Tripartisme

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Le tripartisme est une expression désignant la coalition gouvernementale formée entre 1946 et 1947 par les trois principaux partis politiques français d'après-guerre : la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), le Parti communiste français (PCF) et le Mouvement républicain populaire (MRP).

Historique[modifier | modifier le code]

Cette coalition a rejeté dans l'opposition les radicaux, jusque là incontournables dans toute coalition depuis le tournant du siècle (à l'exception de la période 1919-1924).

Cette coalition a été rendue possible, malgré de fortes oppositions idéologiques, notamment entre les démocrates-chrétiens du MRP et les communistes athées, par les combats menés en commun dans le cadre de la résistance. C'est d'ailleurs à la mise en œuvre du Programme du Conseil national de la Résistance, élaboré en commun, et dont le préambule de la constitution de 1946 est l'héritage le plus marquant, que s'est attelé le tripartisme.

D'abord associé au général de Gaulle, qui dirige, après les élections de 1945, un gouvernement associant les trois partis en question, le tripartisme apparaît comme tel après la démission du chef du gouvernement, en désaccord avec la majorité des députés sur la forme de la nouvelle constitution.

Le Tripartisme s'achève par le renvoi des ministres communistes par le président du Conseil Paul Ramadier, causé par la situation quasi-insurrectionnelle due aux grandes grèves menées par la CGT, principal syndicat français, dont la direction est alors totalement inféodée au Parti communiste lui-même aux ordres de Moscou (Kominform). La troisième force, coalition dans laquelle le Rassemblement des gauches républicaines remplace les communistes, succède au tripartisme.

Voir aussi[modifier | modifier le code]