Vermont

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vermont (homonymie).

44° 00′ 00″ N 72° 42′ 00″ O / 44, -72.7 ()

Vermont
Sceau
Sceau
Drapeau
Drapeau
Carte des États-Unis avec le Vermont en rouge.SurnomThe Green Mountain StateEn français : « L'État des montagnes vertes »DeviseFreedom and Unity« La liberté et l'unité »
Carte des États-Unis avec le Vermont en rouge.

Surnom
The Green Mountain State
En français : « L'État des montagnes vertes »

Devise
Freedom and Unity
« La liberté et l'unité »
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Capitale Montpelier
Adhésion à l’Union 4 mars 1791 (14e État)
Gouverneur Peter Shumlin (D)
Sénateurs Patrick Leahy (D)
Bernie Sanders (I)
Nombre de représentants 1
ISO 3166-2 US-VT
Fuseau horaire −5
Démographie
Gentilé Vermontais, Vermontaise
Population 625 741 hab. (2010[1])
Densité 25 hab./km2
Rang 49e
Ville la plus peuplée Burlington
Géographie
Altitude 300 m (min. : 29 m) (max. : Mont Mansfield 1 340 m)
Superficie 24 923 km2
Rang 45e
– Terre 23 976 km2
– Eau (%) 947 km2 (3,8 %)
Coordonnées 42°44' N à 45°00'43" N (143 km)
71°28' W à 73°26' W (256 km)
Divers
Langues officielles De jure : Aucune
De facto : Anglais
Liens
Site web www.vermont.gov

Le Vermont est un État du nord-est des États-Unis. Il est bordé au nord par la province canadienne du Québec, à l'est par le New Hampshire, au sud par le Massachusetts et à l'ouest par l'État de New York. C'est le seul État enclavé de la Nouvelle-Angleterre, c'est-à-dire qu'il ne s'ouvre pas sur l'océan Atlantique. Il se singularise par l'homogénéité de sa population et par son taux d'urbanisation très faible des « montagnes vertes ».

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'arrivée des premiers Européens, les Amérindiens Iroquois qui vivaient dans l'actuel État de New York et les algonquins de Nouvelle-Angleterre étaient en lutte pour la possession de la région qui fut explorée, pour la première fois, par le Français Samuel de Champlain, en 1609. Les Français s'implantèrent dans le nord de la région, autour du lac Champlain. En 1666, ils édifièrent le fort Sainte-Anne, sur l'île La Motte du lac Champlain. Ils y avaient plusieurs seigneuries de chaque côté du lac Champlain.

Quant aux Britanniques, ils s'établirent dans le Sud. En 1724, Brattleboro (ou fort Dummer) devint la première colonie du Vermont. Deux autres colonies britanniques, le New Hampshire et celle de New York, revendiquèrent la juridiction du Vermont. Leur rivalité s'intensifia après l'élimination des Français lors du traité de Paris de 1763. La colonisation s'accéléra avec l'afflux de colons venus du Connecticut, du Rhode Island et du Massachusetts. En 1770, la province de New York se mit à entreprendre des procédures d'expulsion à l'encontre des concessions accordées par la province du New Hampshire.

Vers le milieu du XVIIIe siècle, la densité de population étant devenue importante sur la côte atlantique, les colons britanniques vont vers l’intérieur, ce qui entraîne un conflit entre les provinces de New York (dont le Vermont faisait alors partie) et du New Hampshire, car les frontières ne sont pas délimitées entre ces deux colonies britanniques. Benning Wentworth, gouverneur du New Hampshire, malgré les protestations de son vis-à-vis new-yorkais, Georges Clinton, fait cadastrer le territoire qui est aujourd’hui le Vermont (jusque sur la rive ouest du lac Champlain) et crée des townships qu’il donne en concession à ses favoris et sur lesquels des colons vont s’établir. C’est ce qu’on appelle les « Hampshire Grants » ou tout simplement « the Grants ».

En 1764, le Parlement britannique déclare que la frontière entre les provinces de New York et de New Hampshire est le fleuve Connecticut. Cette décision a pour effet que de nombreux colons des terres situées sur les « grants », se retrouvent dans la colonie de New York où leurs concessions n’ont pas été reconnues. En 1765, les arpenteurs new-yorkais envahissent la région et font un nouveau cadastre, exigeant que les colons venus du New Hampshire paient des droits pour légaliser leur propriété sur les terres qu’ils occupent. En 1767, les colons adressent une pétition au roi pour être exemptés des droits en question. Le roi décrète que New York doit cesser d’émettre de nouveaux titres et ne pas harceler les colons. En 1769, New York défie le roi et envoie de nouveaux arpenteurs. Les colons se révoltent : en 1770, une soixantaine d’entre eux prennent leurs fusils et chassent les arpenteurs de la ferme d’un certain James Breakenbridge. La cause doit être entendue en Cour Suprême de New York à Albany et les colons élisent un comité de défense appelé « the Bennington Nine » présidé par Ethan Allen, 32 ans, ex-forgeron et chasseur.

La Cour de New York refuse de reconnaître la validité des documents émis par le New Hampshire attestant les titres de propriété des colons (la cour est présidée par Robert Livingston qui possède des titres new-yorkais…). Les colons n’ont aucune chance devant un tribunal aussi biaisé et, par conséquent, perdent leur cause. Allen se rend à Bennington (principal village des « Grants ») et organise environ 200 hommes en une milice « The Green Mountain Boys ». Les New-yorkais les appellent « The Bennington Mob ».

En 1771, les arpenteurs new-yorkais sont de retour et se font repousser sans ménagement par les « Green Mountain Boys ». Lorsque des colons britanniques envoyés par les spéculateurs new-yorkais tentent de s’établir sur des terres déjà prises, ils sont également repoussés.

Le gouverneur de New York déclare Ethan Allen et ses hommes « Hors-la-loi » et offre une prime pour leur capture. Ethan Allen réplique en offrant une prime pour la capture des officiels new-yorkais. En une série d’escarmouches des colons de New York ou du New Jersey sont expulsés par les Green Mountain Boys. En 1775, un colon est tué par un shérif new-yorkais. En même temps, c’est les batailles de Lexington et Concord et le début de la guerre d'indépendance des États-Unis. L’agitation révolutionnaire qui a gagné les treize colonies depuis la fin de la Guerre de Sept Ans affecte aussi les colons de l’arrière-pays.

Les colons des Grants considèrent toutefois que leur ennemi, c’est New York. Favorables quand même à la cause du Congrès, ils s’emparent, en mai 1775, de Fort Ticonderoga, place britannique, ce qui expulse en fait les forces loyalistes de leur territoire. Ainsi ils évitent que les forces du Congrès interviennent.

En 1777, une Convention se tient à Westminster et organise un gouvernement, tout en proclamant l’indépendance de la république du « New Connecticut ». Une nouvelle convention en juillet baptise le nouvel État « Vermont » en raison de son paysage : de nombreuses montagnes couvertes d'arbres aux feuilles persistantes.

En 1778 ont lieu les premières élections. Thomas Chittenden est élu président. En fait, les frères Allen (Ethan, Ira, Heman) contrôlent le gouvernement. Un autre frère Allen, Levi, est un Loyaliste (Nom donné aux Américains partisans de la Couronne britannique durant la Guerre d'indépendance).

L’État de New York refuse de reconnaître le Vermont. La nouvelle république tente de louvoyer mais doit subir quelques incursions d’Indiens alliés aux Britanniques et quelques rébellions de colons new-yorkais « pro-américains ». En 1779, le Vermont expulse des colons du New Hampshire. Ceux-ci créent un gouvernement parallèle. La même année, les Britanniques font des offres de paix au Vermont, tentant de le détacher de toute alliance avec les États-Unis. Chittenden écrit au Congrès que le Vermont était « at liberty to accept terms of cessation of hostilities with Great Britain without the approbation of any other man or body of men. » En fait, c’est Ethan Allen et son frère Ira qui négocient avec les Britanniques qui lui promettent le statut de « province séparée » et le libre-échange garanti avec la Province de Québec (nom donné à l'ancienne Nouvelle-France jusqu'en 1791), ainsi que sa propre armée et la reconnaissance des titres de propriétés des colons en échange d'un appui à la cause britannique. Allen ne veut pas s’engager. Parallèlement, Chittenden offre une alliance plus étroite du Connecticut, de New York et du Vermont contre une invasion britannique ! Ceci, en échange d’un abandon par New York de ses prétentions sur le territoire vermontois.

En 1781, les Britanniques tentent de reprendre Ticonderoga, une escarmouche a lieu avec les Green Mountain Boys et un sergent britannique est tué. Cela fait avorter les négociations… Les Vermontois penchent du côté américain. Finalement, le Traité de Paris, en 1783, considère le Vermont comme faisant partie du territoire américain que les Britanniques doivent évacuer.

Un mouvement se dessine en faveur de l’adhésion aux États-Unis malgré l'opposition du clan Allen. En 1789, une commission mixte « New-York/Vermont » règle la question des frontières (Le Vermont paie 30 000 $ et New York abandonne ses revendications). En 1791, le Vermont entre dans l’Union. Il est le premier État à s'ajouter aux 13 États fondateurs. Il devint alors le 14e État de l'Union.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte du Vermont

En 2010, il comptait 625 741 habitants, ce qui en fait le deuxième État le moins peuplé des États-Unis. La capitale de l'État est Montpelier, et la plus grande ville est Burlington. Seules sept villes dépassent les 10 000 habitants. Le Vermont fait partie de la Nouvelle-Angleterre et s'étend sur 24 902 km2 : il est relativement petit comparé aux autres États (45e rang national en termes de superficie).

La rive occidentale du fleuve Connecticut marque la limite du Vermont avec le New Hampshire. Le lac Champlain, la principale étendue d'eau de l'État et la sixième des États-Unis, sépare le Vermont de l'État de New York. Du nord au sud, l'État s'étend sur 256 km pour 143 km d'est en ouest. Au nord-ouest du lac se trouve la vallée fertile du lac Champlain. Le centre géographique du Vermont se trouve à Washington, à 5 km à l'est de Roxbury.

Le Vermont comporte de nombreux reliefs montagneux verdoyants dont la végétation est composée de feuillus et de conifères. L'État est par ailleurs couvert à 77 % par des forêts.

Article connexe : Montagnes Vertes.

Le Mont Mansfield est le point culminant du Vermont.

Dix plus hauts sommets :

Montagne Élévation (mètres) Localisation (Towns)
Mont Mansfield 1 339 Underhill
Pic Killington 1 291 Killington
Mont Ellen 1 244 Warren
Camel's Hump 1 244 Duxbury
Mont Abraham 1 221 Lincoln
Pic Lincoln 1 212 Warren
Pic Pico 1 206 Killington
Stratton Mountain (en) 1 201 Stratton
Bear Head 1 201 Enosburg Falls
Little Killington 1 201 Mendon

L'État du Vermont compte plus de cinquante parcs d'État[2]. L’État fédéral pour sa part, administre la Forêt nationale de Green Mountain qui est une zone protégée.

Climat[modifier | modifier le code]

Paysage hivernal au Vermont

Le Vermont connait un climat de type continental avec un été chaud et humide et un hiver froid, voire très froid dans les Montagnes vertes. Ce climat est comparable à celui de villes comme Minsk, Stockholm ou Fargo.

À l'automne, les montagnes Vertes se couvrent de coloris rouge, orange, et or.

Les printemps sont pluvieux, les débuts d'été sont souvent agréables mais le mois d'août est souvent très chaud. Les automnes sont très colorés grâce aux érables.

Les hivers sont particulièrement rigoureux. Le nord et le nord-est de l'État, région appelée « Northwest Kingdom », sont réputés pour leurs hivers exceptionnellement froids (6 °C de moins en moyenne que le sud de l'État). L'enneigement varie en fonction de l'altitude ; il est d'environ 150 à 250 cm dans les vallées et peut atteindre plus de 850 cm à 1000 cm en montagne[3]. Cela permet la pratique du ski dans plusieurs stations (Stowe et Jay Peak par exemple).

Les records de températures sont :

Relevé météorologique de Burlington
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -13,6 -12,8 -5,6 1,2 7,4 12,6 15,4 14,4 9,3 3,7 -1,3 -9,2 1,8
Température maximale moyenne (°C) -3,8 -2,5 4,1 12 19,6 24,3 27,3 25,5 20,6 13,9 6,7 -0,9 12,2
Précipitations (mm) 46,2 41,4 56,6 70,1 79,2 88,1 92,7 103,1 83,8 73,2 79,5 61,5 875,4
dont neige (cm) 48,3 38,4 33 12,2 0,8 0 0 0 0 0,8 18,8 54,1 206,4
Source : World Climate[4]


Gouvernement local et découpage administratif[modifier | modifier le code]

Article connexe : Comtés de l'État du Vermont.

L'État du Vermont est divisé en 14 comtés (counties). Ces comtés contiennent au total 255 subdivisions, dont 237 towns, 9 cities, 5 zones non incorporées et 4 gores. Chaque comté dispose de son siège, appelé shire town dans le Vermont. Comme dans le reste de la Nouvelle-Angleterre, ces comtés fonctionnent surtout comme des districts judiciaires, et les attributions qu'ils possèdent dans les autres états sont majoritairement accordées aux towns et aux cities. Tous les services gérés par les comtés sont directement financés par l'État du Vermont.

Towns[modifier | modifier le code]

La New England town est l'unité élémentaire de gouvernement local dans le Vermont, comme dans les autres États de la Nouvelle-Angleterre. Elle ressemble en partie aux civil townships présents dans d'autres États, mais est une zone incorporée, disposant d'attributions que l'on trouve, ailleurs, dans les municipalités de type city. Le Vermont compte 237 towns. La town est dirigée par un board of selectmen ou Town Council en ce qui concerne l’exécutif (mais seulement en tant que corps administratif ne pouvant s'opposer aux décisions du town meeting), et un town meeting pour le législatif.

Certaines towns du Vermont ne sont plus (elles sont alors disincorporated) ou n'ont pas été incorporées (elles sont alors unorganized), après décision de la Législature, en raison d'un nombre insuffisant d'habitants ; leurs affaires sont gérées par un superviseur désigné par l'État. Ce sont les towns d'Averill, Ferdinand, Glastenbury (anciennement incorporée), Lewis, et Somerset (anciennement incorporée).

Carte sur la densité de la population

Liste des towns les plus peuplées :

Town Population en 2010
Essex 19 587 hab.
Colchester 17 067 hab.
Bennington 15 764 hab.
Brattleboro 12 064 hab.
Milton 10 352 hab.
Hartford 9 952 hab.
Springfield 9 373 hab.
Williston 8 698 hab.
Middlebury 8 496 hab.
Barre 7 924 hab.

Cities[modifier | modifier le code]

Les cities du Vermont sont d'anciens villages qui se sont désolidarisés de leurs towns pour acquérir leur autonomie. Elles diffèrent des towns par leur forme de gouvernement : un maire gère l'exécutif, et un conseil municipal (parfois appelé board of aldermen) le législatif.

Vue aérienne de Burlington
Rue principale de la capitale Montpelier

Liste des principales cities :

City Population en 2010
Burlington 42 417 hab.
South Burlington 17 904 hab.
Rutland 16 495 hab.
Barre 9 052 hab.
Montpelier 7 855 hab.
Winooski 7 267 hab.
St. Albans 6 918 hab.

Villages[modifier | modifier le code]

Les villages sont des localités situées à l'intérieur d'une town incorporée ; ils peuvent être, ou ne pas être, incorporés. Dans le cas où il est incorporé, le village est une municipalité, subordonnée à la town dont elle dépend, fournissant certains services (eau potable, police et pompiers, ramassage des déchets, éclairage des rues, entretien des cimetières, surveillance des normes des bâtiments), les autres relevant des autorités de la town. Les villages incorporés du Vermont sont administrativement similaires aux villages de l'État de New York ; c'est le seul État de Nouvelle-Angleterre à avoir des villages incorporés. En 2005, le Vermont comptait 37 villages incorporés ; il y en avait plus du double autrefois : c'est dû au fait que la plupart des villages ont, dans la seconde moitié du XXe siècle, cédé leurs attributions à leurs towns respectives, ne conservant qu'une existence nominale.

Le terme de « village » est parfois utilisé dans l'État pour décrire un hameau ou un quartier distinct dans une town ou une city ; ce peut être un centre-ville du même nom que l'entité dans laquelle il se situe (comme dans la quasi-totalité des towns), d'un nom connexe, ou à part. La town of Brownington, par exemple, comprend les « villages » nommés Evansville, Brownington, et Brownington Center. Toutefois ces « villages » ne sont pas des municipalités incorporées, même si la town peut les reconnaître (par exemple avec des panneaux indicateurs).

Un village du Vermont a la possibilité de devenir une city : dans ce cas, il est distingué de la town qui le comprenait et devient une municipalité clairement séparée. La plupart des cities du Vermont sont d'anciens villages plutôt que d'anciennes towns, d'où le fait qu'elles sont bien plus petites qu'une town en termes de superficie. Cette situation explique l'existence de cities et de towns adjacentes partageant le même nom ; dans tous les cas, la city était à l'origine la localité-centre de la town, avant de s'incorporer.

Gores[modifier | modifier le code]

Un gore, dans le nord de la Nouvelle-Angleterre, est une zone non incorporée, située dans un comté, qui ne fait pas partie d'une town ; s'il est habité, il peut disposer d'attributions administratives limitées. Le Vermont compte 4 gores ; parmi eux, un seul est habité (12 habitants).

Politique[modifier | modifier le code]

Le Vermont est un des États considérés comme les plus progressistes des États-Unis. Le Vermont fut l'un des quatre États américains constitués en tant que nation indépendante. Après avoir aboli l'esclavage dès 1777[5],[6], il fut le premier État, durant la Révolution américaine, à instaurer le suffrage universel masculin blanc, sans condition de revenu, alors que les 13 États constitués adoptaient le suffrage censitaire[7].

Le Vermont fut aussi le seul État à voter à l'élection présidentielle pour un candidat du parti anti-maçonnique (en 1832) et l'un des deux seuls États à n'avoir jamais voté pour Franklin Roosevelt. Le Vermont fut successivement un bastion whig (première partie du XIXe siècle) puis républicain (1860-1992) avant de devenir démocrate à la fin des années 1990.

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Résultats des élections présidentielles
Année républicain démocrate
2012 31,20 % 87 966 67,10 % 189 301
2008 30,45 % 98 974 67,46 % 219 262
2004 38,80 % 121 180 58,94 % 184 067
2000 40,70 % 119 775 50,62 % 149 022
1996 31,09 % 80 352 53,35 % 137 894
1992 30,42 % 88 122 46,11 % 133 592
1988 51,10 % 124 331 47,58 % 115 775
1984 57,9 % 135 865 40,8 % 95 730
1980 44,4 % 94 628 38,4 % 81 952
1976 54,3 % 102 085 43,1 % 81 004
1972 62,9 % 117 149 36,6 % 68 174
1968 52,8 % 85 142 43,5 % 70 255
1964 30,4 % 54 942 66,3 % 108 127
1960 58,7 % 98 131 41,4 % 69 186
1956 72,2 % 110 390 27,8 % 42 549
1952 71,5 % 109 717 28,2 % 43 355

Le Vermont a longtemps été un état fidèle aux républicains après avoir été un bastion des Whigs libéraux du XIXe siècle. Le Parti démocrate y était notamment perçu comme un parti réactionnaire, adepte d'abord de l'esclavage puis de la ségrégation.

Dès l'élection présidentielle de 1824, le Vermont se range sous la bannière de John Quincy Adams, s'oppose aux démocrates de Andrew Jackson (1828) qu'il relègue même en 3e position (1832) et devient un bastion du parti Whig soutenant successivement les candidatures de William Henry Harrison (1836 et 1840), de Henry Clay (1844), de Zachary Taylor (1848) et de Winfield Scott (1852).

En 1856, les électeurs du Vermont accordent 77 % de leurs suffrages à John Charles Frémont, premier candidat du tout jeune parti républicain. De 1856 à 1960, les électeurs de l'État voteront systématiquement pour les candidats républicains, y compris lors de l'élection présidentielle de 1912 où le président William Taft (37,13 %) est concurrencé par un républicain dissident, le populaire et progressiste Theodore Roosevelt (35,22 %). Lors de l'élection présidentielle de 1936, le Vermont est le seul État, avec le Maine voisin, où les électeurs portent la majorité de leurs suffrages sur le candidat républicain, Alf Landon (56,39 %), qui se présentait contre Franklin Delano Roosevelt[8]. Il demeure avec le Maine le seul état à n'avoir jamais accordé ses grands électeurs à Franklin Roosevelt.

Ce n'est qu'en 1964 que les électeurs de l'État votent pour la première fois pour un candidat issu du parti démocrate, en l'occurrence Lyndon Johnson contre le républicain Barry Goldwater. Cette alternance reste cependant isolée car dès 1968, le républicain Richard Nixon supplante le démocrate Hubert Humphrey (52,75 % contre 23,50 %) avant d'être plébiscité 4 ans plus tard.
En 1988, George H. W. Bush est le dernier républicain à remporter les suffrages des électeurs du Vermont.
En 1992, mettant un terme à une série de victoires républicaines quasi-ininterrompue de 136 ans, Bill Clinton devient le deuxième démocrate à remporter le Vermont. Avec 46,11 % des voix, il devance le président Bush (30,42 %) et un candidat conservateur, Ross Perot (22,78 %).

En 2000, 2004 , 2008 et 2012, les électeurs de l'État ont plébiscité les démocrates Al Gore, John Kerry et Barack Obama, qui reçurent respectivement 50,6 %, 58,9 % et 67 %[9] du vote populaire dans cet État. Le Vermont fut le seul État américain où ne se rendit pas le président George W. Bush durant son mandat. Il fut d'ailleurs le premier candidat républicain à entrer à la Maison-Blanche sans avoir remporté le Vermont.

Le Vermont est l'État de naissance des présidents Calvin Coolidge et Chester A. Arthur

Politique locale[modifier | modifier le code]

Capitole de Montpelier où siège l'Assemblée générale du Vermont.

Le Parti républicain a longtemps dominé la vie politique interne du Vermont de 1854, année de la fondation du parti jusqu'aux années 1970. L'État était jusque là essentiellement rural et les villes peu importantes ou négligées. L'urbanisation et l'immigration en provenance d'autres États américains, entamées dans les années 1960, modifièrent profondément le profil politique des électeurs de l'État. Les nouveaux résidents en provenance de New York ou de Boston propagèrent des idées plus libérales ou progressistes. Parallèlement, en vertu d'une décision de la cour suprême, les circonscriptions électorales furent rééquilibrées au profit des zones urbaines alors sous-représentées politiquement[10]. En conséquence, le minuscule parti démocrate du Vermont commença à se développer et à engranger des succès électoraux, surtout après la victoire de Johnson dans l'État à l'élection présidentielle de 1964. Parallèlement, un Parti progressiste du Vermont, situé très à gauche de l'échiquier politique mais comparable aux partis sociaux-démocrates scandinaves, émergea et obtint des représentants au parlement local à partir des années 1980 (sur un total de 150, 4 élus en 2002, 6 en 2004 et 2006).

Le Vermont est le premier État américain à avoir légalisé les unions civiles homosexuelles par voie législative[11] à la suite d'une décision de la Cour suprême du Vermont qui, en 1999, avait enjoint à l'État du Vermont d'accorder le droit au mariage ou des droits équivalents aux couples homosexuels. La législature du Vermont autorisa des unions civiles garantissant aux homosexuels presque tous les droits et les privilèges accordés aux couples traditionnels dans le cadre du mariage. Le , il devint le quatrième État américain à légaliser le mariage des couples homosexuels[12], en dépit du veto du gouverneur de l'État, Jim Douglas.

Le Vermont est également un des États des États-Unis à ne pas avoir la peine de mort. Le 26 mai 2011, le gouverneur Peter Shumlin signe un projet de loi visant à établir une couverture d'assurance-maladie universelle pour tous les résidents du Vermont[13]. Le Vermont devient ainsi le premier État américain à jeter les bases d'un régime universel des soins de santé[14].

Administration locale[modifier | modifier le code]

Les habitants du Vermont élisent tous les deux ans un gouverneur et un lieutenant-gouverneur. L'actuel gouverneur du Vermont est le démocrate Peter Shumlin. Il a succédé en janvier 2011 au républicain Jim Douglas, gouverneur de l'État élu en 2002 et réélu à 4 reprises en dépit de l'impopularité dans l'État du président George W. Bush, président des États-Unis durant la plus grande partie de cette période. Depuis janvier 2011, le lieutenant-gouverneur de l'État est le républicain Phillip Scott (élu en novembre 2010). Trois des quatre autres principaux postes élus de l'Exécutif sont détenus par des démocrates.

La législature du Vermont est composée d'une assemblée générale divisée en deux chambres parlementaires: une chambre des représentants et un sénat. Tous les mandats des élus locaux du Vermont sont d'une durée de deux ans. La démocratie participative y est très développée : les Town Meeting Day (assemblée générale des citoyens du Vermont) permettent de débattre des questions politiques.

Initiatives de rattachement au Canada[modifier | modifier le code]

Une centaine de sécessionnistes américains proposèrent en 2004 l'indépendance du Vermont et son association au Québec, en y associant si possible les quatre provinces maritimes : Terre-Neuve et Labrador, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et Île-du-Prince-Édouard[15].

Il existe également un mouvement proposant l'indépendance du Vermont ou son rattachement au Canada pour en devenir la onzième province[16]. Un ouvrage de Thomas Naylor, professeur d'économie à la retraite de l'Université de Duke et consultant pour le compte de la Russie au moment de l’éclatement de l'URSS[11], intitulé Green Mountain Manifesto, et sous-titré Why and How Tiny Vermont Might Help Save America From Itself by Seceding from the Union a récemment été publié en soutien à l'avènement de la Deuxième République du Vermont (la première datant de 1777-1791). Il y écrit notamment ceci : « My own favorite fantasy would be for Vermont to join Maine, New Hampshire and the four Atlantic provinces of Canada to create a new nation I would call New Acadia [17]. » (Mon rêve serait que le Vermont se joigne au Maine, au New Hampshire et aux quatre provinces maritimes du Canada afin de former une nation nouvelle que je proposerais d'appeler "Nouvelle Acadie"). Le mouvement séparatiste qu'il dirige s'appelle Second Vermont Republic[18], il a été accusé d'être lié à des organisations racistes (en) néo-confédérées, comme la League of the South[19]. Selon Naylor, 8 % des citoyens du Vermont souhaitent que leur État quitte l'Union[11].

Représentation fédérale[modifier | modifier le code]

Au niveau national, lors de la législature 2011-2013, le Vermont est représenté par le sénateur démocrate Patrick Leahy et le sénateur indépendant Bernard Sanders, ancien maire de Burlington qui se revendique comme socialiste. À la Chambre des Représentants, le Vermont est représenté par un démocrate depuis janvier 2007.

Environnement[modifier | modifier le code]

Le Vermont a toujours eu une politique fortement marquée dans les domaines de la protection de l'environnement, les services sociaux et l'urbanisation.

Le Vermont est à la pointe des États américains en matière de protection de l'environnement. L'État a créé récemment l' Efficiency Vermont, (EVT), un organisme chargé de promouvoir les réductions de consommation d'électricité chez les particuliers comme dans les entreprises. Il applique strictement la norme Energy Star. Une agence des ressources naturelles (Agency of Natural Resources) se préoccupe aussi de la qualité de vie dans le Vermont. De nombreux bâtiments et maisons ont reçu le label Energy Star dans cette région.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie du Vermont repose sur l'agriculture et sur les industries agro-alimentaires. L'agriculture contribue à 2,6 milliards de dollars à l'économie locale[20]. 12 pour cent environ, directement et indirectement à l'économie de l'État[20].La ferme laitière moyenne au Vermont produit 1,3 million de livres de lait annuellement en 2008[21]. Ce lait est transformée en divers produits: beurre, fromage, crème glacée et chocolat. Une quantité importante de ces produits sont livrés sur le marché de Boston.

Le Vermont est également le principal producteur de sirop d'érable des États-Unis. Environ 2000 producteurs de produits de l'érable sont établis en 2010[22].

Le plus grand employeur du Vermont est IBM employant 6800 travailleurs en 2007. IBM fournit 25 pour cent de tous les emplois manufacturiers dans le Vermont et est responsable de 1 milliard de dollars de l'économie annuelle de l'État[23]. Il y a aussi l'entreprise de soins de santé Fletcher Allen[24] et l'Université du Vermont (employant respectivement 4086 et 3137 personnes ). Mentionnons aussi General Electric qui développe des logiciels pour l'industrie des soins de santé sur l'ancien siège social de IDX Systems à Burlington[25].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme est une industrie importante. En 2005, il y aurait eu 13,4 millions de voyageurs dans l’État du Vermont et les dépenses de ses voyageurs seraient approximativement de 1,57 milliard de dollars[26].

La vocation touristique du Vermont est assurée par les paysages et les activités de plein air sur le lac Champlain et dans les montagnes. Celles-ci attirent de nombreux citadins de la mégalopole voisine, le BosWash.

Les tout débuts du tourisme au Vermont étaient les premiers hôtels de villégiature qui se sont développés autour de sources minérales. Ces hôtels promettaient la guérison d'une variété de maladies dans une atmosphère de détente et de relaxation. Dès 1781, Clarendon Ressorts ouvre ses eaux médicinales au public, et au cours des décennies suivantes un nombre important d'hôtels de villégiature sont établis autour de grandes «sources-miracle». L'arrivée du chemin de fer stimule l'essor des hôtels de village. Vers la même époque, les premiers sentiers sont construits dans les Montagnes Vertes, menant à des «maisons sommet» construites pour accueillir les visiteurs en quête d'air frais et vues imprenables (la plus célèbre étant l'Hôtel Mont-Mansfield de 1863 à 1957 ).

Le Green Mountain Club est créé en 1910 pour développer un réseau de sentiers le long de la crête principale des Montagnes vertes. Pendant les années de la Grande Dépression, le Civilian Conservation Corps construit des abris rustiques et ouvre des sentiers. Dans les années 1950, la popularité croissante du camping va commencer à éclipser les hôtels de villégiature. L'arrivée de l'automobile contribue au tourisme de masse où les vacanciers ne dépendent plus de la voie ferrée et peuvent s'aventurer dans l'arrière-pays du Vermont à la recherche de terrains de camping isolés. Les cabines (petits motels typiquement nord-américains) sont construites en nombre croissant dans de nombreux villages. Selon le recensement de 2000, près de 15 pour cent de toutes les unités de logement dans le Vermont étaient vacantes et classées "pour une utilisation saisonnière, récréative ou occasionnelle"[27]. Ceci serait le deuxième pourcentage plus élevé des États-Unis, après l'État du Maine.

L'enneigement peut atteindre plus de 850 à 1000 cm dans les centres de ski

Dans plusieurs villages du Vermont, des maisons de vacances appartenant à des résidents de Boston et de New York constituent le gros des habitations. Selon une estimation, à partir de 2009, 84 pour cent de toutes les maisons de Ludlow, étaient détenues par des non-résidents du Vermont[28]. Fait inusité, Montpelier est la seule capitale d'un État américain à ne pas avoir de restaurant McDonald's[11].


Aujourd'hui à chaque hiver, des milliers de touristes fréquentent les nombreuses stations de ski du Vermont comme Burke Mountain Ski Area, Bolton Valley, Stowe, Smugglers Notch, Killington Ski Resort, Mad River Glen, Sugarbush, Stratton, Jay Peak, Okemo, Suicide Six, Mount Snow et Bromley. Ces centres de ski ont reçu 4 125 082 visites durant l'hiver 2009–2010[29].

Culture et langues[modifier | modifier le code]

La Bibliothèque Carnegie Fletcher à Burlington conserve le Registre national des lieux patrimoniaux.

Au cours du XVIIIe et du début du XIXe siècle, la population du Vermont était relativement homogène d'origine américaine et d'expression de langue anglaise. Cette situation a commencé à changer dans le milieu du XIXe siècle avec l'arrivée du chemin de fer. Le Vermont a alors connu un boom industriel qui a entraîné un afflux important de nouveaux arrivants de l'extérieur des États-Unis. Les plus grands groupes de nouveaux immigrants incluaient des canadiens français, des anglais, des irlandais, des allemands et des italiens. La plupart de ces groupes ont eu tendance à s'installer à proximité de leurs compatriotes. Une grande partie de la diversité ethnique qui avait coloré plusieurs petites villes du Vermont a maintenant disparu et les descendants des premiers immigrants ont été progressivement assimilés dans la culture américaine de langue anglaise.

Il existe encore une importante communauté franco-américaine résidant au Vermont en raison de la proximité immédiate du Québec, au nord du 45e parallèle. Selon le Bureau du recensement des États-Unis, 23,9 % de la population du Vermont déclare une origine ethnique française ou franco-américaine[30].

Les principaux groupes d'ascendance au Vermont sont [31]:

La langue française a commencé à disparaître au Vermont à compter des années 1960[32]. Au recensement de 2000, 2,54 % de la population de 5 ans et plus déclarait parler français à la maison[33].


To foreigners, a Yankee is an American.
To Americans, a Yankee is a Northerner.
To Northerners, a Yankee is an Easterner.
To Easterners, a Yankee is a New Englander.
To New Englanders, a Yankee is a Vermonter.
And in Vermont, a Yankee is somebody who eats pies for breakfast.
Pour les étrangers, un Yankee est un Américain.
Pour les Américains, un Yankee est un Nordiste.
Pour les Nordistes, un Yankee est quelqu'un de la côte Est.
Pour ceux de la côte Est, un Yankee est un habitant de la Nouvelle-Angleterre.
Pour ceux de la Nouvelle-Angleterre, un Yankee est un habitant du Vermont.
Et dans le Vermont, un Yankee est quelqu'un qui mange des tartes au petit-déjeuner.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Resident Population Data: Population Change », United States Census Bureau,‎ 23 décembre 2010 (consulté le 8 septembre 2010)
  2. Liste des parcs d'État dans les Montagnes vertes
  3. Dapné Cameron, Les pires crues en un siècle, la meilleure saison de ski à Jay Peak
  4. (en)« Burlington, VT, Vermont, USA: Climate, Global Warming, and Daylight Charts and Data », World Climate (consulté le 22 décembre 2012)
  5. Christian Delacampagne, Histoire de l'esclavage. De l'Antiquité à nos jours, Paris, Le livre de poche,‎ 2002 (ISBN 2-253-90593-3), p.200
  6. Jacques Binoche, Histoire des États-Unis, p.103 ; Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ?, Paris, éditions du Seuil, 2005, (ISBN 978-2-02-079950-8), p. 117
  7. Élise Marienstras, Naomi Wulf, Révoltes et révolutions en Amérique, Atlande, 2005, (ISBN 978-2-35030-015-3), p. 72
  8. Bernard Vincent (dir.), Histoire des États-Unis, Paris, Champs Flammarion, 1997, (ISBN 978-2-08-081376-3), p.197
  9. Atlas des élections présidentielles américaines
  10. « The World », Rise of the Democratic Party
  11. a, b, c et d Leonard Doyle, « États-Unis : Le Vermont veut faire sécession », The Independent, cité dans Courrier international n°886 du 25-10-2007, [lire en ligne]
  12. « Le mariage homosexuel gagne du terrain aux États-Unis », dans Le Monde du 10-04-2009, [lire en ligne]
  13. (en) Breaking: Vermont gouv. Peter Shumlin makes history by singning into law single payer health care
  14. (en) Vermont Single-Payer Health Care Law Signed By Governor
  15. « Un Vermont indépendant associé au Québec ? », Le Bulletin des communes, 10 novembre 2004 [lire en ligne].
  16. liens vers des sites soutenant ce mouvement
  17. Excerpts from "The Green Mountain Manifesto", Associated Press, 2 juin 2007
  18. site de The Second Vermont Republic
  19. Vermont Secession — website discussing possible ties between SVR and white supremacist groups; Second Vermont Republic/Vermont Commons Tied to White Supremacists, Vermont Guardian,  ; Is Second Vermont Republic Affiliated with Racists?, Seven Days,
  20. a et b University of Vermont, Vermont's Agriculture: Generating Wealth from the Land.
  21. Paul Lefebvre, journal the Chronicle, Average Vermont dairy farmer expected to lose $92,000, 11 février 2009 .
  22. Bethany Dunbar, journal the Chronicle, "Maple season starts early with record sap run", 17 mars 2010
  23. The Burlington Free Press, IBM:Enriching economy for 50 years, 28 février 2007
  24. Site web du Fletcher Allen Health Care: http://www.fahc.org/
  25. GE a acheté IDX Systems en 2006
  26. Bethany M. Dunbar, journal The Chronicle, I can remember Barton when it was a booming town, 1ier décembre 2008
  27. US Census Bureau, Vacant Housing Units Vermont 2000
  28. Ken Picard, Journal Seven Day, Cottage Industry
  29. Burlington Free Press,"Vt. ski area visits rise 1.4%", 10 juin 2010
  30. American FactFinder, United States Census Bureau, « 2006–2008 American Community Survey 3-Year Estimates », sur Factfinder.census.gov,‎ 2010 (consulté le 31 juillet 2010)
  31. American FactFinder, United States Census Bureau 2006–2008 American Community Survey 3-Year Estimates
  32. Caroline Montpetit, « Le français se meurt au Vermont », Le Devoir,‎ 23 juillet 2011 (lire en ligne)
  33. « Language Map Data Center », sur Mla.org,‎ 17 juillet 2007 (consulté le 31 juillet 2010)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]