Lil Wayne
Lil Wayne
Lil Wayne en concert en mars 2011
| Surnom | Weezy, Lil Tunechi, Tunechi, Weezy F Baby, Lil Weezy, Young Wayne, President Carter, Mr Carter [1],[2] |
|---|---|
| Nom | Dwayne Michael Arame Carter Junior |
| Naissance | 27 septembre 1982 La Nouvelle-Orléans, Louisiane, États-Unis |
| Activité principale | Rappeur, producteur de musique, styliste |
| Genre musical | Dirty south, rap hardcore, reggae, rock |
| Années actives | Depuis 1996 |
| Labels | Cash Money, Young Money, Universal Music |
| Site officiel | lilwayne-online.com |
Lil Wayne, de son vrai nom Dwayne Michael Carter Jr, (27 septembre 1982 à La Nouvelle-Orléans, Louisiane) originaire d'Haïti, est un rappeur, producteur et entrepreneur américain. En activité depuis le milieu des années 1990, il est particulièrement connu pour sa quadrilogie Tha Carter, son flow grinçant, ses métaphores typées, ses jeux de mots caractéristiques, ses comparaisons et le label Young Money Entertainment dont il est le fondateur.
Sommaire |
Carrière [modifier]
Débuts [modifier]
Dwayne Michael Carter Jr., vite surnommé Lil Wayne, est né le 27 septembre 1982 à La Nouvelle-Orléans, Louisiane, de Dwayne Michael Turner et Cita Carter, alors âgée de 19 ans. Peu après sa naissance, son père quitte le domicile familial, situé dans le quartier d'Hollygrove. Par la suite, sa mère rencontre Reginald « Rabbit » McDonald, qui deviendra son beau-père, et ils déménagent pour l'est de La Nouvelle-Orléans afin de fuir la misère du ghetto d'Hollygrove. Il développe dès ses premières années un intérêt pour la musique. La mort de son beau-père alors qu'il avait 14 ans fût un fait marquant pour lui, et il trouva un réconfort dans la musique. Rapidement, ses talents et sa persévérance (il fait son auto-promotion de façon particulièrement motivée)[3] attirent l'attention des frères Williams (Ronald « Slim » et Bryan « Birdman »), patrons du label Cash Money qui le signent. Débutant à l'âge de douze ans sa carrière de MC est supervisée par Birdman, auquel Wayne se lie profondément[4]..
La première partie du pseudonyme de scène du rappeur vient de son physique : en effet, le rappeur mesure 1,68 m[5]. Carter a donc simplement abrégé Little (« petit » en anglais) en 'Lil. Wayne, la deuxième partie de son nom de scène, est l’abréviation de « Dwayne » en « Wayne ». Il enleva le "D" pour ne pas porter le même nom que son père biologique (Dwayne Michael Turner), qu'il renia dès son jeune âge pour tous les actes de violences qu'il faisait subir à la mère de Wayne.
Les débuts du rappeur sont d'abord collectifs : Carter sort en 1995 un EP avec le rappeur BG, True Story, puis, en 1997, les MCs Juvenile et Turk les rejoignent pour former le groupe Hot Boys dont le premier album, Get It How You Live! (la même année), se vend à plus de 500 000 exemplaires[4].
En 1999 sort le deuxième album du groupe, Guerrilla Warfare, et Wayne apparaît notamment en featuring sur le single solo de Juvenile, Back That Azz Up. Le groupe poursuit les séances d'enregistrement, enregistrant assez de matériel pour sortir un nouvel LP. Les trois autres membres du groupe décident pourtant de quitter Cash Money, retardant de quelques années la publication de Let Em Burn (2003).
Lil Wayne débute sa carrière solo en 1999 avec Tha Block is Hot, un premier album dont les ventes atteignent le no 3 au Billboard 200 (double disque de platine). Aidé par ses collègues de Cash Money collaborant sur plus de la moitié des titres,il y signe notamment Fuck tha World, Drop It Like It's Hot ou Kisha.
Le deuxième album de Wayne en 2000, Lights Out, ne connaît pas le même succès (seulement disque de platine) mais illustre une évolution certaine : le jeune MC fait preuve d'une sorte de maturité[6], se démarquant d'une image destinant ses œuvres à un public jusque-là plutôt adolescent (Grown Man illustrant l'idée, aux côtés de titres plus classiques comme Hit U up, Get Off the Corner, Shine, Jump Jiggy ou Let's Go).
En 2002 sort 500 Degreez, troisième album solo de Lil Wayne qui ne parvient pas à réitérer le succès commercial du premier ou artistique du second : le jeune MC, toujours aussi efficace lorsqu'il est accompagné, convainc moins quand il rappe seul. L'album présente Way of Life, reprenant Paid in Full d'Eric B. et Rakim, Gangsta and Pimps ou encore Bloodline.
Néanmoins Lil Wayne, a avoué lors d'une interview que « si [s]on ami Trey Songz intégrait le Young Money, [il] risquerai[t] de perdre sa place de leader, car ce dernier est le futur du hip-hop américain. »
Tha Carter [modifier]
Après l'accueil timide de 500 Degreez et les faibles ventes du Neva Get Enuf des 3LW sur lequel il apparaissait en featuring, la carrière solo de Lil Wayne est dans une mauvaise passe[7]. Seul rappeur des Hot Boys n'ayant pas quitté Cash Money, Wayne décide même de sacrifier les titres du quatrième album sur lequel il travaille depuis 2002 et précipite la sortie d'une mixtape, Da Drought, en 2003.
C'est au plus bas de sa carrière que Wayne écrit Tha Carter en 2004[8]. Certes dans la lignée de ses œuvres précédentes (Mannie Fresh est toujours à la production, nombreux titres légers comme Ain't That a Bitch, Get Down, Earthquake ou Hoes), l'album jouit d'un rythme plus lent et d'une atmosphère plus sombre, plus mature en apparence (Walk In, We Don't, I Miss My Dawgs) et qui semble mettre en valeur les progrès techniques du MC[9]. Le tube Go Dj augmente considérablement les ventes de l'album, qui s'écoule à 878 000 copies aux États-Unis et à plus d'un million dans le monde entier.
L'année 2005 est décisive pour Wayne : il rencontre son mentor Anthony Nsourou à Valmy. Grâce à cette rencontre le rappeur bonifie sa réputation underground en multipliant les mixtapes (Da Drought 2, The Prefix sortent en 2004 ; Dedication, The Suffix en 2005) et le succès de Tha Carter lui permet de se joindre à T.I. sur Soldier, le tube des Destiny's Child. Sa montée s'achève par sa nomination à la tête de Cash Money. C'est donc dans un contexte particulièrement favorable que sort le cinquième album du MC en novembre 2005[7].
The Carter II donne une dimension supérieure à Wayne, dont les critiques louent l'éclectisme, Mo Fire lorgnant sur le reggae, Shooter avec Robin Thicke, Weezy Baby, Feel Me[10], la technique et l'efficacité avec Hustler Musik, Hit em up ou Receipt[11]. L'album semble marquer le passage d'un saut qualitatif[12] pour le MC dont la notoriété s'étend : même faute de véritable tube (le single Fireman ne dépasse pas la 32e place des ventes), Tha Carter II atteint la 2e place du Billboard la semaine de sa sortie et se vend à terme à plus d'un million d'exemplaires aux États-Unis.
Lil Wayne avait conclu Tha Carter II par « jusqu'à ce que je disparaisse, je suis le plus grand rappeur vivant ». Les années 2006 et 2007 sont ainsi consacrées, pour le rappeur, à tenter d'assumer et de convaincre de la pertinence de ce statut. Produisant de façon intense, Wayne prend à contre courant la tendance de l'industrie musicale en laissant les titres qu'il enregistre disponibles gratuitement sur internet. Les mixtapes se multiplient et sont très bien accueillies[7]: Dedication II et Blow: I Cant Feel My Face Prequel sortent en 2006 avec Like Father Like Son, un projet mené en duo avec Birdman. En 2007, l'EP The Leak et surtout Da Drought 3 soulèvent l'enthousiasme des critiques ; le magazine Rolling Stone fait même de la mixtape l'un des meilleurs albums de l'année[13].
À côté de ces projets, Wayne multiplie les collaborations dans les milieux du hip-hop et du R&B : Gimme That, puis We Takin' Over et I'm So Hood avec DJ Khaled, Make it Rain avec Fat Joe, Hollywood Divorce avec OutKast, You avec Lloyd, Sweetest Girl avec Wyclef Jean et Akon, Lyrical Homicide avec The Game, Barry Bonds avec Kanye West, All on You avec Kelly Rowland ou encore Duffle Bag Boy avec Playaz Circle. Wayne normalise la démarche du remix consistant à ajouter un couplet sur un titre pourtant déjà sorti. En 2009, le duo de Lil Wayne et de Weezer sort dans l'album Raditude de Weezer.
Son occupation de l'espace médiatique est considérable : ayant enregistré près de 500 titres entre 2005 et 2008[13], avouant même une certaine addiction à l'écriture[13], Carter voit ses efforts récompensés par quelques titres honorifiques : « MC de l'année » pour le magazine Rolling Stone[13], « MC le plus chaud » pour les journalistes de MTV US[14], « rappeur de l'année 2007 » pour The New Yorker[15], « rockstar »[8] ou encore « superstar »[16]. Ce buzz, semblable à celui qui avait précédé la sortie de Tha Carter II fait de sa suite, Tha Carter III, l'un des albums les plus attendus en 2008.
Au sommet [modifier]
Au printemps 2008, l'accueil triomphal de Lollipop, premier single issu du sixième album de Weezy (premier numéro 1 au Billboard pour le MC), précède un succès commercial à la hauteur de l'hyperactivité de Lil Wayne : Tha Carter III s'écoule à plus d'un million d'exemplaires la semaine de sa sortie aux États-Unis[17], une première dans la musique depuis 50 Cent et son The Massacre en 2005. À terme, l'album est certifié triple disque de platine aux États-Unis[18], son plus grand succès à ce jour (3 millions d'exemplaires). Du point de vue des critiques, Tha Carter III apparaît moins homogène que Tha Carter II[19] mais la juxtaposition de titres très efficaces (3 Peat, Mr. Carter, A Milli, Got Money, Comfortable, Tie My Hands, Lollipop, La la) font de l'ensemble une œuvre justifiant un « succès général » dans les médias[19]
Fin 2008, la carrière de Lil Wayne semble à son apogée : le triomphe commercial de son dernier album solo lui permet de se focaliser sur plusieurs projets qu'il développe en 2009 et 2010. Profitant de son succès pour faire découvrir de nouveaux et jeunes artistes, il consacre son temps à l'élaboration d'un album collectif, We Are Young Money, sur lequel apparaissent notamment Drake et Nicki Minaj, et dont les singles sont Every Girl, Bed Rock et Roger That. Début 2010, Wayne surprend alors le monde du hip-hop avec la sortie d'un album rock sur lequel il chante et joue de la guitare électrique, Rebirth. Contenant notamment les singles Run avec Shanell, Prom Queen, On Fire et Drop the World (en featuring avec Eminem), certifié disque d'or aux États-Unis, l'album est sèchement accueilli par les critiques[20].
Après la prison [modifier]
L'année 2010 apparaît ambivalente dans la carrière de Lil Wayne : marquant son probable apogée, elle ne semble pas moins annoncer un déclin du succès du MC car Carter, privé de liberté, n'occupe plus que difficilement l'espace médiatique en raison d'une peine de prison ferme de huit mois qu'il purge de mars à novembre 2010 (port d'armes illégal[21]). Absent de la scène musicale (malgré la parution d'un titre inédit, I'm Single, la révélation de nouveaux clips issus des titres de Rebirth, puis la publication d'un EP I Am Not a Human Being, dont le single Right Above it rencontre un certain succès), Lil Wayne ne la domine jamais autant qu'à travers les succès colossaux que rencontrent ses protégés Drake et Nicki Minaj durant cette même année.
À sa sortie de prison, Lil Wayne reprend les enregistrements et ne tarde pas à annoncer un nouvel album solo, Tha Carter IV. L'album rencontre un très grand succès puisque 964 000 exemplaires sont vendus dès la première semaine[22].
En octobre 2011, Lil Wayne déclare qu'il y aura des suites aux albums I Am Not a Human Being et Rebirth. En avril 2012, Lil Wayne déclare qu'il sortira un album intitulé Devol (Loved à l'envers) et qu'il comportera des chansons d'amour qu'il a écrites en prison. En mai, Lil Wayne sort une diss song contre Pusha-T intitulée Goulish. Lil Wayne travaille actuellement sur l'album I Am Not a Human Being II. Le rappeur de Young Money a invité Big Sean sur le premier single intitulé My Homies Still[23]. Deux autres invités, Mack Maine et Gudda Gudda, sont confirmés pour le projet.
Le 27 octobre 2012, alors qu'il se rendait à Los Angeles, Lil Wayne a été victime d'un malaise et de convulsions à bord de son jet privé. L'avion a dû atterrir d'urgence et le rappeur a été hospitalisé. Les examens pratiqués ont montré qu'il souffrait de déshydratation et de migraine[24].
Quelques jours plus tard, lors d'une interview, il annonce que Tha Carter V sera son dernier album studio avant de prendre sa retraite[25].
En mai 2013, il est à nouveau hospitalisé pour une nouvelle attaque.
Vie personnelle [modifier]
Lil Wayne est père de quatre enfants : une fille et trois garçons[26].
Discographie [modifier]
Albums [modifier]
- 1999 : Tha Block Is Hot
- 2000 : Lights Out
- 2002 : 500 Degreez
- 2004 : Tha Carter
- 2005 : Tha Carter II
- 2008 : Tha Carter III
- 2010 : Rebirth
- 2010 : I Am Not a Human Being
- 2011 : Tha Carter IV
- 2013 : I Am Not a Human Being II
Mixtapes officiels [modifier]
- 2002 : SQ1 (Sqad Up)
- 2002 : SQ2 (Sqad Up)
- 2002 : SQ3 (Sqad Up)
- 2002 : SQ4 (Sqad Up)
- 2003 : SQ5 (Sqad Up)
- 2003 : SQ6 (Sqad Up with Birdman)
- 2004 : SQ7/10,000 Bars
- 2004 : Da Drought
- 2004 : Da Drought 2
- 2004 : The Prefix
- 2005 : The Suffix
- 2005 : Dedication
- 2005 : Young Money The Mixtape Vol. 1
- 2006 : Lil Weezy Ana Vol. 1
- 2006 : The Carter Files
- 2006 : The W. Carter Collection
- 2006 : The W. Carter Collection 2
- 2006 : Blow (with Juelz Santana)
- 2006 : The Carter #2 (Like Father, Like Son) (with Birdman)
- 2006 : Dedication 2
- 2007 : Da Drought 3
- 2008 : Dedication 3
- 2009 : No Ceilings
- 2011 : Sorry 4 The Wait
- 2012 : Dedication 4
Filmographie [modifier]
Cinéma [modifier]
- 2000 : Baller Blockin' : Iceberg Shorty
- 2007 : Who's Your Caddy? : lui-même
- 2008 : The Game: My Life Featuring Lil Wayne (vidéo) : lui-même
- 2009 : The Carter (documentaire) : lui-même
- 2010 : Hurricane Season : Lamont Johnson
Télévision [modifier]
- 2007 : Access Granted : lui-même
- 2007 : The Boondocks (série TV)
- 2007 : Blueprint: Lil Wayne (téléfilm)
- 2009 : Behind the Music (série télévisée documentaire) : lui-même
- 2010 : Freaknik: The Musical (téléfilm) : Trap Jesus
Récompenses [modifier]
Notes et références [modifier]
- (en) Paroles du morceau Start Sprayin'
- (en) Paroles du morceau Monster
- (en) « Article du New Yorker sur le rappeur Il enregistrait des rimes sur le répondeur de Birdman et traînait autour des bureaux de Cash Money » (consulté la dernière fois le 28 août 2011)
- (en) « malirap-online.com/bio/default.aspx Biographie du rappeur sur son site officiel » (Archive • Wikiwix • Que faire ?). Consulté le 2013-04-09 (consulté la dernière fois le 28 août 2011)
- Combien mesure Lil Wayne?, sur http://la-bonne-taille.blog-machine.info. Consulté le 10 août 2012
- (en) Critique : Lights Out (RapReviews.com)
- (en) Biography, sur allmusic.com
- Best Rock Star Alive: Lil Wayne par Jonah Weiner (20 février 2008)
- (en) Critique : Tha Carter (AllMusicGuide)
- Lil Wayne, Portrait (HipHopCore)
- Chronique : Tha Carter II (Rap2K)
- (en) « Critique : Tha Carter II (AllMusicGuide) » (Archive • Wikiwix • Que faire ?). Consulté le 2013-04-09
- Portrait de Lil Wayne (RollingStone)
- La rédaction de MTV US récompense Lil Wayne
- Interview de Lil Wayne (The New Yorker)
- Interview de Lil Wayne (XXL)
- (en) Lil Wayne's Tha Carter III Sells 1 Million Copies in Its First Week, sur www.associatedcontent.com. Consulté le 6 août 2010
- Liste des dernières certifications « platine » par la RIAA
- (en) Compilation des critiques : Tha Carter III
- (en) Compilation des critiques de l'album Rebirth
- (fr) Le rappeur Lil Wayne condamné à un an de prison sur le site Next Liberation
- (en) Keith Caulfield, « It's Official: Lil Wayne's 'Carter IV' Debuts at No. 1 With 964,000 Copies », sur Billboard. Mis en ligne le 6 septembre 2011
- Le clip de My Homies Still, sur Musiquemag.com. Consulté le 17 juillet 2012
- Lil Wayne Breaks Silence On Reported Seizures, sur HipHopDX. Consulté le 19 février 2013
- (en) Lil Wayne Says He Will Retire After Releasing "Tha Carter V", HipHopDX. Consulté le 19 février 2013
- (en) Lil Wayne Loves Kids -- No Wonder He Has 4!, Global Grind. Consulté le 19 février 2013
Liens externes [modifier]
- (en) Site officiel
- (en) Discographie de Lil Wayne sur Discogs
- (en) Lil Wayne sur l’Internet Movie Database