Georges Marrane

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Georges Marrane
Fonctions
Sénateur
19461956
Député
19561958
Sénateur
19591968
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Louviers (France)
Date de décès (à 88 ans)
Lieu de décès Fleury-Mérogis (France)
Nationalité Française
Parti politique Parti communiste français
Résidence Seine

Georges Marrane, né le à Louviers (Eure) et mort le à Fleury-Mérogis (Essonne), est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'ouvrier, Georges Marrane travaille en usine après avoir obtenu son certificat d'études, dès l'âge de 12 ans, en Seine-et-Oise, comme apprenti mécanicien, avant de devenir ouvrier horloger-mécanicien à Paris. Il est blessé pendant la Première Guerre mondiale. Il adhère au Parti socialiste SFIO (18e section) en 1916. En décembre 1920, il se prononce pour l’adhésion à la IIIe Internationale. En octobre 1922, il entre au bureau politique du Parti communiste français.

Le 15 mai 1925, il est élu maire d’Ivry-sur-Seine, puis réélu en 1929 et 1935. En 1936-37, il préside le conseil général de la Seine. Un mois après la déclaration de guerre, le 4 octobre 1939, les conseillers municipaux communistes sont suspendus de leur fonction. Il est déchu de son mandat de maire le 21 janvier 1940 et entre dans la clandestinité. On le retrouve à Lyon, à Toulouse, à Marseille, en Corrèze et en Haute-Vienne où il déploie une activité considérable sous le patronyme de Gaston. D'autres l'appelaient Vercingétorix à cause de ses superbes moustaches. Il donne son aval aux différentes actions de Lucie Aubrac, ancienne militante communiste établie à Lyon avec son mari Raymond[1].

Il accueille de Gaulle à l’hôtel de ville de Paris le 25 août 1944 en sa qualité de vice-président du Comité parisien de Libération. Le 20 août 1944, Venise Gosnat, adjoint au maire avant la guerre, reconquiert la mairie d'Ivry et met en place un Comité local de libération. Le 29 avril 1945, Georges Marrane retrouve son fauteuil de maire et dirige la ville jusqu’en 1965, date à laquelle Jacques Laloë lui succède à la tête de la municipalité.

Il est membre de l’Assemblée consultative provisoire où il représente le Front national de l'indépendance de la France. Puis il est élu au Conseil de la République en 1946. Candidat à la présidence du Conseil de la République, il obtient comme son rival MRP, Auguste Champetier de Ribes, 129 voix. Ce dernier est désigné au bénéfice de l'âge.

Georges Marrane est ministre de la Santé publique et de la Population dans le gouvernement Paul Ramadier du 22 janvier au 4 mai 1947. Il démissionne à la suite de l'éviction des ministres communistes membres de l'Assemblée nationale.

Il est membre de la Haute Assemblée jusqu’à son élection en tant que député communiste de la Seine en 1956. Il est vice-président du groupe communiste de l’Assemblée nationale.

Il est candidat du PCF à l'élection présidentielle du 21 décembre 1958. Il obtient 10 355 voix (soit 13,03 % des suffrages) dans le collège des grands électeurs qui désigne le général de Gaulle comme premier président de la Ve République.

Il redevient sénateur en 1959 et siège au palais du Luxembourg jusqu’en 1968. Il est aussi conseiller général de 1946 à 1967.

[réf. nécessaire]Georges Marrane laisse le souvenir d’un maire et d’un parlementaire soucieux de la défense des droits de la classe ouvrière.[non neutre]

Hommage[modifier | modifier le code]

Le Challenge international Georges Marrane, compétition internationale de handball organisée par le US Ivry handball, est nommé en son honneur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Douzou, Lucie Aubrac, Perrin, 2009, pp. 131-135.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Pierre Ségelle
Ministre de la Santé publique
1947
Marcel Roclore