1968 en France

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Chronologie de la France


Cette page concerne l'année 1968 du calendrier grégorien.

Evénements[modifier | modifier le code]

Janvier[modifier | modifier le code]

  • 2 janvier : création du Parti communiste marxiste-léniniste de France, de tendance pro-chinoise.
  • 10 janvier : par les premières "classes de neige", 50 000 enfants des écoles partent aux sports d'hiver.
  • 12 janvier : attentats à la bombe en Bretagne (préfectures de Quimper et de Saint-Brieuc).
  • 13 janvier : la frontière franco-luxembourgeoise est rectifiée sur une zone de 2 225 m2.
  • 13 et 14 janvier : journées nationales de mobilisation syndicale pour l’augmentation des retraites.
  • 17 janvier : violente manifestation ouvrière à Redon.
  • 19 janvier : Robert Poujade est élu secrétaire général de l’UDR.
  • 20 et 27 janvier : premiers affrontements violents entre lycéens et policiers. « Affaire Condorcet ». Le 20, première manifestation des CAL (comités d’action lycéens). Après avoir comparu devant le conseil de discipline Romain Goupil, militant trotskiste actif dans les lycées parisiens est exclu du Lycée Condorcet. Le 27, 400 lycéens se battent avec la police pour demander la réintégration de Goupil. Cet évènement donnera l’impulsion aux Comités d’action lycéens (CAL) créés fin 1967.
  • 20-23 janvier : journées revendicatives dans la métallurgie à l’appel des fédérations CGT et CFDT.
  • 26 janvier :
    • Nanterre vit sa première grande journée d’émeutes. Une rumeur court la faculté. Il existerait des « listes noires » d’étudiants révolutionnaires, promis à d’éventuelles sanctions. Un cortège se forme, pour protester contre le « flicage de l’université » et un éventuel renvoi de Daniel Cohn-Bendit. Le doyen fait appel à la police, qui arrive en force sur le campus. Naissance du groupe des "enragés".
    • Manifestation à Caen des ouvriers de la Saviem qui dégénère en centre ville[1].

Février[modifier | modifier le code]

  • « Suspension » des activités du MRP par Jean Lecanuet, le mouvement se dissout dans le Centre Démocrate.
  • Manifestations contre la guerre du Viêt Nam, grève des enseignants du secondaire.
  • 5 février : grèves des cheminots à Grenoble, des employés de banque à Paris et du personnel navigant d’Air Inter.
  • 6 février: ouverture des Xe jeux olympiques d'hiver à Grenoble. La vasque olympique est allumée par Alain Calmat devant les 60 000 spectateurs du stade olympique de Grenoble. Jean Claude Killy remporte 3 médailles d'or en ski alpin
  • . Les images sont retransmises pour la première fois en couleur et partout dans le monde.
  • 9 février: le fondateur et délégué général de la Cinémathèque française, Henri Langlois, est démis de ses fonctions sur demande du gouvernement. Ce renvoi suscite une énorme émotion non seulement dans les milieux du cinéma, français et internationaux, mais dans tout le monde culturel.
  • 11 février : une manifestation réunit étudiants et ouvriers des usines Dassault à Bordeaux.
  • 14 février : manifestation et affrontements avec la police devant la Cinémathèque. Jeunes réalisateurs de la Nouvelle Vague, grandes vedettes et activistes politiques, dont Cohn-Bendit, s'y retrouvent côte à côte.

Mars[modifier | modifier le code]

  • 16 mars : fin des manifestations d’une semaine pour la défense de l’emploi dans le nord et l’est.
  • 17 mars : pour mettre un terme à la spéculation sur l’or (le cours du lingot atteint 7000 francs à Paris), les membres actifs du pool de l’or décident de cesser d’acheter ou de vendre le métal sur le marché international. Deux marchés parallèles de l’or sont créés.
  • 22 mars : mouvement du 22-Mars. Des étudiants, menés par Daniel Cohn-Bendit, occupent la tour administrative de la faculté de Nanterre.
  • 28 mars : la faculté de Nanterre est fermée par le doyen.

Avril[modifier | modifier le code]

  • 7 avril : décès de Pépée, le chimpanzé femelle de Léo Ferré
  • 8 avril : la fusée française Véronique est lancée de la base spatiale de Kourou (Guyane).
  • 29 avril : début de la diffusion de la série animée, Les Shadoks à la télévision française, sur la deuxième chaîne en noir et blanc de l'ORTF à 20h30. Ce dessin animé novateur et caustique, créé par Jacques Rouxel avec la voix du comédien Claude Piéplu, va diviser les français entre ceux qui l'apprécient et ceux qui le détestent.
  • Début de l'agitation dans les universités et les lycées.

Mai[modifier | modifier le code]

  • Contestation estudiantine et sociale de « mai 68 » en France. Manifestation de la gauche de la République à Denfert-Rochereau (800 à 170 000). La Sorbonne et la fac de Nanterre sont occupées par les étudiants.
  • 2 mai : Georges Pompidou part en voyage en Iran. À la suite d'une mobilisation animée notamment par les Cahiers du cinéma, Henri Langlois est réintégré à la tête de la Cinémathèque. Début des Événements de Mai 1968.
  • 3 mai : les étudiants se réunissent à la Sorbonne. La police fait évacuer la Sorbonne. Le SNE-Sup pour les enseignants et l'UNEF pour les étudiants dénoncent l’atteinte aux franchises universitaires et décident une grève illimitée.
  • 6 mai : premières barricades à Paris. Violent affrontement au quartier Latin : 600 étudiants et plus de 300 policiers sont blessés. Le mouvement s'étend en province.
  • 7 mai : les étudiants défilent à travers Paris et vont chanter l'Internationale devant la tombe du soldat inconnu.
  • 10 au 11 mai : nuit de barricades au Quartier latin de Paris. Les affrontements avec la police font plus de mille blessés des deux côtés. La FEN appelle à une grève générale.
  • 10 mai : première entrevue à Paris concernant le Viêt Nam.
  • 13 mai : les centrales syndicales et les partis de gauche commencent à soutenir le mouvement estudiantin : des manifestations unitaires sont organisées à Paris et en province. La manifestation de la Gauche à Paris rassemble 800 000 personnes selon les syndicats contre 171 000 selon la police. À la fin de la journée, la Sorbonne rouverte est occupée par les étudiants.
  • 14 au 18 mai : voyage du général Charles de Gaulle en Roumanie.
  • 18 mai : le Festival de Cannes est suspendu à la suite de l'intervention de Jean-Luc Godard, François Truffaut, Claude Berri, Louis Malle, en solidarité avec les étudiants et les ouvriers.
  • 19 mai : de retour de Roumanie, de Gaulle déclare devant les responsables des forces de l’ordre : « les réformes oui, la chienlit non ! ».
  • 20 mai : début de grandes grèves de mai-juin 1968. On compte 6 millions de grévistes.
  • 22 mai :
    • On compte huit millions de grévistes en France.
    • Daniel Cohn-Bendit est interdit de séjour en France.
    • Une motion de censure déposée par la gauche est repoussée. La crise ne peut se dénouer par un changement de gouvernement.
  • 24 mai : de Gaulle annonce un référendum, mal accueilli par l’opinion. De nouvelles barricades sont dressées dans la nuit du 24 au 25 mai. Dans les incidents de la nuit, deux morts : un commissaire de police à Lyon, renversé par un camion, et un jeune homme à Paris (éclat de grenade dans le cœur)
  • 25 au 27 mai : négociations des accords de Grenelle.
  • 27 mai :
    • meeting au stade Charléty à Paris France : UNEF, PSU, CFDT;
    • signature des accords de Grenelle, protocole d’accord entre le gouvernement et les syndicats (relèvement du SMIG, augmentation des salaires, réduction du ticket modérateur en matière de Sécurité sociale…). Les grévistes de Renault-Billancourt refusent les accords.
  • 28 mai :
  • 29 mai : Manifestation de la CGT qui demande un gouvernement populaire. De Gaulle « disparaît » à Baden-Baden où il rencontre Jacques Massu.
  • 30 mai : allocution radiotélévisée du général Charles de Gaulle sur la « Chienlit ». Il annonce la dissolution de l’Assemblée nationale et l’ajournement du référendum. Manifestation gaulliste sur les Champs-Élysées de même ampleur que la manifestation contestatrice du 13 mai.

Juin[modifier | modifier le code]

Juillet[modifier | modifier le code]

Août[modifier | modifier le code]

Septembre[modifier | modifier le code]

  • 2 septembre : la direction du théâtre de l’Odéon retirée à Jean-Louis Barrault.
  • 4 septembre : suppression du contrôle des changes en France.
  • 10 septembre : discours de Charles de Gaulle : « La France n'a jamais cessé de travailler à mettre un terme au système des deux blocs ». « Aucun système de pensée, de volonté ou d’action ne saurait inspirer la France, sinon celui que les événements ont suscité depuis juin 1940. » « Eloge » de G. Pompidou, mis « en réserve de la République. » Évocation des grandes réformes en préparation (Sénat, régionalisation, participation, Université). Une reconnaissance du Biafra n’est pas exclue.
  • 11 septembre : Louis Aragon, « J’appelle un chat un chat », Les Lettres françaises. Proteste contre l’invasion de la Tchécoslovaquie. Quelques jours plus tard, il rédigera la préface du roman de Milan Kundera, La Plaisanterie (le roman sur le printemps de Prague) paru chez Gallimard.
  • 11 septembre : Le vol 1611 Air France, une Caravelle SE-210, en provenance d'Ajaccio et à destination de Nice, s'abime en mer, tuant les 95 personnes présentes à bord. Officiellement la cause de l'accident est un incendie, mais certains témoins estiment que l'accident aurait été causé par un tir de missile, occulté par le gouvernement français.
  • 12 septembre : réouverture dans le calme de la Sorbonne.
  • 12 septembre : création de l’Alliance des jeunes pour le socialisme (AJS), la « branche jeune » de l’organisation trotskiste OCI (ou lambertiste).
  • 18 septembre : sortie du premier numéro de Rouge, organe de l’ancienne JCR, devenue la Ligue communiste d’obédience trotskistes : « En Mai nous avons pris la parole, c’est la dernière arme qu’on nous fera déposer. »
  • 22 septembre : élections sénatoriales.
  • 27 - 28 septembre : entretiens de Gaulle-Kiesinger à Bonn.

Octobre[modifier | modifier le code]

  • Nouvelle agitation dans les lycées et les universités.
  • 1er octobre : découverte du cadavre de Stéphan Markovic, garde du corps d'Alain Delon, dans une décharge publique des Yvelines.
  • 2 octobre : Alain Poher élu président du Sénat en remplacement de Gaston Monnerville qui ne se représente pas.
  • 3 - 11 octobre : débat en première lecture à l’Assemblée nationale sur la loi Edgar Faure d’orientation portant sur l’autonomie des universités. François Furet, Jean-Denis Bredin et Michel Alliot ont participé à l’élaboration de cette loi.
  • 3 octobre : Alain Poher est élu Président du Sénat (fin en 1992).
  • 4 octobre : début de l’ « affaire Markovic » : Stevan Markovic, garde du corps d’Alain et Nathalie Delon, a laissé une lettre accusant du crime Alain Delon et « un truand retiré des affaires », Marcantoni. Le couple Pompidou est bientôt impliqué sur la base de faux documents. Un jeune Yougoslave, Akow, détenu à la prison de Fresnes, a adressé des lettres à Delon. Elles ont été saisies. Il y déclare avoir participé à une soirée organisée dans une villa des Yvelines. « Soirée particulière, fort gaie. » Akow affirme que Markovic possédait des photographies compromettantes pour l’épouse de l’ancien Premier ministre, Claude Pompidou. Akow, interrogé, aurait affirmé avoir vu Claude Pompidou, lors de cette « soirée particulière ». Georges Pompidou lui-même serait mis en cause par ce témoignage.
  • 5 octobre : Jacques Chancel présente pour la première fois Radioscopie sur France inter de 17 à 18 heures (chaque jour jusqu’en 1982).
  • 9 octobre :
  • 16 octobre : François Mitterrand est écarté du Parlement européen au profit d’un candidat soutenu par la majorité.
  • 18 octobre : premier concert des Pink Floyd en France, à Lyon, au théâtre du 8e.
  • 20 - 21 octobre : comité central du PCF à Evry. À la suite de l’intervention soviétique en Tchécoslovaquie, la démission du bureau politique de Jeannette Thorez-Veermersch est acceptée. Il adresse un blâme public à Roger Garaudy (désaccord sur la Tchécoslovaquie). La revue Démocratie nouvelle, directeur Jacques Duclos, rédacteur en chef P. Villon, rédacteur en chef adjoint : P. Noirot, cesse de paraître.
  • 21 octobre : à 80 ans, Maurice Chevalier, le plus international des chanteurs français fait ses adieux définitifs à la scène au théâtre des Champs-Élysées, après plus de 50 ans de carrière. Maurice Chevalier s'éteindra 4 ans plus tard, le 1er janvier 1972.
  • 25 octobre : le groupuscule Occident provoque des incidents et agresse les enseignants aux lycées Voltaire, Louis-le-Grand, Condorcet et Buffon à Paris.
  • 25 - 30 octobre : visite en Turquie du général de Gaulle.
  • 26 octobre : à la suite d’incidents provoqués par Occident, début de manifestation au Quartier latin.
  • 28 octobre : un groupe commun pro-chinois et anarchistes investissent le café Relais-Odéon, lieu de rendez-vous habituel des militants d’Occident, et y lance des coktails molotov entraînant un incendie dont les dégâts seront chiffrés à 250 000 Francs. Prévenus par une « taupe » dans les milieux de la Gauche, les militants nationalistes se sont abstenus de se rendre ce jour-là à ce qui constituait leur véritable « quartier général ». Le soir même, la librairie « chinoise » de la rue Gît-le-Cœur est plastiquée, tandis qu’un autre groupe anarchiste s’efforçait en vain d’incendier la Librairie française d’Henri Costun, tenu par erreur pour un proche du mouvement Occident.
  • 31 octobre :
    • des maoïstes de l’UJCml dissoute créent la Gauche prolétarienne (GP). Benny Lévy, son frère Tony (prof de maths), Robert Linhart, fondateur de l’UJC(ml), Philippe Barret (normalien), Christian Jambert, Alain Geismar, Serge July, André Glucksmann, Olivier Rolin (normalien), Jean-Pierre Le Dantec (École centrale), Jean-Claude Vernier (École centrale), Cristian Riss, Jacques-Alain Miller, Jean-Claude Milner, Jean-Claude Zancarini (Tarzan, élève de Saint-Cloud), etc. C’est le résultat de la crise majeure qu’a vécu l’UJC(ml) avec l’échec de mai 68. La gauche prolétarienne ne regroupe qu’une minorité de l’ancienne UJCML, mais elle recueille en revanche l’adhésion de certains militants du « 22 mars » nanterrois, et celle d’intellectuels réfractaires au discours « marxiste-léniniste » (André Glucksmann, Serge July), ainsi que ceux qui appartenaient au cercle normalien très fermé des Cahiers pour l’analyse, jusque-là connu surtout pour sa distance très lacanienne devant le politique.
    • dissolution du mouvement Occident (extrême droite). Devant le risque d’engrenage après les incendies du 28 octobre, Maurice Grimaud choisit l’interdiction du groupe d’extrême droite.

Novembre[modifier | modifier le code]

  • 1er novembre : parution du premier numéro de La Cause du peuple, journal de la Gauche prolétarienne. Jean-Pierre Le Dantec en devient le directeur. Quatre à huit pages imprimés en rouge et noir sur du mauvais papier. En sous-titre « Journal communiste révolutionnaire prolétarien». À droite : une effigie de Mao, un marteau et une faucille.
  • 2-3 novembre : réunie à Clichy en conseil national, la SFIO demande le remplacement de la FGDS par un parti « résolument socialiste ».
  • 5 novembre :
  • 12 novembre : vote de la loi d'orientation sur l'enseignement supérieur. Transformation du paysage universitaire français. Les universités autonomes remplacent les facultés (création des UER dont la gestion revient à l'ensemble des utilisateurs). Deux nouveaux centres sont créés : Dauphine et Vincennes.
  • 25 novembre : rétablissement du contrôle des changes.

Décembre[modifier | modifier le code]

  • 5 décembre : loi sur l’exercice du droit syndical dans l’entreprise votée à l’Assemblée.
  • 5 - 6 décembre : le comité central du parti communiste se prononce pour une « démocratie avancée ».
  • 7-8 décembre : attentat contre trois banques parisiennes et une permanence UDR. Retrouvé blessée sur le lieu d’une des explosions, une étudiante, Mlle Destouet, reconnaîtra sa participation à l’attaque des banques.
  • 8 décembre : Valéry Giscard d'Estaing demande qu’aucune consultation électorale ne soit organisée en 1969.
  • 9 décembre : Guy Mollet annonce qu’il ne prendra pas la tête du futur parti démocrate et socialiste.
  • 10 décembre : Jean-Marcel Jeanneney confirme que la réforme des régions et du Sénat aura lieu par la voie du référendum.
  • 12-20 décembre : agitation à Nanterre pendant plusieurs jours. Grève des cours ; la police occupe le campus.
  • Samedi 14 décembre : la soutenance de thèse de Jean-William Lapierre est interrompue par des étudiants qui entendent protester contre Raymond Aron, membre du jury. Le chahut a été soigneusement organisé. Pendant que le jury interroge le candidat, un garçon émet l’objection : « Moi, je suis ouvrier et je ne comprends pas ce langage ». Le chahut provoqué devient rapidement hors de contrôle, obligeant le jury à lever la séance.
  • 17 décembre : le comité directeur des républicains indépendants décide de faire campagne contre l’organisation d’un référendum en 1969.
  • 17-20 décembre : fermeture du lycée Chaptal à la suite de divers incidents.
  • 18 décembre : la Commission des Communautés approuve le plan Mansholt sur la réforme des structures agricoles.
  • 20-22 décembre : congrès national extraordinaire de la SFIO à Puteaux, qui décide la création d’un nouveau « parti socialiste » en 1969. Guy Mollet annonce qu'il ne sera pas candidat au poste de secrétaire général du nouveau parti socialiste.
  • 21 décembre : Loi fiscale généralisant la TVA au commerce.
  • 27 décembre : loi sur la section syndicale d'entreprise. Les syndicats peuvent constituer des sections syndicales et désigner des délégués syndicaux au sein des entreprises. Jusqu'à présent, les dispositions conventionnelles aménageant les activités du syndicat sur les lieux de travail restaient rares. Cette loi consacre non seulement une liberté d'expression et d'action du syndicat dans l'entreprise, mais aussi une institution proprement syndicale (le délégué syndical) aux côtés des institutions élues (délégués du personnel et comité d'entreprise). Elle est enfin le socle de la promotion future de la négociation collective d'entreprise.
  • 27 décembre : le CDR (Comité de défense de la République) de Dijon attaque violemment le ministre de l’Education nationale et qualifie la loi d’orientation universitaire de « bluff » et de « fiasco ».
  • 29 décembre : de Gaulle décide de mettre l'embargo sur les fournitures d'armement à Israël au lendemain du raid israélien sur l'aéroport de Beyrouth.
  • 31 décembre : allocution du général de Gaulle : « Portons donc en terre les diables qui nous ont tourmentés pendant l’année qui s’achève. »

Économie[modifier | modifier le code]

  • Hausse de 9,2 % des salaires horaires au second semestre 1968.
  • La crise de mai 68 et les pertes productives qui en découle aggravent la balance des paiements et le déficit public (-1,2 % du PIB). Le gouvernement est contraint de dévaluer le franc (11,1 %) et d'augmenter les ressources fiscales de l’État, notamment par la TVA qui est étendue aux commerces.

Radio, presse et télévision[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Article connexe : 1968 en littérature.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Films sortis en France en 1968[modifier | modifier le code]

Naissances en 1968[modifier | modifier le code]

Décès en 1968[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]