Innovation

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Mars 2006. Lancement par Piaggio d'un nouveau produit innovant, le MP3, le premier scooter à trois roues. Succès : 150.00 de vendus en France. Rétrospectivement, une « vraie » innovation.
Octobre 2012. La nouveauté du Salon de Milan : la Vespa 946. 125 cm3. 9.000 €. Ventes Europe 2013 : 250 exemplaires. Innovation ?
Janvier 2007. Une nouveau service innovant déployé à Paris : le Vélib'. Adopté par les Parisiens et les touristes : il deviendra vite une innovation.
27 janvier 2010. Steve Jobs l'innovateur type, présente sa dernière nouveauté, l'iPad 1.
Nov. 2012. Apple lance un nouvel iPad, l'iPad mini, nouveau produit qui ne comporte aucune innovation
2005. Mark Zuckerberg co-creator of Facebook in his Harvard dorm room
2000. Première boutique Nespresso, rue Scribe, Paris. Aujourd'hui, 350 dans le monde. Un bon exemple d'innovation de business-model et de commercialisation (au sens où l'entend l'OCDE).
1980. Le Glock 17, le premier des pistolets en polymère ayant eu du succès. 65 % du marché mondial. Un innovation de procédé révolutionnaire
2007. L'Airbus A380 . L'amélioration radicale de l'existant, 30 % de capacité en plus.

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L'innovation est un concept économique qui recouvre l'ensemble des activités micro-économiques marchandes[1] des entreprises de production, de prestations de service et de distribution dédiées à :

  • la mise sur le marché mondial de nouveautés, de produits et de services nouveaux ou significativement améliorés ;
  • l'adoption en leur sein des changements et des mesures internes améliorant[2] leur efficacité et leur efficience.

Comprendre le concept d'innovation implique que l'on distingue bien le résultat concret (produit, service, procédé, etc.) de l'action d'innover, du processus abstrait qui permet de les réaliser.

Une innovation est une nouveauté, un nouveau produit, un nouveau service innovant[3] qui a pu être implémenté[4]

  • Un nouveau produit, c'est-à-dire un produit ou prestation de service ou système ou logiciel, etc. qu'une entreprise ou une start-up ou un innovateur ou un entrepreneur n'avaient pas encore produit et que, suivant la nature de ceux-ci, ils lancent ou mettent sur le marché ou mettent en service ou déploient ou implémentent en grande quantité.
  • Innovant, c'est-à-dire qui apporte pour la première fois une solution créative, plus efficience que les précédentes, à un problème partagé par un grand nombre d'individus, d'entreprises ou de collectivités.

Concrètement, une innovation[5],[6] — c'est quelque chose qui, produit ou reproduit en grand nombre et commercialisé ou déployé pour la première fois avec succès, a amélioré, changé, modifié, transformé ou révolutionné un secteur d'activité, une pratique sociale ou la vie d'un grand nombre d'individus, ceci le plus souvent de façon inattendue et inconsciente.

Au niveau national, vu son importance, l'innovation « industrielle » est souvent[7] , du ressort d'une instance gouvernementale de haut-niveau, ministère ou secrétariat d'État, et, au niveau européen, l'objet d'un suivi permanent de la part de la Commission Européenne et de l'OCDE[8],[9].

Au niveau de l'entreprise, l'innovation dite « au-sens-large » est schématiquement du ressort de la recherche et développement, de la stratégie du management (du processus, du marketing (des nouveautés et des nouveaux produits et prestations), de la fabrication, de la logistique de la formation des prestataires, etc. quand ils sont effectués pour la première fois.

Sur le plan individuel, l'innovation est le fait de rompre avec ses habitudes, de faire quelque chose pour la première fois ou d'être le premier à le faire créativement. Elle se rapproche en cela de la créativité.

Sommaire

Histoire et étymologies du concept et du terme d'innovation[modifier | modifier le code]

Histoire du concept d'innovation[modifier | modifier le code]

Une histoire de l'idée d'"innovation"[10] montre comment le sens de ce concept a évolué depuis les Grecs, Xénophon et Aristote. Ignoré des économistes classiques, il est introduit au sens principal d'innovation de procédé dans la pensée économique par Joseph Schumpeter au début des années quarante[11] et au sens principal d'innovation produit au début des années cinquante par Peter Drucker. Ce dernier réinvente le mot et le concept, en en faisant un synonyme de progrès finalisé.

Étymologie du terme[modifier | modifier le code]

Le mot « innovation » fait partie de ces mots qui comme « travail », « service » et, mieux, « coach » ont une étymologie originelle « Kocs »[12], nom de la ville où l'on fabriquait des coches — après un détour par l'anglais d'Oxford — qui ne nous renseigne pas sur le sens actuel.

C'est aussi un des rares mots dont on se soucie autant de l'étymologie.

Il vient du mot latin innovare qui signifie « revenir à, renouveler ». Innovare quant à lui est composé du verbe novare de racine novus, qui veut dire changer, nouveau, et aussi du préfixe in-, qui indique un mouvement vers l’intérieur.

On comprend mieux le sens de ce mouvement dans l’utilisation du mot innovation dans la terminologie juridique au Moyen Âge : “ introduire quelque chose de nouveau dans une chose établie ”, d’où l’acception de renouveler. Jusqu’au XIIe siècle, le mot désignait ce qui était jeune. Puis vers le XVIe siècle, le sens dérive vers ce qui est singulier, inattendu, surprenant. C’est à cette même période que le mot innover signifie faire preuve d’inventivité, créer des choses nouvelles, sens qu’il a encore en partie aujourd’hui. »

L'innovation, dans l'acception moderne du terme, vient de l'américain innovation. Il été introduit dans la langue française dans les années cinquante et soixante par la traduction des ouvrages de management du consultant américain Peter Drucker, La Pratique de la direction des Entreprises, Que sera demain ?, etc. et de celle du livre de l'économiste autrichien naturalisé américain Joseph Schumpeter, Capitalisme, Socialisme et Démocratie. Schumpeter avait introduit le mot en américain dans son Business Cycle (1939) sans aucune référence à un emploi antérieur, en faisant donc un néologisme auquel il donne plusieurs définitions au fil de l'ouvrage. Tous deux, ils ont alors renouvelé l'étymologie originelle latine et le sens du mot. Appropriation de celui-ci par les milieux économiques et la sphère publique.

Sémantique de l'innovation[modifier | modifier le code]

« Innovation »[modifier | modifier le code]

C'est un mot qui renvoie aux produits, prestations, procédés, mesures, etc. innovants, c'est une ou des innovations concrètes et aux processus qui les ont permis, c'est l'innovation.

« Innover »[modifier | modifier le code]

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« Innover » est un mot qui présente la particularité (comme deux auteurs l'avait déjà fait remarquer en 2004[13]) d'être un verbe intransitif. On ne peut pas innover quelque chose. « Innover » est une action abstraite qui ne porte sur rien. Alors que l'on peut améliorer quelque chose.

Aussi proposaient-ils donc de définir l'innovation en partant de l'amélioration — une innovation est une amélioration significative et même,  radicale et non l'inverse.

« Innovant »[modifier | modifier le code]

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Les expressions dérivées[modifier | modifier le code]

L'innovation est plus ou moins un buzzword, avec plus de quatre-vingt expressions composites dénombrées, dont par exemple : innovation ouverte, innovation participative, innovation frugale, innovation inclusive, innovation incrémentale, innovation radicale, innovation révolutionnaire, innovation évolutive, innovation associative, innovation spasmodique, etc.

Champs sémantiques[modifier | modifier le code]

Une innovation et l'innovation possèdent plusieurs sens suivant qu'on prend ces mots au sens large ou au sens strict

Une innovation et l'innovation au sens le plus large[modifier | modifier le code]

Ceux donnés par le Petit Robert.

  • Chose nouvelle
  • Introduction de quelque chose de nouveau, d'encore inconnu, dans une chose établie

Champ moyen : le Manuel d'Oslo[modifier | modifier le code]

Le Manuel d'Oslo[14] de l'OCDE propose la définition suivante de ce qu'est pour lui une innovation : Une innovation est la mise en œuvre (implementation) d’un produit (bien ou service) ou d’un procédé (de production) nouveau ou sensiblement amélioré, d’une nouvelle méthode de commercialisation ou d’une nouvelle méthode organisationnelle dans les pratiques d’une entreprise, l’organisation du lieu de travail ou les relations extérieures. (p. 54)

Article détaillé : Manuel d'Oslo.

Champ sémantique très étroit[modifier | modifier le code]

Barnu (Franck —), « L'innovation est la mise en oeuvre réussie économiquement sur un marché d'une idée nouvelle pour ce marché. », La vraie nature de l'innovation, 2010, p. 10.

S'il s'agit d'un produit ou d'un service, le produit ou service en question doit être : – nouveau, c'est-à-dire inédit ; – commercialisé ; – et doit avoir trouvé des utilisateurs pour lesquels il a créé et crée de la valeur
S'il s 'agit d'un procédé, qui n'est pas nécessairement commercialisé étant en général à usage interne, cela suppose que ce procédé : – soit inédit (au moins dans son champ d'action —fonctionne – crée la valeur attendue
Un produit, un service ou un procédé ne peut se voir accoler l'étiquette « innovation » ou le qualificatif d'« innovant » qu'après avoir atteint ses objectifs

Autres[modifier | modifier le code]

  • Brézillon (Patrick —). « L'innovation est la concrétisation d'une idée nouvelle que s'approprie un public car correspondant à ses besoins ou attentes explicites ou insoupçonnés jusqu'alors. »
  • Groff (Arnaud —) Pour une entreprise,|capacité à créer de la valeur en apportant quelque chose de nouveau dans un domaine donné tout en s’assurant que l’appropriation de cette nouveauté se fasse de manière optimale.
Elle comporte trois piliers :
* la créativité (création de nouveautés relative) ;
* la valeur (valeur d'estime, valeur d'usage et valeur d'échange) ;
* la socialisation (maîtrise de la conduite du changement).
  • Pour les économistes classiques, l'innovation (le processus) est l'un des moyens d'acquérir un avantage compétitif en répondant aux besoins du marché et à la stratégie d'entreprise.
  • L'innovation est un phénomène polymorphe et complexe qui se manifeste au travers de produits, de composants, de services, de procédés, de pratiques sociales ou sportives, de logiciels, de technologie, de business model, etc.. C'est un phénomène subjectif. Si l'on prend un échantillon aléatoire d'« innovations », certains les catégorisent comme « innovation », d'autres comme « nouveaux produits »
La caractéristique commune à tous ces produits, composants, services, procédés, pratiques sociétales ou sportives, logiciels, de technologie, de business model — leur « PGCC[15] » — est qu'ils ont apporté, au moment de leur lancement, face à la concurrence, et pour la première fois, un avantage décisif pour le marché, le client, l'utilisateur ou le consommateur, décisif au sens de « qui fait prendre une décision », celle de changer d'habitude ou de préférence d'achat.
Autre caractéristique commune : le succès. Une innovation est un nouveau produit qui a eu du succès.
Autre caractéristique commune : la créativité : Une innovation est un nouveau produit créatif, c'est-à-dire, pour reprendre la définition de la créativité d'Edward de Bono, à l'efficience inattendue, surprenante (« on n'y avait pas pensé).
  • Henri Bergson. Postulat : l'impulsion qui pousse l'homme à innover se nourrit de la nature humaine, c'est-à-dire la caractéristique d'être toujours insatisfait
Ainsi donc l'innovation se base sur le désir d'innover, ce désir de faire toujours mieux.
Cet « élan vital », au sens du philosophe Henri Bergson (cf. L'Évolution créatrice), est alors à la base du désir d'innover, inhérent à l'esprit entrepreneurial, tel que Joseph Schumpeter le définit.
Par ailleurs, Bergson développe dans ce livre l'idée d'une “création permanente de nouveauté” par la nature.
  • Le processus qui permet de transformer une opportunité en idées nouvelles et de mettre celles-ci en pratiques dans une large mesure.[réf. souhaitée]
  • "L'exploitation réussie de nouvelles idées". Innovation Unit, Royaume-Uni de la part of Trade and Industry, 2004.[réf. souhaitée]
  • "L'outil propre aux entrepreneurs, le moyen grâce auquel ils exploitent le changement en tant qu'opportunité pour créer des activités ou des services différents. L'innovation peut être présentée comme une discipline susceptible de faire l'objet d'un apprentissage et d’être mise en pratique". Peter Drucker, 1985. [réf. souhaitée] (Innovation and Entrepreneurship)

Les concepts proches[modifier | modifier le code]

Nouveau produit, nouveauté, produit nouveau, produit innovant et innovation[modifier | modifier le code]

Le Piaggio MP3 (2006). Un nouveau produit innovant
Le Vespa 946 (2013). Gadget, nouveau produit,nouveauté ou innovation ?

Ces cinq mots ou expressions sont le plus souvent employés l'un pour l'autre.

Par exemple, pour Emmanuelle Le Nagard-Assayag et Delphine Manceau dans Le Marketing de l'innovation (2011) dans un encadré consacré spécialement à ce problème (p. 12) les notions d'innovation et de nouveau produit sont très proches et « nouveauté » et « produit nouveau » , résultat de la démarche d'innovation, sont synonymes. Elles conviennent de désigner les biens et services novateurs commercialisés par les termes « innovation », « nouveauté » ou « produit nouveau » en employant ces mots de manière équivalente. Elles ne précisent pas la différence éventuelle entre un nouveau produit et un produit nouveau en précisant toutefois que les modèles successifs de Golf sont chaque fois un nouveau produit. Puis citent les enquêtes de GfK qui montrent que les nouveaux produits sont moins innovants qu'avant (encadré p. 14) ce qui conduit à penser qu'une innovation est un nouveau produit innovant (ou novateur) qui, commercialisé, a du succès.

Un nouveau produit[modifier | modifier le code]

Produit qu'une entreprise ajoute à sa gamme. Il n'est pas nécessairement innovant. Par exemple : l'iPad mini

Une nouveauté[modifier | modifier le code]

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Les plus récents ou les derniers nouveaux produits d'une entreprise.

Une innovation et une invention[modifier | modifier le code]

Super cocotte décor SEB, 1973 : corps en aluminium, laque en polyamide embossé, étrier en acier inoxydable.

Le concept d'invention est très proche de celui d'innovation, mais distinct : une innovation est construite sur une invention, mais toute invention ne donne pas lieu à une innovation.

Denis Papin a inventé l'autocuiseur en 1679 avec son digesteur, sans l'exploiter commercialement ; SEB a lancé en 1953 sa Cocotte-Minute sur le marché français avec un succès (innovation).

Alistair Pilkington a inventé le procédé de fabrication du verre plat sur bain d'étain (procédé float) innovation technologique majeure qui a révolutionné l'industrie du verre. Le procédé float est une invention, son adoption par l'industrie du verre est une innovation.

La distinction majeure est qu'une invention est la concrétisation isolée d'une idée créative, alors qu'une innovation est un nouveau produit introduit avec succès sur un marché.

Une innovation ne se protège pas : c'est la ou les inventions sous-jacentes qui sont brevetées.

Une « amélioration » vs. une innovation[modifier | modifier le code]

1984. La première souris d'Apple et ses améliorations successives
Harley-Davidson, 100 ans d'améliorations sans véritables innovations sinon celle du moteur Porsche.

Harley-Davidson, fondée en 1903, n'a jamais vraiment innové. Mais d'amélioration en amélioration, face à Honda et à sa Gold Wing, la marque est encore là. On oppose souvent le kaizen, amélioration continue interne, à l'innovation de rupture. En fait, ce sont les deux pôles d'un continum (discontinu).

Statu quo Amélioration incrémentale Innovation incrémentale Amélioration 50 % Amélioration 75 % Amélioration radicale
Ancien produit Fausse innovation Produit amélioré Nouveau produit Innovation Innovation de rupture

L'innovation et la créativité[modifier | modifier le code]

L'innovation et la créativité sont souvent associées.

La créativité est un processus intellectuel ou psycho-sociologique, individuel ou en petit groupe, qui produit des idées, des concepts, d'innovation.

L'innovation est un processus entrepreneurial ou managérial qui produit et commercialise des innovations concrètes.

D'après Marc Giget, créateur et animateur des Mardis de l'innovation, "l’innovation est un phénomène aux facettes multiples, qui s’intègrent en une synthèse créative. Entre le monde des connaissances et des technologies, riche de multiples potentialités, et celui des attentes très vastes de la société, la phase de conception est un instant magique où la vision et le projet se concrétisent en une proposition, fruit de la sensibilité, de l’imaginaire et de l’inspiration du créateur".

Innovations génériques et innovations spécifiques[modifier | modifier le code]

On qualifie souvent par erreur des inventions comme celle de l'automobile d'innovation (de rupture).

Innovations génériques[modifier | modifier le code]

En économie politique (Joseph Schumpeter, etc.), en sociologie (Everett Rogers, etc.) et en économie (l'OCDE et son Manuel d'Oslo), le concept d'« innovation » se réfère à de plus ou moins « grandes » innovations, innovations « génériques » comme l'automobile, le stylo à bille, la machine à laver le linge, les couche-culottes jetables, le four à micro-ondes, la photographie numérique, le GPS, les conteneurs et les porte-conteneurs, les jeux vidéo, le téléphone mobile, la liseuse, le smartphone, la tablette, etc.

Elles sont l’équivalent actuels des «« grandes » inventions d’hier et correspondent à des nouveaux secteurs d'activité, marchés ou à des catégories de produits.

Ce sont de nouvelles catégories générales de biens et de services.

Elles sont le plus souvent qualifiées d'« invention ».

Elles correspondent à des secteurs économiques d'activité (en anglais : industry), comme, par exemple, l'industrie vidéoludique.

Elles sont le résultat, au départ d'une innovation spécifique, et, ensuite, de plusieurs innovations spécifiques.

Innovations spécifiques[modifier | modifier le code]

En stratégie d'entreprise et en marketing-management (Théodore Levitt, Philip Kotler[16], etc.), le concept d'« innovation » se réfère à des innovations « spécifiques », concrètes, qui sont des offres commerciales, des produits, des services, des procédés, etc. innovants, c'est-à-dire qui apportent — ou permettent — pour la première fois au marché quelque chose que n'apportaient — ou ne permettaient pas — les offres commerciales existantes.

Les innovations spécifiques sont des produits, services, etc. concrets lancées ou commercialisées par des entreprises existantes ou des entreprises ad-hoc créées par des innovateurs pour les lancer ou les mettre en œuvre.

Ces nouveaux produits vont être, suivant leur degré d’innovativité, de nouveauté, et d'avantage compétitif hors-prix, de « fausses » innovations, gadgets, produits « me too », nouveautés, nouveaux modèles ou nouveaux produits jusqu'aux innovations innovantes, les « vraies » innovations comme la Ford T (1910), la 2 CV (1948), la DS (1955), le Bic Cristal (1950), les Pampers de Procter & Gamble (1961), le système Nespresso de Nestlé (1988), l'iPhone d'Apple, Wikipedia, la Kindle d'Amazon, l'iPad, etc.

Ce sont elles qui justifient la mise en place d'un management de l'innovation et l'adoption d'un processus d'innovation.

Innovation et compétitivité[modifier | modifier le code]

L'innovation est un facteur clé de la compétitivité, compétitivité hors-prix et compétitivité par les prix. Selon The Global Competitiveness Report 2012-2013, rapport du Forum économique mondial, l'innovation, définie comme la capacité à innover, est un des douze piliers de la compétitivité nationale[17].

Au niveau de l'entreprise, elle permet une compétitivité hors-prix par l'inclusion d'avantages compétitifs dans son offre.

Compétitivité hors-prix[modifier | modifier le code]

La « compétitivité hors-prix » consiste à faire valoir des avantages compétitifs décisifs - autres que le prix de vente - pour l'acheteur et le consommateur potentiel. Elle repose sur la capacité d'innovation et l'amélioration constante de la productivité et de la qualité.

Cette forme de compétitivité entraîne généralement une hausse des prix de vente des biens ou services de l'entreprise, mais incite les consommateurs désireux d'une meilleure qualité, qui veulent « monter en gamme », à acheter ses produits. En général, le taux de marge est plus élevé pour les produits les plus coûteux.

Innovation et durabilité (soutenabilité)[modifier | modifier le code]

Selon Ram Nidumolu, C.K. Prahalad et M.R. Rangaswani, la durabilité est un facteur clé d'innovation[18]. En effet :

  • l'atteinte d'objectifs de respect de l'environnement peut baisser les coûts et augmenter les revenus ;
  • dans l'avenir, seules les entreprises qui font du développement durable un objectif obtiendront des avantages compétitifs, ce qui signifie repenser les modèles économiques, les produits, les techniques, et les processus ;
  • devenir durable est un processus en cinq étapes, et chaque étape comporte ses propres défis.

Philippe Bihouix et Benoît de Guillebon ont effectué avec l'association des centraliens une analyse approfondie des effets de l'innovation technique sur la consommation des métaux. La recherche de rendement et d'efficacité dans le développement des produits électroniques, des technologies de l'information et de la communication et de l'aéronautique a conduit à une surconsommation de métaux de toutes sortes depuis les années 1970. Ils concluent que pour rendre nos sociétés réellement durables, « il faudra sérieusement les orienter vers l'économie de ressources à moyen terme plutôt que vers la recherche de profit à court terme ». Toutes les parties prenantes devront être impliquées : le grand public, l'administration, les pouvoirs politiques, les entreprises et les experts techniques, pour parvenir à la transformation de notre modèle[19].

Innovation et sérendipité[modifier | modifier le code]

1980. Le Post-it. Une preuve que l'innovation nécessite une organisation agile favorisant la rencontre. Le post-it est un exemple d'innovation inattendue, conçue par accident et commercialisée en dehors d'un processus traditionnel de création de nouveau produit

Pour Peter Drucker, Alan Robinson & Sam Stern, Mark de Rond, etc. la sérendipité est la première source d'innovation. La sérendipité est un ingrédient essentiel des processus d'innovation dans le sens où les innovations viennent souvent des rencontres imprévues entre différents acteurs.

Les consultants d'entreprise Alan Robinson et Sam Stern ont effectué une enquête[20] « Comment les innovations surgissent vraiment dans les entreprises ? ».

Le quatrième clé : la sagacité dans les heureuses coïncidences (Serendipity). Ils analysent en particulier le processus de la découverte du Téflon par Roy Plunkett, celle de son application par Bob Gore (Gore & Associates), le nylon, Nutrasweet, Canon et la technologie du Bubble-Jet.

Pour eux, comme pour Walter Cannon, la sérendipité se produit lorsque des accidents favorables arrivent à des individus perspicaces. C'est la conjonction d'un évènement imprévu et de la sagacité de l'observateur qui fait la découverte par sérendipité. Il y a trois façons pour une entreprise de la promouvoir :

  1. Accroître la fréquence des coïncidences qui pourraient s'avérer fécondes en encourageant un penchant pour l'action, le bricolage, le travail de recherche empirique ;
  2. Améliorer la prise de conscience des accidents qui se produisent ;
  3. Étendre le champ de sagacité de l'entreprise pour provoquer un plus grand nombre de coïncidences heureuses.
Faire la liste de tout le personnel avec, en regard de chaque nom, ce que chacun sait des opérations de l'entreprise et que personne d'autre ne sait.

Procter & Gamble en ont fait un des éléments clés de leur politique d'innovation ouverte.

On peut valoriser la sérendipité en entreprise de plusieurs façons[21],[22] : créer les conditions de la sérendipité, par exemple en mettant en place des lieux de rencontre entre acteurs qui ne se côtoient généralement pas dans le quotidien, peut être un facilitateur d'innovation[23].

Les classifications des innovations[modifier | modifier le code]

On doit distinguer :

— les innovations entrepreneuriales

— les innovations sociales

Les grandes catégories (ou formes) d'innovation entrepreneuriales[modifier | modifier le code]

La classification généralement adoptée est celle proposé par le Manuel d'Oslo (2005).

Larry Keeley, vient, après une recherche d'une dizaine d'années, d'en proposer une beaucoup plus complète, mais beaucoup plus complexe.

D'après le Manuel d'Oslo[modifier | modifier le code]

Les innovations de produit

Par exemple : le moteur à réaction (qui a bouleversé l'industrie aéronautique), l'hydrojet (1954), le conteneur (1960), l'ABS (1980), les écrans tactiles, les diodes électroluminescentes (DEL ou LED) , la technologie Hybrid Synergy Drive de Toyota, la technologie Dual Cyclone de Dyson (1986), les winglets, etc..

Les innovations de procédé (process innovations)

Cette innovation se focalise sur la mise en œuvre d'un nouveau type de business model pour un produit et service existant.

Il s'agit d'une innovation interne (réingénierie) et externe.

Par exemple, le low cost dans l'aviation (Southwest Airlines, EasyJet, HOP !, etc.) est une innovation de business model. Dans ce cas, le service évolue un peu mais c'est surtout le mode de commercialisation (en direct sur internet) et la tarification qui change (des prix bas pour les premières places vendues).

L'innovation de business model nécessite souvent une modification importante des méthodes de production.

Ouigo, le premier TGV low cost (2013).

Les chaînes de boutiques en propre comme les Apple Store d'Apple (2001).

Les innovations de commercialisation (marketing innovations)

Exemple : Red Bull et le concept de sports extrêmes.

Les innovations d'organisation

Il s'agit d'une innovation interne à l'entreprise. Ce type d'innovations se caractérise sous la forme de création d'un nouveau mode de production (une nouvelle machine plus performante) ou d'une nouvelle façon d'organiser la production (mise en place de la flexibilité.

Exemples : le Toyota Production System (TPS) de Toyota (1962), Dell, la réorganisation de sa chaîne de production par Boeing, etc.

D'après Larry Keeley (2013)[modifier | modifier le code]

Quatre catégories et dix formes [24](types)

Finance
Modèle d'affaire
Réseau et alliances
Processus
Culture et ressources humaines (Enabling Process) (Zappos)
Compétences clés (Core processing)
Offre
Performance produit
Éco-système produit (Apple iTunes)
Service
Livraison (Delivery)
Circuit de distribution (Pfizer Viagra)
Communication (Brand) (Red Bull)
Expérience consommateur (Apple Store, Harley Dadidson HOG, Louis Vuitton, Nespresso Shop)

Les types d'innovation. Le spectre de l'innovation[modifier | modifier le code]

On entend par là des typologies soit linéaires, soit matricielles

Au Canada francophone[modifier | modifier le code]

Au Canada francophone, on classe souvent l’innovation en trois grandes catégories (qui correspondent à trois grands degrés de nouveauté, d'impact ou d'innovativité)[réf. nécessaire].

L’innovation cumulative

Elle suppose l’introduction d’un produit qui se caractérise par un certain degré de nouveauté et une certaine création de valeur. Elle correspond à ce que l'on désigne dans d'autres typologies comme de l'innovation incrémentale. Un exemple serait un type de détergent à lessive « nouveau et amélioré ».

L’innovation importante

Elle suppose un degré considérable de nouveauté du produit et une création de valeur substantielle pour le client. Exemples : le distributeur automatique de billets (1967), le baladeur Walkman de Sony, qui a permis pour la première fois aux gens d’écouter de la musique à l’aide d’un lecteur de cassettes portatif, a été en 1979 un exemple d’innovation importante, l'hydrojet qui permet de construire des jetboats comme ceux permettant de faire parcourir les rapides de Lachine à Montréal aux touristes.

L’innovation transformatrice

Elle est la moins courante et suppose des produits entièrement nouveaux qui engendrent une valeur substantielle pour le client. Exemples : le scooter des neiges, le courrier électronique (1966), la carte de paiement. Au sens large, on peut considérer que l’automobile a été une innovation transformatrice puisqu’elle a complètement révolutionné au début du XXe siècle la manière dont les gens se déplacaient. Le scooter des neiges a transformé la vie au Canada et chez les lnuits.

Innovation cumulative Innovation importante Innovation transformatrice
Un détergent nouveau et amélioré Le baladeur Walkman de Sony Le scooter des neiges la carte de paiement le courrier électronique l'automobile

D'après Rebecca Henderson et Kim Clark[modifier | modifier le code]

Une typologie des formes d'innovation
Une typologie des quatre grandes formes d'innovation[25]

Il s'agit d'une typologie matricielle célèbre présentée par Rebecca Henderson du MIT et Kim Clark d'Harvard en 1990.

Au sein d'un produit ou d'un service, l'innovation impactera :

  • le concept utilisé
  • et/ou les liens entre les composants du produit/service[25] :
Avantage sensible Innovation importante Innovation radicale
Avantage faible Innovation incrémentale Innovation modulaire
Même technologie Autre technologie

Les innovations incrémentales et radicales sont présentées comme des cas situés aux extrémités de chacune des dimensions. L’innovation architecturale apparaît comme une innovation basée sur les liens entre composants mais qui ne modifie pas radicalement le concept à la base du produit.

Innovation incrémentale

Modestes, graduelles, continuelles améliorations de techniques ou de produits existants ; l'innovation incrémentale ne change généralement pas fondamentalement la dynamique d'une industrie, ni ne requiert un changement de comportement des utilisateurs finaux.

L'innovation incrémentale ne bouleverse ni les conditions d'usage ni l'état de la technique, mais y apporte une amélioration sensible. Elle est souvent le fruit de la volonté de l'entreprise de conserver son avance technologique sur ses concurrentes.

On parle aussi pour désigner une légère innovation incrémentale, d'« amélioration de produit ».

Innovation radicale

L'innovation est dite « radicale » lorsqu'elle modifie profondément les conditions d'utilisation par les clients et qu'elle s'accompagne d'un bouleversement technologique.

Exemple d'innovation radicale : l'apparition de l'imprimerie, le passage du moteur à vapeur au moteur à explosion, du télégraphe au téléphone (fixe) (1877), du téléphone fixe au téléphone mobile (1983) ou encore le passage de la cassette vidéo VHS au disque DVD (1995) en attendant le passage du disque DVD (1995) au disque Blu-ray, etc.

Innovation architecturale

Le produit est considéré comme un ensemble de composants où chaque élément a une fonction spécifique et est lié avec les autres composants.

Il est donc nécessaire d'avoir une connaissance

  • sur les composants eux-mêmes et la façon de les intégrer dans un système
  • sur les liens entre les composants ou architecture qui existe au sein du produit.

Cette architecture-produit peut faire l'objet de l'innovation, qu'on qualifiera alors d'innovation architecturale[25].

Innovation modulaire

Pour Henderson et Clark, une amélioration est une innovation incrémentale alors que l'on s'accorde aujourd'hui à définir l'innovation comme une amélioration radicale.

Pour Clayton Christensen[modifier | modifier le code]

La technologie « de rupture », telle que définie par Clayton M. Christensen (en) dans Innovator's Dilemma (1997) est initialement sous-performante par rapport aux besoins du marché principal, mais ses progrès la conduisent finalement à y répondre, tandis que la technique dominante devient sous-performante. C'est une technologie « dormante » qui peut mettre longtemps à progresser

Les innovations de rupture (Disruptive innovations)
Article détaillé : Technologie de rupture.

Pour Costas Markides et Paul Geroski[modifier | modifier le code]

Professeur à la London Business School.

Consacrent un livre à l'innovation radicale définie (p. 4) comme une innovation qui, premièrement, introduit une nouvelle et importante (major) proposition de valeur qui change (disrupt) les habitudes et les comportements existants des consommateurs et, deuxièment, dont les marchés qu'elle crée sapent (undermine) les compétences et les actifs complémentaires sur lesquels les concurrents existants ont bati leurs succès.

À la base d'une matrice.

Leur innovation radicale bien que parlant de rupture n'a aucun rapport avec l'innovation de rupture de Christensen

Pour Peter Scott-Morgan[modifier | modifier le code]

Consultant britannique naturalisé américain. Voir Wikipedia. De tout autres dimensions qui définissent des cultures d'innovation

Les quatre types d'innovation pour Scott-Morgan
Fréquence faible Fréquence forte
Amélioration forte Innovation spasmodique Innovation incessante
Amélioration faible Innovation incrémentale Innovation répétitive

Les innovations sociales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Innovation sociale.

Cette forme d'innovation se définit par sa finalité qui vise son inclusion dans un environnement entrepreneurial, social, écologique, économique et humain.

Le Conseil supérieur de l'économie sociale et solidaire (CSESS) définit l'innovation sociale ainsi : "L'innovation sociale consiste à élaborer des réponses nouvelles à des besoins sociaux nouveaux ou mal satisfaits dans les conditions actuelles du marché et des politiques sociales, en impliquant la participation et la coopération des acteurs concernés, notamment des utilisateurs et des usagers. Ces innovations concernent aussi bien le produit ou le service, que le mode d'organisation, de distribution, dans des domaines comme le vieillissement, la petite enfance, le logement, la santé, la lutte contre la pauvreté, l'exclusion, les discriminations... Elles passent par un processus en plusieurs démarches : émergence, expérimentation, diffusion, évaluation."[26]

Exemples : la Grameen Bank, ou Reinvent the Toilet Challenge de la Fondation Bill-et-Melinda-Gates[27].

Les théoriciens de l'innovation[modifier | modifier le code]

Citons, parmi les grands théoriciens de l'innovation qui ont renouvelé nos conceptions de l'innovation  :

Au niveau macro-économique[modifier | modifier le code]

Au niveau de l'entreprise[modifier | modifier le code]

Les sources d'innovations[modifier | modifier le code]

Pour Schumpeter[modifier | modifier le code]

Joseph Schumpeter distinguait dans Capitalisme, Socialisme et Démocratie, publié en 1942, cinq sources d'innovation que l'on peut considérer par ailleurs comme des catégories :

  1. La fabrication de biens nouveaux ;
  2. Les nouvelles méthodes de production ;
  3. L'ouverture d'un nouveau débouché ;
  4. L'utilisation de nouvelles matières premières ;
  5. La réalisation d'une nouvelle organisation du travail.

Pour Drucker[modifier | modifier le code]

Peter Drucker dans son livre Les entrepreneurs (1985), p. 57 et suivantes, en distingue sept :

  • Au sein de l'entreprise
  1. L'imprévu
  2. La contradiction
  3. Les besoins structurels
  4. Le changement
  • À l'extérieur de l'entreprise
5. Les changements démographiques
6. Les changements de perception
7. Les nouvelles connaissances

Pour Robinson & Stern[modifier | modifier le code]

Alan Robinson & Sam Stern, dans leur livre : L'entreprise créative. Comment les innovations surgissent vraiment (2000), en distinguent six.

  1. L'adhésion aux objectifs
  2. L'initiative individuelle
  3. Les expérimentations officieuses (le bootlegging[28])
  4. La sérendipité
  5. Les stimulations créatives
  6. La communication interne

Ces sources sont typiques de l'innovation participative.

Pour von Hippel[modifier | modifier le code]

Pour Eric von Hippel, la source d'innovation à privilégier est l'utilisateur pilote (lead user) ce qui donne naissance à l'innovation utilisateur (user innovation).

Les lead users[modifier | modifier le code]

Méthode employée par Salomon, Décathlon

L'innovation dans l'entreprise[modifier | modifier le code]

Le management de l'innovation[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Le management de l'innovation est la mise en œuvre des techniques et dispositifs de gestion destinés à créer les conditions les plus favorables au développement d'innovations.

En management de l'entreprise (Peter Drucker, etc,) le concept de '« L'innovation », qui est, elle, une des fonctions de l'entreprise, la fonction transverse qui cherche à assurer la production d’un maximum d'innovations, c'est-à-dire d'offres innovantes.

L'innovation est, dans ce dernier cas, un processus managérial, celui consistant à innover, c'est-à-dire à chercher à améliorer constamment l'existant de façon radicale au travers d’un processus dit d’innovation.

Les techniques du management de l'innovation[modifier | modifier le code]

Les techniques de gestion de l'innovation (IMT), les techniques d'organisation et les outils de travail permettent à une entreprise d'optimiser sa capacité à innover.

Citons :

  • La co-idéation
  • Le crowdsourcing
  • Les Living Labs[35](en).
  • La méthode TRIZ (Théorie de résolution de problèmes inventifs), particulièrement adaptée à l'innovation en conception de produit.
  • Les lead-users
  • L'innovation ouverte
L’innovation ouverte est un concept promu par Henry Chesbrough, professeur et directeur du Center for Open Innovation à Berkeley.
C'est un mode d'innovation basé sur le partage, la coopération entre entreprise,
Article détaillé : Innovation ouverte.

Le processus d'innovation de produit[modifier | modifier le code]

En marketing, l'innovation de produit correspond à la mise au point d'un produit nouveau ou à l'incorporation d'une nouveauté dans un produit existant. le processus correspondant s'appelle en France, conception de produit et, aux États-Unis, New Product Development Process (NPD)

Article détaillé : Conception de produit.
Article détaillé : Cycle de vie (commerce).

Aux États-Unis ; New Product Development Process (NPD). Huit étapes dont la première est celle de l'idéation (Fuzzy Front End).

L'innovation va permettre de toucher de nouveaux clients, de fidéliser les siens et de rendre « obsolètes » les produits de ses concurrents.

Mais elle va également permettre de faire grandir l'image de la marque et la capacité de l'entreprise à innover.

Les points de vue divergent quant à la nécessité et à l'efficacité d'un processus d'innovation produit.

  • Les opposants défendent que l'innovation, « la vraie », ne se laisse pas domestiquer et que tout repose sur la sérendipité (aspartame, Viagra, etc.), ce qui est particulièrement vrai dans le domaine de la chimie (nylon, kevlar, etc)
  • Les défenseurs, au contraire, soutiennent que, malgré le rôle important de la sérendipité et du hasard des « bonnes idées », il est possible de favoriser l'aboutissement des bonnes idées pour en faire une offre (commerciale ou non).

Les étapes du processus de l’innovation produit[modifier | modifier le code]

Parmi les défenseurs des processus d'innovation produit, de nombreux processus différents ont été proposés, — linéaires, bouclés, à plusieurs branches, etc. — mais la majorité commence par les idées et leur raffinement et finit par le lancement d'une offre et son suivi.

De nombreuses appellations et représentations existent : pipeline de l'innovation (innovation pipeline), innovation funnel (rarement traduit par « entonnoir » de l'innovation), etc.

Par exemple, voici un tel processus d'innovation produit :

  1. Idées. Production et sélection d’idées.
  2. Concept. Étude du potentiel, la définition de marchés cibles et le choix des projets.
  3. Faisabilité du projet. Création de l’équipe, conception technique, brief marketing à destination de la R&D, la validation financière et étude marketing du produit, essais sur le nouveau produit,
  4. Industrialisation. Essai sur les lignes, effectuer la phase d’industrialisation et la finalisation.
  5. Lancement. Pendant la phase de lancement il faut effectuer la présentation de produit, l’étude de marché, et la force de vente le produit.
  6. Contrôle

Pendant chaque étape du processus, il est nécessaire d’effectuer l’analyse : « Est-ce que nous voulons aller plus loin ou pas » (go/no go) ?

La chaîne d'innovation marketing et ses étapes[modifier | modifier le code]

L'innovation en matière de biens et services est le fruit d'une chaîne d'innovation marketing spécifique (innovation funnel).

Cette chaîne prend sa source dans les besoins non satisfaits des consommateurs (dans le cas de biens et services auprès du grand public) mais aussi auprès entreprises (dans le cadre de biens et services professionnels).

Elle comprend une série d’étapes dont chacune d’entre elle permet de filtrer (donc conserver ou éliminer) des pistes innovantes et de les enrichir.

Partant d’une série des besoins non satisfaits à partir d’insights consommateurs (ou Consumer insight), la chaîne d’innovation marketing vise à répondre aux besoins consommateurs par un concept de biens ou services qui, s’il est estimé appétant auprès de la cible et économiquement viable, est ensuite lancé.

Une chaîne d'innovation marketing est articulée autour des étapes suivantes :

  1. Collecte des idées (liées à des besoins non couverts)
  2. problématisation de ces idées (sous forme de Consumer insight)[36]
  3. création d'un concept de produit, c'est-à-dire un concept de bien ou de service
  4. évaluation du concept de produit
  5. étude du prix et de ce produit
  6. étude de la volumétrie de marché (quel volume de ventes peut-on escompter pour ce concept de bien ou service, pour un prix donné),
  7. étude du packaging (pour les biens matériels), de communication, de publicité
  8. lancement.

L'entreprise innovante. Mesure de la capacité d'une entreprise à innover, de son innovativité[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs méthodes

L'Innovation Premium Index[modifier | modifier le code]

Une enquête de huit ans. L'innovativité à long terme Les entreprises les plus innovantes du monde à long terme sont : 1. Salesforce.com 2. Amazon.com 3. Intuitive Surgical 4. Tencent Holdings 5. Apple 6. Hindustan Lever 7. Google 10. Monsanto 15. Infosys 18. Pernod Ricard

Embedded in each of these companies is a code for innovation, discernible in their people, processes and philosophies—what les auteurs refer to as a “3P” framework for understanding the DNA of innovative organizations. What does the average company need to achieve in these areas to spark an innovation premium ?

  1. Fundamental change within senior managers (some mastery of the five discovery skills);
  2. changes in how their innovation project teams work (processes that support innovation);
  3. changes in philosophies that foster the belief that innovation really is everyone’s job.''

L'innovation en pratique[modifier | modifier le code]

L'innovation est le fruit du travail de nombreuses compétences différentes. Un individu isolé sera donc très rarement « innovant » ; au mieux il sera inventif et créatif. C'est la conjonction de la créativité de toute une équipe (formelle ou non) qui conduit à l'innovation.

Par exemple, un ingénieur doit acquérir une conscience des rouages contribuant à la performance de l’innovation de son entreprise ainsi que se doter d’une bonne vision de l’écosystème de l’innovation de celle-ci. Cette compréhension holistique de l’innovation doit pallier le manque de concertation entre les fonctions de l’entreprise (recherche et développement, marketing stratégique, plan produit, projets de développement, achats, ressources humaines, …) dans la veille et la participation à la stratégie innovation.

Penser l’innovation aujourd’hui, c’est également penser en termes d’organisation innovante. Associer l’ensemble des fonctions de l’entreprise et de ses partenaires de l’innovation, dès l’amont du cycle, en raisonnant dans le monde des usages et des expériences clients, en développant enfin une culture de l’innovation et des incitations et valorisations claires pour changer et remettre en cause les habitudes chaque jour.

Les techniques pratiques de l'innovation produit peuvent être déployées selon 3 niveaux :

  • relever les défis de l'innovation dans la vision globale de l'entreprise : organisation, R&D, marketing ;
  • faire surgir et déployer des idées créatrices de valeur : open-innovation, utilisateurs et scénarios d'usages, outils, team-working ;
  • mettre en œuvre l'innovation à tous les stades de la conception : éco-innovation, création de valeur, systèmes complexes, etc. ;

Pour plus de détails, voir les fiches pratiques de l'ouvrage Déployer l'innovation « [3] »[37]

Développer son potentiel d’innovation par les réseaux[modifier | modifier le code]

Pour exploiter au mieux ce « capital innovation » souvent sous-estimé et peu pris en compte, il est nécessaire de structurer son processus d'innovation et son organisation de travail.

La gestion des ressources humaines est responsable de faciliter toute initiative de créativité et d'originalité dans l'entreprise et tenir compte de toutes les idées. L’organisation de l'entreprise doit permettre le suivi structuré de chaque projet, et la collaboration des différents secteurs de l'entreprise (Marketing, R&D etc…). Chaque secteur de l’entreprise doit avoir conscience de son savoir-faire technique et savoir l'exploiter, investir régulièrement dans ses outils de travail et former continuellement son personnel. L’entreprise élargie (fournisseurs, clients et autres parties prenantes) devrait être intégré aux différents processus (production, conception, logistique,...), par la participation à des réseaux pour rester à l'écoute et se faire connaître.

Les échecs de l'innovation[modifier | modifier le code]

L'innovation et la politique[modifier | modifier le code]

Les répercussions et l'impact économique et social de l'innovation[modifier | modifier le code]

L'introduction d'innovations, sur le marché, par les entreprises se répercute de multiples façons sur l'économie.

Par exemple, l'invention du motoneige et sa commercialisation par Bombardier Produits récréatifs inc. (BRP) a bouleversé la vie des Inuits.

L'invention par Alistair Pilkington, et la diffusion par la société Pilkington du procédé « Float » a bouleversé l'industrie du verre.

L'innovation, de produit ou de procédé, qu'elle soit radicale ou incrémentale, engendre une plus ou moins grande obsolescence des autres biens de même catégorie.

Sociologie de l'innovation[modifier | modifier le code]

Les innovations s’inscrivent toujours dans un cadre social bien déterminé, elles dépendent du contexte social de l’environnement dans lequel elles sont nées.

Le développement des petits pots pour bébés ne se comprend que dans un contexte comprenant l’existence du four à micro-ondes, de nombreuses femmes salariées et la notion d’acceptation sociale d’un « baby food » industriel.

Le baladeur, quant à lui, ne peut survivre que dans un monde individualisé (écouter seul « sa » musique, « se couper du monde »…), mobile (ne pas être à la merci d’un fil et ne pas être gêné par l’appareil…), polyvalent (on fait désormais plusieurs choses en même temps - se déplacer et écouter de la musique...) et miniaturisé (l’appareil tient dans la main, ou dans la poche...).

Ces objets techniques ne sont pas « transhistoriques », leur usage, ou leur fonction évolue dans le temps

Politiques gouvernementales envers la R&D et l'innovation[modifier | modifier le code]

L'innovation « industrielle » est souvent , comme au Canada, au Québec, au Royaume-Uni, en Espagne, en Suisse, au Brésil, en Nouvelle-Zélande ou, temporairement, en 2013, en France, du ressort d'une instance gouvernementale de haut-niveau, ministère ou secrétariat d'État,

La plupart des grands pays industrialisés s’attachent à favoriser l’innovation.

Levier essentiel de la croissance à long terme de l'économie, elle profite à la collectivité d'une façon plus que proportionnelle à son rendement pour ceux qui la réalisent[réf. nécessaire]. La R&D et l'innovation sont, en outre, un atout stratégique essentiel : l'indépendance nationale dépend d'un socle de recherche solide et de la maîtrise des grandes filières technologiques, ce qui justifie une action des pouvoirs publics pour aider les entreprises à maintenir ou conquérir leur place en la matière.

Il n'y aurait aucun lien entre la quantité d'investissement en R&D d'une entreprise et son potentiel d'innovation.[réf. nécessaire] Il faut reprendre le « paradigme de l'innovation » de von Hippel pour décrypter et comprendre que l'innovation dans les services, l'innovation sociétale tout comme l'innovation technologique sont autant de stratégies porteuses [réf. nécessaire]

La politique européenne d'Innovation est à un tournant. Un groupe de pays piloté par l'Allemagne souhaite uniformiser les pratiques d'innovation en Europe et adopter une politique unique qui ne tirera pas profit de la richesse qu'apporte la diversité. Cela tuera le potentiel innovant des pays du Sud. Cette politique est contraire à tous les textes scientifiques sur le sujet (Richard Florida et sa classe creative, par exemple), ou encore contraire à toutes les réussites (Californie). Cette vision est en partie juste mais doit forcément s'accompagner d'une autre politique qui elle s'appuiera sur les diversité socio-culturelles de l'Europe pour dynamiser des marchés intérieurs, pour produire de l'agilité et de l'opportunisme indispensable en innovation.[réf. nécessaire]

Au Canada[modifier | modifier le code]

L’innovation se définit comme un engagement des gouvernements à reconnaître et à adopter de nouvelles idées, de nouvelles façons de faire et de nouvelles formes de prestation des services. Elle comprend de nouvelles manières d’optimiser les ressources en faisant appel au public, en assumant de nouveaux risques et en misant sur de nouvelles technologies,dans : L’innovation au gouvernement ? Entretiens avec de hauts fonctionnaires du Canada, Deloitte, Toronto, 2011

L'innovation et l'Éducation Nationale[modifier | modifier le code]

L'innovation est un thème récurrent de recherche au sein de l"Éducation Nationale (Journées nationales de l'Innovation, création du Cnire, etc)

  • Le Cnire (Conseil national de l'innovation pour la réussite éducative) : « Une pratique innovante est une action pédagogique caractérisée par l’attention soutenue portée aux élèves, au développement de leur bien-être, et à la qualité des apprentissages. En cela, elle promeut et porte les valeurs de la démocratisation scolaire. Prenant appui sur la créativité du personnel et de tous les élèves, une pratique innovante repose également sur une méthodologie de conduite du changement. »

Divers[modifier | modifier le code]

Notions diverses[modifier | modifier le code]

Innovation de process ou de procédés 
L'innovation de process concerne la mise au point ou l'adoption de méthodes d’organisation, de développement, de fabrication, de production ou de distribution nouvelles. Exemple : le passage du Minitel à l'Internet pour la vente à distance.
Intelligence innovation 
Le concept anglophone d'intelligence innovation concerne tout ce qui lie le « renseignement », « l'espionnage industriel » non délictueux - c'est-à-dire l'intelligence économique, les veilles qu'elle comprend (veille informationnelle, veille stratégique, veille technologique...) et certaines formes de gestion des connaissances - à l'innovation.
Politique d'innovation et plan d'innovation 
Ces expressions désignent de plus en plus des aides que les états et gouvernements mettent ou peuvent mettre en œuvre pour favoriser et promouvoir l'innovation (subventions, défiscalisation, prix, etc.). Dès lors, on n'emploie plus ces expressions (galvaudées par le côté politiques gouvernementales) pour désigner la politique interne de l'entreprise. On préférera utiliser les expressions management de l'innovation, stratégie d'innovation, tableau de bord de l'innovation, etc.
Systèmes d'innovation 
Les systèmes d'innovation, lorsqu'ils sont liés à la politique d'innovation, ou quand ils concernent l'économie, la sociologie ou la nation, désignent toutes les activités favorisant l'emploi, la création et le développement des entreprises, et donc la croissance, la compétitivité et la performance économique des nations ou des entreprises. Lorsque l'on parle des (ou du) systèmes d'innovation d'une entreprise, le terme désigne alors généralement les méthodologies, les processus et les techniques que cette entreprise peut mettre en œuvre pour améliorer sa compétitivité.
Innovation pull (venant de l'expression market pull
Innovation consécutive à la demande exprimée du marché qui « tire » le nouveau produit.
Innovation push (venant de l'expression technology push
Innovation consécutive à l'évolution d'une technique qui « pousse » à innover.
Il y a deux façons pour que la technologie force à innover :
  • À la suite d'une découverte scientifique ou du service recherche et développement (R&D), il semble impossible de ne pas appliquer cette nouvelle technique aux produits de l'entreprise (innovation de rupture).
  • On innove face à une loi de progrès continu, contre laquelle on ne peut quasiment rien. Exemple : la loi de Moore selon laquelle le nombre de transistors par puce double tous les 18 mois.
Innovation entrepreneuriale 
« L'entreprise a deux fonctions essentielles, et deux seulement : le marketing et l'innovation. Le marketing et l'innovation produisent des résultats, le reste n'est que dépenses (Peter Drucker) ». Cette vision de l'entreprise n'est pas à prendre au pied de la lettre (au sens strict, seule la fonction « ventes » rapporte de l'argent aux entreprises) mais dans une perspective de long terme, en tant que gage de vitalité : pour Drucker, une entreprise qui cesse d'innover signe son arrêt de mort à plus ou moins moyen terme.

Plate-forme mutualisée Innovation[modifier | modifier le code]

Les plates-formes mutualisées d’innovation sont destinées à offrir des ressources mutualisées (équipements, personnels et services associés) en accès ouvert, principalement aux membres du ou des pôle(s) de compétitivité labellisateur(s) et en particulier aux PME. Elles doivent permettre de mener à bien des projets de recherche et développement à forte retombées économiques, pouvant aller jusqu’à leur phase d’industrialisation et de mise sur le marché. Elles ouvrent la possibilité de procéder à des projets d’innovation, des essais et des tests, de développer des prototypes et/ou des préséries, voire de servir de laboratoires d’usages ou « living labs ».

L'innovation dans les sports[modifier | modifier le code]

Des nouveaux sports ont été inventés dans les cinquante dernières années, tous des innovations et certains consacrés comme sports olympiques.

auxquels s'ajoutent les sports extrêmes

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'innovation se manifeste aussi dans le secteur des services non-marchands. C'est l'innovation sociale, traitée dans un article séparé.
  2. Dans certaines limites (amélioration continue kaizen ou radicale kaikaku de la Toyota Way)
  3. Un nouveau produit n'est pas forcément innovant. Il peut n'être, comme par exemple, l'iPad mini qu'une extension de gamme. On ne peut alors pas le qualifier d'« innovation »
  4. Manuel d'Oslo : « An innovation is the implementation of a new or significantly improved product (good or service), A product innovation is the introduction of a good or service. A process innovation is the implementation of a new or significantly improved production or delivery method. » Diversement traduit « on entend par innovation technologique de produit la mise au point/commercialisation d'un nouveau produit, etc. » Implémenter nous parait être le meilleur terme générique
  5. Par exemple, le Post-it (1980), la souris d'Apple (1984), le Red Bull (1987), les GAB, la GoPro (2005), l'iPad (2010), le système Nespresso (1988), le Piaggio MP3 (2006), la Wifi, YouTube, le Viagra (1990), l'Airbus A380 (2007), les Abribus, Skype, les Varilux, le Vélib' (2007), etc.
  6. Voir « Quelques innovations marquantes des dernières années » dans Le marketing de l'innovation, p. 9-10
  7. comme au Québec, au Royaume-Uni, en Espagne, en Suisse, au Brésil, en Nouvelle-Zélande ou, temporairement, en 2013, en France
  8. Ceci grâce à une enquête périodique : l'Enquête Communautaire sur l'innovation pilotée par l'Insee et dont les définitions encadrent peu ou prou le discours sur le sujet
    Cela se traduit par la publication de l'Innovation Union Scoreboard, indicateur de l'innovativité nationale — la capacité nationale comparée des 28 pays de l'Union Européenne à innover –  et de ses facteurs explicatifs.
  9. À ce niveau, en France, l'innovation est un thème récurrent de recherche pour l'Éducation Nationale. Voir le Cnire.
  10. Benoît Godin, Innovation. The history of a category
  11. 1939 et 1942
  12. Voir à ce sujet l'article coaching sur ce Wiki.
  13. Jean-Louis Swiners et Jean-Michel Briet, L'intelligence créative au-delà du brainstorming. Innover en équipe, Maxima, 2004, p. 77
  14. http://www.keepeek.com/Digital-Asset-Management/oecd/science-and-technology/manuel-d-oslo_9789264013124-fr
  15. Plus Grande Caractéristique Commune
  16. Philip Kotler, Kevin Keller & Delphine Manceau, Marketing Management, 14e édition, Pearson, Paris, 2012 (traduit de : Philip Kotler & Kevin Keller, Marketing Management, 14th edition, Prentice Hall, 2011.
  17. (en) The Global Competitiveness Report 2012-2013 - Forum économique mondial, p. 8 [PDF]
  18. Ram Nidumolu, C.K. Prahalad et M.R. Rangaswani, «  »Why sustainability is now the Key Driver of Innovation, Harvard Business Review
  19. Philippe Bihouix et Benoît de Guillebon, Quel avenir pour les métaux ? Raréfaction des métaux, un nouveau défi pour la société, EDP Sciences, p. 61
  20. Alan Robinson & Sam Stern, « Quand l'encre explose » et « Les heureuses coïncidences » dans L'entreprise créative. Comment les innovations surgissent vraiment, Éditions d'Organisation, Paris, 2000, p. 200-208 et 220-223. Traduit de : (en) Corporate Creativity. How Innovation and Improvement Actually Happen, Berrett-Koehler, San Francisco, 1997.
  21. Voir sur techtoc.tv.
  22. Voir sur internetactu.net.
  23. Pour une analyse de ces politiques de concertation au niveau européen dans le cadre de la politique des Médias, Europe créative, et la politique européenne en matière d'innovation, voir : Violaine Hacker, The EU media policy and the EU2020 Strategy: New roles and actions for players of the Creative Europe, European Union at the crossroads: The European perspectives after the global crisis, Attila Ágh (ed.), Budapest College of Communication, Business and Arts 2011 (ISBN 978-963-88943-2-8), (ISSN 1589-6781), p. 123-152
  24. « Les Dix Modeles d'Innovation Rigueur-et Innovation », sur Dix Modeles D'Innovation Résumé,‎ 2014 (consulté en 2014)
  25. a, b et c (en) Clark Henderson, Architectural innovation : The reconfiguration of existing product technologies and the failure of established firms, Administrative Science Quaterly 35, 1990, pp. 9-30. Pour aller plus loin, une note de lecture de Ludovic Belz et le texte original sont disponibles ici.
  26. « Rapport de synthèse du groupe de travail innovation sociale du CSESS »,‎ Décembre 2011 (consulté le 22 août 2014)
  27. (en) Water, Sanitation & Hygiene : Areas of Focus - Fondation Bill-et-Melinda-Gates
  28. a et b http://en.wikipedia.org/wiki/Bootlegging_(business)
  29. Les entrepreneurs, Pluriel, 1985
  30. http://en.wikipedia.org/wiki/Clayton_M._Christensen
  31. http://en.wikipedia.org/wiki/Eric_von_Hippel
  32. http://www.amazon.com/The-Innovators-DNA-Mastering-Disruptive/dp/1422134814/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1362476802&sr=8-1&keywords=The+Innovator%27s+DNA
  33. http://en.wikipedia.org/wiki/Henry_Chesbrough
  34. http://en.wikipedia.org/wiki/Outcome-Driven_Innovation
  35. http://en.wikipedia.org/wiki/Living_lab
  36. [1]
  37. Déployer l'innovation « [2] », publié par les Éditions Techniques de l'ingénieur sous la direction de Bernard Yannou et Romain Farel, 2011, (ISBN 978-2-85059-129-7)
  38. https://en.wikipedia.org/wiki/Smart_Fortwo#First_generation_.28Build_series_W450.2C_1998.E2.80.932007.29

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

1950-1984

  • Peter Drucker, La pratique de la direction des entreprises, Les Éditions d'Organisation, 1957. Traduit de ; The Practice of Management, 1954.
  • Peter Drucker, Que sera demain ? Prévisions, Les Éditions d'Organisation, 1961, Chap. II, « Du progrès à l'innovation », Traduit de : Landmarks of Tomorrow, 1957 . Disponible sur Google Book.Landmarks of Tomorrow
  • (en) Kenneth Knight, « A Descriptive Model of the Intra-Firm Innovation Process », dans : The Journal of Business, 1967, Vol.40, p. 478–496

1985-1997

  • Peter Drucker, Les Entrepreneurs, Pluriel, Paris, 1985. Traduit de : (en) Innovation et Entrepreneurship. Practice and Principles, Harper & Row, New York, 1985.
  • Richard N. Foster , L'Innovation. Avantage à l'attaquant, InterÉditions, Paris, 1986. (Traduit de : (en) Innovation: The Attacker's Advantage, Summit Books, 1986.
  • (en) Rebecca Henderson et Kim Clark, « Architectural innovation : The reconfiguration of existing product technologies and the failure of established firms », in : Administrative Science Quaterly 35 : 9-30, 1990. Le texte et une présentation de ce texte sont disponibles ici)
  • (en) Constantinos Markides, All the Right Moves: A Guide to Crafting Breakthrough Strategy, Perseus, 1990.
  • (en) James M. Utterback. Mastering the Dynamics of Innovation, Harvard Business Review Press, 1996.
  • Alan Robinson & Sam Stern, L'entreprise créative. Comment les innovations surgissent vraiment, Éditions d'Organisation, Paris, 2000. Traduit de : (en) Corporate Creativity. How Innovation and Improvement Actually Happen, Berrett-Koehler, San Francisco, 1997 (?)

2000-2003

  • (en) Peter Scott-Morgan, The End of Change: How Your Company Can Sustain Growth and Innovation While Avoiding Change Fatigue, McGraw-Hill, 2002.
  • (en) Roger Bean & Russell Radford, The Business of Innovation: Managing the Corporate Imagination for Maximum Results, Amacom, 2001.
  • Robert Sutton, 11,5 idées décalées pour innover : Le guide pratique de l'innovation pour tous les managers qui veulent faire bouger les choses, Village Mondial, 2001 (traduit de : (en) Weird Ideas That Work: 11 1/2 Ways to Build Companies Where Innovation Never Stops, Free Press, 2001)
  • (en) Richard Foster and Sarah Kaplan, Creative Destruction: Why Companies That Are Built to Last Underperform the Market. And How to Successfully Transform Them, Currency Book, New York, 2001.
  • (en) Tom Kelley, The Art of Innovation, Doubleday, 2001.
  • (en) Clayton Christensen. The Innovator's Dilemma. HarperBusiness. 2001.
  • Nathalie Joulin, Les coulisses des nouveaux produits. Innover en s'inspirant de la grande consommation, Éditions d'Organisation, Paris, 2002.
  • Bertrand Bellon, L'innovation créatrice, Economica, 2002.
  • (en) Everett Rogers, Diffusion of Innovations, 2003
  • (en) Clayton Christensen, The Innovator's Solution: Creating and Sustaining Successful Growth. Harvard Business School Press. 2003.

2004-2007

  • (en) Constantinos Markides & Paul Geroski, Fast Second: How Smart Companies Bypass Radical Innovation to Enter and Dominate New Markets, Jossey-Bass, 2004.
  • Jean-Louis Swiners et Jean-Michel Briet, L'intelligence créative au-delà du brainstorming. Innover en équipe, Maxima, 2004.
  • (en) C. K. Prahalad and Venkat Ramaswamy, The Future of Competition: Co-Creating Unique Value With Customers, 2004
  • (en) Anthony Ulwick, What Customers Want: Using Outcome-Driven Innovation to Create Breakthrough Products and Services, McGraw-Hill, 2005.
  • Jean-Yves Prax, Bernard Buisson et Philippe Silberzahn, Objectif Innovation, Dunod, 2005
  • (en) Tom Kelley, The Ten Faces of Innovation : IDEO's Strategies for Defeating the Devil's Advocate and Driving Creativity Throughout Your Organization, Currency/Doubleday, 2005
  • (en) Eric von Hippel, Democratizing Innovation, The MIT Press, 2006.
  • Jacques Fache, Les Mutations industrielles, Belin, Collection Mémento. Géographie, 23 octobre 2006.
  • (en) Robin Karol & Bebee Nelson, New Product Development For Dummies, For Dummies, 2007.

2008

  • Vincent Boly, Ingénierie de l'innovation, éditions Hermès, 2008.
  • (en) Constantinos Markides, Game-Changing Strategies: How to Create New Market Space in Established Industries by Breaking the Rules, Jossey-Bass, 2008.
  • Géraldine Benoit-Cervantes, La boite à outils de l'Innovation, Dunod, Paris, 2008.
  • (en) Jean-Philippe Deschamps, Innovation Leaders: How Senior Executives Stimulate, Steer and Sustain Innovation, Jossey Bass, 2008.
  • (en) Alan Lafley & Ram Charam, The Game-Changer: How You Can Drive Revenue and Profit Growth with Innovation, Crown Business, 2008.
  • (en) Roland Berger, Soumittra Dutta, Tobias Raffel & Geoffrey Samuels, Innovating at the Top: How Global CEOs Drive Innovation for Growth and Profit, Palgrave Macmillan, 2008.

2009

  • Jean-Hervé Lorenzi, Alain Villemeur, L'Innovation au cœur de la nouvelle croissance, Économica, 2009
  • Jean-Louis Swiners, « Le conundrum de l’innovation. Des conditions et de la contingence du succès d’une innovation », Le Cercle des Entrepreneurs du Futur, 2009.
  • Arnaud Groff, Manager l'innovation », 100 questions, AFNOR, 2009.
  • Isabelle Denerveaux & Olivier Chatin, L'ADN de l'entreprise innovante: Comment accroître les capacités créatives des entreprises, Eyrolles, 2009.

2011

  • (en) Paul Trott, Innovation Management and New Product Development (5th Edition), Prentice Hall, 2011.
  • (en) Clayton Christensen, The Innovator's Dilemma: The Revolutionary Book That Will Change the Way You Do Business. HarperBusiness, 2011
  • (en) Jeff Dyer, Hal Gregersen et Clayton Christensen , The Innovator's DNA : Mastering the Five Skills of Disruptive Innovators, Harvard Business Review Press, 2011.
  • Bernard Yannou (sous la direction de —), Déployer l'innovation [4], Éditions Techniques de l'ingénieur, 2011 (ISBN 978-2-85059-129-7)
  • Philip Kotler, Kevin Keller & Delphine Manceau, Marketing Management, 14e édition, Pearson, Paris, 2012 (traduit de : (en) Philip Kotler & Kevin Keller, Marketing Management, 14th edition, Prentice Hall, 2011)
  • Emmanuelle Le Nagard-Assayag & Delphine Manceau, Le marketing de l'innovation. De la création au lancement de nouveaux produits, 2e édition, Dunod, 2011.

2012

  • (en) Phil McKinney, Beyond the Obvious: Killer Questions That Spark Game-Changing Innovation, Hyperion, 2012.
  • Séverine Le Loarne et Sylvie Blanco, ouvrage collectif sous la direction de —, Management de l'Innovation , Éditions Pearson Education, 2e édition 2012
  • (en) Terry Jones, ON Innovation, Essental Ideas, 2012.
  • (en) Kenneth Kahn, PDMA Handbook of New Product Development, 3th Edition, Wiley, 2012
  • (en) Navi Radjou, Jaideep Prabhu & Simone Ahuja, Jugaad Innovation: Think Frugal, Be Flexible, Generate Breakthrough Growth, Jossey-Bass, 2012.
  • (en) Vijay Govindarajan & Chris Trimble, Reverse Innovation: Create Far From Home, Win Everywhere, Harvard Business Review Press, 2012.
  • DGCIS, Osez l'innovation. Guide pratique pour les activités de services, Direction Générale pour la Compétitivité des Industries de Service, 2012.
  • Claude Birraux et Jean-Yves Le Déaut, L'innovation à l'épreuve des peurs et des risques, OPECST, 2012

2013

  • (en) Larry Keeley and Helen Walters, Ten Types of Innovation: The Discipline of Building Breakthroughs, Wiley, 2013.
  • Anne Lauvergeon, Un principe et sept ambitions pour l'innovation, 2013.
  • Union de l'Innovation, Guide de poche sur une initiative Europe 2020, 2013
  • Sandrine Fernez-Walch et François Romon, Management de l'innovation. De la stratégie aux projets, 3e édition, Vuibert, 2013.
  • Albéric Tellier et Thomas Loilier, Gestion de l'innovation : Comprendre le processus d'innovation pour le piloter, EMS, 2e édition revue et augmentée, 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]