Plancher-les-Mines

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Plancher-les-Mines
Vue général du village et des collines avoisinantes
Vue général du village et des collines avoisinantes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Lure
Canton Champagney
Intercommunalité Communauté de communes Rahin et Chérimont
Maire
Mandat
Michel Galmiche
2014-2020
Code postal 70290
Code commune 70414
Démographie
Population
municipale
1 065 hab. (2011)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 42″ N 6° 44′ 35″ E / 47.7617, 6.7431 ()47° 45′ 42″ Nord 6° 44′ 35″ Est / 47.7617, 6.7431 ()  
Altitude Min. 483 m – Max. 1 215 m
Superficie 25,59 km2
Localisation

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Plancher-les-Mines est une commune française, située dans le département de la Haute-Saône en région Franche-Comté. Elle fait partie de la Communauté de communes Rahin et Chérimont. Le village se situe dans la région vallonnée du massif des Vosges, l'altitude varie de 483 mètres au centre ville à 1 215 mètres. Son histoire est fortement marquée par les mines et les industries de transformation des métaux.

Ses habitants sont appelés les Mainous.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est situé dans la vallée du Rahin, en Haute-Saône dans la région française de Franche-Comté.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Servance Le Thillot
(Vosges)
Lepuix
(Territoire de Belfort)
Rose des vents
Fresse N Giromagny
(Territoire de Belfort)
O    Plancher-les-Mines    E
S
Champagney Plancher-Bas

Topographie[modifier | modifier le code]

Plancher-les-Mines se situe dans une région vallonnée et accidentée, au pied des Vosges saônoises, dominé par la Planche des Belles Filles et le Ballon Saint-Antoine. L'essentiel des habitations se trouve dans une petite vallée composé d'alluvions fluvio-glaciaires[1]. L'altitude du centre-ville est de 483 mètres. Le point culminant du territoire communal est de 1 215 mètres. Du fait de son altitude et de sa pente, Plancher-les-Mines est classée commune de montagne. Le village est par ailleurs situé dans le périmètre du Parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Géologie[modifier | modifier le code]

Il y a 300 millions d'années, sous le Paléozoïque, des épanchements de lave forment la vallée du Rahin. Puis, 260 millions d'années plus tard, le plissement alpin fissure la croûte terrestre et favorise la remonté de divers minerais métalliques[2].

Vers 10000 av. J.-C., un glacier occupe la vallée du Rahin mais sa progression est freinée par les roches du Laurier, bordant l'emplacement du futur village. Des vestiges de ce phénomène, tel que des moraines ou des verrous glaciaires, sont toujours visibles au XXIe siècle[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat dans la région de Ronchamp est un climat semi-continental : chaud et lourd en été, froid et sec en hiver, avec des températures pouvant descendre régulièrement à -10 °C. La pluviométrie, d'au moins 1 000 mm/an, s'élève avec l'altitude[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Plancher viens du l'ancien français Planchicum (planche, pont)[5] qui était donné au premier village, il y a ensuite eu une distinction entre Plancher-Bas et Plancher-Haut (en raison de l'altitude et de l'éloignement), puis Plancher-Haut devint Plancher-les-Mines au XVIIe siècle pour rendre hommage à l'activité minière qui a permis son essor[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg fut desservi de 1895 à 1938 par une ligne de chemin de fer secondaire reliant Ronchamp à Saint-Antoine, exploitée par les Chemins de fer vicinaux de Haute-Saône. Ici la gare de Plancher-Haut.

En 600, un moine s'installe dans la forêt de Saint-Antoine avant qu'un prieuré et une chapelle ne soit construits[5]. En 1178, le village de Planchicum et inscrit dans les archives. En 1232, l'Abbé de Lure, seigneur de passavant (vallée du Rahin) est nommé Prince. En 1687, Plancher-Haut, devenu Plancher-les-Mines au XVIIe siècle[6], devient indépendant de Plancher-Bas (dont il était un hameau) après l'accroissement démographique provoqué par l'exploitation des mines[5],[1].

En 1771, l'usine Priqueler fabrique des montres et diverses pièces d'horlogeries avant de ce spécialiser dans la réalisation de vis et de boulons[7] employant plus d'une quinzaine de personnes[8]. L'un des propriétaires de l'atelier s'est fait construire un manoir de style anglais, par la suite récupéré pour abriter les locaux de la mairie[7]. Le village a connu une époque plus faste avec jusqu'à 3 000 habitants au début du XXe siècle. Il abritait alors des mines et des industries de transformation des métaux (vis, boulons, crémones, serrures, fonderies, brosserie), la vallée devient un petit centre industriel tirant partie du charbon extrait dans les houillères de Ronchamp[6].

Dans les années 1850 une épidémie de choléra touche la Franche-Comté, les habitants de Plancher-les-Mines promettent de construire une croix au sommet d'une colline dominant le village à condition qu'ils ne soit pas frappés par l'épidémie. Cette dernière reste contenu à Plancher-Bas. Les habitants tiennent parole et décident de construire une croix en 1854 à 765 mètres d’altitude[9],[6].

Depuis les années 1960 les entreprises autrefois florissantes (jusqu'à 1 500 emplois drainant les populations actives de 20 communes avoisinantes) sont en déclin du fait de la disparition progressive d'avantages stratégiques, dont les mines qui ont fermé à la fin du XIXe siècle.

Les mines[modifier | modifier le code]

Entre 5000 av. J.-C. et 2000 av. J.-C., des hommes préhistoriques exploitent déjà de la pélite dans le secteur de Plancher-les-Mines pour la fabrication de haches[5]. Le mines de Plancher sont mentionnées pour la première fois en 1458, avant qu'une concession ne soit accordée à un industriel de Bâle. A partir du XVe siècle, l'exploitation de mines d'argent, de fer, de molybdène et de plomb se développe. Les mines de Plancher fournissent de nombreuses villes pour les ateliers monétaires, notamment en Allemagne[5].

Entre le fin du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle, la découverte de nouveaux filons permet d'atteindre une production record de 170 kg d'argent fourni par 500 mineurs[5]. Mais l'activité décline rapidement à partir du milieu du XVIIe siècle jusqu'à cesser[10]. Au XVIIIe siècle, l'activité minière est relancée par la compagnie anglaise Floyd après une quarantaine d'années d'abandon[5]. L'utilisation de la poudre pour le creusement des galeries vosgiennes fait son apparition vers 1630[11]. À cette époque, les ingénieurs réutilisent les anciennes galeries du XVIe siècle. Ces dernières, très étroites, sont élargies à l'explosif, mais c'est un échec car ces filons était déjà bien exploités[12]. C'est l'ingénieur Gensanne qui dirige les derniers travaux d’extraction vers 1750. En 1830, monsieur Collard tente de relancer l'exploitation avant de préférer les mines de Giromagny. Enfin, monsieur Deleuzun entreprend des travaux de recherche vers 1930 qui restent sans résultats[5].

Des vestiges miniers (entrées de galeries, tranchées et haldes) subsistent au début du XXIe siècle, dont certains sont réaménagés le long d'un sentier pédestre[6],[10],[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
  mars 2001 Jean-Marie Lombard    
mars 2001 mars 2008 Bernard Lambert    
mars 2008 en cours Michel Galmiche[14]   Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune de Plancher-les-Mines comptait 1065 habitants. À partir du XXIe siècle siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres « recensements » sont des estimations.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
895 878 942 995 1 384 1 394 1 480 1 537 1 541
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 514 1 730 1 887 1 874 2 007 2 339 2 435 2 623 2 683
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 685 2 786 2 843 2 116 2 343 2 244 2 146 1 863 1 877
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 715 1 584 1 452 1 414 1 178 1 064 1 086 1 092 1 065
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Au début du XXIe siècle, le village ne compte plus guère qu'une centaine d'emplois industriels. C'est un village de retraités ou dortoir. Les maisons à vendre trouvent encore acquéreurs auprès de Belfortains voire de Mulhousiens qui n'hésitent plus à accomplir 50 à 100 km quotidiens pour se rendre à leur travail. L'INSEE rattache le village au bassin de vie de Champagney - Ronchamp[17].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Patrick Bouchitey, acteur, scénariste et réalisateur, né à Plancher-les-Mines en 1946 ;
  • Cyril Mennegun, cinéaste et documentariste, né en 1975 ;
  • Docteur Gerhard Diego de Izarra né en 1923 à Chinon (Indre) et mort en 2008 à Neuvillalais (Sarthe), était un médecin, écrivain ; inventeur de la ruche "Procédé Izarra" notamment. Il a exercé son métier à Plancher-Les-Mines du milieu des années 1950 jusqu'en 1961.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Plancher-Bas autrefois », sur http://www.mairie-plancher-bas.fr/
  2. PNRBV, p. 4
  3. PNRBV, p. 12-13.
  4. « Climat de Ronchamp »
  5. a, b, c, d, e, f, g et h PNRBV, p. 3
  6. a, b, c, d et e « Plancher les Mines », sur http://www.ot-ronchamp.fr/
  7. a et b PNRBV, p. 16
  8. "La France industrielle aux XVIe, XVIIe, XVIIIe siècles, par Paul Delsalle, page 105
  9. PNRBV, p. 15
  10. a et b PNRBV, p. 1
  11. PNRBV, p. 5
  12. PNRBV, p. 9
  13. PNRBV, p. 4-9
  14. Préfecture de Haute-Saône, Liste des communes de Haute-Saône, publiée le 23 janvier 2013, consultée le 18 juillet 2013
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  17. « Bassin de vie 2012 de Champagney - Ronchamp (70120) », sur INSEE

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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