Afro-Américains

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Afro-Américains

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Afro-Américains au carnaval de La Nouvelle-Orléans.

Populations significatives par région
Drapeau des États-Unis États-Unis 38 900 000
(12,6 % de la population)[1]
Autres
Régions d’origine

Afrique de l'Ouest et Afrique centrale

Langues

Anglais (minorités avec l'espagnol et le français)

Religions

Protestantisme (78 %)
Catholicisme (4 %)
Islam (1 %)

Ethnies liées

Divers peuples d'Afrique noire (principalement d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale)

Les Afro-Américains[2] ou Noirs américains sont les citoyens des États-Unis ayant des ancêtres originaires d'Afrique noire. La grande majorité des Afro-Américains est descendante des esclaves déportés entre le début du XVIIe et le début du XIXe siècle.

Popularisée par Malcolm X dans les années 1960, l’expression African American est devenue d'un usage commun aux États-Unis à la fin des années 1980. Son but était de définir les Américains de couleur de peau noire par une origine, comme le sont les citoyens qui ont une origine italienne ou irlandaise, et non plus uniquement par leur couleur. Cette catégorie est retenue par le bureau du recensement des États-Unis pour élaborer les formulaires officiels destinés à préparer des statistiques ou à accompagner des politiques de discrimination positive. D'autres personnes préfèrent toutefois utiliser le terme « Black » (mot anglais pour « noir »).

Longtemps victimes de l'esclavage, de la ségrégation raciale et de la discrimination (en), la reconstruction après la guerre de Sécession, la déségrégation et le Mouvement des droits civiques constituent autant d'étapes vers la reconnaissance des droits des Afro-Américains. L’accession de Barack Obama à la tête des États-Unis en 2009 constitue bien d’un certain point de vue la fin de ce long cheminement mais n'empêche pas que les classes sociales afro-Américaines les plus démunies sont toujours confrontées au racisme et à la discrimination.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des Afro-Américains.

Époque coloniale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Esclavage aux États-Unis.
Benjamin Banneker (1731-1806), astronome et éditeur américain, fils d'esclave

Les premiers esclaves africains débarquent au début du XVIIe siècle dans les treize colonies anglaises d'Amérique du Nord. Dès cette époque, on peut observer des métissages avec les Blancs. Pendant la guerre d'indépendance américaine, des soldats noirs, qu'ils soient esclaves ou libres, ont participé au conflit dans les deux camps, loyalistes et insurgés. On estime que 5 000 Africains ont combattu aux côtés des Américains[3] et plusieurs d'entre eux furent affranchis[4]. En 1779, environ 10 000 Noirs ont rejoint les rangs de l’armée britannique[5].

La Révolution américaine plaça au cœur des débats politiques la place et le statut des Noirs dans la société. Les Noirs ont obtenu une émancipation relative dans les états du centre (Philadelphie) et en Nouvelle-Angleterre[5]. L'esclavage est aboli en 1777 dans le Vermont[6], en 1780 en Pennsylvanie[7], en 1783 dans le Massachusetts[8].

Le Congrès continental discuta intensément de l'esclavage. Thomas Jefferson, dans la Déclaration d'indépendance américaine, préféra ignorer le sujet, afin de ne pas mécontenter les régions du Sud qui vivaient de l'économie de plantation. Si la Constitution américaine fondait les bases démocratiques de la nouvelle République, elle excluait les Noirs du droit de vote, de même que les femmes, les Amérindiens et les pauvres.

Article détaillé : Thomas Jefferson et l’esclavage.

L'abolition de l'esclavage[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abolition de l'esclavage.
Égrenage du coton en 1869

Dès 1770, les sociétés Quakers de Nouvelle-Angleterre s'interdisent toutes pratiques esclavagistes. Seuls quelques États du Nord s'engagent rapidement dans la voie de l'abolition de l'esclavage : le Vermont l'interdit dès 1777[9]. En 1807, la traite des noirs est officiellement abolie aux États-Unis. Dans les années 1820, la Female Anti-slavery Society dénonce l'esclavage. En 1863 en pleine guerre de Sécession, le président Abraham Lincoln signe la Proclamation d'émancipation déclarant libre tout esclave résidant sur le territoire de la Confédération sudiste qui n'est pas sous contrôle de l'Union. En 1865 est promulgué le 13e amendement interdisant l'esclavage après cette guerre[10].

La ségrégation[modifier | modifier le code]

Après 1865, un grand nombre d'anciens esclaves se retrouvent sans travail et de nombreux planteurs font faillite. Commence alors un exode massif des Afro-américains vers les villes industrielles du Nord du pays. La Guerre de Sécession laissa des rancœurs dans les États du Sud : après la fin de l'occupation militaire est mise en place la ségrégation par peur du métissage et par la psychose du viol des femmes blanches par les hommes africains[11]. Les lois Jim Crow instaurent le développement séparé mais égal, c'est-à-dire la ségrégation dans les lieux publics. Les Noirs sont également victimes de violences, de lynchages et de la haine du Ku Klux Klan.

La Grande migration (1916-1930)[modifier | modifier le code]

Article connexe : Renaissance de Harlem.

Durant la première moitié du vingtième siècle, plusieurs millions d’Afro-Américains quittent le Sud des États-Unis pour rejoindre le Nord, le Middle West et l’Ouest du pays dans un mouvement connu sous le nom de Grande migration (1916-1930)[12]. Ils espèrent échapper à la ségrégation et aux violences dont ils sont toujours victimes dans le Sud, accéder au droit de vote ainsi qu’à de meilleures conditions de vie. Le dynamisme industriel du Nord, les besoins en main d’œuvre consécutifs à l’intensification de la production militaire durant la Première Guerre mondiale offrent les conditions de cette vague migratoire.

De 1910 à 1930, la population noire des seules villes de Chicago, New York et Philadelphie passe de 226 000 à 902 000 individus[13]. La concentration des Noirs dans les grandes villes du Nord conduit à la formation de quartiers à forte majorité afro-américaine comme le South Side de Chicago ou Harlem à New York.

La Grande migration s’accompagne d’un important transfert culturel : des formes musicales spécifiques au Sud du pays, comme le boogie-woogie ou le blues, se répandent dans le Nord. Le centre de gravité de la musique jazz se déplace de La Nouvelle-Orléans à Chicago et New York. Le quartier de Harlem à New York est le berceau d’un mouvement culturel, connu sous le nom de Renaissance de Harlem, dont la renommée dépasse les frontières du pays. Les écrivains Zora Neale Hurston, Langston Hughes, Claude McKay, Richard Wright et les artistes Lois Mailou Jones, William H. Johnson, Romare Bearden et Jacob Lawrence en sont les principaux représentants.

Les droits civiques et la marche vers l'égalité[modifier | modifier le code]

Au niveau politique, les premiers membres noirs du Congrès des États-Unis ont été élus sous l'étiquette Républicaine en novembre 1868, soit trois ans après l'abolition de l'esclavage. Il a fallu attendre 1934 pour que le parti démocrate présente ses premiers candidats noirs.

Pendant la Grande Dépression des années 1930, les Afro-américains sont particulièrement touchés par le chômage et la pauvreté. Si le New Deal lancé par le président Franklin Delano Roosevelt ne prévoyait aucune disposition particulière à leur égard, les Noirs américains profitèrent des différents programmes et des aides fédérales[14] : ils bénéficièrent par exemple d'un tiers des aides au logement[15]. C'est à partir de cette époque qu'ils changent leur appartenance politique, se tournant davantage vers le parti de Roosevelt, le parti démocrate[14].

La situation des Afro-Américains s'améliore lentement : leur intégration sociale progresse grâce à l'armée pendant la Seconde Guerre mondiale (700 000 Noirs dans l'Armée en 1944[16]. Le conflit contre les force de l'Axe a plutôt tendance à souder la nation[17], même si des émeutes raciales éclatent en 1943. Roosevelt prend des mesures pour limiter les discriminations dans l'administration fédérale (Executive Order 8802[16]). En 1942, le Congress of Racial Equality est fondé pour lutter contre la discrimination dans les bâtiments publics du Nord du pays[16]. La Grande migration commencée dans l'Entre-Deux Guerres se poursuit : plusieurs milliers de Noirs quittent le Sud pour travailler dans les métropoles californiennes.

Les premières mesures contre la ségrégation sont prises dans les États du Sud après la Seconde Guerre mondiale, compte tenu de l'effort de guerre soutenu par les Afro-américains dans l'armée du pays. En 1949, l'armée entre dans une phase de déségrégation totale[18].

Grâce aux efforts de l'avocat afro-américain Thurgood Marshall et du NAACP, la ségrégation scolaire est déclarée inconstitutionnelle par la Cour suprême des États-Unis en 1954 (arrêt Brown v. Board of Education). Les autres lois Jim Crow ont été abolies par le Civil Rights Act de 1964 et le Voting Rights Act.

Les années 1960 sont marquées par la figure de Martin Luther King (1929-1968) qui organisa et dirigea des marches pour le droit de vote, l'emploi des minorités, et d'autres droits civiques élémentaires pour les Afro-américains. Il est surtout connu pour son discours « I Have a Dream » (J'ai un rêve), prononcé le 28 août 1963 devant le Lincoln Memorial à Washington durant la marche pour l'emploi et la liberté. Il rencontre John F. Kennedy qui lui apporte un grand soutien pour la lutte contre la discrimination raciale. La déségrégation prend une tournure violente avec de nombreux assassinats, des émeutes dans certaines villes et dans les ghettos : entre 1965 et 1968, les violences font 250 morts et 8 000 blessés dans tout le pays. En 1968, un rapport de la commission Kerner s'intéresse aux causes de ces violences et représente le point de départ de la politique de discrimination positive.

La discrimination positive (affirmative action)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discrimination positive.

Le premier à utiliser l'expression Affirmative action est le président américain John Fitzgerald Kennedy[19] ; il fut ensuite reprise par son successeur à la Maison-Blanche, Lyndon Johnson. Leur idée était que, malgré les lois en faveur de l'égalité, les Noirs resteraient en retard par rapport au reste de la population américaine. Le but était de faire en sorte que les Noirs soient davantage représentés dans les emplois qualifiés, les universités, les médias, etc. Dès les années 1960, des emplois préférentiels sont mis en place. Mais il ne s'agit en aucun cas d'une politique de quotas : en 2003, la Cour Suprême a condamné le principe des quotas comme étant contraire à l'égalité devant la loi et à la libre concurrence[20]. Les résultats sont jugés convaincants aux États-Unis : en 1960, 13 % des Afro-Américains appartenaient aux classes moyennes, ils sont 66 % en 2000[21]. Le nombre de Noirs appartenant à la classe moyenne a été multiplié par quatre et le nombre de Noirs pauvres a diminué de moitié[22]. Les disparités ethniques sont d'ailleurs beaucoup plus fortes en Amérique latine qui a pourtant une réputation de métissage.

Représentation politique[modifier | modifier le code]

Les premiers élus noirs apparaissent pendant la période dite de la Reconstruction, juste après la guerre de Sécession, avec entre autres 2 élus afro-américains au Sénat des États-Unis : Hiram Rhodes Revels et Blanche Bruce, tous deux élus du Mississipi. Mais la reprise en main des états sudistes par les démocrates conservateurs (les redeemers ), le compromis de 1877 et la fin de l'occupation militaire, les violences, les intimidations pour dissuader les noirs de voter et les fraudes électorales marquèrent la fin de cette période. Les débuts de la ségrégation verront disparaitre toute représentations électives des Afro-américains.

Il faudra attendre le combat pour les droits civiques et la fin de la ségrégation dans les états du Sud pour voir de nouveau des Afro-américains en politique, à la fin des années 1960. Ils seront de de plus en plus nombreux en . Ainsi, en 1972, Shirley Chisholm est la première afro-américaine élue au Congrès (novembre 1968). En 1972, elle se présente à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle[23], mais elle est battue par George McGovern. En 2009, Barack Obama devient le premier président noir des États-Unis, après avoir été le cinquième noir élu au Sénat[24].

Représentation sociale[modifier | modifier le code]

Néanmoins, au début du XXIe siècle, les Noirs et les Amérindiens (natives) occupent encore le bas de l'échelle sociale. Il reste de nombreux ghettos, où 50 % des enfants grandissent sans père. Souvent encore les Afro-américains restent incompris, méprisés ou isolés. Les discriminations judiciaires sont nombreuses (13 % de la population et 44 % de la population en prison[réf. nécessaire]) et les mariages mixtes rares.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le recensement n'est pas obligatoire aux États-Unis[25]. La mention de la « race » est facultative sur les formulaires : chacun est libre de cocher ou non les cases concernant l'appartenance ethnique ou linguistique (par exemple pour le groupe hispanique). D'ailleurs, la « race » n'est indiquée sur aucun document d'identité (permis de conduire, carte de sécurité sociale ou passeport). Il est également possible de choisir plusieurs origines ethniques pour représenter son métissage depuis le recensement 2000[26].

Ceux dont les ancêtres ont été amenés en qualité d’esclaves d’Afrique aux Caraïbes ou en Amérique latine, mais qui sont venus aux États-Unis en personnes libres, se classent eux-mêmes dans la catégorie Afro-américains ou dans une autre catégorie qui peut être latino-américain, haïtiano-américain ou caraïbéen-américain.

Selon l'estimation officielle de 2005, environ 39,9 millions d'Afro-Américains vivent aux États-Unis soit 12,9 % de la population totale. 54,8 % résident dans les États du Sud, 17,6 % dans le Nord-Est, 18,7 % dans le Middle West et seulement 8,9 % dans les États de l'Ouest. 88 % vivent dans des aires urbaines. Avec plus de trois millions de résidents noirs, New York a la plus importante population noire urbaine des États-Unis. Parmi les villes de plus de 100 000 habitants, Gary dans l'Indiana a le plus fort pourcentage d'habitants noirs (84 %), suivi de peu par Détroit dans le Michigan (82 %). La Nouvelle-Orléans en Louisiane (67 %), Baltimore dans le Maryland (64 %), Atlanta en Géorgie (61 %) et Washington (district de Columbia) (60 %) sont aussi des centres importants de population noire.

Pourcentage d'Afro-Américains par État en 2010 :
  •      - de 2 %
  •      de 2 à 5 %
  •      de 5 à 10 %
  •      de 10 à 15 %
  •      de 15 à 20 %
  •      de 20 à 25 %
  •      de 25 à 30 %
  •      de 30 à 35 %
  •      de 35 à 40 %
Pourcentage d'Afro-Américains par comté en 2000.
Année Nombre Pourcentage de la population totale
1790 757 208 19,3 % (plus haut pourcentage historique)
1800 1 002 037 18,9 %
1810 1 377 808 19 %
1820 1 771 656 18,4 %
1830 2 328 642 18,1 %
1840 2 873 648 16,8 %
1850 3 638 808 15,7 %
1860 4 441 830 14,1 %
1870 4 880 009 12,7 %
1880 6 580 793 13,1 %
1890 7 488 788 11,9 %
1900 8 833 994 11,6 %
1910 9 827 763 10,7 %
1920 10 500 000 9,9 %
1930 11 900 000 9,7 % (plus bas pourcentage historique)
1940 12 900 000 9,8 %
1950 15 000 000 10 %
1960 18 900 000 10,5 %
1970 22 600 000 11,1 %
1980 26 500 000 11,7 %
1990 30 000 000 12,1 %
2000 34 600 000 12,3 %
2010 38 900 000 12,6 %

Source : US Census Bureau[27].

Mississipi[modifier | modifier le code]

C'est dans l'État du Mississipi que le pourcentage de la population afro-américaine est la plus forte de tous les autres états des États-Unis. Les Afro-américains représentent environ 37 % de la population[28].

Louisiane[modifier | modifier le code]

La Louisiane est le deuxième état des États-Unis par sa population afro-américaine qui représente environ 32 % de la population.

Métissage avec les populations européennes et amérindiennes[modifier | modifier le code]

De récents tests génétiques ont montré que la population afro-américaine pouvait attribuer en moyenne son héritage ancestral à 20 % d'Européens, 5 % d’Amérindiens et 75 % d'Africains d'origine Sub-saharienne.

Culture[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musique noire américaine.
Whitney Houston, chanteuse et actrice.
Otis Redding, chanteur américain.
Marvin Gaye, chanteur américain.
Jimi Hendrix, guitarite américain.

Le terme « Afro-Américain » est également utilisé pour désigner la culture noire américaine, comme en musique, qui est en fait un ensemble de cultures, mélange des influences africaines, européennes et américaines, développée par cette population d’origine africaine. Le jazz est une musique afro-américaine, tout comme d'autres musiques d'Amérique latine, notamment celles de Cuba et du Brésil, où les descendants des esclaves déportés d'Afrique ont inventé des folklores originaux, des pas de danse et des mélodies populaires.

Musiciens célèbres :

Littérature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Littérature noire américaine.

Cinéma[modifier | modifier le code]

La série "la famille Ewans", en 1974, avec Esther Rolle et John Amos.
Will Smith, un des acteurs Afro-Américains les plus célèbres.
Sidney Poitier, un des acteurs Afro-Américains les plus célèbres.
Cicely Tyson lors des Emmy Awards 1992.
Wesley Snipes en 2009.


Le film Glory de Edward Zwick (1989) raconte l'histoire des volontaires du 54e régiment du Massachusetts pendant la guerre de Sécession, un régiment constitué uniquement d'enrôlés noir-américains[29].

Parmi les autres films qui racontent la vie afro-américaine :

Acteurs et actrices célèbres :

Sport[modifier | modifier le code]

Muhammad Ali en 1967.

Sportifs célèbres :

Politiciens et activistes[modifier | modifier le code]

Barack Obama, premier président Afro-Américain.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.champsonline.org/assets/files/ToolsProducts/PublicationsMedia/PubsMediaDocs/DemographicsRVIIIStatsJune2012.pdf
  2. Aux États-Unis, on écrit African American ou African-American. En français, on utilise les expressions « Noir américain » ou « Africain-Américain »
  3. Sidney Kaplan and Emma Nogrady Kaplan, The Black Presence in the Era of the American Revolution, pp. 64-69
  4. Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ? , Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 978-2-02-079950-8, p.117
  5. a et b Élise Marienstras, Naomi Wulf, Révoltes et révolutions en Amérique, Atlande, 2005, p.94
  6. Jacques Binoche, Histoire des États-Unis, p.103 ; B. Cottret, La Révolution américaine..., 2003, p.425
  7. B. Cottret, La Révolution américaine..., 2003, p.425 ; Bernard Vincent, La Révolution américaine 1775-1783, Nancy, Presses Universitaires de Nancy, 1985, tome 2, (ISBN 978-2-86480-211-2), p.11
  8. Bernard Vincent, La Révolution américaine 1775-1783, Nancy, Presses Universitaires de Nancy, 1985, tome 2, (ISBN 978-2-86480-211-2), p.12
  9. Jacques Binoche, Histoire des États-Unis, p.103 ; Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ? , Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 978-2-02-079950-8, p.117
  10. (en) 13th Amendment to the U.S. Constitution, document de la Bibliothèque du Congrès
  11. Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ? , Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 978-2-02-079950-8, p.128
  12. Loïc Wacquant, « De la « terre promise » au ghetto. La grande migration noire américaine. 1916-1930 », Actes de la recherche en sciences sociales, 1993, n°99, pp. 43-51.
  13. Francis Newton, Une sociologie du jazz, Flammarion, Paris, 1966, p. 49.
  14. a et b Anne Deysine et alii, L'empire de l'exécutif américain, 1933-2006, Paris, Atlante, 2008, (ISBN 978-2-35030-061-0), p.65
  15. A. Deysine, L'empire de l'exécutif américain (1933-2006), 2008, p.66
  16. a, b et c Pierre Mélandri 2008, p.290
  17. Pierre Mélandri 2008, p.291
  18. Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ? , Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 978-2-02-079950-8, p.131
  19. Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ? , Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 978-2-02-079950-8, p.137
  20. Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ? , Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 978-2-02-079950-8, p.138
  21. Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ? , Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 978-2-02-079950-8, p.140
  22. Mathilde Gérard, « L'expérience de la discrimination positive aux États-Unis », sur 'Le Monde',‎ 18 janvier 2010 (consulté le 20 janvier 2010)
  23. Pap Ndiaye, « Amérique, année zéro ? », dans Géo n°356, octobre 2008, p.50
  24. Les sénateurs noirs de l'histoire du Sénat américain
  25. Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ? , Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 978-2-02-079950-8, p.144
  26. Sylvie Kauffmann, « Le prochain visage de l'Amérique », dans Le Monde du 19/11/2006, [lire en ligne]
  27. Time Almanac de 2005, p. 377.)
  28. http://quickfacts.census.gov/qfd/states/28000.html
  29. Samuel Blumenfeld, « Morgan Freeman, le rôle d'une vie », Le Monde,‎ 10-01-2009 (consulté le 11 janvier 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Pierre Mélandri, Histoire des États-Unis contemporains, André Versaille éditeur,‎ 2008, 992 p. (ISBN 978-2-87495-009-4) ;Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Nicole Bacharan, Histoire des noirs américains, Éd. Complexe,‎ 1994, 335 p. ;
  • Nicole Bacharan, Les Noirs américains. Des champs de coton à la Maison Blanche, Éd.du Panama,‎ 2008, 618 p. ;
  • M. Fabre, Les Noirs Américains, P.U.F.,‎ 1967