Élections régionales françaises de 1992

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Les nouvelles présidences des régions à l'issue du scrutin

Les élections régionales de 1992 ont lieu le 22 mars 1992, le même jour que le premier tour des élections cantonales. Ces élections se font en un seul tour avec un scrutin proportionnel dans le cadre départemental.

Résultats[modifier | modifier le code]

Après plusieurs années où le taux d'abstention grimpait au fil des élections, il n'est cette fois que de 31 %.

Les résultats consacrent l'échec patent des socialistes, alors au pouvoir, annonçant la défaite à venir des législatives de 1993.

Vingt régions métropolitaines sur vingt-deux sont remportées par la droite (huit par le RPR, douze par l'UDF dont dix au Parti républicain). Seul le Limousin est remporté par le Parti socialiste et le Nord-Pas-de-Calais par Les Verts (Marie-Christine Blandin).

Chiffres[modifier | modifier le code]

Au niveau national, l'opposition de droite RPR-UDF remporte l'élection avec 37,2 % des suffrages. Le Parti socialiste, second, obtient un résultat de 18,3 %, en chute de onze points par rapport au scrutin de 1986.

Tandis que le Parti communiste français poursuit son effritement avec 8 %, le Front national confirme sa progression avec un score de 13,9 %. En Bourgogne, les voix d'extrême droite permettent même à Jean-Pierre Soisson, membre du Mouvement des réformateurs (centre-gauche, ex-UDF rallié à la majorité présidentielle de François Mitterrand) d'obtenir, dans un premier temps, la présidence de la région. Mais, devant le tollé, il est contraint d'abandonner son poste en 1993 au profit de Jean-François Bazin (RPR).

Liste des présidents de région après les élections[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean-Jacques Becker, Crises et alternances, 1974-1995, Nouvelle histoire de la France contemporaine n°19, Seuil, Paris, 1998