Philippe Raynaud

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Philippe Raynaud (né en 1952) est professeur de sciences politiques. Il est l'auteur d'une trentaine de livres et de très nombreux articles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Philippe Raynaud est ancien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé de philosophie et de sciences politiques, et docteur en sciences politiques.

Il est actuellement professeur des universités en philosophie politique à l’université de Paris-II Panthéon-Assas. Il enseigne également à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), au Centre de recherches politiques Raymond Aron, ainsi qu’à l’Institut d'études politiques de Paris.

Il est membre de l’Institut universitaire de France depuis 2004. De 2003 à 2005, il fut président de la fondation du 2-Mars, un groupe de réflexion républicain. Il participe occasionnellement à l'émission Le RDV des politiques le samedi à 11 heures sur France Culture (2009).

Il est membre du comité de rédaction de la revue Commentaire.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Grand admirateur de Montesquieu et Tocqueville, auquel s'ajoute l'évidente filiation intellectuelle[réf. nécessaire] avec Aron et surtout de Leszek Kołakowski[1], ses écrits ont porté sur le libéralisme et la pensée républicaine en Europe et en Amérique. Il a mené une critique du multiculturalisme et de la discrimination positive, de la place croissante du droit dans la société, et de l'articulation problématique entre les politiques de santé publique avec les libertés individuelles.

Il a publié des travaux sur les « nouvelles radicalités » et le pluralisme de l'extrême gauche. Il avance que l’extrême gauche « est en quête d’une alternative globale au “système” comparable à ce que promettait autrefois le marxisme dans ses diverses versions, mais elle est elle-même trop pénétrée de l’imaginaire démocratico-libéral pour pouvoir proposer une telle alternative »[2].

Il a également travaillé sur la philosophie politique dans l'œuvre de Friedrich Nietzsche.

Il a préfacé ou édité des textes de Kant, Vico, Burke, Constant, Weber, Kelsen, Aron, Cornelius Castoriadis et Papaïoannou.

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Raynaud, « Les dilemmes du libéralisme », Le Monde,‎ 7 septembre 2007 (lire en ligne) :

    « On peut aussi estimer que les thèses fondamentales du libéralisme (les droits, la limitation du pouvoir, la distinction de la société et de l’État) peuvent être articulées de différentes manières, dont certaines pourraient faire droit aux préoccupations d’un conservateur socialiste comme Michéa. Le philosophe polonais Leszek Kołakowski a tenté jadis de montrer comment on pouvait être "socialiste-conservateur-libéral" : c’est peut-être là un oxymore, mais sans doute pas plus qu’"anarchiste tory". »

  2. Razmig Keucheyan, « Raynaud Philippe, L’extrême gauche plurielle. Entre démocratie radicale et révolution », Recherches sociologiques et anthropologiques, 38-2, 2007, mis en ligne le 8 février 2011, consulté le 9 mai 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]