Seclin
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| Seclin | ||||||
L'hôtel de ville de Seclin |
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Blason |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Nord-Pas-de-Calais | |||||
| Département | Nord | |||||
| Arrondissement | Lille | |||||
| Canton | Seclin-Nord et Seclin-Sud | |||||
| Intercommunalité | Lille Métropole | |||||
| Maire Mandat |
Bernard Debreu 2008-2014 |
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| Code postal | 59113 | |||||
| Code commune | 59560 | |||||
| Démographie | ||||||
| Population municipale |
12 295 hab. (2010) | |||||
| Densité | 706 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 19 m — Max. 47 m | |||||
| Superficie | 17,42 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Lille Métropole Géolocalisation sur la carte : Nord Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Seclin est une commune française, située dans le département du Nord (59) et la région Nord-Pas-de-Calais.
Ses habitants sont appelés les Seclinois. Le surnom ou nom jeté des habitants est les loquebaux de S'clin ; il viendrait de Louis XI en visite à Seclin, et de la surprise qu'il eut de voir ses hôtes seclinois parés d'aussi beaux habits : Dieu que vous avez de bielles loques.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
La ville de Seclin se situe dans le département du Nord, au sud de Lille.
Seclin est une « ville à la campagne » de près de 13 000 habitants urbanisée au tiers de sa superficie qui est de 1 742 hectares. On y trouve de nombreux équipements culturels et sportifs, deux musées, trois monuments historiques.
La commune est accessible par l'autoroute A1, par plusieurs routes, par la voie ferrée et par des lignes de bus.
Communes limitrophes [modifier]
Héraldique [modifier]
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Les armes de Seclin se blasonnent ainsi : "De gueules à la lettre S d'or, couronnée du même."
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Étymologie [modifier]
Les Flandres sont réputées avoir été commerçantes et spécialisées dans la fabrication de textiles. Seclin n'échappe pas à cette réputation et l'affiche par son nom même : lin associé à sec.
Histoire [modifier]
Noms anciens. Sacilinium, de S. Eligto, Acta SS. Belgii I, 97. Se Uni. Lettre à la comtesse Ogine, pour St-Bavon de Gand, vers 1030, Mir. I, 349. Sicclinium , dipl. du comte de Flandre Robert , pour Phalempin ,1039. Mir. I, 362.
Armoiries. De gueules , à la lettre S d'or, couronnée de même.
Faits historiques. Seclin étant menacé par les Normands, vers 783, le corps de saint Piat fut transporté momentanément à Chartres. Seclin brûlé au temps de la bataille de Bouvines, en 1214. Loi de commune octroyée le 11 octobre 1218. Siège d'un camp de Philippe-le-Bel , en 1297. Pillé et brûlé de nouveau , par le comte de Hainaut en août 1340. Séjour du roi Charles Y, en novembre 1382. Siège des conférences entre Philippe-le-Bon et les Gantois , 1453. Défaite , par les habitants de Seclin , des Gueux qui venaient piller l'église en 1566. Vigoureuse défense des Seclinois, en 1794 , contre un parti autrichien qui voulait dévaster la ville.
Temps anciens [modifier]
Seclin, une ville à la campagne[1]
Grâce aux fouilles archéologiques menées à Seclin, l'on comprend mieux les raisons de la création de la ville. La commune est située au centre d'un lieu assurant le passage entre les vallées de la Deûle et de la Marque. Abrité des vents dominants et orienté sud, l'emplacement a toujours bénéficié de conditions naturelles favorables. Les premières occupations remontent à plus de 100 000 ans comme en atteste le gisement de silex du paléolithique moyen découvert en centre-ville.
À l'époque gallo-romaine, Seclin est un vicus où une population rurale se rassemble pour le commerce.
La ville se construit à partir du quartier de la collégiale Saint-Piat, lieu de culte érigé en souvenir d'un martyr chrétien, saint Piat. Un collège de chanoines organise la vénération des reliques du martyr. La première collégiale remonterait au XIIIe siècle. Au XIIIe siècle également, la comtesse Marguerite de Flandre fonde l'hôpital Notre-Dame qui, au fil des siècles, s'étoffe architecturalement : outre la magnifique façade et sa belle cour carrée, cet ensemble remarquable permet de suivre jusqu'à nos jours l'évolution de l'architecture hospitalière liée aux conceptions médicales à travers les siècles. Au XVIe siècle, la vente de la seigneurie de Seclin par les chanoines à Guislain de Haynin, le premier représentant de la dynastie des seigneurs du Breucq, illustre la séparation des pouvoirs civils et religieux.
Guislain de Haynin[2] est né vers 1520. Chevalier, fils de François Ier de Haynin et d’Antoinette de Tenremonde, il épouse Marguerite Domissent, fille de Jean, seigneur de Boisgrenier et d’Isabelle de la Broie.
- Il porte d'or à la croix engrêlée de gueules .
- Cette Maison, en s’y installant, protégera le secteur :
- La religion est alors depuis quelque temps une source permanente de troubles, batailles et révoltes.
- La période est enfin propice à d’autres excès de la part d’importants groupes de pillards, tels les “Gueux”, en provenance de Tournai et Menin.
- Les villes et villages du Carembault parviennent à les bloquer en conjuguant leurs efforts et à repousser définitivement les intrus dans les marais qu’il y a alors entre Seclin, Gondecourt et Houplin-Ancoisne. Les dégâts, surtout dans les édifices religieux, sont considérables car ces pillards sont, en fait, des convertis au protestantisme qui condamnent les images et statues religieuses pour obéir à la doctrine protestante du calvinisme.
Les gueux sont des ralliés au protestantisme qui a entraîné la répression du roi d'Espagne, Philippe II qui, règne alors sur les grands Pays-Bas du cercle de Bourgogne qu'il a hérités de son père Charles Quint. La rébellion qui couvait éclate à la suite de la pétition de quatre cents nobles appelée compromis des nobles présentée à Bruxelles à la gouvernante des Pays-Bas Marguerite de Parme représentant le roi d'Espagne. Cette pétition demandait la fin du démantèlement des franchises gagnées au cours des siècles par les populations des dix-sept provinces bourguignonnes. La politique royale visait, à travers la suppression des franchises, à installer un pouvoir fort propre à éradiquer le protestantisme. Le rejet de la pétition s'accompagna d'une aggravation de la répression tandis que deux des meneurs de la noblesse, les comtes d'Egmont et de Hornes étaient mis à mort à Bruxelles. Ils n'étaient pourtant pas protestants, mais opposés aux abus de droit et aux persécutions. Dès lors, la révolte des gueux s'amplifia sous la, conduite de Guillaume d'Orange-Nassau. Ennemis de la représentation des saints et du Christ par dees images religieuses, les gueux étaient aussi nommé iconoclastes.
La paix revenue dans la région de Seclin, François III de Haynin et Françoise Le Sauvaige fils de François de Secloin et d'Antoinhette de Tenremonde, précédents, né v. 1550, est chevalier, seigneur du Breucq et du Haut Montreuil, grand bailli de la Châtellenie de Lille, bailli de Phalempin et aussi de Seclin de 1580 à 1584.
- Ilo épouse Françoise Le Sauvaige, dame du Maisnil, fille de François et de Marie Marguerite de Clermés.
- François III meurt à Rouen le 10 juin 1592 et son épouse le 9 janvier 1621. Ils ont :
- 1. Jean-Charles, né v. 1580, mort en 1633, chevalier, baron de Bernieul, seigneur du Maisnil et du Breucq, mayeur de Saint-Omer.
- 2. Maximilien, vicomte de Seclin, seigneur du Breucq, grand bailli de Phalempin. Il épouse par contrat passé le 25 janvier 1603 à Neuville, Marie de Grault dite de Filier, dame d’Avion, fille de Philippe et de Françoise de Wacquetin, sans postérité. Maximilien meurt en 1629.
- C'est lui qui fait construire le château des Boulets à proximité immédiate du château de son ancêtre Marguerite de Constantinople.
- Ce bâtiment a désormais disparu, dynamité par les Allemands lors d'un retrait « stratégique » au cours de la Première Guerre mondiale. Il couvrait un vaste terrain qui s'étendait de la rue du 14 juillet à la route de Carvin à Lille, et de l’actuelle mairie de Seclin à la rue justement nommée "des Boulets".
On peut admirer la porte du château des Boulets sur la place du marché rénovée ces dernières années.
Au XIXe siècle, les filatures, tanneries, brasseries et autres distilleries contribuent à l'essor industriel et commercial de la commune.
Époque moderne [modifier]
Au milieu des années 1960, la première zone industrielle de la métropole lilloise est créée sur le territoire de Seclin et de communes environnantes.
Le 3 octobre 2002, le maire Jean-Claude Willem annonce en conseil municipal un boycott des produits israéliens en usant des moyens matériels de la collectivité en « réaction contre les massacres et tueries quotidiennes commises contre les enfants, les femmes, les vieillards palestiniens », tout en précisant que « Le peuple israélien n'est pas en cause, c'est un homme, Sharon, qui est coupable d'atrocités, qui ne respecte aucune décision de l'ONU et continue à massacrer »[3]. Cette proposition était similaire à l'appel lancé par la campagne Boycott, désinvestissement et sanctions.
Après une plainte de la communauté israélite du Nord, le maire a été relaxé en première instance puis condamné en appel à une amende de 1 000 euros pour « provocation à la discrimination nationale, raciale et religieuse »[4]. La Cour Européenne pour l'application de la Convention Européenne des Droits de l'Homme (Affaire Willem c. France, 10 décembre 2009, arrêt définitif) a estimé qu'il n'y a pas eu violation du droit à la liberté d'expression pour un maire[3] et a confirmé la sanction.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Seclin depuis cette date :

Pyramide des âges [modifier]
Économie [modifier]
- Dassault Aviation
- Siège social de Hygena
Lieux et monuments [modifier]
- L'église Saint-Piat, classée monument historique en 1920[12]. (église ancienne, avec crypte sous le chœur, et fontaine dite de St-Piat , renommée pour les fiévreux. Hospice fondé au XIIIe siècle, par Marguerite, comtesse de Flandre. Célèbre collégiale de St-Piat, dont on fait remonter la fondation à Dagobert ; mais dont l'existence n'est primitivement bien constatée que dans une bulle de Clément III, 1187 1) .
- L'hôpital Notre-Dame et son parc, classé monument historique en 1932[13].
- Le fort de Seclin, appelé fort Duhoux, qui fait partie des fortifications lilloises du système Séré de Rivières. Il fut construit entre 1875 et 1880. C'est un exemple en très bon état. Depuis 1996, il est patiemment restauré par des particuliers qui, depuis octobre 2003, y ont ouvert un centre historique sur l'artillerie, la cavalerie et l'infanterie de 1814 à 1918, et donc notamment sur la Première Guerre mondiale au cours de laquelle il fut un site stratégique méconnu, et où sont présentées de nombreuses pièces rares.
- La porte du cimetière de Seclin, classée monument historique en 1945[14].
- La porte du château des Boulets ; autrefois situé juste en face du château-hôpital de Marguerite II de Flandres, ce château particulier, construit au XVIIe siècle par Maximilien de Haynin, vicomte de Seclin, a été détruit par les allemands au cours de la Première Guerre mondiale et sa porte armoriée a été déplacée à côté de la collégiale.
Sport [modifier]
Les joueurs de FC Seclin (DHR) s'illustrent lors de la Coupe de France de football 2009-2010 en écartant au 8e tour l'équipe d'Aire-sur-la-Lys qui évolue une division au-dessus, par 1 but à 0. En 1/32e de finale, ils rencontrent l'US Boulogne Côte d'Opale, qui joue 6 divisions au-dessus en ligue 1. Ils sont éliminés 4 buts à 1 le 9 janvier 2010 à 17 h au stadium Lille Métropole.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Guislain de Haynin, seigneur du Broeucq (à Seclin) : 1er seigneur de Seclin (après la période des moines), descendant des deux sœurs Jeanne et de Marguerite de Constantinople, indépendamment ainsi que de dix autres comtes de Flandres ; il s'est distingué en repoussant définitivement les Gueux, avec l'aide des habitants de Seclin, Gondecourt et Houplin.
- Wilmo du Riez (du Riou) né à Seclin en 1210 (1210/1250) : vassal de la comtesse de Flandre Jeanne de Constantinople
- André Ayew : footballeur jouant à l'Olympique de Marseille
- Stéphane Dumont : footballeur
- Sylvie Gruszczynski : joueuse de basket-ball
- Alex Kramp : dessinateur et scénariste de bande dessinée
- Pierre Mourmant : auteur du livre Le Calcul graphique des circuits en série-parallèle (Éditions Chiron)
- Sarah Pitkowski : joueuse de tennis
- Arthur Ramette : homme politique
- Michel Autes : sociologue et homme politique
- Raphaëlle Rémy : syndicaliste
- Jean-François Bédénik : footballeur jouant à Neuchâtel Xamax
- Sébastien Enjolras : pilote de course automobile français né à Seclin en 1976.
- Candie Herbert (°1977), footballeuse française qui joue actuellement pour le A.S.J. Soyaux et en équipe de France de football (dernière sélection en 2010).
- Jérôme Lambert (1984-), coureur cycliste handisport.
Folklore et Associations [modifier]
Seclin a développé un important tissu associatif. En 2013, la ville abrite plus d'une centaine d'associations loi 1901 dans différents domaines tels que la culture, la danse, le folklore, la musique, l'entraide et la solidarité, de défense des intérêts du citoyen, le sport, le jardinage ou encore les associations de quartiers. Certaines de ces structures permettent même à la ville d'augmenter sa notoriété dans la région à travers les diverses manifestations et évènements auxquels elles participent.
- Les géants Harengus Ier (1970) et Harengus Junior (2006).
- CMEM Les Amis du Centre Municipal d’Expression Musicale de Seclin
- IBERICA, Centre Culturel Ibérique du Nord, promotion des cultures Espagnoles et Portugaises dans la région.
- Office de Tourisme Seclinois
- AADVAH Association Aide et Défense des Victimes Accidentées et Handicapées du Nord
- Fleur d'Espoir, Aide Humanitaire, Aide aux malades qui souffrent de maladies attachées aux fonctions intellectuelles.
Jumelages [modifier]
Voir aussi [modifier]
- Centre hospitalier de Seclin
- Liste des communes du Nord
- Liste de forts, fortifications, citadelles et places fortes en France
Références [modifier]
- Site de la Ville de Seclin
- de Haynin, sur fr.groups.yahoo.com
- "Boycotter le juge français ou l'avocat d'Israël ?", Étienne Tête, LeMonde.FR, 26.02.10 et mis à jour le 02.11.10
- "Un maire condamné pour le boycott des produits israéliens", Nouvelobs.com avec AFP, 16/07/2009
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 1er août 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 1er août 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 1er août 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2008, sur Insee. Consulté le 8 février 2011
- Recensement de la population au 1er janvier 2009, sur Insee. Consulté le 8 janvier 2012
- Évolution et structure de la population à Seclin en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er août 2010
- Résultats du recensement de la population du Nord en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er août 2010
- Notice no PA00107811, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00107812, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00107810, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Site de la Ville du Seclin