui participent à la prise de la tour Malakoff sont des régiments de zouaves.

Campagne d'Italie (1859)[modifier | modifier le code]

Entre plusieurs escarmouches contre des tribus sans cesse en révolte en Kabylie, la campagne d’Italie contre les Autrichiens est engagée. Les zouaves s'illustrent aux batailles de Magenta et de Solférino[7]. Le drapeau du 2e Zouaves se pare de la Légion d'honneur le 20 juin 1859 pour la prise du drapeau du 9e régiment d'infanterie autrichien à la bataille de Magenta (fait d'armes réalisé par l'adjudant Savien et le zouave Daurière).

Les zouaves se distinguent pendant toute la campagne d'Italie, de même le 3e régiment de zouaves à la bataille de Palestro, le 31 mai 1859. À la suite de cette bataille, le régiment promeut le roi de Sardaigne Victor-Emmanuel II, caporal d'honneur du régiment.

Expédition du Mexique 1861-1864[modifier | modifier le code]

Pendant l'expédition du Mexique, le 2e puis le 3e Zouaves se distinguent. Pour couvrir les immenses étendues mexicaines, l’idée des zouaves montés resurgit, ainsi sont recréés, de façon éphémère, des escadrons de zouaves à cheval. Le 9 novembre 1863 le drapeau du 3e zouaves est décoré de la légion d'honneur. En même temps des opérations au Maroc commencent.

Guerre franco-prussienne de 1870[modifier | modifier le code]

En juillet 1870, la France déclare la guerre à la Prusse, et malgré les infortunes des combats, les régiments de zouaves se couvrent de gloire, surtout à la bataille de Frœschwiller-Wœrth, où les trois régiments sont fort éprouvés dans des charges désespérées à la baïonnette de leur fusil Chassepot. Le régiment des zouaves de la Garde impériale s’engage dans les combats de Rezonville. Mais, après le drame de Sedan et au lendemain de la proclamation de la République, il est dissous. C’est alors au sein de l’armée de la Défense nationale que le 28 octobre 1870 est levé le 4e régiment de zouaves, qui participe aux batailles de Châtillon, Villiers-sur-Marne, Champigny ou encore Héricourt dans l’Est. Mais la terrible défaite française ébranle l’armée française et ses zouaves.

IIIe République[modifier | modifier le code]

Pendant la Troisième République, les quatre régiments de zouaves sont reconstitués en 1872. Ils participent à des opérations de maintien de l’ordre d’ampleurs diverses en Algérie et en Tunisie (années 1880 et 1890), puis à la pacification du Maroc. De 1907 à 1912, de nombreuses opérations au Maroc aboutissent au traité de Fès en 1912, et au Protectorat français sur la région. Les zouaves détachent au total huit bataillons au Maroc, par le biais des régiments de marche.

En 1881, la Tunisie passe sous protectorat français, Tunis (caserne Saussier et La Manouba) et Bizerte (caserne Japy) deviennent les villes de garnison du 4e Zouaves. La couleur du tombeau de sa veste est le bleu foncé, couleur du fond.

Expédition du Tonkin[modifier | modifier le code]

À partir de 1883, les événements à Hanoï au Tonkin, contraignent la France à envoyer ses troupes en Indochine, les expéditions du Tonkin, et les zouaves prennent tout naturellement part à cette campagne, notamment par la création d’un « régiment de marche de zouaves » pour l’expédition de Chine en 1900, dissous après cette même expédition.

Un bataillon de zouaves embarque à Alger pour l'expédition du Tonkin en 1885.

Des éléments zouaves sont envoyés lutter contre les Pavillons noirs au Tonkin (1883). Le 3e occupe le Tonkin et l’Annam (1887).

À la suite de la loi du 9 février 1899, chaque régiment de zouaves détache un bataillon en France métropolitaine dès 1901. Le 5e bataillon des 1er et 4e vient autour de Paris (forts de Rosny, de Choisy et de Nogent), et pour les 2e et 3e régiments, ces bataillons cantonnent près de Lyon (camps de Sathonay et La Valbonne), ce qui rend familière et populaire la tenue des zouaves parmi la population.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Zouaves durant la Première Guerre mondiale (1914-1918), équipés de fusils Gras Mle 1874 avec baïonnette.

Suivant le plan de mobilisation, les zouaves prennent part à la Grande Guerre par « régiments de marche de zouaves » (RMZ), ce qui permet de laisser en Afrique du Nord une unité de dépôt correspondante. Quelques régiments se composent de deux bataillons de tirailleurs et d'un de zouaves, ils forment alors les « régiments mixtes » (RMZT). Août 1914, arrivent au front des bataillons sortis des quatre régiments d’active. Les bataillons du 2e régiment de marche servent au Levant.

En décembre 1914 et en janvier 1915, se forment de nouveaux régiments de zouaves, trois formés en Algérie :

  • le 7e (issu de bataillons des 1er et 4e Zouaves), qui deviendra mixte, puis finalement RMTA (régiment de marche de tirailleurs algériens);
  • le 2 bis (issu de bataillons de réserves du 2e Zouaves);
  • le 3 bis (issu de bataillons de réserves du 3e Zouaves).

Deux formés au Maroc :

  • le 8e (issu des bataillons suivants : I/1er, III/2e, II/3e et IV/3e Zouaves);
  • le 9e (issu des bataillons suivants : II/1er, III/1er et I/4e Zouaves).

Après les premières batailles, l’état-major consent à réformer la tenue du zouave - dite « à l'orientale » - jugée trop voyante et inadaptée pour le théâtre des opérations en métropole (de même que celle du tirailleur), en adoptant en 1915, la tenue de drap kaki - dite « moutarde » - si caractéristique de l’armée d’Afrique et des troupes coloniales d’alors. Seules la chéchia et la ceinture de laine bleue permettent alors de discerner les zouaves des autres combattants français, et de très près, les pattes de collet de fond kaki à soutaches et numéros garance[8].

Plusieurs unités seront décorées lors de cette guerre :

  • quatre des régiments de zouaves ont la fourragère rouge de la Légion d’honneur : les 4e 8e et 9e Zouaves : sept citations, le 3e : six citations ;
  • les 1er et 2e régiments la fourragère verte et jaune de la médaille militaire, cinq citations chacun, ainsi que le 3bis avec quatre citations;
  • le 2bis, la fourragère de la croix de guerre 1914-1918, verte et rouge avec une citation.

Le 5 juillet 1919 les drapeaux des 8e et 9e Zouaves sont décorés de la Légion d’honneur et le 3e Régiment de la médaille militaire. Au vu des citations accordées, il est aisé de remarquer que les régiments de Zouaves, mais aussi et en général toutes les troupes d’Afrique, étaient souvent employés lors d’assauts désespérés et meurtriers, les hommes réduits en « chair à canon »[réf. nécessaire] et les régiments maintes fois anéantis, remaniés et reformés.

Les zouaves seront alors avec les tirailleurs nord-africains parmi les régiments les plus décorés[9]. Un site porte leur nom (la vallée des Zouaves) en souvenir des durs combats qu'ils menèrent à Souchez (Pas-de-Calais) en 1915.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Entre 1919 et 1920 : Démobilisation et liquidation des régiments de marche issus de la Grande Guerre. On ne conserve que six régiments (Les quatre « vieux », ainsi que les 8e et 9e ).

Entre 1920 et 1927, le 2e Zouaves fait campagne au Maroc. Les autres régiments sont représentés par un ou plusieurs bataillons lors de la guerre du Rif en 1925 et 1926.

Le 13 juillet 1927, une loi reconditionne la structure militaire en spécifiant que cette organisation doit en outre pourvoir, en tout temps, à la défense des colonies et pays de protectorat, et de s’adapter aux exigences nouvelles. C’est ainsi qu’une distinction rigoureuse est établie entre celles des forces permanentes qui ne doivent pas quitter le territoire métropolitain et celles auxquelles échoit normalement la protection des colonies. Les zouaves font donc normalement partie de ces forces appelées troupes d’Afrique, et couvrent les départements français d'Algérie (Algérois, Constantinois et Oranais), ainsi que la Tunisie et le Maroc, alors sous statut de protectorat.

Chaque régiment ayant normalement 1 580 hommes, se dispose ainsi :

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Campagne de France 1939-1940[modifier | modifier le code]

À la mobilisation de septembre 1939, les régiments de zouaves sont renforcés par l’arrivée des réservistes qui les portent à l’effectif de guerre. Ainsi ils passent de 1850 hommes à entre 2400 (effectif normal d’un régiment de tirailleurs, pour mémoire) et 3000. Ainsi par exemple, le 4e Zouaves passe à 81 officiers, 342 sous-officiers et 2667 zouaves, dès octobre 1939.

L’armée française engage quinze régiments de zouaves en 1939 :

  • Six régiments actifs, dont les garnisons d’origine sont :
    • 1er : Casablanca, Ouezzane et Albi; (LCL Fromentin)
    • 2e : Oran (caserne de Château Neuf), Nemours et Castelnaudary;
    • 3e : Constantine (caserne de la Casbah), Sétif (caserne des Zouaves) et Philippeville (caserne de France); (Colonel Chartier)
    • 4e : Tunis (caserne Saussier et de la Casbah), La Goulette et Le Kef (camp des Oliviers); (Col. Ablard)
    • 8e : Mourmelon; (Lieutenant-colonel Anzemberger)
    • 9e : Alger (caserne d’Orléans), Aumale et Fort-National (caserne Rullières); (Lt-Col. Tasse)
  • Cinq régiments formés en métropole :
    • 11e : Belley; (Lt-Col. Bousquet)
    • 12e : Avignon; (Col. Tissané)
    • 13e : Castelnaudary; (Lt.Col. Pothuau)
    • 14e : Lyon; (Lt-Col. Bousquet)
    • 15e : Issoudun.

Seuls quatre de ces régiments formés en France sont affectés à des divisions, le 15e Zouaves reste à l’état de centre mobilisateur.

Quatre régiments sont créés en Afrique du Nord, et y sont restés comme régiments de dépôt et de protection :

  • 21e : Meknès;
  • 22e : Oran et Tlemcen;
  • 23e : Constantine, Sétif et Philippeville;
  • 29e : Alger.

Pendant la campagne de France, les régiments de Zouaves sont jetés dans la bataille sans réels moyens et sont sacrifiés, comme leurs aînés de la Grande Guerre, sans le moindre profit stratégique. Ils sont bousculés, brisés, pris sous le feu de l’aviation et de l’artillerie adverse, et sont pour la plupart capturés[10].

Le protocole d'armistice de 1940 prévoit leur dissolution[réf. nécessaire].

Campagnes de la libération[modifier | modifier le code]

Stèle située à Saint-Loup-Géanges (Saône-et-Loire), rendant hommage à leurs libérateurs et notamment a Ali Ben Belgagen Ben Mohamed, militaire du 3e régiment de Zouaves, tombé à cette place le 6 septembre 1944.

Après le débarquement allié en Afrique du Nord en novembre 1942 et la reformation de l'armée française, les zouaves à cause de la crise des effectifs deviennent des unités mixtes et recrutent aussi des musulmans[3]. Trois régiments, les 1er, 3e et 4e participent à la campagne de Tunisie en 1942-1943. Aucune formation de zouaves n'est engagée en Italie. Neuf bataillons prennent part aux campagnes de France et d'Allemagne en 1944-1945: 3 bataillons de Zouaves Portés (BZP) à la 1re division blindée en 1944-1945, le 9e RZ à la suite de la 1re armée française en Alsace et Allemagne enfin le 4e RZ dans les poches de l'Atlantique.

Ils sont familièrement appelés les zouzous[réf. nécessaire].

Guerre d'Indochine[modifier | modifier le code]

Guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

Une patrouille du commando de chasse V66 du 4e Zouaves dans le secteur de la ferme M'Sila entre 1960 et 1962 durant la guerre d'Algérie, équipés de fusils mitrailleur MAC 24/29 et pistolets mitrailleur MAT 49.
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Dès le début de la guerre d'Algérie, les zouaves, majoritairement composés d’appelés et de rappelés de Métropole ou des départements d’Algérie, sont affectés à la mission de maintien de l'ordre.

Ceux-ci démantèlent alors de nombreux réseaux du FLN et tentent d’assurer l'ordre et la sécurité en ville et dans le bled, jusqu’à la fin de la guerre et le départ des troupes françaises et leur dissolution en 1962.

Les zouaves français : caractéristiques[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

La devise des zouaves français est : « Être zouave est un honneur. Le rester est un devoir. »

Uniforme[modifier | modifier le code]

L'uniforme des zouaves, inspiré de la tenue traditionnelle masculine algérienne est fixé en 1831 par le général Lamoricière et dessiné par le commandant Duvivier[1]. Cet uniforme des zouaves, très élaboré, ne changera pratiquement pas de 1830 à 1962. Mais à partir de 1915, il ne sera plus que la tenue de tradition, porté pour les cérémonies et prises d'armes. En effet si son exotisme participa à la notoriété des zouaves, il se révèle peu pratique[1] pour un usage militaire.

Il se compose d'une coiffe arabe dite « chéchia », sorte de bonnet de feutre rouge, agrémenté d'un gland à franges de couleur variable jusqu'au Second Empire puis bleu moyen par la suite, et d'un turban de coton blanc roulé en boudin autour de la chéchia. La « bedaïa », veste-boléro de forme algérienne, en drap bleu foncé avec passepoils et tresses garance, est portée sur le « sédria », gilet algérien sans manche en drap bleu foncé à tresses garance. Le « tombô » de la veste, sorte de fausse poche dessinée par une arabesque formée par la tresse décorative, est à la couleur du régiment. Le pantalon arabe, le « sarouel » (dit aussi « saroual », « seroual » ou encore « serouel ») est d'une forme très ample et sans séparation d'entre-jambe. Il possède même un trou au fond, le « trou Lamoricière[1] », prévu pour laisser écouler l'eau lors des passages de rivière[1]. Une ceinture de laine bleu indigo vient s'enrouler à la jonction du bas du gilet et du haut du sarouel (cette ceinture est destinée à tenir les intestins au chaud pour lutter contre la dysenterie). La ceinture, qui mesurait 40 centimètres de large pour quatre mètres de long, était l’élément le plus difficile à mettre, le zouave devant souvent appeler à l’aide un de ses compagnons. En guise de manteau, le zouave possède un collet à capuchon, sorte de pèlerine ample mais courte, fabriquée en drap de couleur « gris de fer bleuté ». De hautes guêtres de drap bleu foncé ou de toile blanche selon la saison ou la circonstance, portées avec des souliers cloutés de cuir noir, complètent la silhouette du zouave. Les guêtres sont remplacées vers 1905 par des bandes molletières en drap de la couleur du collet. Le style de cet uniforme, partagé avec les troupes indigènes de tirailleurs et de spahis en Algérie, variant totalement de celui des autres troupes d'infanterie française, a pour origine le style vestimentaire des populations kabyles de l'époque, dont la tenue traditionnelle s'inspirait très largement de celle des envahisseurs turcs qui occupaient le pays depuis des décennies.

Cet uniforme que portent les zouaves, a une implication des plus importantes dans l’esprit de corps de ces hommes hors du commun à forte proportion d’engagés volontaires et de rengagés, ce qui explique la ténacité, la force et la cohésion au sein des divers régiments. De ce fait la tenue « à l’orientale » si remarquable ne subira pratiquement aucune modification, du moins pour la troupe, pendant toute sa période de dotation.

Une tenue aussi étrange et romantique tient plus d’une mode et d’une fascination pour les choses exotiques lors de la dernière moitié du XIXe siècle, que d’une réelle exigence bien fondée et raisonnable en termes d’habillement militaire. Ainsi l’on tente de concilier l’inconciliable, car le zouave a besoin d’une tenue chaude pour les nuits fraîches et d’une tenue fraîche pour les journées chaudes. Et ces effets comportent énormément de défaillances : son pantalon large s’accroche dans les broussailles, veste et gilet découvrent le cou, le collet à capuchon ne protège pas les jambes ni les cuisses du froid et de la pluie, et la chéchia ne protège contre rien... et pourtant, le prestige eut le dessus.

À partir de fin 1914, alors que les régiments métropolitains adoptent dans l'urgence de nouveaux effets en drap bleu horizon, le drap kaki est octroyé en priorité aux régiments de l'armée d'Afrique et à une partie des troupes coloniales. Tout d'abord de teinte allant du marron jaune au vert caca d'oie, la nouvelle tenue des zouaves relègue l'uniforme oriental aux effets de sortie ou de prise d'armes. Le « sarouel » adopte une forme moins ample et à jambes séparées, dite « culotte cycliste » ou « culotte russe », la veste de coupe européenne remplace les effets arabes, les chéchias, lorsqu'elles ne sont pas remplacées par le casque Adrian, modèle 1915, sont masquées par des manchons de toile sable ou cachou.

De ces premiers essais restés sous le sobriquet de drap « moutarde » naitra la nuance kaki, un vert foncé, qui s'impose pour toute l'armée après 1922.

Les zouaves, à l'instar de leurs camarades tirailleurs et spahis retrouveront leur tenue orientale pour les prises d'armes, les cérémonies et en tenue de sortie, à partir de 1928.

Décorations[modifier | modifier le code]

Pour les décorations et les citations, les zouaves, avec les tirailleurs nord-africains, viennent juste après les deux régiments les plus décorés de l'armée française (le Régiment d'Infanterie Coloniale du Maroc (RICM), appartenant aux troupes coloniales, et le Régiment de marche de la Légion étrangère, appartenant à l'Armée d'Afrique)[4].

Il n’y a pas de liaison directe entre le port d’une fourragère et l’attribution au drapeau de la décoration correspondante, car c’est uniquement le nombre de citations à l’ordre de l’Armée qui est pris en compte pour l’attribution de la fourragère à une unité.

Drapeaux[modifier | modifier le code]

  • Inscriptions portées sur les drapeaux :
    • 1er régiment de zouaves : Constantine 1837, Sébastopol 1854-1855, Melegnano 1859, Puebla 1863, Maroc 1908-1911-1914, La Somme 1916, Les Monts 1917, L'Ailette 1918, Montagne de Reims 1940, Danube1945.
    • 2e régiment de zouaves: Laghouat 1852, Sébastopol 1854-1855, Magenta 1859, Puebla 1863, Extrême-Orient 1884-1885, Maroc 1907-1912, Champagne 1915, Verdun-Noyon 1916-1918, Vosges 1944.
    • 3e régiment de zouaves : Sébastopol 1854-1855, Kabylie 1857, Palestro 1859, San Lorenzo 1863, Maroc 1908-1912, Champagne 1915, Verdun 1916, Moreuil-Noyon 1918, Le Faid 1943, Danube 1945.
    • 2e régiment bis de zouaves : l'Yser 1914, Monastir 1916, Doiran1918.
    • 4e régiment de zouaves: Sébastopol 1854-1855, Magenta 1859, Solferino 1859, la Marne-l'Yser 1914, Verdun 1916, La Malmaison 1917, Noyon-l'Oise 1918, Soissonnais 1918, Royan 1945.
    • 8e régiment de zouaves: Saint-Gond 1914, Artois 1915, Champagne 1915, Les Monts 1917, Verdun 1917, Soissonnais 1918, Vauxaillon 1918.
    • 9e régiment de zouaves: l'Yser 1914, Verdun 1916, Cœuvres 1918, Saconin 1918, Breuil 1918, Montdidier 1918, Berry-au-bac 1918, Roche-les-Blamont 1944.
    • 1er régiment mixte de zouaves et de tirailleurs: l'Yser 1914, Verdun 1916, la Somme 1916, Les Monts 1917,-l'Aisne 1918, Montdidier 1918.
    • 2e régiment mixte de zouaves et de tirailleurs: Le Matz 1918, Soissonnais 1918, L'Ailette 1918, Somme-Py 1918.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au cours de la Grande Guerre, les 8 régiments de zouaves (mixtes zouaves-tirailleurs non inclus) obtiennent :

  • 42 citations collectives à l'ordre de l'Armée,
  • 1 fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918 (2-3 citations à l'ordre de l'Armée)
    • 2e régiment bis de zouaves

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre 1939-1945 (2-3 citations à l'ordre de l'Armée)

Citations militaires[modifier | modifier le code]

Le 5 juillet 1919, un décret du président de la République Raymond Poincaré, attribue la Légion d'honneur ou la Médaille militaire (pour ceux étant déjà décorés de la Légion d'honneur) aux drapeaux de 14 régiments[11] qui se sont illustrés au cours de la Première Guerre mondiale, sur plusieurs centaines ayant servi. On dénombre parmi eux quatre régiments de zouaves (3e, 4e, 8e et 9e), trois de tirailleurs (2e, 4e et 7e) et un mixte zouaves-tirailleurs (4e) sur un total de vingt-cinq régiments de zouaves ou tirailleurs en activité au 11 novembre 1918[12].

Liste des régiments de zouaves de l'armée française[modifier | modifier le code]

Régiments mixtes de zouaves et tirailleurs en 1914-1918[modifier | modifier le code]

Créés lors de la Première Guerre mondiale avec deux bataillons de Tirailleurs algériens et un bataillon de Zouaves. Ils perdent leur bataillon de Zouaves entre avril et juillet 1918 et deviennent alors entièrement composés de tirailleurs. Les 2e et 3e sont transformés respectivement en 13e RMT et 6e RMT alors que les 1er et 4e conservent leur nom de mixte jusqu'en 1920.

Mémoire[modifier | modifier le code]

Une statue représentant un zouave se trouve sur le pilier du pont de l'Alma à Paris. Il est surtout connu des Parisiens comme indicateur de l'intensité des crues de la Seine. La statue fut installée, avec trois sculptures représentant les troupes ayant participé à la guerre de Crimée, sur les piles de l'ancien pont de l'Alma, nommé d'après la bataille éponyme (1854) où des zouaves s'étaient illustrés. Oeuvre de Georges Diebolt, c'est la seule qui subsiste depuis la construction du nouveau pont en 1974.

Article détaillé : Zouave du pont de l'Alma.

Un monument en souvenir et en hommage aux Zouaves a été érigé (49° 29′ 20″ N 3° 02′ 56″ E / 49.4889, 3.04889) le 29 septembre 2013 à Moulin-sous-Touvent, dans l'Oise. Ce monument jouxte un tertre, dit « Butte des Zouaves », où des zouaves furent ensevelis au cours d'un bombardement lors de la Première Guerre mondiale.

À Souchez dans le Pas de Calais, un lieu porte le nom de « vallée des Zouaves » en souvenir des durs combats qu'ils menèrent en 1915.

Les zouaves d'autres pays[modifier | modifier le code]

Le prestige gagné par les régiments français de zouaves au cours du XIXe siècle en Algérie et surtout en Crimée vont donner l'idée à d'autres armées de créer des unités similaires[1].

Zouaves pontificaux[modifier | modifier le code]

Les premiers créés[1] sont les zouaves pontificaux (Zuavi Pontifici) en 1860 à l'appel du pape Pie IX ; leur organisation est confiée au général français de La Moricière qui avait réorganisé les zouaves en Algérie en 1841. Opposé à Napoléon III, il s'était exilé en 1851[1]. Les zouaves pontificaux se battent victorieusement le 3 novembre 1867 à Mentana contre les troupes de Garibaldi qui souhaitent conquérir Rome afin l'unir au royaume d'Italie. Après l’entrée des troupes italiennes de Victor-Emmanuel II à Rome en 1870, leur unité est dissoute[1]. Ils rejoignent alors en France les Garibaldiens[1] qui se battent aux cotés du Gouvernement de la Défense nationale lors de la guerre franco-prussienne, et sont de nouveaux dissous après l’entrée des Prussiens dans Paris.

Leur tenue est très similaire à la tenue des zouaves de l'armée française (que Lamoricière avait fait adoptée), ce qui fera dire à la cour de Pie IX : « C'est bien une idée de Français de vêtir les défenseurs du Pape en mahométans ! »[1]

L’un des zouaves pontificaux les plus célèbres est John Surratt (1844-1916), impliqué dans l'assassinat d'Abraham Lincoln en 1865.

Brésil[modifier | modifier le code]

Zouave brésilien, Guerre du Paraguay.

Dans l'Empire du Brésil, des compagnies de volontaires noirs appelés Zuavos baianos (« zouaves de Bahia »), provenant de la province de Bahia, ont combattu pendant la guerre du Paraguay (1864-1870)[14],[15].

États-Unis[modifier | modifier le code]

1861 Zouave CSA

Plusieurs unités de zouaves furent formées dans les deux camps, surtout du coté de l'Union[1], lors de la guerre de Sécession. L’armée nordiste a aligné plus de 70 unités de volontaires portant le nom de zouaves au long du conflit ; pour leur part, les Sudistes organisèrent plus de 25 compagnies de zouaves[16].

Au moins au début du conflit, les unités de zouaves tenaient le rôle de chasseurs à pied, des fantassins mobiles de l'infanterie légère, déployaient en ordre lâche[1] plutôt que l’ordre serré pour manœuvrer. Ils se déplaçaient au pas redoublé, tiraient et rechargeaient leur arme de préférence en position couchée ou à genou.

Unités sudistes[modifier | modifier le code]

Les Confédérés créent peu d'unités, essentiellement en Louisiane (Tigers zouaves, Coppen's Zouaves battalion, Louisiana zouaves). Leur création le 22 mars 1861 à Camp Walker, près de la Nouvelle-Orléans est due aux quatre fils du baron français Auguste Coppens, en particulier Georges de Coppens, lieutenant-colonel tué en 1862 à la bataille d'Antietam à la tête du 8th Florida Régiment.

Celui-ci a commencé par commander le 1er bataillon de zouaves, avec pour lieutenant son frère Alfred, pour majors Fulgence de Bordenave, capitaine de zouaves français qui avait combattu en Algérie et en Crimée, Weldemar Hyllested, Jean-Baptiste Souillard, ancien ingénieur français du génie et Paul-François de Gournay qui édite le Daily Picayune. Le régiment est organisé à Pensacola en Floride en 6 compagnies portant chacun une lettre de A à F, la compagnie A devient le 1er bataillon d'infanterie des Zouaves de Coppens, les compagnies B et C deviennent le 7e bataillon de Louisiane, la compagnie E devient en 1862, le 1er bataillon d'artillerie lourde de Louisiane (12e bataillon de l'armée confédérée). Leur hymne de guerre est le « Rondeau des Zou Zou »[réf. nécessaire].

Il existe un monument en mémoire du bataillon Dupeire des zouaves de Louisiane qui comportait 2 compagnies (Dupeire's Louisiana Zouaves battalion).

Unités nordistes[modifier | modifier le code]

Sergent Francis E. Brownell, 11e New York, 1861.

De son côté, au Nord, l'Union équipe de nombreux régiments de zouaves, zouaves parfois uniquement de nom. Leur création est due au Colonel Elmer E. Ellsworth (en) qui avait étudié les zouaves et avait été impressionné par les rapports sur leur combativité. Il fut conseillé par Charles de Villers, un médecin militaire français qui avait servi pendant l'expédition d'Alger en 1830 et fit adopté des tenues similaires.

Les plus célèbres sont le 5e régiment des volontaires de New York, surnommés les zouaves de Duryee ou les Red Devils[1], le 11e régiment des volontaires de New York, surnommés les zouaves de feu, le 9th New York (Hawkin's zouaves), le 10th New York (National Zouaves), le 62nd New York (Anderson zouaves), le 114th Pennsylvania (Collis Zouaves), le 165th New York, etc.

Le 11e fut d'abord commandé par le colonel Ellsworth (mort en 1861), puis durement entamé lors de la première bataille de Bull Run. Le 5e était considéré comme une unité d'élite de l'armée du Potomac, et incorporé dans la division de Sykes. À la seconde bataille de Bull Run, le 5e régiment de New York, accompagné du 11e régiment de New York (les zouaves nationaux), participa à l’attaque de flanc du corps de Longstreet pendant dix minutes cruciales, avant d'être mis hors de combat : sur 525 hommes, 120 furent tués et 330 blessés durant ces dix minutes.

À partir de 1863, l'uniforme de zouave est donné en récompense aux unités méritantes de l'armée nordiste et il y aura davantage d'unités de zouaves à la fin de la guerre qu'à son début. Dans les années 1870-1880 les zouaves furent progressivement assimilés aux unités régulières de l'US Army.

Pologne : les « Zouaves de la Mort »[modifier | modifier le code]

Zouaves de la Mort, à la bataille de Miechów, 17 février 1863.

Les Zouaves de la mort (en) (en polonais Żuawi śmierci) est une unité de zouaves formée lors de l'Insurrection polonaise contre les Russes de 1861 à 1864. L'idée de leur création[1] est du au lieutenant français François Rochebrune à qui est confié leur organisation.

Ils participent à plusieurs batailles, comme Miechów, Chroberz, Grochowiska, Krzykawka, Pobiednik Mały, subissant de lourdes pertes comme l’annonçait leur devise « La Victoire ou la Mort ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. « À proprement parler les Zouaoua sont les Kabyles qui habitent les contreforts les plus élevés du Djurdjura. Le premier indigène qui entra au service de la France après la conquête d'Alger, fut un Zouaoui ou homme des Zouaoua, de là le nom des Zouaves », Le Globe, Société de géographie de Genève, 1860, p. 215
  2. Le bataillon d'instruction et d'intendance du 4e zouave est installé au fort de Rosny-sous-Bois. En 1963, la municipalité de Rosny-sous-Bois a baptisé Rue du 4e-Zouave la rue qui relie le centre-ville au fort
Références
  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Quentin Chazaud, « Les zouaves, légendes de l'armée d'Afrique », Guerres & Histoire, no 14,‎ août 2013, p. 78à 82
  2. Ee 1982 à 2006, le Centre d'entraînement commando de Givet dans les Ardennes n'a eu que la garde du drapeau du 9e régiment de zouaves et en a perpétué les traditions.
  3. a et b Anthony Clayton, Histoire de l'Armée française en Afrique 1830-1962, Albin Michel, 1994, p. 258.
  4. a et b Les troupes coloniales dans la Grande Guerre: actes du colloque organisé pour le 80e anniversaire de la bataille de Verdun, IHCC-CNSV, 1997, p. 90
  5. Encyclopédie Larousse
  6. Philippe E. Landau, Les Juifs de France et la Grande Guerre : un patriotisme républicain, 1914-1941, CNRS, 1999, p. 34.
  7. [1] Gravure représentant en marionnettes la bataille de Magenta où un Zouave fait face à trois soldats autrichiens
  8. Pour les détails de la tenue des zouaves lors de la Première Guerre mondiale, voir Militaria Magazine no 87 et 88
  9. Jacques Frémeaux, Les empires coloniaux dans le processus de mondialisation, Maisonneuve & Larose, 2002, p. 64
  10. Militaria Magazine no 129, historique du 9e Zouaves
  11. 23e RI, 26e RI, 152e RI, 153e RI, 3e Zouaves, 4e Zouaves, 8e Zouaves, 9e Zouaves, 2e Tirailleurs, 3e Tirailleurs, 4e Tirailleurs, 4e Mixte Zouaves Tirailleurs, 43e RIC, RICM. Au total 19 drapeaux de l'Armée de Terre ont été décorés de la Légion d'honneur ou de la médaille militaire pour la période 1914-1918
  12. Bulletin des lois de la République française, Imprimerie royale, 1919, p. 2023-2035
  13. Le 4e zouaves avait perdu 9 351 officiers, sous-officiers et soldats pendant la guerre 1914-1918
  14. (en) Hendrick Kraay, I Die with My Country: Perspectives on the Paraguayan War, 1864-1870, University of Nebraska, 2004 Chapter 4 « Patriotic Mobilization in Brazil; The Zuavos and Other Black Companies » (ISBN 0803227620)
  15. Dennis Rolland, Pour L'Histoire du Brésil : Mélanges offerts à Katia de Queiros Mattoso, L'Harmattan, 2000, p. 616 (ISBN 2738476813)
  16. « U.S. Civil War Zouave Uniform Jacket », National Museum of American History, Smithsonian Institution (consulté le 2008-06-12)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anthony Clayton, Histoire de l'Armée française en Afrique 1830-1962, Albin Michel, 1994
  • Robert Huré, L'Armée d'Afrique: 1830-1962, Charles-Lavauzelle, 1977
  • Les Africains, Historama, hors-série no 10, 1970
  • Audy, Diane, Les Zouaves de Québec au XXe siècle, Québec, Presses de l'Université Laval, 2003, 180 p.
  • Bruno Carpentier, La Légende des Zouaves, à Charleville-Mézières, Editions SOPAIC, 2003, 220 p. ISBN 2-912775-20-5
  • Michel Daniel, Un breton chez les Zouaves 1915 - 1918, carnets de Michel Daniel 1er régiment de marche de Zouaves, Ed. YSEC (ISBN 2 84673 063 6).
  • Jean-François Catteau, Militaria Magazine n°129 & 197, Histoire & Collection.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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