Afro-Européens

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Les Afro-Européens ou les Européens noirs désignent des personnes qui vivent en Europe ou dans les colonies européennes. Une partie de leurs ancêtres, esclaves, ont été déportés de l'Afrique subsaharienne via le commerce triangulaire vers les pays ou les colonies européennes. Les descendants sont issus de l'union voulue ou subie entre les esclaves et les colons européens. Ce mélange métissé a créé les populations antillaises (petites et grandes Antilles) que nous connaissons aujourd'hui. Exemple : En France, ce sont les colons Normands, Bretons et Poitou qui ont eu des descendances avec les africains subsahariens et qui ont donné naissance à ce métissage. D'un point de vue génétique, les Antillais possèdent 20% et plus de gènes Européen.

Les Afro-Européens vivent dans les pays dont l'histoire a comporté une phase coloniale, comme la France, le Royaume-Uni, le Portugal, les Pays-Bas, la Belgique, l'Italie,l'Allemagne, en Espagne, et en Suède[réf. souhaitée].

Un concept à la fois évident et ambigu[modifier | modifier le code]

La notion d'« Afro-Européens » comme tous les termes qui servent à décrire une ou des différences, comporte des aspects ambigus selon le domaine auquel on l'applique.

Son usage est ancien en linguistique où il sert à désigner une langue créoles dont la langue « lexificatrice » [1],[2]est soit le français, soit l'anglais, soit le néerlandais, soit l'espagnol ou le portugais[3],[4], et dont les autres langues qui ont concouru à la formation de son vocabulaire sont soit d'autres langues de ce même groupe, soit une ou plusieurs langues parlées en Afrique. Certaines de ces langues possèdent une histoire qui s'étend sur un demi-millénaire et sont parfois pratiquées par des locuteurs qui ne résident pas en Europe[5].

Le concept d'« Afro-Européens » fait le plus souvent référence à des personnes qui sont originaires de régions qui sont géographiquement situées au sud du Sahara.

Le concept d'« Afro-Européens » est souvent utilisé sur le modèle de celui « d'Afro-Américains » par les militants des associations et des mouvements qui militent en faveur de l'égalité des chances des personnes métissées noires et métis mulatres originaires des Dom Tom et d'Europe[6]. Il s'agit ici aussi d'une notion qui doit être utilisée avec prudence car elle tend à exclure les populations de couleur qui ne sont pas d'origine africaine[7] qui ont souvent partagé les mêmes histoires.

Afro-Européens célèbres[modifier | modifier le code]

Historiques[modifier | modifier le code]

Contemporains[modifier | modifier le code]

Dans de nombreux championnats de football européens, les joueurs noirs représentent jusqu’à 20 % de l'ensemble des joueurs. En revanche, parmi les entraîneurs et les dirigeants des équipes de football, les noirs étaient jusqu’à récemment complètement absents. En 2000, Frank Rijkaard est devenu le premier Noir à entraîner une équipe nationale européenne en prenant la tête de l’équipe des Pays-Bas et a depuis brillamment poursuivi sa carrière d’entraîneur en Espagne. Récemment, le sénégalais Pape Diouf est devenu directeur sportif de l’Olympique de Marseille. Paul Ince est devenu le premier dirigeant d’une équipe de football du championnat anglais en prenant la tête du Blackburn Rovers FC et aussi le premier joueur noir à avoir été capitaine de l’équipe d’Angleterre.

Répartition[modifier | modifier le code]

Les populations d’origine africaine se retrouvent principalement dans les pays suivants :

Pays Estimation Description
Drapeau de la France France 3-5 millions Afrique subsaharienne seulement. 3 millions, estimation donnée par le Conseil représentatif des associations noires (les statistiques fondées sur l'origine ethnique sont interdites en France). Un quart des Français noirs ont des origines liées aux îles des Antilles. Voir aussi Noirs en France.
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 2 millions Estimé à 2 millions, d'Afrique et des Caraïbes. Voir aussi Communauté afro-caribéenne du Royaume-Uni.
Drapeau de l'Italie Italie 1 million[8] Afrique subsaharienne et Sénégal et Mali.
Drapeau de l'Espagne Espagne 505 000 [citation nécessaire] Afrique sub-saharienne seulement. Les origines de ces personnes se retrouvent principalement au Sénégal, au Nigeria, en Gambie, ou encore en Guinée équatoriale, qui est une ancienne colonie espagnole[9].
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 700 000 Principalement d'origine surinamienne et des Antilles néerlandaises, mais aussi du Cap-Vert et d'autres régions d'Afrique.
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 500 000[10] Les statistiques fondées sur l'origine ethnique sont interdites en Allemagne mais l'ISD (Initiative für Schwarze Deutsche, « Initiative pour les Allemands noirs ») estime le nombre d'Allemands noirs à 500 000. Cette source ne précise pas si ce nombre compte seulement les Noirs avec la nationalité allemande ou tous les Noirs résidant en Allemagne.
Drapeau du Portugal Portugal 400 000[11] Leurs origines remontent principalement aux anciennes colonies portugaises d'Afrique, en particulier le Cap-Vert, l'Angola, la Guinée-Bissau et des Brésiliens d'origine africaine.
Drapeau de la Russie Russie 10 000[citation nécessaire] Les Russes noirs sont majoritairement des descendants des esclaves africains qui furent déportés en Russie durant la période de l'Empire ottoman. Le tsar Pierre Ier de Russie les avait alors recommandés pour leur résistance à la tâche.
Drapeau de l’Irlande Irlande 45 000
Drapeau de la Suède Suède 60 000[citation nécessaire]
Drapeau de la Suisse Suisse 85 000 Principalement originaires de la RDC, de l'Angola, du Cameroun mais aussi du Cap-Vert et de l'Afrique de l'est. La grande majorité des Africains de Suisse vit dans la partie francophone du pays.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La langue « lexificatrice » est celle qui a concouru à la formation d'un créole en lui apportant la majorité de son vocabulaire
  2. (fr) « Langues créoles, diachronie et procédés de reconstruction, Nicolas Quint, Bulletin de la Société de linguistique de Paris, 2001, pages : 265-284 », sur Peeters On Line Journals (consulté le 26 janvier 2012)
  3. Il existe aussi des créoles dont la langue lexificatrice est le chinois mandarin.
  4. (fr) « Un créole arabe : le kinubi de Mombasa. Étude descriptive. Xavier Luffin, thèse de mastère, université libre de Bruxelles, 31 janvier 2004. », sur Openthesis (consulté le 26 janvier 2012) : « Les Nubi, une communauté musulmane répartie principalement entre l'Ouganda, le Kenya et la Tanzanie, sont originaires du Sud du Soudan. Ils sont arrivés à la fin du XIXe siècle en Afrique de l'Est, mais ils ont conservé leurs traditions et surtout leur langue : le kinubi. Il s'agit d'un créole arabe, proche du parler de Juba (Soudan), fortement influencé par le kiswahili (et l'anglais). Le but de cette recherche est de comparer le parler de Mombasa à ceux de Kibera (Kenya) et de Bombo (Ouganda), et d'analyser l'importance et les causes de l'influence du kiswahili sur cette langue, sur le plan du vocabulaire et de la grammaire. »
  5. Les créoles de Louisiane, ou le créole cap-verdien, par exemple.
  6. (fr) « Claudy Siar délégué interministériel à l'égalité des chances, Baptême médiatique difficile pour le nouveau délégué interministériel, François-Xavier Guillerm(agence de presse GHM), 1er avril 2011. », sur Blog France-Antille de François-Xavier Guillerm (consulté le 26 janvier 2012) : « Tant que l’image négative de l’Afrique sera celle que l’on connaît, elle rejaillira sur tous les Africains, Afro-caribéens, Afro-américains ou Afro-européens. _ Claudy Siar »
  7. (fr) « Zendiyen Gwadloup, entretien avec Michel Reinette , François-Xavier Guillerm(agence de presse GHM), 1er avril 2011. », sur Blog France-Antille de François-Xavier Guillerm (consulté le 26 janvier 2012) : « ... pour ces communautés venues en 1854, six ans après l’abolition de l’esclavage, remplacer les noirs sur les plantations. Ces Indiens ont connu pratiquement les mêmes sorts. Ils ont connu une situation extrêmement difficile. Un vécu complètement démonétisé qui les a poussés à se replier sur eux–même, à avoir un comportement un peu clanique...
    Évidemment les choses ont été comme l’histoire d’Henry Sidambarom qui est un monsieur qui a combattu bec et ongles et passant par la case prison, d’ailleurs, pour que les faits indiens soient admis, afin que les Indiens deviennent des citoyens, puis qu’ils furent longtemps apatrides, méprisés. Je dirais c’est un peu notre père à tous, Antillais. Le combat fut rude. Il fut instructif pour les autres Guadeloupéens qui soient, blanc, noir, jaune. Il est important aujourd’hui de voir qu’il y a une population, un peuple qui existe avec toutes ces forces. »
  8. (it) (it) « Official Statistica » (consulté en 2009-07-21)
  9. (es) (es) « Población extranjera por sexo, país de nacionalidad y edad (hasta 85 y más) », Demografía y Población,‎ Instituto Nacional de Estadística (consulté en 2008-07-21)
  10. (en) « German Newspaper Slammed for Racist Cover », Spiegel Online,‎ 2008-06-05 (consulté en 2008-06-18)
  11. (pt) (pt) « Quadro de Avaliação e Responsabilização 2008 (QUAR) », Estatísticas 2006, Serviço de Estrangeiros e Fronteiras (consulté en 2008-07-21)

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Voir aussi[modifier | modifier le code]