Pierre Monatte

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Pierre Monatte, né le 15 janvier 1881 et mort le 27 juin 1960, est un ouvrier du livre et une figure majeure du syndicalisme français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Monatte fut très influencé, dans les années 1901-1904, par Charles Guieysse et par l'équipe de la revue Pages Libres de ce dernier.

Il fut un des responsables de la CGT au début du siècle, dont il fondera la revue La Vie ouvrière le 5 octobre 1909. Se référant à Fernand Pelloutier, il ne cachait pas ses sympathies anarchistes, mais s'éloigna de ce courant après le Congrès d'Amsterdam (1907). Il est considéré comme une des grandes figures du syndicalisme révolutionnaire.

Opposé à l'union sacrée, il démissionne en décembre 1914 des instances confédérales. Par la suite envoyé comme soldat dans les tranchées, il parvient cependant à soutenir l'action contre la guerre.

Leader de l'opposition interne, il crée en avril 1919 les Comités syndicalistes révolutionnaires au sein de la CGT.

Il rejoint le PCF en 1923, où il est proche de Boris Souvarine et Alfred Rosmer. Comme ces derniers, il est exclu fin 1924 au cours d'une purge de la « gauche » du parti. Il fonde alors en janvier 1925 la revue La Révolution prolétarienne, qui devait garder une certaine audience « morale » chez les syndicalistes et militants de gauche entre les deux guerres.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Colette Chambelland, Pierre Monatte : une autre voix syndicaliste, coll. Part des hommes, Éd. de l'Atelier, 1999, ISBN 2708234609
  • Pierre Monatte, Syndicalisme révolutionnaire et communisme, F. Maspero, 1968, 463 pages

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