Thelma Houston

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Houston (homonymie).

Thelma Houston

alt=Description de l'image Thelma Houston.JPG.
Informations générales
Nom de naissance Thelma Jackson
Naissance 7 mai 1946 (68 ans)
Drapeau : États-Unis Leland, Mississippi
Activité principale Chanteuse, compositrice, parolier, actrice
Genre musical R&B, soul, disco, quiet storm, Motowngospel
Années actives Depuis 1966
Labels Dunhill, Motown, RCA, MCA, Reprise, Shout Factory
Site officiel www.thelmahouston.com

Thelma Houston (née Thelma Jackson) est une chanteuse de soul née le 7 mai 1946 à Leland (Mississippi). Elle est connue internationalement pour son grand succès Don't Leave Me This Way (1977) qui lui a permis de gagner un Grammy.

Les débuts[modifier | modifier le code]

Thelma Houston a fait partie d'un groupe de gospel, The Art Reynolds Singers. Ils ont sorti «Glory, glory hallelujah», un 45 tours chez Capitol avec Houston comme voix principale en 1966. Puis elle a sorti deux 45 tours à son nom, toujours chez Capitol : «Baby mine»/«Woman behind her man» (1966) et «Don't cry, my soldier boy»/«Let's try to make it (just once more)» (1967).

Après Capitol, Thelma Houston passe chez Dunhill qui édite son premier album en 1969, ‘’Sunshower’’. Sur cet album réalisé par Jimmy Webb, elle reprend avec brio «Jumpin' Jack Flash». Une autre surprise de cet album est aussi «Cheap lovin'» où elle s'affirme comme la grande héritière des chanteuses de blues. Trois 45 tours sont issus de cet album en 1969 : «Everybody gets to the moon» (un 45 tours aux deux faces identiques sorti promotionnellement pour fêter Apollo XI), «Sunshower»/«If this was the last song» et «Jumpin' Jack flash»/«This is your life». Les chansons sont disponibles sur l'album. Suivent deux autres 45 tours chez Dunhill en 1970 : «Save the country»/«I just can't stay away» et «Good earth»/«Ride, Louie, ride (Change in Louise)» réalisé par Marc Gordon, l'homme qui l'avait découverte, par ailleurs imprésario du groupe Fifth Dimension.

L'époque MoWest[modifier | modifier le code]

En 1971, elle signe pour la Motown, où elle restera jusqu'en 1979 avec sensiblement les mêmes réalisateurs artistiques -qu'elle partage avec les autres chanteurs de la maison, mais qui sauront mettre en valeur son timbre particulier et feront d'elle la seule chanteuse de la maison à pouvoir rivaliser avec Diana Ross.

Son premier 45 tours sort chez MoWest en novembre 1971. Il s'agit de «I want to go back there again» écrit par Berry Gordy avec Chris Clark et réalisé par Hal Davis. Chris Clark, futur coscénariste du film ‘’Lady sings the blues’’, l'avait déjà chantée en 1967 pour son album ‘’Soul sounds’’ (le simple était paru chez VIP, label subsidiaire de la Motown). Et comme la Motown aime le recyclage, Charlene rechantera cette chanson en 1983. La face 2 du 45 tours de Thelma Houston est «Pick of the week». Enfin, les exemplaires promotionnels sont des vinyls bleus. En Angleterre le 45 tours sort en janvier 1972. Par la suite «I want to go back there again» est inclus par la suite sur la compilation Motown ‘’Disc-O-Tech n°4’’ d'octobre 1976.

En mars 1972 sort «Me and Bobby McGee» (reprise de Janis Joplin) avec en face 2 «No one's gonna be a fool forever», deux réalisations de Mel Larson et Jerry Marcellino. Les 45 tours promotionnels sont sur vinyl rouge. L'album sorti en juillet 1972 chez MoWest s'appelle simplement ‘’Thelma Houston’’. Il contient dix titres dont «Me & Bobby McGee» mais pas les trois autres titres connus. «Me & Bobby McGee» sert de face 2 au 45 tours suivant, l'inédit «Piano man» réalisé par Michael Masser. Et enfin, en août 1972, un autre 45 tours devait sortir avec «What if» et «There is a God», deux chansons incluses sur l'album, mais il n'est finalement pas lancé.

En février 1973 «If it's the last thing I do» sort en 45 tours. Il n'est pas sur l'album contrairement sa face 2 «And I never did». Par contre «If it's the last thing I do» se retrouvera sur l'album de 1976 de Thelma Houston. En mars 1973 le dernier 45 tours de MoWest sort avec en face 1 «Piano man» et en face 2 l'inédit «I'm just a part of yesterday». Ce 45 tours sort aussi en septembre sur le label Motown puisque MoWest a arrêté ses activités.

En juillet 1973 sort le 45 promotionnel «No one's gonna be a fool forever» avec en face 2 «Together». Un autre projet est de sortir ce 45 tours avec en face 1 «Do you know where you're going to». Il n'est pas sorti en pressage commercial apparemment parce que les trois chansons sont reprises plus tard par Diana Ross. Néanmoins «No one's gonna be a fool forever» réalisation de Mel Larson et Jerry Marcellino n'est guère plus convaincante que la version de Diana Ross de 1973. En octobre 1974 sort le 45 tours «You've been doing me wrong for so long» avec «Pick of the week» en face 2. «You've been doing wrong for so long», réalisé par Clayton Ivey et Terry Woodford est classé n°64 R&B et est même candidat à un «Grammy».

Cette période un peu compliquée de la discographie de Thelma Houston a son pendant en Angleterre quand sort l'album ‘’Thelma Houston’’. Mais il ne s'agit pas exactement du même que celui des États-Unis puisqu'une chanson est omise («There's a God») et que cinq autres sont rajoutées («No one's gonna be a fool forever», «I ain't going nowhere», «Nothing left to give», «Stealing in the name of the Lord» réalisé par Hal Davis et «It ain't easy to lose») ce qui donne un total de 14 chansons. En ocotobre 2012, l’album est réédité en cd sous le nom ‘’The MoWest album’’ et il contient 19 titres.

Deux reprises de cette époque, «Reach out, I'll be there» (1974) et «I wanna be where you are» (1975) - coécrite par T-Boy Ross, le frère de Diana Ross - sortiront en 1983, en tant qu'inédits «proto-disco» sur la compilation Motown superstars sing Motown superstars.

En février 1975 elle fait une infidélité à la Motown, quand elle enregistre I've got the music in me avec Pressure Cooker. Ce disque néanmoins anecdotique contient deux agréables versions de la chanson-titre.

Cette première période se termine avec deux simples. Le premier est une participation sur «The bingo long song (steal on home)» un 45 tours de William Goldstein édité en mars 1976 (incluse sur la compilation Motown show tunes en mars 1978). Le suivant en octobre 1976 est «One out of every six», une chanson extraite du film Norman... is that you ?. Ce dernier titre, quoique «censored» comme il l'est écrit sur la pochette, fait référence à l'homosexualité qui est le thème central de cette comédie pouvant être incluse par ailleurs au groupe des films de «blaxploitation». Le 45 tours promotionnel contient la chanson en version «censurée» en face 1 et en version «non censurée» en face 2. Le 45 tours commercial propose la version «censurée» avec «Pick of the week» en face 2.

Par ailleurs elle chante «I need you right now» pour Jr Walker (sur l'album Hot shot sorti en janvier 1976). On retrouve aussi ce titre sur l'album ...Smooth du saxophoniste, sorti en mai 1978. La chanson sort finalement sur un 45 tours anglais en septembre 1978 en face 2 de «Walk in the night» de Walker.

Don't Leave Me This Way et l'époque disco[modifier | modifier le code]

Après tous ces titres sortis ici et là, elle entamera une autre époque de sa carrière, plus fructueuse en succès à grande échelle. Le 28 octobre 1976, la Motown lance "Any way you like it" qui contient son succès n°1 R&B, disco et pop (en avril 1977) aux États-Unis et n°13 en Angleterre, Don't Leave Me This Way. Cette chanson, originellement écrite à Philadelphie pour Harold Melvin & the Bluenotes en 1975, est l'archétype du rhythm'n'blues à la sauce années 70, revisité par le sens commercial de la Motown. Superbement rythmée, orchestrée et chantée, cette version fera date et ce sera elle qui sera reprise par la suite, occultant la version plus soul de Harold Melvin. Elle est réalisée, comme Love Hangover de Diana Ross, par Hal Davis, qui peut ainsi s'enorgueillir de la paternité des deux méga-succès disco de la Motown. Elle est aussi disponible dans un des premiers maxi-12” de la Motown (le deuxième) avec en face 2 Fancy Dancer des Commodores. Grâce à cette reprise Houston recevra d'ailleurs le Grammy de la meilleure chanteuse R&B début 1977 et l'album se classe n°5 R&B et n°11 pop en décembre. Pour le reste de l'album, l'écurie Motown est mobilisée depuis Stevie Wonder à Jermaine Jackson, avec en prime la chanson-titre coécrite par la dame, «Any way you like it», des plus réussies (sortie en simple en 1977 avec une face 2 inédite aux harmonies gospel, «If you won't let me walk on the water»). Elle y reprend aussi très agréablement «If it's the last thing I do» entre le superbe slow «Sharing something perfect beetween ourselves» et «Differently». Cet album irréprochable est complété par la face B de «Don't leave me this way», «Today will be soon yesterday».

Dès lors, «Don't leave me this way», fait elle partie du fonds de roulement du label et se trouve sur la majorité de ses compilations générales (et ce dès le "Motown special disco album" de 1977). On la retrouve aussi en version 7” sur la BO de "Looking for Mr. Goodbar". En 1983 elle sert de face 2 au 12” single français de «Love hangover» de Diana Ross dans la série «Motown all time favourites» et peu après, connaît une nouvelle réédition (avec «I'm here again» en face 2) quand Jimmy Somerville la reprend.

Cet album sera suivi par "The devil in me" en octobre 1977 (n°64), malheureusement moins brillant. Le simple en est «I'm here again» (n°21 R&B), calque parfait -donc raté- de «Don't leave me this way». Reste une très belle production de B. Holland, «I can't go on living without your love» aux percussions rehaussées de violons enveloppants et de chœurs en contrepoint. Ce titre est aussi disponible début 1978 en 45 tours avec «Anyway you like it» en face 2, ainsi qu'en maxi 45 tours dans sa version lp avec en face 2 «Your love is so good for me» de Ross, selon la technique de la Motown qui était de réunir deux artistes sur le simple pour discothèques. L'absence de Hal Davis à la production explique aussi partiellement cet échec. Peu après Pathé-Marconi sort une compilation de 12 titres reprenant les versions courtes de «Don't leave me this way».et d’«I'm here again», accompagnées d’extraits du premier album et de quelques-uns des chansons enregistrées isolément (1978).

Suivront deux albums en duo avec Jerry Butler, "Thelma & Jerry" (juin 1977, n°20 R&B et n°53 pop) et "Two to one" (le dernier album de Butler pour la Motown, sorti en juillet 1978). Le premier est surtout une production de Jerry Butler où sont repris du Chicago, des Bee Gees et du Stevie Wonder. Le dernier titre est de loin le plus agréable car le plus motownien -et est logiquement réalisé par Hal Davis et Michael Sutton, réalisateurs artistiques habituels de Thelma Houston. Le simple «It's a lifetime thing» (n°84 R&B) propose aux États-Unis une face 2 inédite tout à fait réussie, «Kiss me now», chanson qui avait été chantée en 1976 par Ross. «Kiss me now» ne sera pas non plus sur le 45 tours britannique sorti en juillet en 1977, qui aura en face 2 «Only in the beginning». Le second album prolonge le précédent mais contient moins de véritables duos que de titres chantés par l'un ou l'autre. Les deux disques ont en fait été conçus en même temps (la pochette du second est même une variation de celle du premier), mais comme souvent la Motown hésitait sur le choix des titres à retenir : on y trouve cependant le très beau titre «I'm not strong enough (to love you again)» (chantée en 1975 par Aretha Franklin) et deux productions Van McCoy.

Suit en octobre 1978 ‘’Ready to roll’’ (n°74 R&B), entièrement réalisé ou coréalisé par Hal Davis. Cet album, bien dans la ligne Motown contient un très bon disco à la sauce maison, «Love is comin' on», réalisé par Hal Davis et Greg Wright, ainsi qu'un simple, «Saturday night, sunday morning» qui se classera, lui n°19 R&B, n°33 disco et n°34 pop en avril 1979. La face 2 de ce simple est la très jolie ballade «I'm not strong enough (to love you again)» -disponible sur l'album de 1978 avec Jerry Butler, mais ce n'est pas un duo. Le reste de l'album est de qualité et cette même année, Thelma Houston participe au film Dieu merci, c'est vendredi (Thank God it's Friday) et offre deux versions de sa chanson disco motownienne «Love masterpiece» (une sur la BO du film et la version intégrale sur le 45 tours). La face 2 du simple est «If you won't let me walk on the water», ressorti pour l'occasion. Le film Dieu merci, c'est vendredi (mai 1978) est un projet commun aux maisons Motown et Casablanca, sur la lancée de Saturday night fever. Ce film disco qui devait être à l'origine un moyen de promouvoir les Commodores qui y jouent, en devient finalement un pour Donna Summer, dont c'est le premier rôle, et lui permet surtout de généraliser son succès hors des discothèques gays. Avec «Last dance» elle obtient un hit et un oscar et aide l'album à se classer n°10 ; resté 27 semaines dans les charts, il est aussi devenu disque de platine. La B.O. du film propose deux lp et un maxi à une face, ainsi que dix 12" promotionnels à une seule face aussi, mettant l'accent sur les produits de Casablanca. Il n'est donc pas étonnant que les artistes Motown n'aient eu guère de succès, que ce soient les Commodores (avec «Too hot ta trot» n°1 R&B cependant), Diana Ross ou Thelma Houston. Pour les deux chanteuses, la Motown dépêche encore une fois Hal Davis, qui répète une formule connue. «Love masterpiece» emprunte ainsi des éléments à «Don't leave me this way» mais aussi à «This is why I believe in you» des Supremes. Cette chanson ne manque cependant pas de charme et sous le disco on perçoit bien la personnalité de chanteuse de blues de Houston.

En mai 1979 elle sort "[Ride to the rainbow" qui est plus du franc disco : tous les titres sont de qualité même si l’originalité n’est pas vraiment au rendez-vous en partie à cause de la La réalisation artistique aux mains de Hal Davis. On a alors une version longue d’un hit de l’année précédente («Saturday night, Sunday morning» sortie en 12” avec la version senza voce en face 2 et rééditée en version courte de 1978 sur le 7"), deux reprises de collègues du label («Love machine» des Miracles dans une version dépassant les 7 minutes et «Just a little piece of you», slow de S. Wonder coécrit avec Syreeta pour l'album de cette dernière en 1974) ainsi que quelques autres titres de remplissage. Reste «Imaginary paradise», un titre non dénué de personnalité ouvrant la face 2 de l’album.

Des années 80 aux années 2000[modifier | modifier le code]

Après expiration de son contrat à la Motown, Thelma Houston signe chez RCA et son premier album, ‘’Breakwater cat’’, sort en 1980, sous la houlette de Jimmy Webb en producteur (mais pas réalisateur artistique). C’est un album où seuls la reprise de «Suspicious minds» et le très bon (et encore marqué par le disco) «Long lasting love» sauvent l'ensemble. L'album suivant en 1981, ‘’Never gonna be another one’’ n'est guère plus convaincant globalement : néanmoins il contient le simple merveilleusement rythmé «If you feel it» superbement rallongé pour le 12" (n°6 dance et n°35 R&B en mai 1981) et la reprise de «Don't make me over», pleine de maîtrise et de retenue. Un autre simple, «96 tears» repris de ? and the Mysterians suit. «If you feel it» se classe n°48 en Angleterre.

Fin 1982 des chansons inédites paraissent à la Motown sous la forme de l'album Reachin' all around. Sur ce disque on trouve une bonne version de «Stormy weather» couplée avec «I can't stand the rain».

En 1983, elle passe chez MCA avec ‘’Thelma Houston’’, disque de variétés neutre, suivi du très funk Qualifying heat, réalisé par le groupe The Time et les requins de studio ayant relancé la carrière des Pointer Sisters, tandis qu'elle est pour la première fois producteur. Les simples sont «I guess it must be love», «I’d rather spend the bad times with you», «Fantasy & heartbreak», et «You used to hold me so tight» disponibles dans de nombreux remixes selon la politique habituelle de MCA. On y trouve aussi «Shake you», écrit, réalisé et arrangé par Glen Ballard et Cliff Magness et le très beau slow «What a woman feels inside». Le simple «You used to hold me so tight» se classe n°7 dance fin 1984 et n°13 R&B début 1985 puis n°49 en Angleterre.

En 1985, elle chante «Keep it light» pour le film ‘’Into the night’’. Puis, pour un autre film, ‘’The Glenn Miller story’’, elle reprend de très belle manière «Moonlight serenade» dans une version vocale. Cette même année 1985, elle avait chanté en duo avec Dennis Edwards le slow «Why do people fall in love» sur l'album de ce dernier sorti en juin.

En 1989, elle coécrit «Be yourself» pour Patti LaBelle et assure une partie des chœurs. En 1989 elle reprend aussi «Lean on me» avec les Winans, une réalisation de Richard Perry disponible sur la B.O. du film du même nom. La chanson est remixée pour le 12” et sur le 7” on trouve la version de l'album et un remix court.

Mais son grand retour se fait en 1990 avec ‘’Throw you down’’, un lp superbement réalisé par Richard Perry et ses acolytes. Cet album est accompagné d'un simple de remixes longs des deux meilleures chansons, «Throw you down» et «What he has». Sans conteste, un des meilleurs albums de R&B dansant de l'année. Deux autres simples ont suivi, «High» et «Out of my hands».

En 1993 elle sort un simple en duo avec Mathou, le sentimental «Keep the candle burning». Sur le même maxi on trouve une version en duo de «Don’t leave me this way» dite «Unplugged version». La voix de Houston reste belle et expressive.

En 1994 elle se fait réaliser un disque en Italie et rechante «Don't leave me this way», disponible dans une version R&B et une version dance courte sur l'album ‘’Thelma Houston’’ puis en une vingtaine de remixes supplémentaires sortis en 1995, dont certains sont de Junior Vasquez. Elle reclasse «Don't leave me this way» dans les discothèques début 1995 (n°19 dance) avec l'aide de ces nombreux remixes qui sont comme d'habitude disséminés sur de nombreux supports : cinq 12” et deux cd simples -sans parler des deux versions de l'album. Sur cet album elle reprend aussi «Saturday night sunday morning». Les autres chansons du lp sont des titres italiens traduits en anglais.

En 1996 elle sort deux 12” chez Azuli, «I need somebody tonight», suivi de «All of that» (lui-même dans deux maxis différents). En 1997 enfin Thelma Houston apparaît dans le film néo-disco ‘’Studio 54’’. En avril de cette même année est lancé ‘’Tore down house’’, album de jazz-rock du guitariste de génie Scott Henderson auquel elle participe.

Durant l'été 2002 une nouvelle version de «Don’t leave me this way» sort en Allemagne. Il s’agit d’un duo avec les Soultans réalisé par ceux qui avaient lancé Haddaway en 1994. «Never get enough», l’autre chanson du maxi (à laquelle participe aussi Houston) ressemble d’ailleurs à du Haddaway. Cette chanson est un pastiche à plusieurs niveaux puisque l’on y entend la phrase «Give me sexual healing», ce qui fait immanquablement penser au hit de Marvin Gaye de 1982. En 2007, elle sort ‘’A woman’s touch’’, un disque de reprises de chansons originellement chantées par des hommes. En 2009 elle rechante Don't leave me this way sous la houlette de Riff and Rays.

Conclusion[modifier | modifier le code]

La Motown s’est bâtie sur le postulat que l’on pouvait faire de la musique comme on faisait des voitures, selon la technique du taylorisme. Si le succès rencontré dans les années 60 a été important, il n’en va pas de même dans les années 70. Les ventes ne baissent cependant pas, mais la recette semble beaucoup moins probante et les hésitations sont visibles. Thelma Houston en est un parfait exemple. Chanteuse de talent, elle semble ne jamais avoir été vraiment bien mise en valeur par sa mythique maison de disques qui ne savait pas comment la faire cohabiter avec Ross (de nombreuses chansons prévues pour l’une échoient finalement à l’autre). De plus le succès de «Don’t leave me this way», un des rares triples n°1 disco, pop et R&B de l'époque, a encouragé un conservatisme timoré chez les responsables de sa carrière. Sa carrière commerciale a donc été écrasée par ce hit, plus encore que celle de Donna Summer par «Love to love you baby». Et si ses performances commerciales ne la maintiennent pas toujours dans le peloton de tête, ses productions égales en valeur en font une chanteuse de qualité, chantant un soul proche du R'n'B, qui de plus en plus modernisé et actualisé, n'a jamais perdu de sa saveur ni sa force.


Discographie : [edit] Albums Dunhill release 1969: Sunshower Motown releases 1973: Thelma Houston 1976: Any Way You Like It 1977: Thelma & Jerry – Thelma Houston and Jerry Butler 1978: The Devil in Me 1978: Ready to Roll 1978: Two to One – Thelma Houston and Jerry Butler 1979: Ride to the Rainbow 1982: Reachin' All Around Sheffield Lab release 1975: I've Got the Music in Me – with Pressure Cooker RCA releases 1980: Breakwater Cat 1981: Never Gonna Be Another One MCA releases 1983: Thelma Houston (1983) 1984: Qualifying Heat Reprise release 1990: Throw You Down Italian-only release (Fonit Cetra CDL378) 1994: Thelma Houston (1994) Shout Factory release 2007: A Woman's Touch

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

  • 1969 : Sunshower (Dunhill)
  • 1973 : Thelma houston (MoWest)
  • 1975 : I've got the music in me (Sheffield Lab & Motown)
  • 1976 : Any way you like it (Motown)
  • 1977 : Thelma & Jerry (Motown)
  • 1978 : Ready to roll (Motown)
  • 1978 : The devil in me (Gordy)
  • 1978 : Two to one (Motown)
  • 1979 : Ride to the rainbow (Motown)
  • 1980 : Breakwater cat (RCA)
  • 1981 : Never gonna be another one (RCA)
  • 1982 : Sunshine (Motown)
  • 1983 : Reachin' all around (MCA)
  • 1984 : Qualifyin heat (MCA)
  • 1990 : Throw you down (Reprise)
  • 1997 : Scott Henderson et Thelma Houston - Tore down house
  • 2007 : A woman's touch

Récompenses[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]