Matthew Ridgway

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Matthew Ridgway
Image illustrative de l'article Matthew Ridgway

Naissance 3 mars 1895
Fort Monroe, É.-U.
Décès 26 juillet 1993 (à 98 ans)
Fox Chapel, É.-U.
Origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Grade US-O10 insignia.svg Général
Années de service 19171955
Conflits Seconde Guerre mondiale
Guerre de Corée
Commandement 82e division aéroportée américaine
XVIIIe corps aéroporté américain
Faits d'armes Bataille de Normandie
Distinctions Médaille présidentielle de la liberté
Legion of Merit

Matthew Bunker Ridgway (3 mars 1895, Fort Monroe en Virginie - 26 juillet 1993, Pittsburg) était un général américain qui s'illustra notamment lors de la Seconde Guerre mondiale et la guerre de Corée.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé de West Point en 1917, il servit ensuite à divers postes dans l'armée américaine. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il commanda la 82e division aéroportée en Sicile et en Italie (1943) et pendant le Débarquement de Normandie (1944).

Durant la guerre de Corée, en tant que chef de la 8e armée, il lance une contre-offensive qui aboutit à la reprise de Séoul le 14 mars 1951, puis à repousser les Nord-Coréens et l'armée chinoise à nouveau au-dessus du 38e parallèle nord début avril. À partir du 11 avril 1951, il remplace le général MacArthur comme commandant en chef des forces des Nations unies

C'est à cette époque que le général américain sera accusé par les communistes d'avoir utilisé des armes bactériologiques contre les troupes nord-coréennes et chinoises. Aussi, le 28 mai 1952, la venue de Ridgway à Paris provoquera une manifestation violente de protestations, organisée par le PCF.

Il succède ensuite à Eisenhower, en 1952, comme commandant suprême des Forces alliées de l'OTAN (au SHAPE) et devient le premier commandant du United States European Command.

Après sa carrière militaire, il devient conseiller à l'institut de Mellon de recherche industrielle (1955-60).

Selon Roger Peyrefitte[1], c'était un grand polyglotte et un admirateur de Proust : il possédait ses œuvres complètes en français, mais aussi en allemand, en anglais et en italien, et consacrait ses loisirs à comparer le texte français avec les diverses traductions.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Illustre Écrivain, Éd. Albin Michel, 1982, p. 134.