Souverainisme

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Le souverainisme est une doctrine politique soutenant la préservation de la souveraineté nationale d'un pays par rapport à des instances supranationales.

En France, le souverainisme est entendu comme une opposition à la fédéralisation de l'Union européenne; alors qu'au Québec, le souverainisme se traduit par une opposition au fédéralisme canadien.

Doctrine politique[modifier | modifier le code]

Le souverainisme se définit par une défense de la souveraineté nationale par opposition au transfert de l'exercice du pouvoir à un niveau supranational. Les partisans du souverainisme dénonce ce transfert de souverainté comme pouvant nuire à l'identité nationale et conduisant à un déficit démocratique.[1]

Souverainisme dans différents pays[modifier | modifier le code]

En Amérique[modifier | modifier le code]

Au Canada[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Souverainisme au Québec.

Au Canada, la principale manifestation de l'idéologie souverainiste se trouve dans la province du Québec. En effet, le mouvement souverainiste québécois vise à faire du Québec un État souverain, indépendant de la fédération canadienne.

Ses motifs viennent du fait que le Québec est le seul territoire majoritairement francophone de l'Amérique du Nord et signale des particularités culturelles importantes. Étant donné sa force économique (parmi les 20 premières du monde selon les dernières estimations[Lesquelles ?]), les souverainistes du Québec croient que le Québec devrait pouvoir être représenté sur la scène internationale.

Le souverainisme québécois peut retrouver ses origines lors de l'époque coloniale. Certains colons de la Nouvelle-France refusèrent l'autorité britannique et tentèrent déjà à cette époque de faire l'indépendance ou régime parlementaire basé sur la souveraineté populaire.

Toutefois, l'idéologie souverainiste a réellement été développé dans les années 1960 lors de la fondation du Parti québécois, un parti voué à réaliser la souveraineté du Québec. Le parti prône la tenue d'un référendum où la majorité des Québécois s'exprimerait en faveur de la souveraineté. Deux référendums se sont tenus, en 1980 et 1995, sans que la majorité de la population ne s'exprime en faveur du projet. Par contre, lors du référendum de 1995, 49,4 % des Québécois, dont 60 % des francophones du Québec, ont voté pour la souveraineté.

En Europe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Euroscepticisme.

Au Parlement européen[modifier | modifier le code]

Si, par le passé, il a existé des groupes politiques au Parlement européen qui se réclamaient du souverainisme, tel que Identité, tradition, souveraineté, Indépendance/Démocratie ou Union pour l'Europe des nations, depuis l'élection de 2009 et pour la législature actuelle, cette tendance n'est plus représentée par aucun groupe au sein du parlement[2].

Certains mouvements réclament un déplacement de la souveraineté du niveau national au niveau supra-national, comme Newropeans.

En France[modifier | modifier le code]

Le souverainisme milite pour une « Europe des nations », afin que chaque pays voie ses différences et son autonomie respectées. Ses défenseurs se dénomment euroseptiques - en opposition aux fédéralistes européens qui souhaitent les États-Unis d'Europe - et militent pour une Europe fédérale intégrée. Ce courant est parfois aussi nommé européistes.

Le souverainisme est donc opposé au fédéralisme, mais certains[Qui ?] estiment qu'il recouvre parfois un nationalisme non assumé, particulièrement en France pour les partis s'en réclamant (cf liste ci-dessous). Ses adversaires estiment que ce courant s'oppose en réalité à toute idée de construction européenne puisqu'ils refusent de lui attribuer un pouvoir politique réel. Charles Maurras a aussi donné en son temps une définition du fédéralisme, respectant les peuples et les identités.

Le souverainisme, incarné à droite par Paul-Marie Coûteaux, Marine Le Pen, Philippe de Villiers, Nicolas Dupont-Aignan, Max Gallo, ou encore François Fillon, qui le rappelle au 20h de TF1, le 7 novembre 2011, et à gauche par Jean-Pierre Chevènement (ainsi que dans une moindre mesure par Jean-Luc Mélenchon et Arnaud Montebourg), dénoncent le libre-échange international, la mondialisation, estimant que ceux-ci se font au détriment de la France et plus largement des nations européennes. Ils dénoncent en particulier la politique économique menée par l'Union européenne, comme contraire aux intérêts de l'emploi industriel en France. En ce sens, les souverainistes de droite peuvent rejoindre les positions adoptées par les antimondialistes, situées à gauche ou à l'extrême gauche. Les souverainistes de droite n'adoptent pas de posture critique envers le capitalisme, qu'ils continuent à soutenir comme étant le meilleur système économique par défaut.

Le souverainisme français est cependant également fortement empreint de jacobinisme, les prises de positions respectives de Max Gallo[3], Nicolas Dupont-Aignan[4], Philippe de Villiers, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon[5], Jean-Pierre Chevènement[6] sur la question des langues régionales en France montrant un rejet total de leur reconnaissance institutionnelle[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Souverainisme.