Parti communiste martiniquais

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Parti communiste martiniquais
Image illustrative de l'article Parti communiste martiniquais
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Présentation
Secrétaire général Georges Erichot
Fondation 1957
Siège Fort-de-France
Site web journal-justice-martinique.com

Le Parti communiste martiniquais est un parti politique martiniquais fondé en 1957. Son actuel dirigeant est Georges Erichot, secrétaire général du parti[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Naissance du mouvement communiste en Martinique[modifier | modifier le code]

Le 19 décembre 1919, le philosophe et avocat Jules Monnerot, le docteur Juvénal Linval, Léopold Bissol et Joseph Del fondent le groupe Jean Jaurès. Ils se séparent ainsi de la Fédération socialiste de la Martinique de Joseph Lagrosillière qui avait signé avec l'Usinier Fernand Clerc un pacte électoral. Après le Congrès de Tours en 1920, Il change de nom et s’appelle "Groupe communiste" dès janvier 1921. C'est ainsi qu'est né le mouvement communiste à la Martinique. En 1920, ce groupe fonde le journal Justice.

1934: le 10 janvier assassinat d'André Aliker rédacteur en chef du journal "Justice" après qu'il eut révélé dans Justice le scandale Aubéry-Lareinty.

La région communiste de la Martinique[modifier | modifier le code]

En 1936, on assiste à la fusion de deux mouvements communistes, le groupe Jean Jaurès, mené par Jules Monnerot et "le Front Commun" composé de Thélus Léro, René Ménil, Georges Gratiant et Victor Lamon pour former "la Région communiste de la Martinique", l'équivalent d'une fédération communiste locale. Thélus Léro en devient le secrétaire fédéral, fonction qu'il occupera jusqu'en 1946. La même année, des militants communistes fondent l'Union des syndicats de Martinique, affiliée à la Confédération générale du travail.

La période de gloire[modifier | modifier le code]

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les communistes vont devenir la première force politique de la Martinique. Léopold Bissol et Aimé Césaire sont élus députés à l'Assemblée nationale. Thélus Léro est élu sénateur en 1946. Aux élections cantonales, les communistes martiniquais remportent également 14 sièges sur 36 au Conseil général de la Martinique et Georges Gratiant est élu président. Aux élections municipales de 1945, Aimé Césaire est élu maire de Fort-de-France, Fernand Guilon maire du Lamentin, Albert Crétinoir maire de Basse-Pointe. En 1947 Georges Fitt-Duval est élu maire de Saint-Esprit et en 1950 Edgar Nestoret est élu maire du Morne-Rouge. En 1965, Cévère Cerland est élu maire de Macouba.

En 1946, Georges Gratiant devient le premier président du Conseil général de la Martinique du nouveau département de la Martinique.

En 1956, Aimé Césaire rompt avec le Parti communiste français et quitte la Fédération communiste de la Martinique pour former le Parti progressiste martiniquais.

Le Parti communiste martiniquais[modifier | modifier le code]

De 1957 à 1960[modifier | modifier le code]

  • Camille Sylvestre est le premier secrétaire-général du PCM.
  • Le 14 février 1960, le PCM adopte un nouveau projet de statut pour la Martinique. Son mot d'ordre est l'autonomie, autrement dit la Martinique doit devenir un territoire fédéré à la République Française. Les pouvoirs du territoire seraient exercés par une Assemblée Législative et par un Conseil de Gouvernement.
  • 1960 : Armand Nicolas, professeur d'histoire est élu secrétaire général.

Années 1960, 1970 et 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

  • 1990 : Georges Erichot est élu secrétaire général.
  • 1991 : le PCM propose un projet du statut érigeant la Martinique en collectivité territoriale.
  • 1992 : lors des régionales en mars le PCM obtient quatre sièges et Émile Capgras, conseiller municipal du Robert et doyen de l'Assemblée est élu président du Conseil régional au bénéfice de l'âge[3].
  • Aux élections européennes de 1994, Georges Erichot était le douzième sur la liste du Parti communiste français[4].
  • En 1998, lors des élections régionales le Parti communiste martiniquais s'allie au MODEMAS, un parti indépendantiste, en présentant une liste commune intitulée « Sanblé Pou Matinik » conduite par Émile Capgras, le président du Conseil régional sortant, mais cette liste ne parviendra pas à dépasser la barre des 5 % et le PCM n'aura aucun élu au Conseil régional.
  • En 1998, à la suite de désaccords avec Georges Erichot, secrétaire général du PCM, Pierre Samot, maire du Lamentin, fonde avec quelques dissidents son propre parti politique, Bâtir le pays Martinique. Cette scission va affaiblir le Parti communiste martiniquais. Aujourd'hui, le PCM n'a aucun élu aux Conseils général et régional, les deux principales assemblées de l'île.

Les grandes figures du PCM[modifier | modifier le code]

  • Jules Monnerot, avocat, philosophe et journaliste
  • René Ménil, philosophe
  • Georges Gratiant, avocat, ancien maire, président du Conseil général
  • Léopold Bissol, ancien député
  • Thélus Léro, ancien sénateur
  • André Aliker, journaliste
  • Émile Capgras, président du Conseil régional de Martinique (1992-1998)
  • Juvénal Linval, médecin
  • Victor Lamon, syndicaliste
  • Georges Fitt-Duval, écrivain, maire et conseiller général du Saint-Esprit
  • Georges Mauvois, avocat, romancier, dramaturge
  • Camille Sylvestre, ancien secrétaire général du PCM
  • Armand Nicolas, historien et ancien secrétaire général du PCM

Organisation[modifier | modifier le code]

Le PCM a été construit selon les principes du centralisme démocratique. Le congrès du parti est l'organe suprême de prise de décision. Le congrès du parti élit un comité central et le secrétaire général. Le parti publie l'hebdomadaire Justice.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]