Aimé Césaire

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Aimé Césaire
Image illustrative de l'article Aimé Césaire
Fonctions
Député de la 3e circonscription de la Martinique
23 juin 19881er avril 1993
Législature IXe (Cinquième République)
Groupe politique App. PS
Prédécesseur Aucun (proportionnelle)
Successeur Camille Darsières
Député de la Martinique
2 avril 198614 mai 1988
Législature VIIIe (Cinquième République)
Groupe politique App. PS
Prédécesseur Aucun (proportionnelle)
Successeur Aucun (proportionnelle)
Député de la 2e circonscription de la Martinique
9 décembre 19581er avril 1986
Législature Ire, IIe, IIIe, IVe, Ve, VIe, VIIe (Cinquième République)
Groupe politique Non inscrit (1958-1978) puis App. PS
Prédécesseur Aucun (IVe République)
Successeur Aucun (proportionnelle)
Député de la Martinique
28 novembre 19468 décembre 1958
Législature Ire, IIe, IIIe (Quatrième République)
Groupe politique PCF (1945-1956)
Puis non-inscrit
Successeur Aucun (Ve République)
Biographie
Date de naissance 26 juin 1913[1]
Lieu de naissance Basse-Pointe (Martinique, France)
Date de décès 17 avril 2008 (à 94 ans)
Lieu de décès Fort-de-France (Martinique, France)
Nationalité Française

Aimé Fernand David Césaire est un poète et homme politique français, né le 26 juin 1913[1] à Basse-Pointe (Martinique) et mort le 17 avril 2008 à Fort-de-France (Martinique)[2]. Il est l'un des fondateurs du mouvement littéraire de la négritude et un anticolonialiste résolu.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les jeunes années[modifier | modifier le code]

Aimé Césaire faisait partie d'une famille de sept enfants. Son père, Fernand Césaire, était administrateur, gérant d'une habitation à Basse-Pointe, puis après concours nommé au bureau des impôts comme contrôleur des contributions, et sa mère, Éléonor Hermine, était couturière[3]. Son grand-père paternel, Fernand Césaire, après des études à l'école normale supérieure de Saint-Cloud[4], fut professeur de lettres au lycée de Saint-Pierre et le premier instituteur noir en Martinique[réf. nécessaire] et sa grand-mère, contrairement à beaucoup de femmes de sa génération, savait lire et écrire, aptitudes qu'elle enseigna très tôt à ses petits-enfants[5]. De 1919 à 1924, Aimé Césaire fréquente l’école primaire de Basse-Pointe, commune dont son père est contrôleur des contributions, puis obtient une bourse pour le lycée Victor-Schœlcher à Fort-de-France. En septembre 1931, il arrive à Paris en tant que boursier pour entrer en classe d’hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand où, dès le premier jour, il rencontre Ousmane Socé Diop à la Sorbonne puis Léopold Sédar Senghor dans les couloirs du lycée Louis-le-Grand, avec qui il noue une amitié qui durera pendant plusieurs années.

Émergence du concept de négritude[modifier | modifier le code]

A Paris, il côtoie d'autres étudiants noirs d'horizons différents et fréquente le salon littéraire de Paulette Nardal. Il découvre ainsi le mouvement de la Renaissance de Harlem et fait la connaissance de Claude McKay. Le jeune Aimé Césaire et son ami guyanais Léon Gontran Damas, qu’il connaît depuis la Martinique, découvrent progressivement une part refoulée de leur identité, la composante africaine, victime de l'aliénation culturelle caractérisant les sociétés coloniales de Martinique et de Guyane.

En septembre 1934, Césaire fonde, avec d’autres étudiants antillo-guyanais et africains (parmi lesquels Léon Gontran Damas, le Guadeloupéen Guy Tirolien, les Sénégalais Léopold Sédar Senghor et Birago Diop), le journal L'Étudiant noir. C’est dans les pages de cette revue qu’apparaîtra pour la première fois le terme de « Négritude ». Ce concept, forgé par Aimé Césaire en réaction à l’oppression culturelle du système colonial français, vise à rejeter d’une part le projet français d’assimilation culturelle et à promouvoir l’Afrique et sa culture, dévalorisées par le racisme issu de l'idéologie colonialiste.

Construit contre l'idéologie coloniale française de l'époque, le projet de la Négritude est plus culturel que politique. Il s’agit, au-delà d’une vision partisane et raciale du monde, d’un humanisme actif et concret, à destination de tous les opprimés de la planète. Césaire déclare en effet : « Je suis de la race de ceux qu’on opprime ».

Ayant réussi en 1935 le concours d'entrée à l'École normale supérieure, Césaire passe l'été en Dalmatie chez son ami Petar Guberina et commence à y écrire le Cahier d'un retour au pays natal, qu'il achèvera en 1938. Il lit en 1936 la traduction de l’Histoire de la civilisation africaine de Leo Frobenius. Il prépare sa sortie en 1938 de l'École normale supérieure avec un mémoire : Le Thème du Sud dans la littérature noire-américaine des États-Unis. Épousant en 1937 une étudiante martiniquaise, Suzanne Roussi, Aimé Césaire, licencié ès lettres, rentre en Martinique en 1939, pour enseigner, tout comme son épouse, au lycée Schœlcher.

Le combat culturel sous le régime de Vichy[modifier | modifier le code]

La situation martiniquaise à la fin des années 1930 est celle d'un pays en proie à une aliénation culturelle profonde, les élites privilégiant, avant tout, les références arrivant de la France, métropole coloniale. En matière de littérature, les rares ouvrages martiniquais de l'époque vont jusqu'à revêtir un exotisme de bon aloi, pastichant le regard extérieur manifeste dans les quelques livres français mentionnant la Martinique. Ce doudouisme, dont des auteurs tels que Mayotte Capécia sont les tenants, allait nettement alimenter les clichés frappant la population martiniquaise.

C'est en réaction à cette situation que le couple Césaire, épaulé par d'autres intellectuels martiniquais comme René Ménil, Georges Gratiant et Aristide Maugée, fonde en 1941 la revue Tropiques. Alors que la Seconde Guerre mondiale provoque le blocus de la Martinique par les États-Unis (qui ne font pas confiance au régime de collaboration de Vichy), les conditions de vie sur place se dégradent. Le régime instauré par l’Amiral Robert, envoyé spécial du gouvernement de Vichy, est répressif. Dans ce contexte, la censure vise directement la revue Tropiques, qui paraîtra, avec difficulté, jusqu’en 1943.

Le conflit mondial marque également le passage en Martinique du poète surréaliste André Breton (qui relate ses péripéties dans un bref ouvrage, Martinique, charmeuse de serpents). Breton découvre la poésie de Césaire à travers le Cahier d'un retour au pays natal et le rencontre en 1941. En 1943 il rédige la préface de l'édition bilingue du Cahier d'un retour au pays natal, publiée dans la revue Fontaine (no 35) dirigée par Max-Pol Fouchet et en 1944 celle du recueil Les Armes miraculeuses, qui marque le ralliement de Césaire au surréalisme.

Surnommé « le nègre fondamental », il influencera des auteurs tels que Frantz Fanon, Édouard Glissant (qui ont été élèves de Césaire au lycée Schoelcher), le guadeloupéen Daniel Maximin et bien d'autres. Sa pensée et sa poésie ont également nettement marqué les intellectuels africains et noirs américains en lutte contre la colonisation et l'acculturation.

Après guerre, le combat politique[modifier | modifier le code]

En 1945, Aimé Césaire, coopté par les élites communistes qui voient en lui le symbole d'un renouveau, est élu maire de Fort-de-France. Dans la foulée, il est également élu député, mandat qu'il conservera sans interruption jusqu'en 1993. Son mandat, compte tenu de la situation économique et sociale d'une Martinique exsangue après des années de blocus et l'effondrement de l'industrie sucrière, est d'obtenir la départementalisation de la Martinique en 1946.

Il s'agit là d'une revendication qui remonte aux dernières années du XIXe siècle et qui avait pris corps en 1935, année du tricentenaire du rattachement de la Martinique à la France par Belain d'Esnambuc. Peu comprise par de nombreux mouvements de gauche en Martinique déjà proches de l'indépendantisme[réf. nécessaire], à contre-courant des mouvements de libération survenant déjà en Indochine, en Inde ou au Maghreb, cette mesure vise, selon Césaire, à lutter contre l'emprise béké sur la politique martiniquaise, son clientélisme, sa corruption et le conservatisme structurel qui s'y attache. C'est, selon Césaire, par mesure d'assainissement, de modernisation, et pour permettre le développement économique et social de la Martinique, que le jeune député prend cette décision.

En 1947 Césaire crée avec Alioune Diop la revue Présence africaine. En 1948 paraît l'Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache, préfacée par Jean-Paul Sartre, qui consacre le mouvement de la « négritude ».

En 1950, il publie le Discours sur le colonialisme, où il met en exergue l'étroite parenté qui existe selon lui entre nazisme et colonialisme. Il y écrit entre autres choses  :

« Oui, il vaudrait la peine d'étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches d'Hitler et de l'hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu'il porte en lui un Hitler qui s'ignore, qu'Hitler l'habite, qu'Hitler est son démon, que s'il le vitupère, c'est par manque de logique, et qu'au fond, ce qu'il ne pardonne pas à Hitler, ce n'est pas le crime en soi, le crime contre l'homme, ce n'est pas l'humiliation de l'homme en soi, c'est le crime contre l'homme blanc, c'est l'humiliation contre l'homme blanc, et d'avoir appliqué à l'Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu'ici que les arabes d'Algérie, les coolies de l'Inde et les nègres d'Afrique [...] »

S'opposant au Parti communiste français sur la question de la déstalinisation[6], Aimé Césaire quitte le PC en 1956, s'inscrit au Parti du regroupement africain et des fédéralistes, puis fonde deux ans plus tard le Parti progressiste martiniquais (PPM), au sein duquel il va revendiquer l'autonomie de la Martinique. Il siège à l'Assemblée nationale comme non inscrit de 1958 à 1978, puis comme apparenté socialiste de 1978 à 1993.

Le 17 janvier 1975, Aimé Césaire vote la loi dépénalisant l'avortement dite "loi Veil"[7].

En 1966, Césaire est le vice-président du Festival mondial des Arts nègres à Dakar.

Aimé Césaire restera maire de Fort-de-France jusqu'en 2001. Le développement de la préfecture de la Martinique depuis la Seconde Guerre mondiale est caractérisé par un exode rural massif, provoqué par le déclin de l'industrie sucrière et l'explosion démographique créée par l'amélioration des conditions sanitaires de la population. L'émergence de quartiers populaires constituant une base électorale stable pour le PPM, et la création d'emplois pléthoriques à la mairie de Fort-de-France furent les solutions trouvées pour parer à court terme aux urgences sociales de l'époque.

La politique culturelle d'Aimé Césaire est incarnée par sa volonté de mettre la culture à la portée du peuple et de valoriser les artistes du terroir. Elle est marquée par la mise en place des premiers festivals annuels de Fort-de-France en 1972, avec la collaboration de Jean-Marie Serreau et Yvan Labéjof, puis la mise en place d'une structure culturelle permanente grâce à l'installation au Parc Floral de Fort-de-France et dans les quartiers, pour la première fois en Martinique d'une équipe professionnelle autour de Yves Marie Séraline missionné pour cette tâche, à partir d'août 1974. En 1976, à partir des fondations de l'équipe de l'office de la culture provisoire, ce sera la création officielle du Service Municipal d'Action Culturelle (SERMAC) dirigé par Jean-Paul Césaire, qui par le biais d'ateliers d'arts populaires (danse, artisanat, musique) et du prestigieux Festival de Fort-de-France, met en avant des parts jusqu'alors méprisées de la culture martiniquaise. Le Sermac est dirigé depuis quelques années par Lydie Bétis. Cette même année, il reçoit Léopold Sédar Senghor son ami et président du Sénégal à Fort-de-France.

Son Discours du colonialisme fut pour la première fois au programme du baccalauréat littéraire (épreuve de lettres en Terminale) en 1995, avec le Cahier d'un retour au pays natal.

Aimé Césaire s'est retiré de la vie politique (et notamment de la mairie de Fort-de-France en 2001, au profit de Serge Letchimy), mais reste un personnage incontournable de l'histoire martiniquaise jusqu'à sa mort. Après le décès de son camarade Senghor, il est resté l'un des derniers fondateurs de la pensée négritudiste.

Jusqu'à sa mort, Aimé Césaire a toujours été sollicité et influent. On notera sa réaction à la loi française du 23 février 2005 sur les aspects positifs de la colonisation qu'il faudrait évoquer dans les programmes scolaires, loi dont il dénonce la lettre et l'esprit et qui l'amène à refuser de recevoir Nicolas Sarkozy. En mars 2006, Aimé Césaire revient sur sa décision, à la suite de la médiation de Patrick Karam[réf. nécessaire], et reçoit Nicolas Sarkozy puisque l'un des articles les plus controversés de la loi du 23 février 2005 a été abrogé. Il commente ainsi sa rencontre : « C'est un homme nouveau. On sent en lui une force, une volonté, des idées. C'est sur cette base-là que nous le jugerons[8]. »

À la suite de cette rencontre Patrick Karam obtiendra du ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy qu'il agisse pour donner le nom Aimé Césaire à l'aéroport de Martinique[réf. nécessaire].

Durant la campagne de l'élection présidentielle française de 2007, il soutient activement Ségolène Royal, en l'accompagnant lors du dernier rassemblement de sa vie publique. « Vous nous apportez la confiance et permettez-moi de vous dire aussi l'espérance[9] ».

Rétrospectivement, le cheminement politique d'Aimé Césaire apparaît étrangement contourné, en contraste avec la pensée de la négritude qu'il a développée par ailleurs. Tour à tour assimilationniste (départementaliste), indépendantiste et autonomiste (sans que l'on sache précisément ce qu'il entendait par là), Césaire semble avoir été davantage à la remorque des initiatives prises par les gouvernements métropolitains (en matière de décentralisation tout particulièrement) qu'un élément moteur de l'émancipation de son peuple. Il restera sans doute dans les mémoires comme le « nègre fondamental » et comme l'un des grands poètes de langue française du XXe siècle, mais non comme un chef politique ayant véritablement influencé son époque[10].

Mort[modifier | modifier le code]

Le 9 avril 2008, il est hospitalisé au CHU Pierre Zobda Quitman de Fort-de-France pour des problèmes cardiaques. Son état de santé s'y aggrave et il meurt le 17 avril 2008 au matin[2].

Hommages[modifier | modifier le code]

Inscription au Panthéon.
Préparation de l'hommage à Aimé Césaire au Panthéon, en avril 2011.

Dès l'annonce de sa mort, de nombreuses personnalités politiques et littéraires lui ont rendu hommage comme l'ancien président Nicolas Sarkozy, l'ancien président sénégalais Abdou Diouf ou l'écrivain René Depestre.

Ségolène Royal, Jean-Christophe Lagarde, Christine Albanel, appuyés par d'autres élus, ont demandé son entrée au Panthéon et une pétition a été mise en ligne pour qu'il soit inhumé au Panthéon le 10 mai 2008[11].

Des obsèques nationales[12] ont été célébrées le 20 avril 2008 à Fort-de-France, en présence du chef de l'État. Un grand discours a été prononcé par Pierre Aliker, son ancien premier adjoint à la mairie de Fort-de-France, âgé de 101 ans. Le président de la République n'a pas donné de discours mais s'est incliné devant la dépouille, devant plusieurs milliers de personnes réunies au stade de Dillon[13]. Il est inhumé au cimetière La Joyaux près de Fort-de-France. Sur sa tombe sont inscrits des mots choisis par Aimé Césaire lui-même et extraits de son Calendrier lagunaire :

« La pression atmosphérique ou plutôt l'historique
Agrandit démesurément mes maux
Même si elle rend somptueux certains de mes mots[14] »

D'autres personnalités se sont déplacées, telles Dominique de Villepin, Laurent Fabius, Pierre Mauroy, Lionel Jospin, Yves Jégo, Rama Yade, Bernard Kouchner, François Hollande, François Fillon, Lucette Michaux-Chevry, Victorin Lurel, Michèle Alliot-Marie, Patrick Devedjian, Serge Letchimy et de nombreux ultramarins.

Son parcours politique[modifier | modifier le code]

Aime Césaire était député de la Martinique de 1945 à 1993. Il se fait élire pour la première fois pour participer à la première Assemblée Constituante de la Quatrième République en 1945 et sera réélu pour toutes les législatures suivantes jusqu’en 1993. Cette année, il ne se représente pas et soutient le candidat qui le remplacera : Camille Darsières. En plus de son mandat de député, Aimé Césaire est élu en 1945 maire de Fort-de-France en succédant à Victor Sévère. En 2001, il ne se représente pas et il est succédé par Serge Letchimy. Durant cette période, entre 1983 et 1986, il occupe le siège de président du conseil régional de la Martinique.

  • 1945 - 2001 : Maire de Fort-de-France
  • 1945 - 1993 : Député de la Martinique
  • 1983 - 1986 : Président du conseil régional de la Martinique
  • 1945 - 1949 et 1955 - 1970 : Conseiller général de Fort-de-France

Œuvres[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

Correspondance[modifier | modifier le code]

1956 : Lettre à Maurice Thorez, Présence africaine, 16 pages, (avant-propos de Alioune Diop).

Biographie[modifier | modifier le code]

Entretiens[modifier | modifier le code]

  • 2004 Rencontre avec un nègre fondamental, Entretiens avec Patrice Louis, Arléa, Paris
  • 2005 Nègre je suis, nègre je resterai, Entretiens avec Françoise Vergès, Albin Michel, Paris

Enregistrement audio[modifier | modifier le code]

  • 1994 Aimé Césaire, Hatier, Paris, Les Voix de l'écriture

Hommages[modifier | modifier le code]

Graffiti en hommage à Aimé Césaire, à Royan (Charente-Maritime).

Édifices et rues[modifier | modifier le code]

De nombreux édifices notamment des structures scolaires (écoles, collèges…) portent son nom depuis sa mort ; en Martinique, l’aéroport de Fort-de-France - Le Lamentin a été rebaptisé aéroport international Martinique Aimé Césaire le 15 janvier 2007.

La rue Aimé-Césaire à Marseille.

Chansons[modifier | modifier le code]

  • En 2002, le chanteur martiniquais Éric Virgal compose Aimé Césaire sur son album ZikZag.
  • En 2008, le chanteur Abd Al Malik lui dédie une chanson nommée Césaire (Brazzaville via Oujda), tirée de son album Dante, dans laquelle il récite en conclusion le poème de Césaire Dorsale Bossale.
  • En 2010, le chanteur français Pierpoljak lui dédie une chanson nommée "Aimé", tirée de son album "Légendaire Sérénade".

Divers[modifier | modifier le code]

Dans la série télévisée H, le personnage d'Eric Judor se nomme Aymé Cesaire.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Monographies[modifier | modifier le code]

  • David Alliot, Aimé Césaire le nègre universel, Gollion (Suisse), Infolio, 2008
  • David Alliot, Le tapuscrit du Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire, Paris, Assemblée nationale, 2008
  • David Alliot, Le communisme est à l'ordre du jour, Aimé Césaire et le PCF, de l'engagement à la rupture, Paris, Pierre-Guillaume de Roux Éditeur, 2013.
  • José Alpha, Aimé Césaire, Paroles et silences, Fort-de-France, K. Éditions, 2013.
  • Bernadette Cailler, Proposition poétique, une lecture de l'œuvre d'Aimé Césaire, Sherbrooke, (Québec), Naaman, 1976 ; Nouvelles du Sud, Paris, 2000
  • Gilles Carpentier, Scandale de bronze, lettre à Aimé Césaire, Paris, Seuil, 1994
  • Raphaël Confiant, Aimé Césaire. Une traversée paradoxale du siècle, Paris, Stock, 1994
  • Daniel Delas, Portrait littéraire, Paris, Hachette, 1991
  • Diop Papa Samba, La poésie d'Aimé Césaire. Propositions de lecture, Honoré Champion, 2011
  • Romuald Fonkoua, Aimé Césaire, Paris, Perrin, 2010
  • Thomas A. Hale, « Les écrits d'Aimé Césaire, Bibliographie commentée », dans Études françaises, t. XIV, no 3-4, Les Presses de l'Université de Montréal, 1978.
  • René Hénane Glossaire des termes rares d'Aimé Césaire, Paris, Jean-Michel Place, 2004.
  • René Hénane, Aimé Césaire, le chant blessé, biologie et poétique, Paris, Jean-Michel Place, 2000.
  • Michael E. Horn, La Plurivocalité dans le Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire, Montréal, Thèses de McGill (Université McGill), 1999
  • Victor M. Hountondji, Le Cahier d'Aimé Césaire. Éléments littéraires et facteurs de révolution, L'Harmattan, 1993
  • Lilyan Kesteloot, Aimé Césaire, Paris, Seghers, 1979
  • Annie Le Brun, Pour Aimé Césaire, Paris, Jean-Michel Place, 1994
  • Jacqueline Leiner, Aimé Césaire, le terreau primordial, Tübingen, G. Narr, 1993
  • Patrice Louis, ABC…ésaire, Guyane, Ibis Rouge, 2003
  • Buata Malela, « Le Rebelle ou la quête de la liberté chez Aimé Césaire », Revue Frontenac Review, 16-17, Queen’s University, Kingston (Ontario), 2003, p. 125-148
  • Buata Malela, Aimé Césaire. Le fil et la trame. Critique et figurations de la colonialité du pouvoir, Paris, Anibwe, 2009
  • Clément Mbom, Le Théâtre d'Aimé Césaire ou la Primauté de l'universalité humaine, Paris, Nathan, 1979
  • Ernest Moutoussamy, Aimé Césaire, député à l'Assemblée nationale, 1945-1993, Paris, L'Harmattan, 1993
  • Georges Ngal, Aimé Césaire, un homme à la recherche d'une patrie, Paris, Présence africaine, 1994
  • Gloria Nne Onyeoziri, La Parole poétique d'Aimé Césaire, essai de sémantique littéraire, Paris, L'Harmattan, 1992
  • (en) Femi Ojo-Ade, Aimé Césaire's African Theater: Of poets, prophets and politicians, Africa World Press, Inc., 2010.
  • Albert Owusu-Sarpong, Le Temps historique dans l'œuvre théâtrale d'Aimé Césaire, Sherbrooke (Québec), Naaman, 1986 ; Paris, L'Harmattan, 2002
  • Christian Paviot, Césaire autrement. Le mysticisme du Cahier d'un retour au pays natal, Paris, L'Harmattan, 2009
  • Claude Ribbe, Le Nègre vous emmerde, Paris, Buchet-Chastel, 2008
  • Aliko Songolo, Aimé Césaire, une poétique de la découverte, Paris, L'Harmattan, 1985
  • Roger Toumson, Simonne Henry-Valmore, Aimé Césaire, le nègre inconsolé, Paris, Syros, 1994. Rééditions augmentées : La Roque d'Anthéron, Vents d'ailleurs, 2002 et 2004
  • Pierre Vilar, Les Armes miraculeuses d’Aimé Césaire, Bienne – Genève, ACEL Ed. Zoé, coll. Le cippe, 2008 (ISBN 978-2806230324)
  • Kora Véron, Thomas Hale, Les Écrits d'Aimé Césaire, biobibliographie commentée (1913-2008), Paris, Honoré Champion, mai 2013, 2 volumes, 904 pages ( ISBN 978-2-7453-2520-4)
Ouvrages collectifs
  • Tshitenge Lubabu Muitibile K. (éd.), Césaire et nous. Une rencontre entre l'Afrique et les Amériques au XXIe siècle , Bamako, Cauris Éditions, 2004
  • Centre césairien d'études et de recherches, Aimé Césaire. Une pensée pour le XXIe siècle, Paris, Présence africaine, 2003
  • Aimé Césaire ou l'Athanor d'un alchimiste. Actes du premier colloque international sur l'œuvre littéraire d'Aimé Césaire, Paris, 21-23 novembre 1985, Paris, Éditions caribéennes, 1987
  • Aimé Césaire, numéro spécial 832-833, Paris, Europe, septembre 1998
  • Césaire 70, travaux réunis et présentés par Mbwil a Mpaang et Martin Steins, Paris, Silex, 2004
  • Jacqueline Leiner, (éd.), Soleil éclaté, mélanges offerts à Aimé Césaire à l'occasion de son soixante-dixième anniversaire, Tübingen, G. Narr, 1985.
  • Annick Thebia-Melsan, Gérard Lamoureux, (éd.), Aimé Césaire, pour regarder le siècle en face, Paris, Maisonneuve et Larose, 2000
  • Roger Toumson et Jacqueline Leier, (éd.), Aimé Césaire, du singulier à l'universel (Actes du colloque international de Fort-de-France, 28-30 juin 1993), numéro spécial d'Œuvres et Critiques, 1994.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Marcien Towa, Poésie de la négritude, approche structuraliste, Sherbrooke (Québec), Naaman, 1983
  • Khaleel Torabully, Chair corail, fragments coolies : poésie, Petit-Bourg (Guadeloupe), Ibis Rouge Editions,‎ 1999 (ISBN 9782844500601)
  • Rose-Myriam Réjouis, Veillées pour les mots : Aimé Césaire, Patrick Chamoiseau et Maryse Condé, Karthala, Paris, 2005
  • Buata Malela, « Les Enjeux de la figuration de Lumumba. Débat postcolonial et discours en contrepoint chez Césaire et Sartre », Mouvements, no 51, 2007/3, p. 130-141
  • Buata Malela, Les Écrivains afro-antillais à Paris (1920-1960). Stratégies et postures identitaires, Paris, Karthala, coll. Lettres du Sud, 2008
  • Pierre Bouvier, Aimé Césaire et Frantz Fanon. Portraits de (dé)colonisés, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Histoire de Profil », 2010 (ISBN 978-2-251-90003-2)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1976 : Martinique, Aimé Césaire, un homme une terre, (52 min), documentaire de Sarah Maldoror avec la participation de Michel Leiris, CRS, « Les amphis de la cinquième »
  • 1986 : Miami, Martinique, Aimé Césaire, le masque des mots, (52 min), documentaire de Sarah Maldoror
  • 1991 : La Manière Nègre ou Aimé Césaire, chemin faisant, (80 min), documentaire de Jean Daniel Lafond, Québec
  • 1994 : Aimé Césaire, une voix pour l'histoire, réalisé par Euzhan Palcy. Ce documentaire se divise en 3 parties :
    • L'île veilleuse[15]: Le premier volet retrace, à travers des témoignages d'hommes politiques et d'intellectuels, d'images d'archives et de photos, l'engagement du poète Aimé Césaire au service de la négritude.
    • Au rendez-vous de la conquête[16] : Le deuxième volet débute par les années de formation intellectuelle du poète et finit avec les années 1950. Témoignages, archives et lectures de textes du poète et de l'homme engagé.
    • La force de regarder demain[17] : Le dernier volet aborde les problèmes actuels du « grand cri nègre ». Archives, témoignages et lectures d'extraits des œuvres du poète et de l'homme de théâtre émaillent les interviews.
  • 2006 : Césaire raconte Césaire, DVD, par Patrice Louis, LivresAntilles.com
  • 2007 : Aimé Césaire, Un nègre fondamental, (52 min), écrit par François Fèvre, réalisé par Laurent Chevallier et Laurent Hasse, Production : 2f Productions, France 5, RFO, diffusé sur France 5 le 9 novembre 2007 à 20 h 40et le 11 novembre 2007 à h 45.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Quand Césaire était stalinien - Le Nouvel Observateur, 12 avril 2013
  2. a et b Des obsèques nationales pour Aimé Césaire - Le Nouvel Observateur, 17 avril 2008
  3. Lilian Kesteloot, Comprendre le Cahier d'un retour au pays natal, L'Harmattan, Paris, 1983, chapitre 1 éléments biographiques.
  4. Lilian Kesteloot, op. cit., chapitre 1 éléments biographiques.
  5. Lilian Pestre de Almeida, Aimé Césaire : Cahier d'un retour au pays natal, L'Harmattan (ISBN 2-296-05922-8, lire en ligne), « Chap 1, Biographie d'Aimé Césaire »
  6. « Quant au Parti Communiste Français, on n'a pas pu ne pas être frappé par sa répugnance à s'engager dans les voies de la déstalinisation ; sa mauvaise volonté à condamner Staline » Lettre à Maurice Thorez, 24 octobre 1956, site internet du Parti progressiste martiniquais consulté le 14 avril 2008
  7. http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/interruption/1974-12-20s.pdf
  8. Judith Waintraub, « Aimé Césaire salue « la force, la volonté et les idées » de Sarkozy », Le Figaro, 15 octobre 2007, lefigaro.fr [lire en ligne]
  9. Aux Antilles, Aimé Césaire adoube Ségolène Royal - Le Nouvel Observateur, 28 janvier 2007
  10. Aimé Césaire - Michel Herland, MondesFrancophones.com
  11. « Aimé Césaire reposera-t-il au Panthéon ? », Le Figaro, 17 avril 2008
  12. décret du 18 avril 2008
  13. Hommage retransmis en direct sur France Ô
  14. Frank Fife, « Obsèques nationales d'Aimé Césaire en présence de milliers de Martiniquais », AFP, 20 avril 2007, repris par ladepeche.fr [lire en ligne]
  15. « L'île veilleuse » [vidéo], sur ina.fr
  16. « Au rendez-vous de la conquête » [vidéo], sur ina.fr
  17. « La force de regarder demain » [vidéo], sur ina.fr

Annexes[modifier | modifier le code]

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