Élections législatives françaises de 1981
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| Élections législatives de 1981 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Majorité sortante | Droite (RPR, UDF) | ||||||
| Gouvernement sortant | Mauroy I | ||||||
| Législature élue | VIIe de la Ve République | ||||||
| Majorité élue | Majorité présidentielle (PS, PCF, MRG, DVG) | ||||||
| Gouvernement désigné | Mauroy II | ||||||
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Les élections législatives de 1981 ont eu lieu les 14 et 21 juin 1981, suite à la dissolution de l'Assemblée nationale par le président de la République François Mitterrand le 22 mai 1981 (VIIe législature).
Sommaire |
[modifier] Contexte des élections et campagne
Le 10 mai 1981, lors du second tour des élections présidentielles, le candidat socialiste François Mitterrand est élu Président de la République avec 51,76% des suffrages exprimés, distançant de plus d'un million de voix son rival, le Président sortant, Valéry Giscard d'Estaing. La dissolution de l'Assemblée nationale constituera avec la nomination d'un nouveau Premier ministre, Pierre Mauroy, chargé de former un gouvernement, l'une des premières décisions prises dès sa prise de fonction le 21 mai 1981.
[modifier] Une dissolution prévisible
Le nouveau Chef de l'Etat utilise ce droit de dissolution comme prérogative présidentielle prévue par l'article 12 de la Constitution de la Cinquième République. Naturellement, cette mesure était attendue d'autant plus que le candidat Mitterrand avait affiché son intention durant la campagne présidentielle, notamment au cours du débat d'entre-deux tours l'opposant le 5 mai 1981 à Valéry Giscard d'Estaing, de dissoudre, une fois élu, l'Assemblée nationale. Il avait notamment affirmé que le Président « peut dissoudre quand il le veut. Et je dissoudrai quand je le déciderai […]. J'ai l'intention de dissoudre et j'ai l'intention de faire procéder à des élections avant le 1er juillet […]. Le problème pour moi serait de disposer d'une majorité, parce qu'on ne peut pas mener une autre politique sans une autre majorité ». François Mitterrand entend que l'action gouvernementale dispose d'une nouvelle chambre apte à la soutenir. Il épouse alors le système majoritaire de la Cinquième République reposant sur une double légitimité, celle du Chef de l'Etat ainsi que celle du Parlement, légitimités qui doivent s'accorder. Tel n'est pas le cas en l'espèce puisque le nouveau Président est confronté à l'Assemblée nationale sortie des urnes au soir du 19 mars 1978 à majorité RPR et UDF qui n'aurait pas voté les réformes promises par le candidat socialiste. Cette cohérence ne peut être restaurée que par l'arme de la dissolution. Comme le souligne le professeur Jean Gicquel dans son manuel Droit constitutionnel et institutions politiques chez Monchrestien, celle-ci est « une technique d'ajustement de la majorité parlementaire à la majorité présidentielle ».
[modifier] Campagne électorale
[modifier] À droite, l'union à tout prix dès le premier tour pour limiter l'ampleur de la défaite
[modifier] À gauche, donner une majorité d'action au nouveau Président de la République
[modifier] Les petites formations politiques : l'occasion d'exister et de compter leurs troupes
[modifier] Résultats du premier tour
[modifier] La première gagnante : l'abstention
[modifier] La vague socialiste
[modifier] Le recul communiste confirmé
[modifier] L'échec de la majorité sortante atténué par les candidatures d'union
[modifier] Les petites formations laminées
| Partis et coalitions | Sigle | Votes (1er tour) | % (1er tour) | Sièges (2e tour) | |
|---|---|---|---|---|---|
| Parti socialiste | PS | 9 077 435 | 36,03 | 266 | |
| Parti communiste français | PCF | 4 065 962 | 16,13 | 44 | |
| Mouvement des radicaux de gauche | MRG | 354 632 | 1,41 | 14 | |
| Divers gauche | DVG | 201 995 | 0,80 | 9 | |
| Total Majorité présidentielle (gauche) | 13 700 072 | 54,37 | 333 | ||
| Rassemblement pour la République | RPR | 5 249 670 | 20,83 | 85 | |
| Union pour la démocratie française | UDF | 4 830 833 | 19,17 | 62 | |
| Divers droite | DVD | 713 582 | 2,83 | 11 | |
| Total Union pour la nouvelle majorité (droite) | 10 794 085 | 42,83 | 158 | ||
| Extrême gauche | 334 674 | 1,32 | - | ||
| Écologistes | ECO | 271 688 | 1,07 | - | |
| Extrême droite | 90 422 | 0,35 | - | ||
| Total | 25 191 041 | 100 | 491 | ||
| Abstentions : 29,67 % (1er tour) ; 25,49 % (2e tour) | |||||
[modifier] Résultats du second tour
[modifier] Analyse politique des résultats : de la « vague » au « raz de marée » rose
[modifier] Analyse géopolitique des résultats : l'emprise nationale du Parti socialiste
Porté par la « vague rose », le nouveau Président socialiste François Mitterrand obtient une majorité écrasante (58 % des sièges sont occupés par le seul Parti Socialiste). Les rapports de force à gauche s'en trouvent bouleversés : si le PS obtient un aussi vif succès, c’est aux dépens du PCF, qui perd près de la moitié de ses députés. Cela n’empêche pas l’Union de la gauche de se muer en gouvernement de coalition : ministres socialistes, communistes et radicaux se côtoient au sein du gouvernement du Premier Ministre Pierre Mauroy.
[modifier] Composition de l'Assemblée nationale
| Groupe | Membres | Apparentés | Total | % |
|---|---|---|---|---|
| Socialiste | 265 | 20 | 285 | 58,04 |
| RPR | 79 | 9 | 88 | 17,92 |
| UDF | 51 | 11 | 62 | 12,63 |
| Communiste | 43 | 1 | 44 | 08,96 |
| Non inscrits | 12 | - | 12 | 02,44 |
| Total | 450 | 41 | 491 | 100,0 |