Surfaces de jeu au tennis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Surface.
Barney Allis Plaza à Kansas City

Le tennis se pratique sur un court aux dimensions précises[précision nécessaire]. Cependant, ce court peut être composé de différents revêtements, ce qui a une conséquence sur la possibilité de glisser et surtout la hauteur et la vitesse de la balle au rebond et donc sur la vitesse de jeu. Dans les tournois professionnels, on retrouve principalement quatre types de surfaces de jeu : le gazon, les moquettes, les surfaces dures et la terre battue. Lorsque ces surfaces sont jouées en salle, le jeu ne peut plus être perturbé par le vent, notamment au service. La quantité d'espace autour du court, plus grande dans les plus grands tournois, permet de rattraper plus de balles. Sont encore utilisés mais plus rarement, les courts sur parquet (bois). La couleur des courts ne change pas le style de jeu, elle peut être d'une ou deux couleurs (une pour le court et une autre pour le tour), les bandes restent toujours blanches (plus larges sur gazon) mais l'on peut retirer les lignes extérieures des couloirs pour les matchs de simple. Les matchs de simple sont souvent joués avec des poteaux de double c'est-à-dire que le filet va plus loin que le couloir à gauche et à droite ce qui rend encore plus rare la possibilité de renvoyer la balle en contournant un des deux poteaux.

Surface de jeu selon l'ITF[modifier | modifier le code]

  • Acrylique (Acrylic) résine pigmentée à la surface texturée : c'est le type de surface de l'Open d'Australie ou de l'US Open
  • Asphalte (Asphalt) bitume et granulat
  • Béton (Concrete) agrégat de ciment
  • Gazon (Grass) herbe naturelle issue de graine : c'est le type de surface de Wimbledon
  • Gazon synthétique (Artificial Grass) surface synthétique à l'apparence du gazon
  • Moquette (Carpet) matière textile ou polymère en rouleaux ou plaques prêtes à l'emploi : c'était le type de surface du Masters durant les années 1980
  • Terre battue (Clay) ensemble minéral délié : c'est le type de surface de Roland Garros
  • Terre battue synthétique (Artificial Clay) surface synthétique à l'apparence de la terre battue
  • Autre : bois (parquet), toile sur bois, système de tuiles modulable[1]

Surface de jeu du calendrier ATP[modifier | modifier le code]

  • Dur extérieur (Outdoor Hard)
  • Dur intérieur (Indoor Hard)
  • Gazon extérieur (Outdoor Grass)
  • Moquette intérieur (Indoor Carpet) (les moquettes sont interdites depuis 2009 sur décision de l'ATP)
  • Terre battue extérieur (Outdoor Clay)
  • Terre battue intérieur (Indoor Clay)[2]

Les surfaces aux tournois du Grand Chelem ITF[modifier | modifier le code]

L'Open d'Australie se joue sur gazon jusqu'en 1987 puis sur dur (Rebound Ace) jusqu'en 2007 et sur dur (Plexicushion) depuis 2008.

Roland-Garros se joue depuis sa création sur terre battue.

Wimbledon se joue depuis sa création sur gazon.

L'US Open se joue sur gazon jusqu'en 1974 puis sur terre battue verte (Har-tru) de 1975 à 1977 et sur dur (Decoturf) depuis 1978.

Les surfaces aux Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

Les surfaces utilisées varient selon l'endroit oú sont organisés les Jeux olympiques.

Lors des Jeux olympiques d'été de 1908 à Londres et des Jeux olympiques d'été de 1912 à Stockholm, les hommes jouent respectivement sur gazon et terre battue en extérieur tandis que les femmes jouent les deux années sur parquet intérieur (indoor).

Aux Jeux olympiques d'été de 1992 à Barcelone, la terre battue est utilisée. Vient ensuite une période de douze ans oú les joueurs évoluent sur surface dure comme lors des Jeux olympiques d'été de 1996 à Atlanta, des Jeux olympiques d'été de 2000 à Sydney, des Jeux olympiques d'été de 2004 à Athènes et des Jeux olympiques d'été de 2008 à Pékin avant de revenir sur gazon pour les Jeux olympiques d'été de 2012 à Londres (les mêmes sites que ceux du tournoi de Wimbledon sont utilisés).

Définitions des surfaces[modifier | modifier le code]

Dur[modifier | modifier le code]

Les surfaces dites « dures » sont l'asphalte, le béton et principalement l'acrylique qui représente la majeure partie du calendrier professionnel. On y retrouve d'ailleurs les deux dernières levées des quatre tournois du Grand Chelem, l'Open d'Australie, qui est joué sur du Plexicushion et l'US Open qui est joué sur du Decoturf. Six tournois sur neuf des Masters 1000 de l'ATP, Indian Wells, Miami, Montréal, Cincinnati, Shanghai et Paris-Bercy sont également joués sur des surfaces dures. Ces surfaces sont dans l'ensemble assez rapides. La différence majeure se fait surtout au niveau de la hauteur du rebond. Le principal avantage que l'on retrouve avec ces surfaces est le fait qu'elles ne réclament que peu d'entretien. Elles sont en revanche assez exigeantes pour les articulations, et demandent de bons appuis. Ces surfaces restent en outre assez neutres, ce qui signifie qu'elles ne favorisent pas réellement un certain type de joueurs (en effet, on retrouve des serveurs volleyeurs comme des joueurs de fond de court au palmarès de la plupart des tournois) même si les véritables amateurs de terre battue peuvent trouver ces courts trop rapides par rapport à la surface ocre. Les courts que l'on retrouve dans les clubs sont quant à eux souvent en béton, ou en « quick », et présentent l'avantage de sécher très vite après d'éventuelles intempéries.

Gazon[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (juin 2013). Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.
Kingsholm Square Tennis Courts à Gloucester

Le gazon est la plus ancienne surface au tennis. Elle est utilisée au très prestigieux tournoi de Wimbledon. Le gazon est une surface plus rapide que la terre battue, au rebond plus bas et moins sensible aux effets imprimés à la balle (surtout au lift). Sa vitesse favorise généralement les attaquants et les gros serveurs, qui peuvent frapper un grand nombre d'aces au cours d'un même match. Le gazon ne laisse que peu de place aux échanges longs et la plupart des joueurs n'hésitent pas à venir finir les points au filet.

Cependant, le gazon de Wimbledon ralentit considérablement plus les balles depuis le début des années 2000. En effet, le gazon est plus dense et l'herbe plus longue ; par conséquent la balle est freinée après l'impact au sol donc arrive moins vite vers le relanceur. Durant la finale masculine de Wimbledon 2008, une animation informatisée montrait en effet qu'en 2003 un service de 202 km/h ralentissait à 83 km/h après le rebond, alors qu'en 2008 ce même service chutait à 69 km/h, soit une perte de plus d'1 mètre au niveau de la ligne de fond de court. Jusqu’alors constitués à 70 % d’ivraie (et 30 % de creeping red fescue), les courts de Wimbledon depuis 2001 sont à 100 % composés d’ivraie.

L’objectif, louable, des organisateurs était de réduire la quantité de faux rebonds pendant les 13 jours que dure le tournoi. Car ce nouveau gazon plus résistant pousse également sur un sol plus dur. Mais qui dit sol plus dur, dit également rebond plus haut. Premier changement fondamental du gazon de Wimbledon : fini les balles qui fusent, les slices meurtriers et les retours de service au niveau du genou. Sur ce nouveau sol, le rebond de la balle est plus élevé, pratiquement au niveau des surfaces en dur.

La deuxième particularité de l’ivraie est de pousser de manière beaucoup plus verticale. La balle est alors davantage accrochée par l’herbe quand elle rebondit. Et elle s’en trouve ralentie. Au-delà des montages télévisuels, ce ralentissement est mesuré de manière très précise. L’ITF classifie les vitesses des surfaces du circuit en quatre catégories : lente, intermédiaire, semi-rapide et rapide. En 2007, les catégories suivantes étaient attribuées aux tournois du grand chelem : Roland Garros - lente, US Open - rapide, Australian Open - semi-rapide. Le gazon de Wimbledon, à la surprise générale, s’est vu attribuer la catégorie intermédiaire.

Le gazon de Wimbledon a donc changé. Si l’effet sur l’état du court en fin de tournoi reste sujet à discussion, le ralentissement de la surface qui en a résulté est lui établi. À tel point que l’herbe de Wimbledon n’est plus aujourd’hui considérée comme une surface rapide. Si dans les années 80 et 90 le decoturf de Flushing Meadows était la surface intermédiaire entre la terre battue et le gazon, les rapports sont aujourd’hui inversés. Le tournoi du Grand Chelem le plus rapide se joue désormais à New York, et c’est à Londres qu’on trouve la surface intermédiaire.

Le gazon est une surface qui nécessite beaucoup d’entretien, ce qui explique que peu de clubs possèdent des courts en gazon, et que ceux-ci soient de moins en moins nombreux. La saison sur gazon ne dure d’ailleurs plus qu’un mois chez les professionnels.

Indoor (en salle)[modifier | modifier le code]

Les surfaces pratiquées en salles sont, en Coupe Davis, le dur, la moquette, la terre battue, le parquet et, sur le circuit ATP, le dur uniquement et, avant 2009, la moquette ainsi que le gazon à deux reprises en 1975 et 1978. La principale différence du jeu en salle est de ne pas être perturbé par le vent, notamment au service ce qui favorise les joueurs dont l'engagement est une arme principale. L'acoustique y est aussi changée, le contact de la balle dans la raquette est plus bruyant et les encouragements du public se font plus proches. À Wimbledon, quand le toit est déplié les jours de pluie, on peut assister à un match sur gazon en salle et à l'Open d'Australie en cas de très fortes chaleurs le toit est déplié et l'on joue donc sur dur en salle. Le tournoi de Melbourne en salle de 1975 et celui de Birmingham en 1978 ont été joués sur gazon indoor

Moquette[modifier | modifier le code]

La moquette (carpet en anglais sur les calendriers de l'ATP) est, à de rares exceptions, utilisée uniquement en intérieur. Le terme synthétique est aussi employé (en France).

Les tournois en salle se disputent généralement dans des salles omnisports, lors des rencontres de tennis on recouvre le sol par de la moquette en rouleaux/plaques ou par des tuiles de plastique qui s'emboitent, dorénavant l'avancée technique permet d'installer des cours en dur temporaire rapidement. La moquette est très exigeante pour les articulations, ce qui amena l'ATP à la bannir de son circuit en 2009. Toutefois des rencontres de Coupe Davis (qui est organisée par l'ITF) sont encore jouées sur moquette. L'ATP World Tour Finals qui clôt la saison en regroupant les huit meilleurs joueurs du monde et qui fait figure de "Grand Chelem" en salle, s'est longtemps joué sur moquette. Le Grand Prix de tennis de Lyon était le dernier tournoi ATP sur moquette en 2008. Quelques rares tournois du circuit Challenger sont joués sur cette surface (2 sur 138 en 2010 à Belgrade et Kyoto). Les clubs ne l'utilisent plus beaucoup, pour les mêmes raison que l'ATP mais aussi parce qu'elles demandent un entretien important. La rencontre Suisse / Biélorussie en 2000 a été jouée sur moquette outdoor[3]. Les tournois de Boston 1969 ; Bologne 1971 ; Chicago 1975 ; Londres 1976 ; São Paulo en 1976, 1989 et 1990 ; Rio de Janeiro 1989 et Brasilia 1991 ont été joués sur moquette outdoor[4].

Parquet[modifier | modifier le code]

Les courts sur parquet (bois) uniquement en salle ont été utilisés dans certains des premiers Jeux olympiques ou dans des rencontres de Coupe Davis comme Paraguay - France en 1985 jouée sur parquet indoor[5]. Le jeu y est extrêmement rapide. On joue sur parquet dans beaucoup de salles omnisports hors du circuit professionnel.

Synthétique[modifier | modifier le code]

Les surfaces synthétiques, comme leur nom l'indique, synthétisent les surfaces naturelles existantes tel le gazon ou la terre battue c'est-à-dire que ce sont des courts sur fausse pelouse ou fausse terre battue, en plastique, mais le terme est aussi employé (en France) pour désigner la moquette des nombreux tournois en salle du circuit ATP avant son interdiction en 2009 (voir les calendriers de l'ATP).

Terre battue[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Terre battue.
Entraînement de Rafael Nadal sur la terre battue bleue aux Masters de Madrid en 2012

La terre battue est connue pour être l'une des surfaces les plus lentes (comparée à d'autres surfaces telles que le ciment, les résines utilisées sur courts couverts, ou encore le gazon), ce qui rend la pratique du tennis sur cette surface assez spécifique, notamment au haut niveau. Ainsi chez les joueurs professionnels, la qualification de « spécialiste de la terre battue » est-elle couramment utilisée pour décrire les joueurs qui s'y distinguent particulièrement.

Elle est utilisée pour Roland-Garros (tournoi du Grand Chelem), de même que dans trois des tournois Masters 1000 de l'ATP : Monte-Carlo, Madrid et Rome.

Cette surface a comme particularité d'être très sensible aux effets et le rebond des balles est relativement important (beaucoup plus que sur gazon, sensiblement équivalent sur surface dure). En outre, les appuis y sont moins brusques que sur les autres surfaces car le sol n'est pas entièrement stable : il est par conséquent possible aux joueurs de développer une technique de glissade en bout de course qui leur permet de couvrir plus de terrain et donc d'accroître leurs capacités défensives. Des études récentes de la FFT ont fait classer cette surface en « surface de confort », les problèmes d'usure d'articulations étant moins fréquents que sur les surfaces en dur sur lesquelles les chocs sur les articulations sont de l'ordre de trois fois le poids du corps. Cependant, en conséquence de ces caractéristiques, les échanges sont généralement plus longs sur terre battue et donc physiquement éprouvants pour les joueurs.

En ce qui concerne l'arbitrage, la terre battue se révèle intéressante car les balles laissent des marques au niveau de leur point d'impact, ce qui permet d'éviter certaines erreurs de jugement, surtout au niveau professionnel, où la vitesse de jeu est très élevée.

Le directeur du tournoi de Madrid Ion Țiriac a proposé à l'ATP des courts sur terre battue bleue (couleur du commanditaire). Déjà testée en 1992 à Bercy pour une exhibition entre Yannick Noah et Steffi Graf, celle-ci n'est pas directement acceptée bien que le jeu y soit le même que sur couleur ocre, Rafael Nadal, Novak Djokovic et d'autres joueurs s'y opposant avec pour raison principale le fait que Madrid sert de dernière répétition avant Roland Garros et que les joueurs y veulent donc des conditions les plus proches possibles du tournoi du Grand Chelem. Toutefois, lors de la saison 2011, les Masters de Rome et de Madrid sont intervertis et Rome devient donc le dernier tournoi important de préparation à Roland-Garros. En conséquence, Ion Tiriac annonce que la terre battue bleue deviendra la surface de jeu du Masters de Madrid à partir de la saison 2012[6]. À la suite de cette édition 2012 du tournoi de Madrid, plusieurs joueurs se sont plaint de la mauvaise qualité de la surface. Les deux premiers joueurs mondiaux Novak Djokovic et Rafael Nadal, éliminés prématurément dans le tournoi, ont menacé de ne plus participer aux éditions ultérieures si cette surface venait à être conservée, arguant du fait que celle-ci s'avère beaucoup trop glissante[7]. Malgré la défense de cette nouvelle terre battue bleue par les organisateurs qui ont invoqué un problème technique dans la préparation des courts, l'ATP a finalement donné raison aux joueurs en interdisant cette surface et en demandant aux organisateurs de revenir à la terre battue ocre traditionnelle dès l'édition 2013 du tournoi[8].

L'US open s'est joué de 1975 à 1977 sur terre battue verte (appelée Har-tru) courant aux États-Unis et pratiqué en 2010 à l'Open de Sarasota (tournoi Challenger). La coupe Family Circle se déroule depuis toujours sur terre battue verte.

De la terre battue jaune est utilisée en 2010 à la Copa Sevilla (tournoi Challenger).

Un court sur terre battue rose est installé à Roland Garros en 2012 dans le cadre du village de la femme installé pour cette édition.

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes et références[modifier | modifier le code]