Regards
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| Regards | |
| Pays | |
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| Langue | Français |
| Périodicité | trimestriel |
| Genre | Actualités |
| Diffusion | 25 000[réf. souhaitée] ex. (2005) |
| Date de fondation | 2003 |
| Ville d’édition | Paris |
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| Site web | http://www.regards.fr |
Regards est un titre de la presse française. Créé en 1932,d'obédience communiste (c'est un des organes de la presse du PCF) il donne la prédominance, après le magazine "Vu" (fondé en 1928 par Lucien Vogel) aux reportages photographiques. Bien avant Life (1936) ou Paris Match (1949), "Vu" et "Regards" lancent le photojournalisme dans les années d'avant-guerre. Léon Moussinac, critique et théoricien du cinéma, ami de Léon Delluc, dirige le magazine. On y retrouve les photographes et photoreporter de l'époque de l'entre-deux-guerre : Robert Capa et Henri Cartier-Bresson mais aussi Gerda Taro, David Seymor, alias Chim, Pierre Jamet, Willy Ronis . Edouard Pignon, artiste peintre, s'occupe de la mise en page. Le journal paraît jusqu'à la veille de la Seconde guerre mondiale, interdit en 1939 après l'acceptation par le PCF du pacte germano-soviétique. Le journal ressort aux lendemains de la Libération d'abord à un rythme hebdomadaire jusqu'aux débuts des années 1950. À partir des années 1955-1956, les difficultés financières auxquelles la presse communiste doit faire face, porte préjudice à la parution du magazine. La période de la guerre froide et l'isolement du PCF dans la société française se traduit aussi par une perte de qualité du magazine que certains considèrent comme le "Paris-Match" des pauvres. Le magazine continue de paraître et de présenter à ses lecteurs de nombreux reportages en images notamment sur les grèves en France et évidemment sur les "vertus" des pays socialistes. Le dernier numéro du magazine est daté du mois de novembre 1960.
Regards est un titre mensuel repris par le PCF en 1995, après la disparition de Révolution, hebdomadaire (1979-1994), lui même issu de la fusion entre France nouvelle, hebdomadaire, et la Nouvelle Critique (mensuel), tous deux disparus en 1979.
Après un deuxième dépôt de bilan en octobre 2003, onze salariés du mensuel se sont engagés individuellement - deux mois de salaires investis et emprunt à l'État – et associés collectivement pour créer une « Scop » (société coopérative de production). Le journal est restructuré et le siège de la rue Montmartre est revendu. Les salariés sont membres fondateurs du nouveau Regards ; ils possèdent 51 % du capital et 65 % des voix. Les coopérateurs ont élu Catherine Tricot à la tête de la Scop dont elle assure la gérance. Roger Martelli et Clémentine Autain assurent la direction de la rédaction, et Emmanuelle Cosse en est la nouvelle rédactrice en chef. Regards appartient à sa rédaction.
De nouveau, au début de l'année 2010, Regards est au bord du dépôt de bilan. A l'initiative d'Eric Fassin et Michel Husson, le mensuel lance un appel à contributions afin de trouver 200 000 euros[1].
Regards assume un parti pris anti-libéral. Il observe de façon critique le monde contemporain. Le mensuel s'attache à repérer les phénomènes sociaux et culturels de fond émergents. L'image reste prédominante, appréhendée non pas comme simple illustration du monde, mais comme un témoignage engagé.
Le 20 avril 2010, la Scop Regards est mise en liquidation judiciaire et, le 7 juillet de la même année, une nouvelle Scop, les Éditions Regards, est créée avec Clémentine Autain comme gérante.
Fin 2012, les Éditions Regards abandonnent le journal papier mensuel pour adopter un journal papier trimestriel, car selon eux: "la lenteur est nécessaire à l'enquête, au reportage, au décryptage." Néanmoins, une version informatique mensuelle est disponible sur le site pour les abonnés. Enfin, la rédaction réagit quotidiennement à l'actualité sur http://www.regards.fr/ , ces réactions sont en accès gratuit, pas besoin d'être abonné pour les consulter !
Notes et références [modifier]
- Regards a récolté 130 000 euros en un peu plus d'un mois. La collecte se poursuit pour la survie du magazine (La rédaction, "Sauvez Regards", p4, Regards, n°69, mars 2010.