Roland Leroy

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Roland Leroy
Fonctions
Parlementaire français
Député 1956-1958
puis 1967-1981
puis 1986-1988
Gouvernement IVe République-Ve République
Groupe politique PCF
Biographie
Date de naissance 4 mai 1926 (1926-05-04) (87 ans)
Résidence Seine-Maritime

Roland Leroy est un homme politique français, né le 4 mai 1926 à Saint-Aubin-lès-Elbeuf (Seine-Maritime).

Sommaire

Biographie [modifier]

Né d'un père ouvrier ajusteur aux chemins de fer, proche de l'anarcho-syndicalisme et d'une mère ouvrière textile, il embrasse la même profession que son père en 1942[1]. Militant clandestin au Mouvement Jeunes communistes de France en 1942, il est chargé de la diffusion de la propagande et accède en 1943 à la direction des Jeunesses communistes dans son département. Parallèlement il entre dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Entre 1945 et 1947, il exerce à nouveau son métier de cheminot tout en demeurant un militant fort actif du Parti communiste français. Il gravit ensuite les échelons du PCF : secrétaire fédéral de Seine-Maritime, membre du Comité central (1956-1994), du Bureau politique (1964-1994) et du Secrétariat (1960-1979). Au début des années 1970, il anime le groupe chargé de rédiger le Programme commun[2]. Après plusieurs échecs aux élections cantonales et législatives, il est élu député de la Seine-Maritime de 1956 à 1958, de 1967 à 1981, puis de 1986 à 1988[3].

Il dirige L’Humanité de 1974 à 1994.

Ami intime de Louis Aragon, il l’accompagne dans son travail de deuil suite au décès d’Elsa Triolet en 1970[2].

Polémiste de talent[réf. nécessaire] sur France Inter dans l’émission Vendredi soir, où des journalistes débattaient de l’actualité : Pierre Charpy (La Lettre de la nation RPR), Jean d’Ormesson (Le Figaro), Claude Estier (L'Unité PS), Henri Amouroux (giscardien).

Roland Leroy avait la réputation d'être sceptique sur l'Union de la gauche entre le PS et le PCF et la responsabilité de la rupture de 1977 lui fut imputée[réf. nécessaire]. Cependant, il fut exclu du Secrétariat de Comité central, brutalement, au Congrès de 1979, quelques semaines après que Le Nouvel Observateur avait mis sa photo à la une avec la légende « les nouveaux communistes ».

Lors de la fête de l’Humanité, en septembre 1981, quelques mois après le victoire électorale de François Mitterrand et de l’Union de la gauche, il fut chargé du discours traditionnel et critiqua les concessions du gouvernement à ce qu’il appela « les vaincus d’hier », c’est-à-dire la Droite. Il marquait ainsi le scepticisme d’une partie de la direction du PCF sur la politique mise en œuvre.

Ouvrages [modifier]

  • Roland Leroy (dir.) avec Pierre clavilier et Valère Staraselski, Un siècle d’Humanité, 1904- 2004, éditions le cherche midi, 2004
  • La Culture au présent, 1972, préf. de G. Marchais.
    Texte très dense sur la conception de la culture par le PCF.
  • La Quête du Bonheur, Grasset, 1995

Bibliographie [modifier]

  • Le Grand Livre des Rouennais : Qui est qui dans l’agglomération rouennaise ?, éd. du P'tit Normand, 1983, 253 p. (OCLC 468723694), p. 143 

Notes et références [modifier]

  1. Marion d’Allard, « Roland Leroy se raconte sur France Culture », sur L'Humanité, 15 juin 2012
  2. a et b Stéphane Manchematin, « Roland Leroy », émission À voix nue sur France Culture, 18 juin 2012
  3. Roland Leroy Fiche sur www.assemblee-nationale.fr

Liens externes [modifier]