Rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie
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Rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie
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| Arrondissements | 4e arrondissement |
| Quartiers | |
| Début | rue Vieille-du-Temple |
| Fin | rue du Temple |
| Longueur | 305 m |
| Création | 1230 |
| Dénomination | Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie |
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La rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie est située dans le 4e arrondissement de Paris.
[modifier] Histoire et description
C'est une des plus anciennes rues du quartier du Marais, puisqu'elle est ouverte dès le XIIIe siècle, sous le nom de Lagny, ou de la Grande-Bretonnerie.
L'origine de ce nom découle du fait que la rue se trouvait alors sur le fief de Saint-Pierre-de-Lagny et près d'un site dit du Champ-aux-Bretons , ainsi qu'on peut le lire dans le "Dictionnaire historique de Paris", de Béraud & Dufey (1832, Paris):
Sous le règne de Saint Louis il n y avait encore dans ce quartier que quelques maisons éparses. Renaud de Bréhan, vicomte de Podoure et de l'Isle, occupait une de ces maisons. Il avait épousé en 1225 la fille de Léolyn, prince de Galles, et était venu à Paris pour quelque négociation secrète contre l'Angleterre. La nuit du vendredi au samedi-saint 1228, cinq Anglais entrèrent dans son verger, le défièrent et l' insultèrent. Il n'avait avec lui qu'un chapelain et un domestique qui le secondèrent si bien que trois de ces Anglais furent tués, les deux autres s'enfuirent; le chapelain mourut le lendemain de ses blessures. Brehan avant que de partir de Paris acheta cette maison et le verger et les donna à son brave et fidèle domestique appelé Galleran. Le nom de Champ aux Bretons qu'on donna au verger ou jardin à l occasion de ce combat devint le nom de toute la rue; on l'appelait encore à la fin du treizième siècle la rue des Champs aux Bretons.
Les chanoines de Sainte-Croix s'installèrent dans la rue en 1258, à l'abri de l'enceinte de Philippe-Auguste. Ils devinrent rapidement une des communautés les plus riches et les plus en vue du Marais et c'est de ce fait dès 1314 que la rue Sainte Croix de la Bretonnerie prit sa dénomination actuelle.
Mais, accusé de malversations, le prieuré de Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie fût fermé en 1778 et démoli pendant la Révolution française, laissant place au square du même nom.
Cette rue a conservé de très belles maisons et de charmants petits hôtels construits aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Au n° 7, se trouve le théâtre du Point-Virgule.
Le n° 16 a été habité par l'astronome Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande.
Au n° 20 de la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, dans un hôtel XVIIe siècle, s’installa la mairie du 7e arrondissement (l’un des 12 anciens arrondissements de Paris) de 1840 à 1860 et après la nouvelle organisation de Paris en 20 arrondissements, la première mairie du 4e arrondissement jusqu’en 1868.
Au n° 37, emplacement de la maison où Menier, alors droguiste, fonda la marque du chocolat Menier, à laquelle son fils Émile-Justin donna en 1853 l'essor qu'on lui connaît.
Au n° 47, tourelle de 1610.
La rue est aujourd'hui, et depuis les années 1980, un haut lieu de la vie du gay Paris.
Ce site est desservi par les stations de métro Hôtel de Ville, Saint-Paul et Rambuteau .
[modifier] Liens internes
[modifier] Sources et références
- Dictionnaire des rues de Paris
- Paris Guide 1807 - Librairie Internationale