Jacqueline Fraysse

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Jacqueline Fraysse
Jacqueline Fraysse, en janvier 2007.
Jacqueline Fraysse, en janvier 2007.
Fonctions
Députée de la 4e circonscription des Hauts-de-Seine
En fonction depuis le 12 juin 1997
Élection 1er juin 1997
Réélection 16 juin 200217 juin 200717 juin 2012
Législature XIe, XIIe, XIIIe, XIVe
Groupe politique Communiste, CR puis GDR
Prédécesseur Christian Dupuy (RPR)
Maire de Nanterre
26 mai 198817 octobre 2004
Prédécesseur Yves Saudmont (PCF)
Successeur Patrick Jarry (PCF)
Conseiller général du Canton de Nanterre-Nord
14 mars 197621 mars 1982
Prédécesseur Juliette Dubois-Plissonnier (PCF)
Successeur Michel Laubier (PCF)
Sénatrice des Hauts-de-Seine
1er octobre 198612 juin 1997
Élection 28 septembre 1986
Réélection 24 septembre 1995
Groupe politique Communiste, puis CRC
Députée de la 7e circonscription des Hauts-de-Seine
3 avril 19782 avril 1986
Élection 17 mars 1978
Réélection 21 juin 1981
Législature VIe, VIIe
Groupe politique Communiste
Prédécesseur Jean Lacombe (PCF)
Successeur aucun (scrutin proportionnel)
Biographie
Date de naissance 25 février 1947 (67 ans)
Lieu de naissance Paris 12e
Parti politique Avant 2010 : PCF
2010 : GC[réf. nécessaire]
Après 2010 : FASE
Profession Cardiologue

Jacqueline Fraysse est un médecin cardiologue et une femme politique française, née le 25 février 1947 à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et vie familiale[modifier | modifier le code]

Jacqueline Paulette Marguerite Fraysse est née le 25 février 1947 à Paris, dans le 12e arrondissement de Paris. Ses deux parents Louis Fraysse et Élise Lasserre étaient journalistes. Le 8 mai 1976, elle épouse Claude Gauché Cazalis, décédé en 2012[1], avec qui elle aura deux enfants[2]. Son fils, Gilles Gauché-Cazalis, est également conseiller municipal de Nanterre depuis 2008[3].

Études et formation[modifier | modifier le code]

Après des études primaires et secondaires à Nanterre, elle suit les cours de la faculté de médecine de Paris. Elle y obtient son diplôme de docteur en médecine, et un certificat d'études spécialisées de cardiologie[2].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Elle débute l'exercice de la cardiologie à Nanterre puis poursuit, toute sa carrière, au centre de santé municipal d'Argenteuil en qualité de cardiologue. Elle prend sa retraite à l'automne 2012.[réf. nécessaire]

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1971, elle est élue conseiller municipal communiste de Nanterre, et en 1976 conseiller général du canton de Nanterre-Nord[2].

En 1978, elle est élue députée dans la septième circonscription des Hauts-de-Seine qui couvre les communes de Nanterre et Suresnes[2],[Note 1].

Réélue en 1981, elle se spécialise — au sein de la Commission des Affaires culturelles, familiales et sociales — sur les questions d'hygiène et de santé, sur les conditions de travail des femmes et sur l'emploi des jeunes ainsi que sur la situation des étrangers en France.

Elle est élue sénateur des Hauts-de-Seine en 1986 et réélue en 1995. Inscrite au groupe communiste(devenu CRC en 1995), elle participe aux travaux de la commission des lois puis à la commission des affaires sociales[2],[5].

Le 26 mai 1988, moins d'un an avant les élections municipales de 1989, elle est élue pour la première fois maire de Nanterre par le conseil municipal, succédant à Yves Saudmond.

Elle démissionne du Sénat à la suite de son élection dans la quatrième circonscription des Hauts-de-Seine le 1er juin 1997. Réélue le 16 juin 2002 puis le 17 juin 2007, elle est inscrite au groupe communiste, qui devient en 2007 la Gauche démocrate et républicaine[2].

Le 26 mars 2002, elle préside une réunion du conseil municipal de Nanterre au terme de laquelle, à h 10 du matin, huit élus municipaux sont tués et dix-neuf autres personnes blessées (dont 14 grièvement) par Richard Durn. Elle regrette, pour le « deuil des familles des victimes », qu'au quai des Orfèvres, le lendemain, ce « déséquilibré » ait pu se suicider.

Le 17 octobre 2004, elle démissionne de la mairie de Nanterre et redevient simple conseillère municipale, tout en restant députée. Le conseil municipal élit Patrick Jarry pour la remplacer. Elle dissocie nettement sa démission du drame de 2002, en précisant qu'il faut quelqu'un de complètement impliqué pour mener à bien les futurs défis de Nanterre notamment le projet d'extension à Nanterre de l'axe historique.

En mars 2010, elle quitte le PCF en même temps que plusieurs « rénovateurs », autour de Patrick Braouezec, et rejoint la Fédération pour une alternative sociale et écologique[6], qui adhère elle-même au Front de Gauche en juin 2011. Elle participe à la création, à Nanterre, de Gauche Citoyenne, un mouvement politique alternatif inspiré notamment de la construction « mouvementiste[Quoi ?] » des forums sociaux mondiaux.

Elle est réélue députée le 17 juin 2012[Note 2] et inscrite au groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR) qui regroupe le parti communiste, le Front de gauche et leurs alliés.

Mandats[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Sénat[modifier | modifier le code]

  • Élue le 28 septembre 1986 sénatrice des Hauts-de-Seine
  • Réélue le 24 septembre 1995 ;
  • Fin de mandat le 12 juin 1997 (démission : élue députée).

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

  • Depuis 1971[2] : conseillère municipale de Nanterre (Hauts-de-Seine)
  • 14/05/1976 - 21/03/1982 : Conseiller général du Canton de Nanterre-Nord (Hauts-de-Seine)
  • 26/05/1988 - 12/03/1989 : maire de Nanterre (Hauts-de-Seine)
  • 20/03/1989 - 18/06/1995 : maire de Nanterre (Hauts-de-Seine)
  • 25/06/1995 - 18/03/2001 : maire de Nanterre (Hauts-de-Seine)
  • 18/03/2001 - 17/10/2004 : maire de Nanterre (Hauts-de-Seine) (démission du mandat de maire)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce siège était celui de l'ancien député-maire communiste de Nanterre Raymond Barbet, décédé peu avant les élections, et avait été occupé à l'Assemblée nationale par son suppléant Jean Lacombe du 9 mars au 2 avril 1978[4]
  2. En 1993, Jacqueline Fraysse avait été battue par le maire de Suresnes, Christian Dupuy (UMP), qui avait obtenu 52,60 % des suffrages. En 1997, elle l'avait battu avec 53,15 % des suffrages ; en 2002 avec 50,76 % ; en 2007, avec 54,44 % et en 2012 avec 59,14 % des suffrages.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Carnet - Décès de Claude Gauché-Cazalis », Le Parisien,‎ 26 janvier 2012 (lire en ligne)
  2. a, b, c, d, e, f et g Who's Who in France, édition 2008, p. 925
  3. Hélène Constanty, « Le système Jarry à Nanterre », L'Express,‎ 23 novembre 2009 (lire en ligne)
  4. « Fiche de «Jean Lacombe» », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale.
  5. Sa fiche sur le site du Sénat
  6. « La députée Jacqueline Fraysse va quitter le Parti communiste », Le Parisien,‎ 26 mars 2010 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]