Ian Brossat

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Ian Brossat
Ian Brossat en 2008.
Ian Brossat en 2008.
Fonctions
Conseiller de Paris
En fonction depuis le 16 mars 2008
Élection 18 mars 2008
30 mars 2014
Biographie
Date de naissance 23 avril 1980 (34 ans)
Lieu de naissance Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine)
Nationalité Française
Parti politique PCF
Profession Professeur de lettres

Ian Brossat, né le 23 avril 1980 à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), est un homme politique français, membre du Parti communiste français (PCF), conseiller de Paris et adjoint à la maire de Paris chargé du logement et de l'hébergement.

Biographie[modifier | modifier le code]

Biographie[modifier | modifier le code]

Ian Brossat est le fils d’Alain Brossat, professeur de philosophie à l'université Paris-VIII, et de Sylvia Klingberg. Son grand-père, Marcus Klingberg (en) (1918-), purgea 20 ans de réclusion pour avoir espionné Israël au profit de l'URSS qui l'avait contacté après son aliyah.

Ian Brossat effectua des études littéraires. Il fut reçu à l'École normale supérieure de Lyon, puis il devient agrégé de lettres modernes en 2003. Il est professeur au lycée Jean-Jacques-Rousseau de Sarcelles (Val-d'Oise) depuis 2005[1].

Il dévoile son homosexualité en 2011 dans la presse[2].

Il s'est marié durant l’été 2013 à la mairie du 18e arrondissement de Paris, avec son compagnon, Brice, professeur de mathématiques dans un lycée de la capitale[3].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Formation politique[modifier | modifier le code]

Ian Brossat adhère en 1997 au Parti communiste français, à 17 ans[1]. Il milite pour ce parti durant ses études, et il est élu à la direction de la fédération de Paris du PCF en 2002.

14e arrondissement de Paris[modifier | modifier le code]

Il se présente aux élections régionales de 2004, sur la liste conduite par Marie-George Buffet. Après avoir été membre du PCF dans les sections des 6e et 7e arrondissement, en 2006 il devient secrétaire de la section du PCF dans le 14e arrondissement, où il tente de s'implanter[4]. Il est élu au Conseil national du PCF la même année. Il devient l'un des principaux responsables de la Fédération de Paris du PCF, successivement responsable des secteurs de la jeunesse, de la formation et de la communication. Il est responsable du secteur « élections » depuis janvier 2009.

Il est candidat aux élections législatives de 2007 dans le 14e arrondissement de Paris, obtenant le score de 2,57 %[5]. Il est nommé ensuite porte-parole du PCF Paris pour les élections municipales de 2008.

18e arrondissement de Paris[modifier | modifier le code]

Afin d'être élu conseiller de Paris, il change à nouveau d'arrondissement et se fait « parachuter » dans le 18e arrondissement[4], sur une liste menée par les socialistes Bertrand Delanoë et Daniel Vaillant. Élu conseiller de Paris, il prend la présidence du groupe communiste au Conseil de Paris, succédant à Jean Vuillermoz. Il est ainsi le plus jeune président de groupe du conseil de Paris[1].

Paris[modifier | modifier le code]

Au sein de l'assemblée parisienne, il milite en faveur d'une accélération de la construction de logements sociaux notamment dans le 16e arrondissement sur les terrains du parc Sainte-Périne[6]. Il fait voter un vœu exigeant que les bailleurs sociaux remboursent systématiquement les charges d'ascenseur lorsque ceux-ci sont en panne. À partir de décembre 2009, il préside une mission d'information visant à améliorer l'entretien des ascenseurs à Paris. Il se prononce en faveur de la construction de tours, à condition qu'elles permettent d'accroître la place du logement et de l'emploi. En juillet 2008, le groupe communiste s'est démarqué de la majorité municipale de Bertrand Delanoë en se prononçant contre la privatisation de la collecte des ordures ménagères à Paris. De même, le groupe communiste s'oppose à la mise en place de la vidéosurveillance à Paris, malgré le soutien du maire de Paris au plan « 1 000 caméras » lancé par la préfecture de police. Il est opposé à toute légalisation réglementée du cannabis[7].

Le groupe communiste obtient la mise en place d'une campagne alertant sur les dangers engendrés par l'usage des crèmes éclaircissantes qui font des ravages dans le 18e, particulièrement à Château Rouge. Au nom du groupe PCF/PG, il demande également à la ville de Paris d'interdire les concerts du groupe de rap Sexion d'Assaut en raison de leurs propos homophobes dans leurs chansons et dans la presse[8].

En 2010, il soutient l'arrangement financier proposé par l'UMP à la mairie de Paris, dans le cadre des enquêtes sur les accusations d'emplois fictifs dont aurait profité le RPR lorsque Jacques Chirac était maire de Paris, permettant selon lui, d’affirmer la culpabilité de l’ancien maire[9].

Fin de 2012, Bertrand Delanoë lui confie la présidence de la SemPariSeine, une des plus importantes sociétés d'économie mixte de la Ville de Paris, qui gère notamment le chantier des Halles[10].

En octobre 2013, il propose avec les élus communistes de Paris de créer un « village d'insertion pour les Roms » dans le 16e arrondissement[11] puis de remplacer la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre par un « espace de solidarité »[12].

En avril 2013, il coécrit un livre avec Jacques Baudrier intitulé Paris n'est pas à vendre, proposant des alternatives à la spéculation immobilière dans la capitale[13].

Législatives de 2012[modifier | modifier le code]

Candidat aux élections législatives de 2012 sous l'étiquette du Front de gauche, pour la 17e circonscription de Paris, il obtient 13,19 % des suffrages exprimés et arrive en 3e position derrière le socialiste Daniel Vaillant et l'UMP Roxane Decorte, et ne se qualifie donc pas pour le second tour.

Municipales de 2014[modifier | modifier le code]

Après la conclusion d'un accord sur des listes communes PS-PCF pour les élections municipales de 2014 à Paris, il devient porte-parole adjoint de la campagne d'Anne Hidalgo, aux côtés de Bruno Julliard, Rémi Féraud (également codirecteur de campagne avec Jean-Louis Missika), Colombe Brossel, Seybah Dagoma et Myriam El Khomri, Pascal Cherki étant le porte-parole officiel.

Après la victoire de la candidate, il est nommé, le 5 avril, adjoint à la maire de Paris chargé du logement et de l'hébergement d'urgence[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Magali Gruet, « Ces jeunes politiques qui jouent déjà un rôle capital à Paris », 20 minutes,‎ 24 février 2009 (consulté le 20 juin 2011)
  2. « Jeunes politiques: Bruno Julliard fait son coming out dans le nouveau TÊTU », Têtu, 23 août 2011
  3. « Mariage pour tous : Ian Brossat a épousé son compagnon ! », in stophomophobie.com.
  4. a et b Les très parachutistes aventures de Ian Brossat, 62 rue Montmartre
  5. Résultats sur le site du Ministère de l'Intérieur
  6. « Un projet de HLM débloqué dans le 16ème », Metro,‎ 19 janvier 2011 (ISSN 1632-0832)
  7. Le communisme new look de Ian Brossat, Dixhuitinfo
  8. « Homophobie: Le PCF pointe Sexion d'Assaut », JDD,‎ 30 septembre 2010 (consulté le 20 juin 2011)
  9. Ian Brossat, « Pour Ian Brossat (PCF), "payer c'est avouer" », JDD,‎ 27 septembre 2010 (consulté le 20 juin 2011)
  10. http://www.lemonde.fr/municipales/article/2013/10/23/ian-brossat-leader-du-front-de-gauche-a-paris-prefere-le-ps-au-parti-de-gauche_3501403_1828682.html
  11. Delphine Legouté, « Les élus parisiens du PC et du Parti de gauche proposent de créer un village d'insertion pour les Roms dans le 16e arrondissement », in lelab.europe1.fr, 5 octobre 2013.
  12. Ivan Valerio, « Le leader des communistes parisiens souhaite remplacer le Sacré-Cœur par un "espace de solidarité" », in lelab.europe1.fr, 20 octobre 2013.
  13. Lionel Venturini, « Le PS en ordre de marche derrière Anne Hidalgo »,‎ 19 Mars 2013 (consulté le 20 mars 2013)
  14. http://www.paris.fr/politiques/le-maire-et-ses-adjoints/les-adjoints-d-anne-hidalgo/p10416

Lien externe[modifier | modifier le code]