Étueffont

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Étueffont
Étueffont : l'église Saint-Valbert
Étueffont : l'église Saint-Valbert
Blason de Étueffont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Arrondissement de Belfort
Canton Canton de Rougemont-le-Château
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Sous Vosgien
Maire
Mandat
René Bazin
2014-2020
Code postal 90170
Code commune 90041
Démographie
Gentilé Taffions
Population
municipale
1 465 hab. (2011)
Densité 117 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 43′ 11″ N 6° 55′ 21″ E / 47.719722222222, 6.9225 ()47° 43′ 11″ Nord 6° 55′ 21″ Est / 47.719722222222, 6.9225 ()  
Altitude Min. 420 m – Max. 915 m
Superficie 12,53 km2
Localisation

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Liens
Site web etueffont.fr

Étueffont (en allemand Staufen) est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Taffions (d'après le patois).

Géographie[modifier | modifier le code]

Il est situé à 472 m d'altitude en moyenne et culmine à 915 mètres au sommet du Fayé. Il est situé dans le canton de Rougemont-le-Château, département du Territoire de Belfort. Autrefois existaient deux communes : Étueffont-Bas et Étueffont-Haut qui ont fusionné le 12 juin 1973. Sa superficie est de 1 253 hectares.

Le village est situé au pied du versant sud du massif des Vosges, sur la rivière La Madeleine qui traverse ensuite Anjoutey.

Jusqu'en 1775, date à laquelle fut instituée la paroisse d'Anjoutey, la paroisse d'Étueffont comprenait les villages de Bourg-sous-Châtelet, Petitmagny, Anjoutey, Étueffont-Haut, Étueffont-Bas et Lamadeleine-Val-des-Anges. L'église, dédiée à Saint Valbert, date du début du XVIIIe siècle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Grosmagny Lamadeleine-Val-des-Anges Rougemont-le-Château Rose des vents
Petitmagny N
O    Étueffont    E
S
Grosmagny Anjoutey

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Étueffont-Bas: Estuefon (1260), Eytauffen (1296), Eitůfun (1316), Stauffen prope Rotenburg (1337), Stoffen/Eisthoffan (1427), Nider Stauffen (1579), Estueffond (1779). En allemand: Nieder Stauffen[1].
  • Étueffont-Haut: Ober Stauffen (1579), Estueffon-Dessus (1620), Stueffon/Stouffont/Stueffont (1533), Etuffont le Haut (1793), Etueffont-Haut (1801). En allemand: Ober Stauffen[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

  • 1870-71 : Après la guerre Franco-Prussienne, Etueffont reste Français avec l'arrondissement de Belfort alors que le Haut Rhin est annexée par le Reich Allemand (Traité de Franckfort)
  • 1939-1945 : 2ème Guerre Mondiale; Etueffont, situé en Zone Interdite, est étroitement surveillé. Etueffont aurait faiili être détruit: des soldats Allemands furent tués (attentat) et enterrés mais ils furent retrouvés avant la fin de la guerre; les autorités Allemandes (Kommandantur) de Belfort voulurent brûler le village, projet qui fut abandonné en raison de la progression des Alliés vers l'Est.

Dès la fin du Moyen Âge, le village se tourne vers l'industrie naissante : une forge qui transforme le fer produit par le fourneau de Bethonvilliers, l'exploitation minière de plomb argentifère dans le massif des Vosges tout proche (le sommet nommé Tête du Mineur est là pour le rappeler), l'exploitation forestière et la fabrication du charbon de bois. Par la suite un moulin est installé sur la rivière, des étangs sont creusés. Dès le début du XIXe siècle le tissage à bras se développe suivi vers le milieu du siècle par le tissage mécanique Boigeol-Japy, à cette époque des recherches pour découvrir un gisement de houille sont entrepris, deux puits de mine et trois sondages sont creusés sur la commune, mais abandonnés faute de résultats concluants[2]. En 1879, les frères Zeller, originaires d'Oberbruck (Haut-Rhin) installent des tissages et une filature à Étueffont. Ces usines prospèrent pendant un demi-siècle (1880-1930), donnant du travail à plusieurs centaines d'ouvriers. Mais la crise de 1929 amorce le déclin du textile qui cessera son activité à Étueffont vers 1960. La famille Zeller a marqué les deux communes de leur empreinte : Albert Zeller (de 1881 à 1886) puis René Zelller (de 1892 à 1924) ont été maires d'Étueffont-Bas, Roger Zeller a été maire d'Étueffont-Haut. L'ancien château de René Zeller accueille aujourd'hui le Centre de formation professionnelle Thérèse Bonnaymé de l'Association des Paralysés de France.

À l'heure actuelle, Étueffont est un gros village d'environ 1 750 habitants plutôt résidentiel mais qui a su conserver quelques commerçants et artisans ainsi qu'une activité agricole réduite. Il est situé sur la route des villages fleuris du pays sous-vosgien, un chemin qui suit le tracé d'une ancienne voie romaine. Etueffont accueille le siège de la Communauté de communes du Pays Sous Vosgien (14 communes), et de la paroisse de la vallée de La Madeleine.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Étueffont

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

parti de sable et d'or aux deux chevrons de l'un en l'autre, à la tour aussi d'or brochant sur la partition.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Gérard Guyon Sans Étiquette (apparenté MRC)  

Ce village compte également un conseil municipal enfants, qui se tient un des samedis du mois. Ce conseil est dirigé par un groupe de pilotage d'adultes (conseillés et maire). Ce conseil compte une quinzaine d'enfants. Il traite de la vie du village, étudie et travaille sur différentes commissions en 2007/2009(commission ENVIRONNEMENT / commission PATRIMOINE et commission BURKINA FASO). Les enfants distribuent aussi les colis de noël aux personnes de plus de 65 ans résidant dans le village. La confections de carte aura lieu et les colis seront distribués fin décembre 2009. De nouvelles élections ont eu lieu en mars 2009.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 465 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
460 549 604 603 767 836 813 862 870
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
780 883 881 855 817 938 1 055 1 081 1 074
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 083 1 050 1 044 820 767 752 670 650 648
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
602 522 971 1 081 1 324 1 326 1 402 1 424 1 469
2011 - - - - - - - -
1 465 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune est en 2012 la plus peuplée du canton de Rougemont-le-Château.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Une école primaire est située à côté de la mairie d'Etueffont. La commune compte également une école maternelle située dans la partie basse de celle-ci.

Santé[modifier | modifier le code]

Un pôle de santé réunit les professionnels de la santé officiant à Étueffont.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La forge-musée d'Étueffont est un témoin très intéressant de l'activité de 5 générations de forgerons au XVIIIe et XIXe siècles av. J.-C.. De nombreux outils et objets forgés sont exposés dans cette maison traditionnelle construite dans les années 1840, où se déroule un charmant marché de Noël au début de décembre.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868).
  2. Bulletin, vol. 7, Société industrielle de Mulhouse,‎ 1834 (lire en ligne), p. 205-298
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011